Les zones humides
Janvier 2006
Grenouille verte.
Marais, étangs et tourbières… sont des réservoirs de biodiversité et rendent de nombreux services : pêche, régulation en période de crue ou recharge des nappes phréatiques. Hélas, victimes de leur réputation de lieux infestés de moustiques et de sources de maladies, ils ont été progressivement asséchés sous la pression du développement de l’agriculture. En France, la moitié de ces zones ont disparu au cours des trente dernières années. Depuis quelques années, une journée leur est consacrée, afin de redorer un peu leur image. Des manifestations sont organisées dans le monde entier afin de sensibiliser les utilisateurs des zones humides, et le grand public, à la nécessité de les protéger et, plus largement, à les amener à réfléchir sur la gestion des écosystèmes qui leur sont associés.
La sixième édition de la Journée mondiale des zones humides a eu lieu, jeudi 2 février 2006, sous l'égide du secrétariat de la convention internationale de Ramsar, signée en 1971. Le thème retenu pour 2006 est "Les zones humides... garde-fous contre la pauvreté". Au programme : expositions, conférences, sorties nature au bord de l'étang, atelier nature récréatif, animations pédagogiques pour les scolaires…
Qu’est ce qu’une zone humide ?
Les zones humides recouvrent des milieux très différents : vasières, marais et lagunes littoraux, étangs, prés salés, prairies humides, mares, forêts alluviales, tourbières…
Ce sont des milieux intermédiaires entre la terre et l’eau avec pour caractéristiques :
- présence d'eau au moins une partie de l'année
- présence de sols hydromorphes (saturés en eau)
- présence de végétation hygrophile – "qui aime l’eau" – adaptées à la submersion ou aux sols saturés d'eau.

Etang de carrière à Poses.
Les différentes sortes de zones humides
Certaines zones humides ont une grande valeur patrimoniale et bénéficient d’un statut international. A leurs côtés existent de petites zones humides, dispersées et considérées comme plus ordinaires, mais qui occupent une place de choix dans les préoccupations des populations locales. Les zones humides de Haute-Normandie entrent dans cette catégorie, ne bénéficiant pas du prestige des plus connues.
Journée internationale des zones humides "Avenir en danger"
Jeudi 2 février 2006
Manifestations :
http://www.ramsar.org/wwd/wwd_index.htm
Conférence
"Des zones humides, pour quoi faire ?"
Par Thierry Lecomte
Parc naturel régional des boucles de la Seine normande
Exposition
"T’as mis tes bottes ?" Balade en zones humides
Maison du Parc Naturel Régional, Notre-Dame-de-Bliquetuit
Les zones humides de Haute-Normandie
Zones humides liées aux eaux stagnantes
Mares
Ce sont de petites nappes d’eau peu profondes que l’on rencontre autour des villages, dans les plaines agricoles et dans les bois. Elles ont été creusées par l’homme pour ses usages domestiques (boisson, brassage du cidre, cuisine, toilette, lessive), agricoles (abreuvoir, élevage des basses-cours, rouissage du lin ou chanvre) et artisanaux (pétrissage du pain, trempage des osiers de vannerie, forgeage des outils…). Elles servaient aussi à éteindre les incendies ou de lieux de loisirs (pêche, patinage en hiver).
Elles sont creusées dans des dépressions et alimentées par le ruissellement pluvial. La plupart des mares ont été remblayées ou détruites et certaines espèces caractéristiques sont aujourd’hui disparues ou en voie de l’être.
Elles constituent un écosystème aquatique très riche qui sert de refuge à une multitude d’espèces.
Quelques espèces floristiques : lentilles d’eau, grenouillette, renoncule aquatique, nymphéa, potamot nageant, cornifle, scirpe des marais, lycope…
Quelques espèces faunistiques : mollusques (limnées, planorbes…), insectes (porte-bois, libellules, dytiques, nèpe…), poissons (tanche…), amphibiens (grenouille verte, tritons…), reptiles (couleuvre à collier), oiseaux (poule d’eau, grèbe castagneux…)

Mare de village.
Etangs
Les étangs naturels sont extrêmement rares en Haute-Normandie. Seule la Grand-Mare au marais Vernier, relique du remblaiement progressif d’un ancien méandre de la Seine, peut être considérée comme tel. Les autres étangs résultent du barrage de petits ruisseaux datant parfois
de l’installation de congrégations religieuses aux Moyen Âge comme l’abbaye de Mortemer. D’une superficie plus importante que les mares, les étangs offrent des ceintures de végétation plus développées et plus structurées. Ils permettent l’installation d’oiseaux nicheurs ou d’oiseaux hivernants en étape migratoire. Les boisements présents sur les rives des étangs servent de dortoirs pour les oiseaux pêcheurs (hérons cendrés et grands cormorans) qui trouvent généralement des poissons en quantité dans ces grandes étendues d’eau.

Marais Vernier.
Une mare ou un étang a une profondeur qui permet à la lumière de pénétrer jusqu’au fond (entre 1 et 5 mètres environ). Généralement, on admet qu’un étang a une superficie plus importante qu’une mare, sans qu’il y ait de critère précis pour faire la distinction.
Tourbières
Les tourbières figurent parmi les milieux les plus rares et les plus fragiles de Haute-Normandie. Elles se sont formées dans des bras morts, des zones de sources et ou de chenaux à courant très lent de fond de vallée. Elles résultent d’un très long processus d’accumulation de matière organique non décomposée formant la tourbe dans des eaux pauvres en oxygène.
On distingue deux types de tourbières : les tourbières acides, dont les plantes les plus caractéristiques sont les sphaignes, l’airelle canneberge, les rossolis – plantes carnivores –, et les tourbières neutro-alcalines où l’on rencontre la linaigrette à feuilles larges, la marisque, le choin noirâtre, le cirse anglais…
En raison de leur régression alarmante, elles font partie des habitats dont la conservation est considérée comme prioritaire au niveau européen.

Bras mort aux Andelys.
Marais
Nappe d’eau stagnante généralement peu profonde recouvrant un terrain partiellement envahi par la végétation. Ils ressemblent superficiellement aux tourbières mais s’en distinguent par l’absence
d’accumulation de tourbe, en raison d’une minéralisation assez active de la matière organique et par d’autres caractéristiques. Jadis, ils occupaient la plupart des fonds de vallée des petits et moyens cours d’eau et plus localement les grandes vallées. Ils représentent des superficies encore importantes dans les départements ruraux mais sont souvent dégradés en raison des aménagements pratiqués (comblement, drainage, populiculture…), de la pollution et du manque d’entretien qui favorisent les boisements au détriment des prairies et des roselières, par exemple.

Marais à Saint-Pierre-d'Autils.
Mégaphorbiaies
Végétation de marécages dominée par des plantes offrant des floraisons de couleurs vivent pour attirer les insectes qui les pollinisent et donnant un aspect esthétique particulier.
La mégaphorbiaie est une prairie de plantes de haute taille (1,5 à 2 mètres) croissant sur un sol humide ou détrempé et riche en matières nutritives.
Zones humides côtières
Estuaire
Zone de rencontre entre le fleuve et la mer, l’estuaire de la Seine constituait autrefois un vaste espace où bancs et chenaux changeaient sans cesse de place.
Sous l'influence directe des marées sur plus de la moitié de sa surface, cet espace offre un ensemble unique d’écosystèmes, depuis les vasières jusqu’aux prairies humides en passant par des dunes et des plans d’eau temporaires ou permanents. Cette zone humide d'importance internationale accueille régulièrement plus de 20 000 oiseaux d'eau. La flore halophile – "qui aime le sel" – ou subhalophile colonise parfois de grande surfaces : salicorne, obione, angélique des confiseurs… Refuge pour de nombreux amphibiens et une multitude d’oiseaux nicheurs ou migrateurs, l’estuaire est l’espace naturel le plus important de Haute-Normandie.

Estuaire de la Seine.
Vasières
Appelées également "slikkes", les vasières sont le point de départ du complexe estuarien. Recouvertes et découvertes deux fois par jour par les eaux saumâtres des marées, une vie grouillante s’y développe, avec une productivité presque dix fois supérieure à celle d’une forêt. La vase a aussi la propriété de piéger certains éléments polluants (cadmium, mercure, plomb…) dissous dans les eaux de la Seine avec les sédiments.

Vasières.
Zones humides liées aux eaux courantes
Berges
Les bords des cours d’eau sont considérés comme des milieux humides puisqu’ils sont périodiquement gorgés d’eau.
On assiste à une succession végétale de cresson, d’ache, de berle, de populage, de rorippe amphibie, de baldingère… et d’arbres comme le frêne et l’aulne glutineux. Quand la végétation des rives est touffue, elle abrite une faune diversifiée, notamment des libellules spécifiques aux rivières comme le caloptéryx, qui chasse en se postant à l’affût, ou encore le martin-pêcheur.
La loutre, le castor et le vison d’Europe doivent en grande partie leur disparition de Haute-Normandie aux aménagements hydrauliques et à la dégradation importante de la végétation des berges. D’autres espèces comme le rat musqué et le ragondin, introduits d’Amérique afin d’être élevés pour leur fourrure, ont proliféré et occupent la plupart des berges.

Loutre. (Photo : J.-F. Noblet)
Prairies humides
Elles occupent surtout les fonds de vallées inondables, et le fond de la boutonnière brayonne. Elles se substituent généralement aux marais défrichés et partiellement asséchés par des travaux hydrauliques de drainage.
L’abandon de l’élevage et de la production de fourrage s’est traduit par une régression spectaculaire des superficies des prairies humides. La plupart d’entre elles ont été aménagées, transformées en cultures, en peupleraies, en carrières ou abandonnées au boisement spontané.
Les quelques rares prairies fauchées qui subsistent possèdent une grande richesse floristique avec le silaus des prés, les colchiques, la stellaire des marais, les centaurées, les orchis palustres ou à fleurs lâches…
La diversité de la flore entraîne une importante diversité de la faune et notamment des insectes. Les prairies humides sont aussi le biotope d’élection de vertébrés rares en Haute-Normandie comme le triton crêté, les grenouilles rousse et agile, la rainette pour les amphibiens, la cigogne blanche, le râle des genêts, la chouette chevêche… pour les oiseaux, ou encore le putois pour les mammifères.
Forêts alluviales
Lit majeur : zone maximale d’expansion d’un cours d’eau quand il sort de son lit mineur lors d’une crue.
Ripisylve : forêt linéaire, formée généralement de plusieurs étages d’arbres et d’arbustes poussant sur les rives d’un cours d’eau.
Ce sont des forêts poussant sur les dépôt alluvionnaires des zones inondables.
Le
lit majeur des rivières haut-normandes était autrefois couvert de forêts humides inondées lors des crues : les
ripisylves.
Ces forêts ont pratiquement disparu de Haute-Normandie. On en trouve encore quelques reliques comme le Bois du Trou Buquet, à Yville-sur-Seine. Dans la vallée de la Seine, où la force des flots emportait périodiquement les arbres, les forêts alluviales étaient le domaine d’espèces pionnières, à croissance rapide comme le saule, capable de recoloniser rapidement le terrain après les crues. Les autres cours d’eau haut-normands n’ont jamais connu des crues comparables. Là, les forêts alluviales sont composées d’essences à bois dur, surtout le frêne et l’aulne glutineux.

Forêt alluviale.
Bourrelet alluvial : proéminence longeant un cours d’eau formé par les débordements de la rivière qui apporte et dépose des alluvions.
Roselières
La roselière trouve sa place dans les dépressions inondables situées à l’arrière du
bourrelet alluvial, souvent dans d’ancien bras morts ou à la périphérie des mares et étangs. Dans l'estuaire, la roselière est un des maillons essentiels de l'écosystème estuarien.

Roselière de l'estuaire.
Avant tout, la roselière est le domaine du roseau, caractérisé par son adaptation à un sol engorgé – environ 0,40 m d’eau – pour une durée plus ou moins longue dans l’année. Mais on trouve aussi le scirpe lacustre ou le jonc des chaisiers qui prospère dans une hauteur d’eau de 0,60 à 0,80 m d’eau. Les cariçaies, classées dans les roselières, sont dominées par des plantes – les laîches ou carex – formant de grosses touffes (touradons) sur des sols engorgées à fort battement de nappe. La roselière abrite un faune très variée : mammifères, oiseaux, batraciens, insectes dont certaines espèces sont spécifiques au milieu (butor étoilé, busard des roseaux ou encore panure à moustaches, etc.).
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Cariçaie à Saint-Pierre d'Autils. |
Touradons. |
A quoi servent les zones humides ?
Fonctions hydrologiques
Régulation des débits
Les zones humides sont de gigantesques éponges se gonflant en période de pluie pour stocker les trop-pleins des précipitations (c’est le rôle écrêteur de crue). En prime, elles barrent efficacement la route aux débordements des rivières et ruisseaux, diminuant du même coup les risques d’inondations.
En période de sécheresse, elles restituent l’eau aux rivières évitant leur mise à sec (c’est le soutien du débit d’étiage). De plus, l’intensité des sécheresses est atténuée par une restitution à l’atmosphère de l’eau stockée via l’évaporation et l’évapotranspiration de la végétation.
Alimentation des nappes phréatiques
Une grande part de l’eau des zones humides contribue à recharger les nappes phréatiques.
Epuration des eaux
Les zones humides ont des facultés d’auto-épuration importantes et contribuent à améliorer la qualité de l’eau des rivières et des nappes phréatiques. Elles agissent comme des pièges favorisant l’absorption des éléments toxiques. La végétation intervient en assimilant, et donc en mobilisant pendant des temps plus ou moins longs, une partie des éléments (azote, phosphore, métaux). Les zones humides peuvent éliminer par voie microbienne tout ou une partie des éléments piégés.

Iris faux-acore.
Fonctions biologiques
Les zones humides assurent à l’échelle régionale des fonctions essentielles pour les espèces animales et végétales. La richesse de ces milieux permet d’assurer l’alimentation de certaines espèces de façon permanente ou périodique.
Ce sont aussi des espaces de reproduction privilégiés pour de nombreuses espèces de poissons, de crustacés ou d’amphibiens. Elles assurent aussi la fonction d’abri notamment lors des crues pour les poissons, un lieu d’accueil indispensable pour la plupart des oiseaux migrateurs et sont souvent des refuges pour les espèces végétales rares.
Fonctions économiques
Elles assurent une ressource en eau (pour la consommation humaine, pour l’agriculture et les besoins industriels). Elles permettent aussi la production de végétaux (plancton, roseaux, bois, cresson) et d’animaux (poissons, coquillages, oiseaux), capitale pour le maintien de la pêche, la chasse ou l’élevage. Elles fournissent aussi des matériaux de construction et du fourrage et du pâturage pour l’agriculture.

Cressonnière. Le Tôt-sur-Clères.
Fonctions sociales et culturelles
Les zones humides constituent des supports d’activités de pleine nature et susceptibles de favoriser le développement local : chasse, pêche, observation de la nature, photographie, découverte pédagogique… et surtout elles représentent un fantastique atout touristique et pédagogique.
La réglementation
Les prémisses
En 1962, des scientifiques et des associations de protection de la nature lancent un projet commun, appelé MAR, pour la sauvegarde des zones humides d’importance internationale en Europe et en Afrique du Nord.
La même année, aux Saintes-Marie-de-la-Mer, ce projet est débattu lors d’une conférence qui conclut à la possibilité d’élaborer une convention internationale pour la conservation des zones humides et notamment de celles qui sont indispensables aux oiseaux migrateurs. Le but affiché était de contrecarrer l’assèchement accéléré des zones humides. C’est à cette occasion que la nécessité d’élaborer une convention internationale a été émise.
Convention internationale de Ramsar
La Convention concernant la conservation des zones humides est signée dix ans plus tard à Ramsar (Iran). Ratifiée par de nombreux Etats, dont la France, en 1982, cette convention est entrée en vigueur sur notre territoire depuis 1986.
La France avait alors choisi comme unique zone la Camargue. Puis d’autres sites ont été rajoutés lors de Conférences ultérieures. Aujourd’hui : 22 zones humides sont désignées "site Ramsar" dont 19 localisées en métropole mais aucune en Haute-Normandie. C’est le cas de la baie du Mont-Saint-Michel, de la baie de Somme ou encore du golfe du Morbihan et de la Camargue. Au total, 22 sites en France – Dom-Tom compris – sont sujets à une gestion rapprochée et sont toujours mis en avant, mais ils ne représentent que 3 % du territoire national.
D’autres conventions sont signées en 1979, relatives à la protection de la nature et contribuent également au maintien de la valeur des zones humides :
- La Convention internationale de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. Elle distingue les espèces migratrices menacées pour lesquelles des mesures de protection devront être prises, et les espèces migratrices devant faire l’objet d’accords internationaux pour assurer le rétablissement ou le maintien de l’espèce concernée.
- La Convention de Berne sur la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe.
En Europe
La sarcelle d'hiver est protégée par la Directive Oiseaux. (Photo : J.-F. Noblet)
La Directive Oiseaux
Publiée en 1979, elle vise à assurer une protection de toutes les espèces d’oiseaux vivant naturellement à l’état sauvage sur le territoire européen. Chaque Etat doit, à ce titre, classer les sites les plus appropriés à la conservation des espèces les plus menacées en "Zone de protection spéciale" (ZPS).
La Directive Habitats
Adoptée en 1992, elle concerne la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages de la Communauté européenne. Comme pour la directive Oiseaux, des "Zones spéciales de conservation" (ZSC) sont désignées pour être protégées.
Natura 2000
C’est un réseau européen de sites naturels protégés. Il a pour objectif de préserver la biodiversité, notamment dans l'espace rural et forestier. Il comprend des sites relevant des directives "Oiseaux" et "Habitats". Natura 2000 cherche à concilier la protection des espèces et des habitats menacés tout en respectant les exigences économiques, sociales et culturelles.
Voir aussi : Natura 2000
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/030204.pdf
En France
Devant le constat d’une forte régression de la superficie des zones humides et des conséquences graves qui en résultent pour le patrimoine naturel et l’économie de la France, l’Etat a lancé, en 1995, un
Plan d’action pour les zones humides. La mise en place d’un Observatoire des zones humides (ONZH) et d’un programme de recherche sont des actions de ce plan. L’ONZH est un outil d'évaluation et d'orientation des politiques publiques ayant une incidence directe ou indirecte sur ces milieux particulièrement menacés. Organisé au sein de l'IFEN, avec l'appui du Muséum national d'histoire naturelle, l'Observatoire travaille avec de nombreux partenaires concernés ou impliqués dans la connaissance, la protection et la gestion des zones humides.
Créé en 1997 et clôturé en 2000, le Programme national de recherche sur les zones humides (PNRZH) s'est inscrit dans les différentes mesures retenues dans le but d'accroître les connaissances sur ces milieux. Les recherches du PNRZH ont visé à fournir des outils et des méthodologies aux gestionnaires de zones humides. Les objectifs ont été de mieux comprendre le fonctionnement, les fonctions et les services des zones humides, comme de concevoir et de valider les méthodes de sauvegarde, de gestion ou de restauration.
Quatre axes de recherche ont été retenus :
1 - Structure et fonctionnement des zones humides,
2 - Rôle écologique et importance économique
3 - Interactions nature-société
4 - Modes d’action pour la conservation et la restauration de ces milieux.
Plus de détails :
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/030114.pdf
L’observation des zones humides en Haute-Normandie
Plusieurs acteurs régionaux ont pour mission l’observation des zones humides.
* Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande a créé, en 2002, un Observatoire des zones humides et bassins associés du Parc appelé DROZHERA (Données répertoriées pour un observatoire des zones humides, de leur environnement et des réseaux aquatiques). Il a pour missions de rassembler les données relatives aux zones humides, à la flore, à la faune et de fédérer les efforts consentis autour de leur sauvegarde ou leur valorisation et d’y conduire des actions multipartenariales. Cet observatoire est intégré au réseau des
87 zones humides d'importance majeure suivies par l’Observatoire national des zones humides (ONZH).
* L’étude des zones humides de l’estuaire moyen de la Seine constitue un volet spécifique du programme scientifique Seine-Aval, pour lequel un groupement d’intérêt public a été créé. Cette étude représente une contribution au PNZH (voir encadré). Les thématiques étudiées visent à mieux connaître la biodiversité de l’estuaire, les fonctions écologiques réalisées ou potentielles, les valeurs ou conflits d’usages. Elles s’articulent autour d’une démarche intégrée et globale et se traduisent par la mise en place de l’observatoire régional des zones humides sous la forme d’un système d’information géographique.
Plus de détails :
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/030114.pdf
Ouvrages et liens utiles
AMEZAL, A. ; AGENCE DE L'EAU SEINE-NORMANDIE (Rouen) (1997)
Zones humides du bassin Seine-Normandie (les) : un patrimoine à protéger .- Nanterre : Agence de l'eau Seine-Normandie .- ill. ; 30 cm .- 36 p.
AGENCE DE L'EAU SEINE-NORMANDIE (Nanterre) ; AMEZAL, A. (2004)
Reconquête des zones humides (la) : un enjeu pour le bassin Seine-Normandie .- Nanterre : Agence de l'eau Seine-Normandie .- ill. ; 30 cm .- 28 p.
CHAIB, Jérôme ; LECOMTE, Thierry ; CONSERVATOIRE DES SITES NATURELS DE HAUTE-NORMANDIE (Quevillon) (s. d.)
Connaître et gérer les zones humides .- Quevillon : CSNHN .- ill. ; 30 cm .- 32 p. .- (Connaître et gérer)
CONSERVATOIRE DES SITES NATURELS DU NORD ET DU PAS-DE-CALAIS (Wambrechies) (2001)
Zones humides. Des infrastructures naturelles .- Wambrechies : Conservatoire des sites naturels du Nord et Pas-de-Calais .- ill. ; 30 cm .- 18 p.
PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE SUR LES ZONES HUMIDES (Paris) (2003)
Zones humides et l'eau (les) : programme national de recherche sur les zones humides. Cahier thématique .- Paris : Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable .- ill. ; 30 cm .- 63 p. .- Cahier technique du Programme national de recherche sur les zones humides
2000
Zones humides (les) .-
Mémos de l'environnement industriel (les), 1, février 2000 .- 8 p.
Revue :
Zones humides
Expositions :
CHAIB, Jérôme (1998)
Zones humides de Haute-Normandie (les) .- Rouen : AREHN .- 13 panneaux rigides. Dimensions : 92 x 118 cm
FEDERATION RHONE-ALPES DE PROTECTION DE LA NATURE (Villeurbanne) (2002)
Ces milieux naturels qui nous protègent : les zones humides - Préserver les zones humides contribue à lutter contre les inondations .- S. l. : FRAPNA .- 1 affiche souple, plastifiée, dimensions 60 x 80 cm .- La série comporte 4 affiches
Ministère de l’écologie et du développement durable
http://natura2000.environnement.gouv.fr/
DIREN Haute-Normandie
http://www.haute-normandie.environnement.gouv.fr/
Agence de l’eau
http://www.eaufrance.com
Institut français de l’environnement
http://www.ifen.fr/zoneshumides/index.htm
Conseil supérieur de la pêche
http://www.csp.environnement.gouv.fr
Ramsar
http://www/ramsar.org
Programme Seine-Aval
http://seine-aval.crihan.fr/
Tableau de bord de l’environnement de Haute-Normandie : zones humides
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/030114.pdf