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Réponse à une demande sociale : information et soin apporté au cadre.

Ferme ouverte



Réconcilier l’agriculture et la ville, quel beau projet pour des exploitations agricoles périurbaines ! Et quelle ferme, en Haute-Normandie, n’est pas peu ou prou au contact de la ville ?

Les dernières décennies ont vu se développer un des traits majeurs de la Haute-Normandie d’aujourd’hui : la périurbanisation. Les limites de la « ville » ont sans cesse été repoussées, au point que ceux qui vivent maintenant à la campagne sont en réalité des urbains.
Les relations entre les agriculteurs et les « rurbains » n’ont cessé de se distendre et, du même coup, de… se tendre. Odeurs de lisier, épandages de boues, chantiers d’ensilage, nouveaux élevages sont mal tolérés par des voisins de moins en moins au fait des activités agricoles. Parallèlement, ces mêmes activités devenaient de plus en plus agressives, compte tenu de la taille des matériels et des installations…, très éloignées en tout cas de la campagne idéale rêvée par les nouveaux résidents.

Demande sociale

Une réflexion s’est développée, animée notamment par la Bergerie nationale de Rambouillet, établissement public national. Elle met en avant l’agriculture, les espaces naturels (notamment la forêt) et, d’une manière générale, le paysage comme composantes de l’identité périurbaine et champs d’action pour renouer des liens entre ville et campagne. L’environnement est, dans l’aire périurbaine, l’objet d’une demande sociale plus forte que dans les villes et les campagnes proprement dites. Pour y répondre, la Bergerie nationale recommande aux élus locaux et aménageurs, entre autres choses, de maintenir l’agriculture.
Or, celle-ci a été longtemps exclue de la réflexion sur la ville : les terres agricoles étaient avant tout des réserves foncières pour les villes en expansion, fort rentables pour les agriculteurs. C’était méconnaître les fonctions multiples et essentielles de l’agriculture périurbaine, au nom desquelles il faudrait cesser de consommer anarchiquement de la terre, assurer à l’agriculteur la pérennité de son outil de travail, aider celui-ci financièrement dans toutes ses missions de réponse à une demande sociale, hors production.

Valoriser le métier

D’un autre côté, défendre l’agriculture périurbaine et nouer des liens avec les autres catégories de population serait pour la profession une manière de mieux valoriser des marchés spécifiques et profiter d’atouts particuliers, de diversifier son activité, de faire reconnaître aux urbains le rôle social de l’agriculteur, de valoriser le métier, de servir de laboratoire pour une agriculture qui sera nécessairement de plus en plus périurbaine, de participer à l’élaboration d’un nouveau contrat entre la société et ses agriculteurs. Cela se fait autour de certaines grandes villes françaises, en fonction de la mobilisation des milieux professionnels.
Il faut suivre avec intérêt les expériences les plus globales, comme celle qui est menée autour de La Rochelle avec la certification environnementale ISO 14001 entreprise par un groupe d’agriculteurs, en réponse à l’attente très forte en faveur d’une agriculture respectueuse de l’environnement et gestionnaire de l’espace. Avec l’avantage supplémentaire de rendre l’initiative au monde agricole.


Battage du grain au début du XXe siècle.

La vache et l'épi (14/15)

· L’épi : le « battage à l’ancienne » fait partie des festivités communales traditionnelles. Il permet de réunir jeunes et anciens, agriculteurs et non-agriculteurs autour d’une activité rurale.

· La vache : les comices agricoles ont toujours du succès. Ils permettent de valoriser et populariser les efforts des éleveurs dans l’amélioration des races.


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