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Ampoule basse consommation.
Economiser l’énergie dans la maison
Maisons, appartements et bureaux représentent 63 % de la consommation d’électricité presque deux fois plus que l’industrie et 40 % de la consommation énergétique totale en France. L’habitat individuel consomme plus que l’habitat collectif. Dès aujourd’hui, il est possible d’économiser l’énergie !
La consommation totale d’énergie pour le chauffage des ménages représente à peu près 20 % de la consommation finale française d’énergie. C’est dire si le choix de la source d’énergie pour se chauffer est important.
Le chauffage électrique est souvent montré du doigt comme responsable d’un formidable gaspillage. Il équipe environ 30 % des logements. Or, la chaleur dégagée par les radiateurs électriques représente seulement 25 à 30 % de l’énergie « primaire » qui a servi à produire l’électricité. Le reste correspond à des pertes durant la production et le transport de l’électricité, et sa conversion en chaleur. Il semble aberrant de se chauffer avec l’énergie électrique, plutôt faite pour des usages nobles. Beaucoup de propriétaires se sont laissés séduire par le « compteur bleu » et le tarif « heures creuses », par le faible coût d’installation et d’entretien du chauffage électrique, ainsi que par sa souplesse d’utilisation. Mais à l’usage, cela revient environ deux fois plus cher que les autres modes de chauffage. Dans l’habitat social, les bailleurs n’ont pas toujours mesuré l’impact des charges générées par le chauffage électrique sur leurs locataires : surendettement, insolvabilité pour payer les loyers…
Actionner l’interrupteur
Il est loin le temps des ampoules de « 25 bougies » (25 W), qui prenaient avantageusement la suite des lampes à pétrole… On a vu déferler les lampes halogènes qui, du fait de leur puissance élevée, chauffent encore plus qu’elles n’éclairent, d’où un gaspillage , puis les guirlandes de Noël, symboles de l’insouciance énergétique… Le tube néon, cinq fois plus sobre en énergie (et cinq fois plus durable) que l’halogène, mais jugé inesthétique, ne fait plus recette, même dans la cuisine.
Si l’éclairage n’est pas le poste de dépense énergétique le plus important, des économies substantielles peuvent néanmoins être réalisées simplement en… actionnant les interrupteurs. Les lampes « fluo-compactes », ou « basse consommation », si elles coûtent plus cher à l’achat que les ampoules classiques, consomment moins à éclairage équivalent (37 W équivalent par exemple à 120 W) et durent huit fois plus longtemps. Seules contraintes : leur forme particulière, et le fait qu’elles mettent plusieurs secondes à atteindre leur pleine puissance, ce qui est gênant dans les lieux de passage (couloirs, escaliers, entrées, caves…).
Les chauffe-bains et les ballons à accumulation électriques ont connu un important essor, car plus pratiques et moins dangereux que les antiques chauffe-eau au gaz. Aujourd’hui, il y a mieux : produire l’eau chaude par le biais de la chaudière de chauffage au gaz. Un ballon d’eau chaude électrique doit consacrer une bonne part de sa consommation totale (près du quart pour 100 l d’eau chaude consommés) rien que pour se maintenir en température. Les régulateurs de débit et notamment les douches thermostatiques permettent d’économiser jusqu’à 50 % d’eau chaude et… d’eau tout court.
Ne pas oublier de dégivrer le frigo...
Electroménager
L’électroménager, puis l’électronique de loisirs, ont fait une entrée en force dans la maison depuis les années 1960 : télévision, fer à repasser, aspirateur, robots ménagers, lave-linge, friteuse, lave-vaisselle, congélateur, sèche-linge, chaîne hi-fi, four à micro-ondes, ordinateur, magnétoscope, lecteurs DVD… Ne manque même pas la « tourniquette pour faire la vinaigrette » chantée en 1955 par Boris Vian, témoin de cette irruption.
Le réfrigérateur et le congélateur, qui fonctionnent en permanence, sont les plus gourmands en électricité. Un réfrigérateur représente 12 % du budget électrique d’un foyer et un congélateur 20 %. Pour quelles économies par ailleurs ? Il faut se le demander.
Pour la cuisson, le gaz est le plus économique, et lui seul permet de « saisir » les aliments. Ceux qui n’ont d’autre choix que l’électricité préféreront les plaques à induction à la vitrocéramique et, surtout, aux plaques en fonte. Elles nécessitent cependant des ustensiles spéciaux.
Quant au lave-linge, il s’agit de comparer les différents cycles de lavage proposés et les résultats qu’on peut en attendre, sachant que de toutes façon, l’essorage est un facteur important à prendre en compte si on veut éviter de dispendieuses utilisations du sèche-linge.
Le choix de l’électroménager peut être guidé par une classification qui va de A à G. Plus chers à l’achat, les appareils de la catégorie A ou B garantissent de substantielles économies dans leur fonctionnement et aussi une meilleure durabilité. Un appareil de classe G consomme 70 % d’énergie en plus qu’un appareil de classe A.
Veilles
Télévisions, magnétoscopes, chaîne hi-fi et autres lecteurs de DVD ont aujourd’hui en commun de posséder aujourd’hui une fonction « veille » qui leur permet de dormir d’un seul œil et de s’allumer à la moindre sollicitation de la télécommande. Ces appareils consomment plus d’énergie pendant leur période de veille que pendant leur période de fonctionnement effectif, même ceux de dernière génération moins gourmands en énergie.
Beaucoup d’appareils fonctionnent sur piles ou sur secteur. A chaque fois que cela est possible, il vaut mieux utiliser le secteur, car une pile restitue 50 fois moins d’énergie qu’il n’en a fallu pour sa fabrication. La pile rechargeable est un compromis intéressant.
Bonnes idées...
· Ne pas surchauffer : 19 °C est une bonne température pour les pièces à vivre.
· Baisser la température dans certaines pièces, la nuit ou pendant son absence. L’idéal : asservir le chauffage central à un systèmes de régulation thermostatiques sont à cet égard très utiles. Pendant les périodes d’inoccupation, fixez la température à 16 °C lorsque la durée d’inoccupation est supérieure à 24 h et à 8 °C lorsque cette durée est supérieure à 48 h.
· Eteindre toutes les lampes des pièces où l’on n’est pas.
· Brancher les ensembles d’appareils à veille sur une prise multiple munie d’un interrupteur, et couper en fin d’utilisation.
· Surveiller ses factures énergétiques.