Les zoonoses
Décembre 2004
Septembre 2004 : Alerte à la rage dans le sud-ouest de la France. L'importation illégale, du Maroc, d'un chiot contaminé relance les craintes quant aux maladies que l'on croyait éradiquées.
Que sont les zoonoses ?
Germes pathogènes : virus ou bactéries.
Réservoir animal : population d'animaux infectés par un germe spécifique ayant déclenché une zoonose ou maladie particulière.
Barrière d'espèce : obstacle biologique à la transmission d'une infection d'une espèce animale à une autre ou à l'homme.
Les zoonoses sont des maladies infectieuses qui se transmettent des animaux vertébrés à l'homme et réciproquement. Ce terme a été crée par M. Virchow au XIX
e siècle.
Ces
germes pathogènes ont un point commun : c'est toujours à partir d'un
réservoir animal que la
barrière d'espèce est franchie. A la suite de modifications sociales, économiques et écologiques, ils sortent de leur foyer naturel pour évoluer vers l'homme.
Histoire des zoonoses
A l'aube de la préhistoire, les hommes vivaient de la chasse et de la cueillette. La vie en petits groupes constituait une protection contre les épidémiques. Mais le contact fréquent entre chasseurs préhistoriques et animaux favorisait le passage des germes de l'animal à l'homme.
Lors de la révolution agricole du néolithique, entre 10 000 et 5 000 ans avant notre ère, la population mondiale est passée de quelques millions à plusieurs centaines de millions d'individus. Cette révolution est à l'origine de nombreuses maladies infectieuses. Un grand nombre de germes sont passé des animaux domestiqués (moutons, chèvres, bœufs, porcs) à l'homme. De multiples épidémies (variole, rougeole, tuberculose) ont frappé les populations urbaines, entraînant une grande mortalité.
Le Moyen-Age est le temps des grandes pestes. L'essor du commerce maritime, les grands déplacements caravaniers le long des routes de la soie ont facilité les épidémies : la tuberculose, la lèpre et surtout la peste noire, qui culmina dans le monde eurasiatique de 1347 à 1351. On attribue l'origine de cette terrible pandémie aux cavaliers mongols envahissant l'Europe. Ils auraient rapporté le bacille de la peste du Yunnan chinois avec des rats noirs. Les germes se sont propagés dans les diverses colonies. Le passage du rat à l'homme est facilité par les puces.
Sur cette même période, en Europe, le pape Clément VI a évalué la mortalité due à la peste noire à 23 millions d'habitants sur une population de 75 millions avant l'épidémie. A partir du XVII
e siècle, les épidémies régressent grâce aux mesures de quarantaine dans les ports et au développement de l'hygiène.
L'aître Saint-Maclou.
Les rats et la peste
La peste est une zoonose véhiculée principalement par le rat et transmise à l'homme par les piqûres de puces infectées. La grande peste noire de 1348 tua les trois-quart des habitants du quartier Saint-Maclou à Rouen. Ainsi fut construit l'aître Saint-Maclou. Ce cimetière permit d'accueillir les nombreux morts de la peste. Les galeries entourant l'aître servaient d'ossuaires.
Louis Pasteur.
Au cours du XIX
e siècle, la rage canine est un véritable fléau, et particulièrement en Europe. La peur de la rage, à cause de son mode de contamination et de l'absence de traitement efficace, est devenue irrationnelle. Les personnes mordues par un chien suspecté d'être enragé étaient tuées ou se suicidaient.
Pasteur est connu surtout pour ses travaux sur cette zoonose. C'est en 1880, après la mort d'un enfant, qu'il débute ses recherches sur la rage. Il progresse très vite, mais n'ose pas appliquer ses vaccins à l'homme. Le 6 juillet 1885, on lui amène un enfant de 9 ans, Joseph Meister, qui a été mordu par un chien enragé. Il tente alors une première médicale pour sauver l'enfant : le vacciner. Le succès est total.
Pandémie : épidémie mondiale.
Le sida est l'unique
pandémie apparue au XX
e siècle. La découverte d'un virus proche VIH-1 chez le chimpanzé et d'un autre apparenté au VIH-2 chez le singe mangabey africain, laisse penser que le SIDA serait une zoonose.
La transmission à l'homme pourrait être liée à la manipulation de viande de singe ou une infection par contact avec l'animal lors de la chasse, dans les années 1920-30. Pendant plusieurs années, il a circulé parmi les populations africaines. Il est apparu, en 1981, aux Etats-Unis et a ensuite gagné le monde entier. Au 31 décembre 2001, près de 40 millions de personnes étaient atteintes et la pandémie progresse encore.
Dans les forêts tropicales, des virus récemment apparus (Ebola, Lassa, Junin) provoquent des fièvres hémorragiques graves. L'encéphalite du virus du Nil (fièvre West Nile) est aussi considérée comme une maladies émergentes avec 8 000 cas en 2003. Le SRAS (syndrome respiratoire aiguë sévère) apparu à Hong-Kong en 2003 n'est pas défini comme une zoonose puisque, à ce jour, aucun symptôme comparable à ceux rencontrés chez les humains n'est présent chez les animaux qui seraient porteurs du virus (mais le recul n'est pas assez grand pour les scientifiques). Les zoonoses émergentes pourraient résulter des altérations profondes que l'homme apporte à son environnement : barrages, déforestation, élevage intensif, monoculture, etc.
La rage, une zoonose récemment éradiquée en France
Depuis 2001, la France est officiellement déclarée indemne de rage transmise par les chiens et les renards mais la maladie circule toujours chez les chauves-souris. Un risque persiste également chez les voyageurs, les expatriés et les animaux importés illégalement.
Eradication : suppression totale (d'une maladie endémique ou d'une espèce animale responsable de la transmission d'une maladie).
Virus : micro-organisme invisible au microscope, traversant les fibres qui arrêtent habituellement les bactéries.
L'
éradication de la rage du renard en France a été prononcée le 30 avril 2001
* par arrêté du ministre de l'agriculture. Cependant, la maladie reste d'actualité pour plusieurs raisons.
D'une part, la rage reste très répandue sur la planète (40 000 décès par an dans le monde) : les cas d'importation sont toujours à craindre, soit par morsure dans un pays
d'endémie, soit par contact avec un animal ramené clandestinement. En 2001, toute une famille ayant ramené un chiot du Maroc a du être traitée. D'autre part, les "réservoirs" existent en Europe et en France : les chauve-souris, qui hébergent des
virus différents de celui du chien ou du renard.
Epidémie et endémie
Epidémie : atteinte simultanée ''un grand nombre d'individus d'un pays ou d'une région par une maladie contagieuse, comme la grippe, le choléra, la fièvre typhoïde, etc. L'épidémie diffère de l'endémie en ce que la première est un état aigu accidentel et la seconde un état constant ou périodique.
Endémie : persistance dans une région d'une maladie particulière, soit qu'elle y règne constamment, soit qu'elle revienne à des époques déterminées. On dit, par exemple que le paludisme est endémique en Afrique.
Cette variété de rage est également transmissibles à l'homme, et les traitements antirabiques sont moins bien adaptés à la combattre. Enfin, la rage est une maladie redoutable, toujours mortelle en l'absence de traitement.
Pasteur (Louis) : chimiste et biologiste français (1822-1895).
D'où l'importance du vaste réseau de Centres de traitement antirabique mis en place en 1977 : 74 centres et 5 antennes sont répartis sur le territoire français et coordonné par le Centre National de Référence (CNR) de la Rage à l'Institut
Pasteur à Paris. A titre d'indication, en 2003, le CNR a effectué 1353 analyses de prélèvements humains ou animaux. Le Centre de traitement antirabique de l'Institut Pasteur a pour sa part assuré en 2002 un millier de consultations et 731 traitements post-exposition.
Prophylaxie : Partie de la thérapeutique ayant pour objet de prévenir l'apparition, la propagation ou l'aggravation des maladies.
Si aucun cas de rage humaine contractée en France n'a été rapporté depuis 1924, c'est en partie grâce à la possibilité d'effectuer ce traitement post-exposition : il commence par un traitement non spécifique (nettoyage des plaies, antibiothérapie,
prophylaxie antitétanique). Il est suivi d'un traitement spécifique qui comprend la vaccination, avec une sérothérapie antirabique dans certains cas, et doit être effectué le plus rapidement possible après l'exposition, avant l'apparition des premiers symptômes qui signe une évolution inexorablement fatale. Cette sérothérapie consiste en 4 ou 5 injections intra-musculaires réparties sur un mois.
On notera 21 cas d'importation illégale d'animaux enragés de 1968 à 2002 en France : des chiens pour la plupart, mais aussi un chat et une chauve-souris. La chauve-souris importée en 1999 a entraîné plus d'une centaine de traitements antirabiques.
Le nombre de voyageurs traités contre la rage après avoir été mordu dans une région du monde où sévit le plus souvent la rage du chien a plus que doublé en 20 ans.
D'où l'importance du maintien d'un réseau de surveillance de la rage en France
**.
Il faut rappeler que le virus de la rage (genre Lyssavirus) est présent dans la salive de l'animal (chien, animal sauvage...) en fin de maladie. L'homme ou l'animal est contaminé par morsure, griffure ou léchage sur la peau
excoriée ou sur une muqueuse.
Excorier : écorcher légèrement.
Neurotrope : qui modifie le fonctionnement du système nerveux.
Dysphagie : difficulté à avaler.
Hydrophobie : peur morbide de l'eau.
Le virus rabique est
neurotrope. Il ne provoque pas de lésions physiquement visibles dans le cerveau mais perturbe les neurones, notamment ceux qui régulent des fonctionnements rythmiques comme l'activité cardiaque ou la respiration. Ces mécanismes sont encore loin d'être bien connus. Toujours est-il qu'après quelques jours à quelques mois d'incubation, l'individu contaminé développe un schéma d'encéphalite dont la phase symptomatique débute souvent par une
dysphagie et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l'anxiété et l'agitation. L'
hydrophobie est parfois présente. L'évolution aboutit au coma et la mort (souvent par arrêt respiratoire) en quelques jours à quelques semaines. En l'absence de traitement après exposition ou lorsque la maladie est déclarée, l'issue est toujours fatale.
Epizootie : maladie contagieuse qui atteint un grand nombre d'animaux.
* Le dernier cas de rage du renard (rage vulpine) en France a été diagnostiqué en Moselle en 1998. L'
épizootie de rage vulpine, provenant d'un foyer polonais, avait atteint le territoire français en 1968. Elle a pu être éradiquée grâce à la vaccination orale des renards, distribuée sous forme d'appâts.
** Outre l'Institut Pasteur et les Centres antirabiques, interviennent dans la surveillance de la rage : les Directions départementales des services vétérinaires, l'Institut de Veille Sanitaire, l'AFSSA-Nancy, la Direction générale de l'alimentation, l'Ecole nationale vétérinaire, les chiroptérologues amateurs (collecte des chauves-souris) et la Direction générale de la santé.
A quelles zoonoses sommes-nous exposés en Haute-Normandie ?
Maladie de Lyme
Eté 2003 : plusieurs cas ont été recensés en Haute-Normandie.
Tuberculose bovine
Janvier 1994 : près de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), un élevage de cerfs est frappé par la tuberculose.
Octobre 2002 : aux Andelys, dans l'un des plus gros élevages de l'Eure, plusieurs cas de tuberculose bovine ont été détectés, 618 vaches du troupeau ont été abattues dans le mois.
Novembre 2002 : près d'un sanglier sur quatre touché par la tuberculose bovine.
Décembre 2003 : la découverte d'un faon mort en forêt de Brotonne relance la polémique sur la présence de la tuberculose. Le gibier de ce massif forestier est mis sous surveillance.
Rage
Février 1981 : à Grumesnil (Seine-Maritime), une famille recueille un renard enragé.
Février 1985 : le département de l'Eure est déclaré sous surveillance pour la rage.
Janvier 1990 : à Charleval (Eure), un renard est abattu est en pleine agglomération ; il est porteur de la rage.
Mars 1990 : à Malaunay (Seine-Maritime), un homme est mordu par un renard enragé.
Avril 1990 : à Bacqueville (Eure), deux moutons d'un petit élevage meurent de la rage.
Novembre 1990 : trois renard enragés recensés dans le nord de la Seine-Maritime.
Décembre 1990 : près des Andelys (Eure), découverte d'un chat domestique enragé.
Mars 1991 : dans la région de Lillebonne (Seine-Maritime), un renard est découvert mort de la rage.
Juillet 1991 : à Martigny (Seine-Maritime), un renard est abattu et les services vétérinaires confirment que l'animal est porteur de la rage et à Ancourt (Seine-Maritime), sur sept renards abattus, six étaient porteurs de la rage.
Entre 1989 et 1992 : 409 cas de rage ont été dépistés en Seine-Maritime et 132 dans l'Eure.
La maladie de Lyme ou borréliose de Lyme
Tique.
C'est une maladie infectieuse due à une bactérie dénommée Borrelia, transmise à l'homme par morsure de tiques infectées. Ces tiques sont caractérisées par la variété d'hôtes qu'elles touchent. Les petits mammifères, le gros gibier, les oiseaux et les reptiles constituent les réservoirs plus ou moins importants de la bactérie.
Le nom de Lyme vient d'une ville des Etats-Unis où de nombreux cas d'arthrite (infections articulaires) ont été observés en 1982. Un chercheur en santé publique, Willy Burgdorfer fut le premier à évoquer la présence de la bactérie et le rôle des piqûres de tiques dans la transmission de cette maladie.
La transmission à l'homme se fait uniquement par piqûre de tique. En France, cette contamination est plus fréquente entre le début du printemps et la fin de l'automne, période d'activité des tiques.
Inoculation : introduction dans l'organisme d'une substance contenant les germes d'une maladie
Asymptomatique : se dit de période où l'on n'observe pas de signes de la maladie.
Après l'
inoculation cutanée de la bactérie, la maladie évolue en trois phases séparées par des périodes
asymptomatiques.
La phase primaire est l'apparition entre 3 jours et 3 mois d'une tache rouge circulaire à l'endroit ou près de la morsure, qui grandit petit à petit et pouvant atteindre jusqu'à 50 cm. Des symptômes grippaux sont également associés, tels que les maux de tête, douleurs articulaires, fatigue, fièvre. La phase secondaire survient plusieurs semaines ou mois après la morsure et elle se caractérise par des douleurs dans les bras et les jambes, une déformation du visage dû à la paralysie du nerf facial ainsi que des troubles de la vision et du rythme cardiaque. La dernière phase se manifeste par des gonflements souvent au niveau du genou (arthrite) et des troubles neurologiques qui restent néanmoins assez rare. Le traitement par antibiotiques est systématique. La maladie de Lyme reste bénigne avant la seconde phase .
La prévention individuelle repose sur le port de vêtements couvrants et l'examen soigneux de la peau après une sortie en forêt.
La tuberculose bovine contamine les vaches.
La tuberculose bovine
C'est une maladie contagieuse causé par le bacille Mycobactérium bovis qui infecte les ganglions lymphatiques ou des organes comme les poumons. Elle frappe certains mammifères (vaches, bisons, sangliers, cerfs, etc.) et se transmet à l'homme soit par ingestion de viande, d'abats ou de lait contaminés soit par voie respiratoire. Les symptômes sont la faiblesse, la perte d'appétit et de poids ainsi que la fièvre.
L'échinococcose alvéolaire ou ténia du renard
C'est une maladie parasitaire due au développement d'un petit ver plat (
Echinococcus multilocularis) qui parasite l'intestin grêle des certains carnivores tels que le renard, le chien et plus rarement les chats. La transmission à l'homme se fait par consommation des œufs de ce parasite que l'on retrouve sur des baies sauvages, des champignons ou des pissenlits souillés par les matières fécales du renard ou encore par contact simple avec l'animal (léchage, caresse).
Renard
Une fois la contamination faite, les larves peuvent se développer pendant plusieurs années dans le foie pour former une pseudo-tumeur. Durant ces années, aucun symptôme apparent ne permet de détecter l'infection. Les premiers symptômes (douleurs dans l'abdomen, jaunisse et volume anormal du foie) doivent être confirmés par échographie, scanner ou IRM et par un test sanguin. Dès lors, un traitement médical voire chirurgical peut être envisagé mais même une prise d'antiparasitaire ne tuera pas l'indésirable, il l'empêchera juste d'évoluer.
Il faut savoir qu'il ne peut y avoir contamination entre personnes et 'existe aucun vaccin contre cette maladie. Seule la prévention est importante et voici quelques précautions à prendre :
- éviter de consommer des fruits et salades sauvages crus même après congélation
- porter des gants lors de travaux en plein air, lors de manipulation de renards ou d'animaux vivants ou morts
- se laver les mains à l'eau chaude
- surveiller ses animaux domestiques
Cette maladie est surtout présente dans l'Est de la France.
Les zoonoses les plus connues
Toutes les zoonoses ne sont pas recensées. On compte environ 300 dans le monde.
Ornithose - Psittacose
Ces deux maladies sont des infections pulmonaires qui se transmettent au contact des oiseaux. L'ornithose est transmise par des espèces sauvages comme les pigeons, les mouettes. La psittacose est provoquée par des espèces "domestiques" comme les perruches, perroquets et canaris. La contamination se fait par inhalation de particules en suspension ou de poussières infectées par les déjections animales mais également de manière accidentelle dans des laboratoires, abattoirs, élevages ou animaleries. Les symptômes pour les deux maladies sont un état grippal (fièvre, frissons, toux). L'ornithose est bénigne, elle ne dure qu'une semaine environ et passe même souvent inaperçue.
Encéphalite : inflammation de l'ensemble des centres nerveux due à une agression infectieuse, laissant souvent des séquelles mentales.
La psittacose est beaucoup plus grave et peut provoquer des saignements nasaux, vomissements, douleurs articulaires et une grande soif. Après deux semaines les symptômes évoluent vers des infections pulmonaires, voire une
encéphalite. Le diagnostic s'effectue par une radiographie des poumons, un prélèvement bactériologique et une sérologie. Et enfin, si la maladie évolue, elle peut entraîner la mort mais rarement. Dans le cas contraire, la convalescence est longue et les rechutes possibles. En général, les antibiotiques suffisent à guérir cette maladie.
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| Ornithose pour les espèces sauvages... |
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... psittacose pour les espèces domestiques |
Les précautions à prendre sont :
- bien alimenter les oiseaux, vérifier leur provenance et nettoyer régulièrement les cages
- isoler l'oiseau infecté, contacter le vétérinaire et faire une déclaration officielle
- dans les laboratoires respecter les moyens de protection et les mesures d'hygiène
Ces maladies représentent un risque dans certaines professions telles que les employés d'animaleries, de services de quarantaines, de cliniques vétérinaires, d'élevages de volaille ou d'usines de transformation, d'amateurs ou d'éleveurs d'oiseaux, etc.
La maladie de Creutzfeldt-Jacob
La forme classique de Creutzfeldt-Jacob touchait aussi les moutons.
Cette maladie et ses symptômes sont connus depuis au moins deux siècles. En 1730, en Angleterre, on décrit déjà la tremblante du mouton. Ce n'est qu'en 1922 que l'on décrit pour la première fois la maladie de Creutzfeldt-Jacob chez l'homme.
A l'origine, la forme classique de cette maladie était rarement transmise à l'homme et elle touchait principalement des personnes âgées d'environ soixante ans. Malgré une période d'incubation lente, l'évolution très rapide de la maladie la rendait fatale au bout de six mois. Elle touchait également les espèces animales (mouton, chèvre, vache, vison, cerf, etc.).
En 1995, une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jacob est identifiée et serait due à une contamination par l'agent infectieux de la maladie dite "vache folle" ou encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). On sait maintenant que c'est en mangeant de la "vache folle" que l'homme peut être contaminé par la nouvelle forme de Creutzfeldt-Jacob. Mais elle touche maintenant des personnes beaucoup plus jeunes (moyenne d'âge : 27 ans). Cette variante peut évoluer durant deux décennies avant que des symptômes apparaissent. Les symptômes, semblables à ceux de la maladie d'Alzheimer, sont la dépression évoluant rapidement vers la démence. La maladie est incurable et fatale dans tous les cas.
Adresses utiles
CENTRE DE TRAITEMENT ANTIRABIQUE
Hôpital Charles Nicolle
1 rue de Germont
76031 ROUEN Cedex
Tél. : 02 32 88 66 80 / Fax : 02 32 88 81 28
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
3 rue Michel Ange
75794 PARIS Cedex 16
Tél. : 01 44 96 40 00 / Fax : 01 44 96 53 90
Site :
http://www.cnrs.fr
CENTRE NATIONAL D'ETUDES VETERINAIRES ET ALIMENTAIRES
Laboratoire central de recherches vétérinaires
22 rue Pierre Curie
BP 67
94703 MAISONS ALFORT Cedex
Tél. : 01 49 77 13 00 / Fax : 01 43 68 97 62
DIRECTION REGIONALE DES AFFAIRES SANITAIRES ET SOCIALES
Immeuble "Le Mail"
31 rue Malouet - BP 2061
76040 ROUEN Cedex
Tél. : 02 32 18 31 64 / Fax : 02 32 18 26 50
E-mail :
dr76-cire@sante.gouv.fr
HAUT COMITE DE LA SANTE PUBLIQUE
8 avenue de Ségur
75350 PARIS 07SP
Tél. : 01 40 56 79 80 / Fax : 01 40 56 79 49
E-mail : hcsp-secr-general@sante.gouv.fr
Site :
http://hcsp.ensp.fr/hcspi/explore.cgi/accueil?ae=accueil
INSTITUT DE VIEILLE SANITAIRE
12 rue du Val d'Osne
94415 SAINT MAURICE Cedex
Tél. : 01 41 79 67 00 / Fax : 01 41 79 67 67
Site :
http://www.invs.sante.fr
INSTITUT PASTEUR
25-28 rue du Docteur Roux
75724 PARIS Cedex 15
Tél. : 01 45 68 80 00 / Fax : 01 43 06 98 35
Site :
http://www.pasteur.fr
OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA SANTE DE HAUTE-NORMANDIE
57 avenue de Bretagne
76100 ROUEN
Tél. : 02 32 18 07 50 / Fax : 02 32 18 07 51
E-mail :
Ors.HN@wanadoo.fr
Liens
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http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Peste
La peste - page consultée le 24 novembre 2004
http://pasteur.fr/actu/presse/documentation/peste.html
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Maladies infectieuses communes à l'homme et à l'animal - page consultée le 24 novembre 2004
http://www.votre-enfant.com/zoonoses.htm
Psittacose et ornithose - page consultée le 28 octobre 2004
http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1603_psittacose_ornithose.htm
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http://www.aufuret.ch/conseil/_2002/1102.htm
Questions/réponses sur la rage - page consultée le 1er décembre 2004
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/actualites_a3821.html
Rage - page consultée le 28 octobre 2004
http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1268_rage.htm
Zoonoses : échinococcose alvéolaire - page consultée le 28 octobre 2004
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/1z.htm
Zoonoses : les maladies animales transmissibles à l'Homme - page consultée le 24 novembre 2004
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Zoonoses : maladie de Lyme - page consultée le 28 octobre 2004
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