Avril 2005 - Mise à jour juillet 2012

Les vieux arbres de Normandie

Les arbres sont toujours présents dans l’actualité comme ils le sont dans notre proche environnement. Régulièrement nous sont rappelées quelques vérités fondamentales sur nos compagnons ligneux. C’est ainsi lors de la "Semaine du bois", organisée tous les ans en Haute-Normandie par Anoribois (http://www.anoribois.com), mettant l’accent sur ce matériau toujours aussi irremplaçable (et renouvelable). Le rôle écologique des arbres ne doit pas non plus être oublié. Enfin, entre les arbres et nous humains, il y a une véritable histoire d’amour, même si parfois nous trahissons nos amis. Dès qu’il est question d’abattre des vieux arbres en ville, la population s’émeut, demande des explications.

Les " vieux arbres" aussi ont tout notre respect, ils font partie de notre patrimoine et de notre mémoire. Il y a plusieurs décennies, un naturaliste normand célèbre, Henri Gadeau de Kerville, photographiait les "vieux arbres de la Normandie" de Normandie. Les cinq départements normands sont visités durant deux périodes (1890-1898 et 1928-1932), pour recenser 113 arbres jugés remarquables.
Henry Gadeau de Kerville
Né en décembre 1858 à Rouen et meurt en juillet 1940 à Bagnères-de-Luchon. Il est considéré par les contemporains comme un "homme de science, de littérature et de générosité". Il consacre sa vie à la nature et cela depuis l’âge de quinze ans où il découvre lors d’expéditions dans les collines et bois aux environs de Rouen, une nouvelle espèce de coléoptère qui donnera naissance à sa première publication scientifique.

Il entre à l’âge de vingt ans à la Société des amis des sciences naturelles de Rouen où il sera secrétaire, président et mécène tout au long de sa vie. Il est plutôt spécialisé en zoologie mais il est aussi botaniste et archéologue.

Il voyage tout au long de sa vie et rapporte plusieurs milliers d’échantillons et photographies qu’il dépose aux muséums de Londres, Paris, Elbeuf et Rouen et de nombreuses publications scientifiques. Parmi ces écrits, deux sont les plus importantes : la "Faune de Normandie" publiée de 1887 à 1896 et "Les vieux arbres de la Normandie" de 1890 à 1932.

Savant, il est peu connu en photographie et pourtant il est président fondateur de photo-club à Rouen en 1891.
En 1902 il obtient Officier du Mérite Agricole et en 1913 la Légion d’Honneur.
Qu’est-ce qu’un arbre ?
D’abord quelques rappels fondamentaux.
Un arbre est une plante de grande taille, ayant un tronc et des branches constituées de bois, il mesure plus de sept mètres à l’âge adulte. Il se caractérise en général par sa grande longévité qui peut durer plusieurs décennies à plusieurs siècles, voire davantage !
Les arbres se répartissent en deux grands groupes : les conifères et les feuillus.
Les conifères sont apparus sur terre bien avant les feuillus, il y a 150 millions d’années. Ils gardent, pour la plupart, leur feuillage en hiver, constitué d‘aiguilles ou d’écailles. Ils sont appelés également résineux parce que certains fabriquent de la résine. Ils appartiennent au groupe des gymnospermes. Leur fruit est en cône (la pomme de pin bien connue).
Les feuillus, comme leur nom l’indique sont habillés de feuilles larges et plates. Ce sont des angiospermes.

Quels sont les besoins de l'arbre ?
L’arbre satisfait ses besoins à partir de l’eau et de minéraux puisés dans le sol, de l’oxygène et du gaz carbonique prélevés dans l’atmosphère, de la lumière et d’une température suffisante.

De quoi est formé un arbre ?
- de racines : elles collectent dans le sol, l’eau et les sels minéraux pour former la sève ;
- de feuillage contenant de la chlorophylle qui absorbe la lumière, source d’énergie nécessaire à la photosynthèse. A partir de l’eau et du gaz carbonique, les feuilles fabriquent des sucres qui serviront à la croissance de l’arbre, c’est la sève élaborée. La photosynthèse libère de l’oxygène dans l’air ;
- du tronc et des branches canalisés qui forment le "squelette" de l’arbre. Ces canaux transportent la sève brute vers les parties aériennes et la sève élaborée vers toutes les parties de l’arbre pour le nourrir et s’accumuler dans le tronc et les racines.
- de fleurs qui servent à la reproduction de l’arbre et qui donnent naissance à des fruits.
Définitions
Chlorophylle : substance qui se trouve dans les cellules des plantes vertes et qui permet de capter l’énergie solaire
Photosynthèse : production de sucres par les plantes

L'intérieur d'un arbre

La branche ou le tronc de l’arbre sont composés de cinq couches principales. De l’extérieur vers l’intérieur :

  • L’écorce protège l’arbre des intempéries, des insectes… Elle est plus ou moins épaisse selon les espèces ;
  • Le liber ou l’écorce interne sert à transportée la sève élaborée ;
  • Le cambium fabrique le bois vers l’intérieur et le liber vers l’extérieur, c’est une partie très peu visible mais elle assure la croissance de l’arbre ;
  • Le bois vivant ou aubier qui permet la circulation de la sève brute du sol vers les feuilles ;
  • Le bois du cœur ou duramen est du bois mort qui sert de charpente pour l’aubier qui l’entoure. Tous les déchets de l’arbre s’y accumulent et le rendent toxique. Par contre, si de l’air et de l’eau pénètrent jusqu’au duramen, celui-ci pourrit, et l’arbre devient creux. Pour autant, un arbre creux, sans cœur, peut survivre très longtemps et d’ailleurs certains arbres dont le tronc est creux depuis plusieurs centaines d’années sont encore sur pied.
  • Définitions
    Cambium : partie du tronc située entre le bois et l’écorce
    Aubier : portion extérieur du tronc constituée des derniers cernes annuels dans lesquels la sève peut encore circuler
    Comment déterminer l'âge d'un arbre ?
    On détermine l’âge d’un arbre en comptant les cercles appelés "cernes de croissance" qui apparaissent à l’extrémité d’une bûche ou sur une carotte de sondage prélevée à la main (bâtonnet de bois) que l’on prélève dans le tronc de l’arbre encore vivant. Cette technique est sans conséquence sur le sujet.(photo Alex) 3
    Chaque année un nouvel anneau de bois s’ajoute en dessous de l’écorce à ceux des années précédentes.
    Au début du printemps, la sève recommence à circuler dans les canaux de l’arbre. L’arbre a besoin de beaucoup de sève au démarrage de la végétation. Le cambium, se met alors a fabriquer du bois contenant de gros canaux. Plus ils sont gros, plus la quantité de sève qui y circule est importante. Ce bois est de couleur claire : c’est le "bois de printemps".
    Plus tard, en automne, les besoins en eau sont moins importants. Le cambium fabrique alors du bois avec des canaux plus étroits. Ce bois est plus serré et de couleur foncée : c’est le "bois d’été".
    Ainsi, chaque année, se forment une couche claire puis une couche sombre. Il suffit de compter les couches claires, ou bien foncées, pour déterminer l’âge de l’arbre. Pour la plupart des arbres, une année correspond à 2,5 cm de circonférence par année à hauteur d’épaule : c’est à dire qu’un arbre de 3 m de circonférence a environ 120 ans.
    Les cernes annuels ne font pas qu’enregistrer l’âge d’un arbre, ils témoignent également des événements climatiques. La dendrochronologie, est la recherche historique utilisant les anneaux des arbres :
  • un anneau mince signale une mauvaise année provoquée par la sécheresse, des attaques d’insectes, une blessure mécanique, un feu, ou une gelée tardive…
  • un anneau épais définira une bonne année : précipitations suffisantes, soleil …
  • Définitions
    Cerne : anneau d’accroissement annuel du tronc d’un arbre (marqué sous nos climats par l’alternance des zones claires et foncées du bois).
    Dendrochronologie : c’est l’étude des variations de croissance tout au long de la vie d’un arbre par l’observation des cernes du bois. En fonction des éventuelles maladies, ou du climat, la largeur des cernes varie.
    Quelques records
    Arbres les plus vieux :
    Chêne 4 000 ans – Larrea tridentata 11 700 ans – chêne en Grande-Bretagne près de Nottingham où Robin des Bois et ses compagnons avaient l’habitude de se cacher, 800 ans
    Arbres les plus vieux de France :
    Aubépine : 1 700 ans (St-Mars-sur-le-Futaie, Mayenne)
    Chênes : 2 500 ans (Pessines, Charente-Maritime), 2 000 ans (St-Sulpice-le-Verdon, Vendée et Villedieu-la-Blouères, Maine et Loire)
    Hêtres : millénaires (Verzy, Marne), 500 ans (Frémestroff, Moselle)
    Ifs : 1 600 ans (Estry, Calvados), 1 500 ans (La Haye-de-Routot, Eure), 1 400 ans (Vigeois, Corrèze), 1 200 à 1 500 ans (La Lande-Patry, Orne), 1 200 ans (Gisors, Eure)
    Source : QUID
    Mesurer un arbre ?
    La circonférence d’un arbre est mesuré par les forestiers à 1,30 m du sol.
    L'arbre : attention, fragile !
    L’arbre est fragile, qu’il soit dans son milieu naturel ou dans un milieu urbanisé. Il subit tout au long de sa vie les aléas de son environnement :
  • les vents ou tempêtes, qui risquent de casser les branches ou même de le renverser ;
  • les gels qui peuvent tuer les essences exotiques inadaptées ;
  • les maladies ;
  • les attaques d’insectes ;
  • les hommes (chocs des voitures, racines abîmées par des chantiers, sel de déneigement toxique, pollutions, tailles sauvages… ).
  • Mais malgré toutes ces agressions, certains arbres résistent pendant plusieurs décennies (voire des siècles), debout, en véritable mémoire du passé. Leurs cavités, branches cassées, formes étranges ou tordues, troncs creux… sont des signes évoquant le vécu de l’arbre.


    Soins aux arbres
    Il peut-être utile de tailler un arbre, mais il faut que cela soit effectuée à bon escient, sinon l’acte peut avoir de graves conséquences sur sa santé et sur son esthétique.

    Les conséquences d’une mauvaise taille :

    Si la taille de la couronne est trop importante, elle provoque du même coup la disparition à court terme d’une partie des racines et par conséquent affaiblie l’arbre, éventuellement son dépérissement. De plus, les plaies occasionnées par une taille importante laisse libre accès aux microorganismes pathogènes, notamment les champignons responsables des pourritures. Enfin, si l’élagage se fait de manière radicale, il occasionnera des mutilations et les branches risquent de se transformer en moignons.

    Conseil :

    Il est conseillé De recourir à l’ "élagage doux" en pratiquant la diminution de la couronne de manière équilibrée, de supprimer les branches gênantes et d’ôter le bois mort qui permettra une remise en forme de l’arbre.

    Technique :

    Il faut tout d’abord bien maîtriser la physiologie et le morphologie de l’arbre (chaque arbre possède une silhouette spécifique), puis pratiquer un "élagage raisonné" ("taille douce"). Il est préférable de faire appel à un professionnel qui utilise des équipements réduits (harnais, cordes) pour grimper. Ce type d’intervention est un peu long mais plus économique puisque la taille ne sera renouvelée que quinze à vingt ans plus tard.

    Élaguer en douceur
    - Tailler toujours juste au-dessus d’une branche latérale pouvant servir de tire-sève. Les moignons ou chicots, outre qu’ils sont disgracieux, sont appelés à pourrir ou à se garnir d’un grand nombre de pousses mal venues.
    - Préférer les coupes obliques aux coupes perpendiculairement à l’axe de la branche.
    - Lors d’une suppression de branche, couper juste au-dessus du bourrelet visible au niveau de l’empattement. Ainsi, la cicatrisation se fera mieux.
    - Ne pas couper une grosse branche en une seule fois, c’est dangereux pour la personne qui travaille comme pour l’arbre. Il faut tronçonner en plusieurs morceaux à partir de l’extrémité.
    Source : Jean-Paul THOREZ, CPA n°18, Les arbres : les choisir, les soigner - http://www.arehn.asso.fr/publications/cpa/cpa18.pdf

    Périodicité

    Il n’est pas recommandé d’élaguer un arbre en automne et en hiver parce qu’alors les plaies resteront exposées pendant plusieurs mois aux germes de pourriture et aux insectes avant que ne commence le processus de cicatrisation naturelle. En juillet-août, si les opérations sont rendues plus difficiles par la présence de feuillage bien développé, la "descente de sève" favorise la cicatrisation. C’est finalement la période de réveil de la végétation (mars en Haute-Normandie) qui est la saison la plus favorable à un élagage important. L’élagage est également possible d’avril à juin, mais il perturbe alors la nidification des oiseaux.

    L'élagage : des implications insoupçonnées
    "(…) L’élagage d’un arbre est une manifestation d’incompétence en matière de végétal, d’irrespect envers la nature vivante, d’absence de sensibilité au beau et d’indifférence vis-à-vis de la qualité du cadre de vie. Les conséquences visuelles d’une telle pratique sur un arbre martyrisé ont pour effet d’entraîner les divers acteurs à adopter une attitude irresponsable concourant à une dégradation générale. Remédier à cette situation en adoptant les méthodes de taille douce, respectueuse de la physiologie de l’arbre, de sa nature signifie au contraire que la collectivité est prête à faire des efforts pour améliorer son cadre de vie. La constatation de ce changement modifie les comportements des acteurs concernés qui vont faire des efforts pour améliorer les sites où ils vivent alors que précédemment l’indifférence générale ne les y incitait pas. Il apparaît bien ici que l’ensemble de signes visuels qui émanent du paysage forme un langage dont on a trop sous-estimé la force médiatique, c’est-à-dire le pouvoir d’influer sur les shèmes décisionnels." 
    Extrait du Dictionnaire de l’écologie de l’Encyclopaedia Universalis (1999)
    Le vieil arbre : une richesse biologique

    Tous les arbres sont précieux sur le plan biologique et écologique car ils sont à la fois des sources de nourriture et des abris pour les animaux Notamment, un chêne pédonculé peut héberger jusqu’à 284 espèces d’insectes différents, l’aubépine 149… Mais les vieux arbres ont ceci de particulier qu’ils offrent souvent des cavités. Celles-ci sont indispensables aux oiseaux cavernicoles (pics, mésanges, chevêches… ) Par ailleurs, le bois en décomposition dans les troncs sert d’aliment et de milieu de vie à de nombreux insectes (capricornes, cétoines… ). Aux batraciens et reptiles, le bois pourri ou creux offre des conditions idéales d’hébergement.
    En savoir plus
  • Arbres morts, arbres à cavités. Pourquoi ? Comment ? / OFFICE NATIONAL DES FORETS (Strasbourg). Strasbourg : ONF, 2002, 32 p. (Guide technique)
  • Bois mort et à cavités : une clé pour des forêts vivantes / VALAURI, Daniel (coord.) ; ANDRE, Jean (coord.) ; DODELIN, Benoît (coord.) ; EYNARD-MACHET, Richard (coord.) ; RAMBAUD, Dominique (coord.). Paris : Tec et Doc-Lavoisier, 2009, 405 p. . + 1 Cd-Rom
  • Bois mort un attribut vital de la biodiversité de la forêt naturelle, une lacune des forêts gérées (le) : rapport scientifique / VALLAURI, Daniel ; ANDRE, Jean ; BLONDEL, Jacques. Paris : WWF, 2002, 31 p.

  • Les vieux arbres, un patrimoine à protéger
    Un patrimoine irremplaçable
    Les grands arbres qui embellissent notre paysage ont, pour la plupart, mis plus d’un siècle à pousser. Ceux qui les ont plantés ne sont plus là pour les contempler. Nous devons donc les considérer comme un héritage à entretenir et à transmettre. A la campagne comme en ville, ils marquent le paysage de manière irremplaçable.
    L’urbanisation intense qui affecte la périphérie des villes et des villages conduit trop souvent à sacrifier de très beaux arbres. Quelques heures à peine suffisent, avec les moyens modernes, à mettre à bas un arbre centenaire ! Les meilleurs aménageurs ont pris conscience de l’importance de ce patrimoine pour la qualité de vie des habitants. Ils s’efforcent d’intégrer les vieux arbres dans leurs projets.

    Protection des arbres
    D’une manière générale, les arbres ne sont pas protégés par la loi. Chaque propriétaire peut donc abattre ou élaguer les siens comme bon lui semble. Font exception certains arbres situés dans des périmètres où existe une protection règlementaire (abords d’un monument historique, inscription, arrêté municipal, secteur sauvegardé, règlements de copropriété, règlement d’urbanisme comme le PLU, le POS, les espaces boisés classés, les ZPPAUP), des usages courants ou locaux, si la servitude de la "prescription centenaire s’applique.
    Renseignements juridiques et administratifs aux services de la mairie ou à la DREAL de chaque région.

    Pour se renseigner
  • Fiches conseil règlementation Protection des arbres contre l’abbatage et les dégradations– "L’Arbre en questions"CAUE de Seine et Marne
    http://www.arbres-caue77.org/medias/files/reglementation-abattage-1.pdf
  • L’arbre et son droit de cité : le guide des bonnes pratiques arboricoles. Orléans : Mairie, 2011, 19 p.
    http://www.orleans.fr/fileadmin/user_upload/FichiersOrleans/Download/publications-villes/bonnes-pratiques-arboricoles.pdf
  • ABCdaire du particulier : arbre – protection, coupe et abattage / Union régionale des CAUE d’Ile-de-France
    http://www.urcaue-idf.archi.fr/abcdaire/imprimer.php?fiche=234
  • Arbre en milieu urbain (l') : Choix, plantation et entretien / GUINAUDEAU, Claude. Marne-la-Vallée : CSTB, 2010, 144 p. (Guide Pratique Aménagements urbains durables)
  • Des arbres dans la ville : l'urbanisme végétal / MOLLIE, Caroline. Arles : Actes sud, 2009, 254 p.
  • Du bon usage des arbres : un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques / HALLE, Francis. Arles : Actes sud, 2011, 87 p.
  • Qu'est-ce qu'un arbre remarquable?
    Un arbre est considéré comme "remarquable" s’il est très vieux, très grand, d’essence rare, de forme particulière, lié à l’histoire locale… lorsqu’il présente des caractéristiques bien précises. Un arbre remarquable doit susciter une émotion sans précédent, l’admiration, la surprise…
    La Normandie compte parmi les régions les plus riches en arbres remarquables.
    Certains arbres Normandie ont plus de mille ans : chênes d’Allouville-Bellefosse ou de Soquentot en Seine-Maritime, ifs des vieux cimetières, aubépines (notamment celle de Bouquetot dans l’Eure). Des fruitiers atteignant l’âge de 200 ou 300 ans peuvent être aussi considérés comme "remarquables".
    Les arbres très anciens sont souvent de stature impressionnante, l’aubépine étant l’exception qui confirme la règle. Certains arbres sont de forme très originale, tels le chêne-Cuve à Rouen. Des critères en relation avec son statut social ou religieux peuvent rendre un arbre "remarquable".
    Ces ligneux représentent un patrimoine naturel et culturel qui doit être conservé.

    Le label "Arbres remarquables de France"

    http://www.arbres.org/
    L’association ARBRES est composée d’environ 300 adhérents avec des correspondants dans toute la France. Elle est basée au Jardins des Plantes dans le Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris.
    Les objectifs de l'association A.R.B.R.E.S. (Arbres Remarquables: Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde) sont :

  • permettre la rencontre des passionnés des Arbres Remarquables ;
  • faciliter les recherches sur les arbres remarquables (biologie, histoire...)
  • travailler sur les inventaires et aider aux inventaires ;
  • apporter une aide pour la sauvegarde des arbres menacés (maladies, aménagements…) ;
  • protéger les arbres remarquables par un label "Arbre remarquable de France" ; http://www.arbres.org/label.html
  • informer le publique sur ces arbres remarquables (conférences, expositions, visites, bulletin d’information …) :


  • Les vieux arbres, un patrimoine à protéger
    L’if (Taxus baccata)
    L’if est un conifère d’une très grande longévité. Certains sujets peuvent atteindre l’âge de 1 000 ans, voire plus. C’est un petit arbre qui atteint rarement 15 mètres de hauteur et encore plus exceptionnellement 20 mètres. Ses branches tortueuses et entremêlées, naissent de la souche. Il fleurit en mars - avril.

    Caractéristiques

    Il y a des individus mâles et des individus femelles. Les fleurs mâles sont en chatons sphériques aux extrémités des rameaux. Les fleurs femelles sont insignifiantes et isolées à la pointe des rameaux en formant une fausse baie (ou arille). L’enveloppe rouge renferme deux graines noires. Les aiguilles sont vertes foncées, légèrement brillantes en dessus jaune terne ou gris-vert en dessous et sans rayures blanches. Elles sont aplaties pointues et souples. Elles vivent environ 7 à 8 ans puis tombent. Elles sont alignées en deux rangées sur les rameaux latéraux et spirales sur les rameaux dressés.

    Habitat

    L’if pousse naturellement sur des sols chimiquement riches (sols calcaires), notamment caillouteux, peu profonds, humides et riches en substances nutritives. Il apprécie particulièrement l’ombre. Il habite le plus souvent les régions d’Europe centrale et occidentale à climat humide et les montagnes. L’if est très présent en Bretagne et en Normandie.

    Particularités

    L’if est généralement planté par l’homme. Sa croissance est très lente.
    L’if renferme dans toutes ses parties, sauf dans l’enveloppe charnue de son fruit, des substances toxiques aussi bien pour les animaux que pour l’homme (en stoppant la respiration et arrêtant le cœur), mais aujourd’hui il est désigné comme avoir des vertus thérapeutiques.
    Autrefois commun en forêt, l’if se raréfie depuis un siècle. La qualité de son bois - très dur et coloré rouge-brun – explique que l’on en ait fait une exploitation abusive. En effet, il était utilisé jadis pour la fabrication des arcs. Il est aujourd’hui utilisé par les ébénistes pour la fabrication des meubles.
    L’if est un arbre facile a tailler qui a inspiré les créateurs de parcs et jardins à la française, comme celui de Versailles.
    En Normandie ? Cet arbre est associé aux traditions funéraires et il n’est pas rare de le rencontrer au détour d’un cimetière ou d’une église. En effet, il symbolise l’immortalité et sa quasi éternité l’a fait élire gardien de nos cimetières, celui qui accompagne les défunts vers une autre vie, tout en protégeant leurs âmes.
    Depuis toujours le destin des hommes semble scellé à l’if. il est sacré pour les Celtes, les Gaulois, les Romains et pour les Vikings

    Note sur les ifs funéraires de Normandie rédigée par Gadeau de kerville 

    « Jadis, on plantait des ifs dans les cimetières, parce que l’on croyait, bien à tort, que leurs feuilles avaient la propriété d’absorber les miasmes nocifs s’exhalant de la décomposition des cadavres, et parce que le feuillage toujours vert de cet arbre, et sa longévité considérable, symbolisent en quelque sorte, pour les spiritualistes, l’immortalité de l’âme.
    Dans l’ancien temps, la justice se rendait sous des arbres, entre autres sous des ifs. Juge et plaideurs se réunissaient sous l’ombrage de cet arbre et, la cause entendue, le juge, cassant une branche de l’if, la donnait, la baillait à celui qui avait gagné sa cause."

    Les "ifs-chapelles" de La Haye-de-Routot (Eure) - Agés de 1600 ans
    "If Chapelle" de La Haye-de-Routot.
    Les deux ifs sont nés vers le VIe siècle, sous l’Empire Romain, et c’est au XIIIe siècle que l’église et le cimetière sont construits à proximité. Au fil des siècles, les ifs se sont creusés, l’un deux accueillit une chapelle et l’autre un oratoire. Gadeau de Kerville disait : "Il paraît qu’avant sa transformation en chapelle, le tronc de cet if a pu contenir 40 personnes, et que 8 musiciens y ont joué un morceau d’ensemble". Il y a un petit autel où on y disait les messes.

    L’if avec la chapelle

    Hauteur 20 m, circonférence 10,70 m. La chapelle est en bon état et abrite un groupe de bois sculpté représentant sainte Anne des Ifs et la Vierge. Aujourd’hui, la chapelle n’est ouverte que le jour de la fête de la Saint-Clair, le 16 juillet et les paroissiens peuvent pénétrer dans la chapelle situé dans le tronc de l’if. Le traditionnel tronc rappel aux visiteurs de ne pas oublier de participer à l’entretien de la chapelle. Sur une plaque sont inscrits quelques vers :



    L'if avec la statue.
    "Par nos aïeuls, il fut planté
    Cet arbre que l’on a respecté
    Gens de tout sexe et de tout âge
    Qui reposez sur son ombrage
    Bénissant Dieu qui l’a créé
    Et tous ceux qui l’ont conservé"
    "Visiteurs n’oubliez pas
    le tronc pour l’entretien
    de la chapelle qui a été
    bénite par Monseigneur
    Devoucoux, évêque
    D’Evreux, le 9 avril 1866"


    L’if avec la statue

    Hauteur 16 m, circonférence 9,35 m (l’état du tronc rend impossible une mesure précise). Cet if est toujours un lieu de culte. L’autel et la statue de Notre Dame de Lourdes ont été installés en 1897 et n’empêchent pas l’arbre de vivre. Même si le tronc est creux, la sève nourricière continue de circuler sous l’écorce.

    L’if du cimetière de Troncq (Eure)

    La vierge dans le tronc : Hauteur 22 m, circonférence 4,95 m – 500 à 700 ans
    C’est un arbre de sexe mâle qui se referme progressivement sur une statue en pierre de la Vierge du XVIe siècle. L’if a fait des bourrelets de cicatrisation qui ont progressivement recouvert la statue.



    L'if du cimetiièe de Troncq.


    Le chêne pédonculé (Quercus robur ou pendunculata
    Le chêne a une longévité de 300 à 500 ans et exceptionnellement jusqu’à 1 000 ans, il mesure de 25 à 30 m de haut.

    Caractéristiques

    Les fleurs mâles et les chatons sont pendants, insignifiants et verdâtres. Les fleurs femelles sont encore moins visibles et elles sont entourées d’une cupule. Les lobes des feuilles sont arrondies, asymétriques et courtement pétiolées. Elles sont ovales, renversées et généralement auriculées à la base. Les glands sont groupés à plusieurs sur un pédoncule de 3 cm.

    Habitat

    Le chêne pédonculé pousse sur des sols humides (voire temporairement inondés), profonds, sableux ou argileux, plus ou moins riches en substances nutritives. C’est une essence de lumière très commune en plaine et absente de la bordure méditerranéenne et des massifs montagneux. C’est un arbre forestier très précieux et fréquent en Europe occidentale, constituant des forêts mixtes ou pures.

    Particularités

    Depuis toujours, le chêne était considéré comme le roi des arbres et le seigneur des forêts, mais il faut dire que la vie des hommes dépendait de la forêt et notamment du chêne.
    Autrefois, les glands étaient utilisés pour nourrir les porcs, mais aussi à nourrir les hommes avant l’arrivée du froment. Son bois servait à se chauffer, ses branches fines à fabriquer des paniers et les feuille servaient de litière pour le bétail.
    Cette espèce était réputée pour ses qualités astringentes et hémostatiques et l’écorce était utilisée pour tanner le cuir.
    Le chêne pédonculé est non seulement le fournisseur d’un bois très recherché utilisé en menuiserie, charpente et ébénisterie, mais aussi recherché par ses qualités ornementales embellissant les parcs et jardins.


    Le chêne d’Allouville-Bellefosse (Pays de Caux)
    Ce vieux chêne millénaire (environ 1 300 ans)est très connu pour sa longévité et il est vénéré depuis le Moyen-Age. Il suscite de nombreuses légendes et mythes.
    Cet arbre est complètement creux et la détermination de son âge repose uniquement sur des hypothèses. Il a connu au fil du temps des travaux de restauration pour lui apporter une seconde jeunesse et le maintenir debout. Au XVIIe siècle, il fait l’objet d’une telle dévotion que l’abbé Détroit entend le faire sanctifier en aménageant en son cœur une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Paix accessible par un escalier qui court autour du tronc, ainsi qu’une cellule d’ermite pour l’un de ses amis. Les travaux furent exécuté dès 1696 et le chêne devint un monument religieux. L’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, offrit au chêne une statue de la Vierge en bois recouvert d’or. Celle-ci est aujourd’hui enfermée dans l’église proche de Saint-Quentin-d’Allouville.
    Aujourd’hui, on ne dit plus la messe dans la chapelle mais "Allouville-Bellefosse est le seul village de France à vivre de tourisme grâce à un arbre". En effet, on estima 20 000 à 40 000 le nombre de visiteurs annuels et, de ce fait, en 1988, le chêne fut interdit d’accès pendant trois ans parce qu’il dépérissait. Il fut alors soigné, traité et restauré, ce qui le remit sur "pied" en favorisant l’apparition de jeunes pousses, une production importante de glands, le développement d’un feuillage plus dense.
    Ce chêne a même fait l’objet d’un scénario de film années 80 « Ils sont fous ces normands" : l’histoire d’un villageois combattant contre un promoteur qui a décidé d’abattre le chêne.

    Le vieux chêne pédonculé produit encore de nombreux fruits. Un habitant confie même que certaines personnes on pris un gland pour le replanter chez eux pour assurer une descendance d’un chêne.
    Le chêne "Cuve" de la Forêt de Brotonne (Seine-Maritime) - 300 à 350 ans
    Il atteint 40 mètres de hauteur. A environ 2 mètres du sol, son tronc se sépare en quatre fûts bien distincts. On ne sait trop s’il s’agit d’un seul arbre dont la souche a formé une cépée avec plusieurs rejets, ou s’il s’agit de quatre individus distincts. L’eau recueillie dans le bas du tronc guérirait les maladies de peau…

    Le chêne "Cuve" .
    Définitions
    Fût : partie inférieure du tronc complètement nette de branches
    Cépée : ensemble des tiges ligneuses issues d'une même souche après recépage
    Le chêne de la ferme de Socquentot (Seine-Maritime)
    Agé de 800 à 1 000 ans, il mesure 22 mètres et sa circonférence est de 9 mètres (à 1,80 m). Il se situe à Beauval-en-Caux en Seine-Maritime. Il est resté tel quel depuis la visite de Gadeau de Kerville en 1892 : "Ce chêne croît isolément dans la cour d’une ferme très importante. Il est encore vigoureux et ne présente que peu de cavités. Une d’elles a servi de loge à un chien… Ce chêne est incontestablement un des plus gros de Normandie. A l’encontre du chêne d’Allouville, dont le tronc est complètement creux, le chêne de Socquentot présente ce fait, des plus remarquables pour un chêne d’une telle grosseur, qu’une partie du tronc est pleine encore"

    Le chêne de la ferme de Socquentot.

    L’aubépine monogyne (Crataegus monogyna)
    C’est un arbre ou un arbrisseau de 4 à 7 m. Elle fleurit en mai. Sa longévité est de 500 à 600 ans.

    Caractéristiques

    Fleurs blanches d’environ 1-1,5 cm de diamètre avec 5 pétales et un seul style ( ce qui la distingue de l’espèce voisine C. Oxycantha qui en possède en général deux)
    Les feuilles sont profondément divisées. Les lobes inférieurs sont au moins aussi longs que la moitié de la feuille. Ses fruits sont rouges brillants et arrivent à maturité en septembre-octobre.
    C’est un arbuste robuste avec des ramules feutrés puis dénudés brun-rouges qui portent des épines très piquantes. Sa croissance est très lente.

    Habitat

    Elle aime les sols argileux, calcaires et profonds, pouvant se dessécher en surface. Elle est fréquente dans les bosquets des champs et dans la lisière des forêts d’Europe centrale et occidentale.

    Particularités

    Cette aubépine est souvent plantée comme stabilisatrice du sol brut des talus. C’est un arbre très apprécié des oiseaux.
    L’aubépine est très utilisée dans l’industrie pharmaceutique, c’est une plante régulatrice de la circulation en réduisant la tension artérielle et elle est sédative.

    L’aubépine de Bouquetot (Eure)
    Hauteur 4 m, circonférence 4 m
    L’aubépine de Bouquetot  appelée aussi la Belle-Epine ou, par les villageois, "l’épine de Bouquetot" : Avec environ 700 ans, c’est une des plus anciennes aubépines de France (avec celle de Saint-Mars-sur-Futaie, en Mayenne). L’aubépine de Bouquetot aurait été plantée en 1355, au début du règne de Charles V, pour célébrer le rattachement de la Normandie à la France. Il y a plus de 100 ans Gadeau de Kerville avait remarqué cette aubépine qui se trouve près du mur du cimetière. A cette époque le tronc était creux et trois supports ont été placés(en 1860, sur l’ordre du maire, pour prévenir tout risque d’éclatement) : Aujourd’hui, elle est toujours vigoureuse et on voit à peine les supports mis en place il y quelques décennies. En effet, le tronc étant creux, il est maintenu  par un pivot de fer situé dans son cœur et maintenu par des tirants en acier. Une large lame de fer est placé au sommet du tronc pour l’empêcher de se fendre.
    L’aubépine fleurit tous les printemps et elle a conservé sa jeunesse. Par sa vigueur et son grand âge, elle fait la fierté du village et cela lui vaut d’être très bien entretenue, elle est soigneusement taillée. Elle est entourée d’une clôture en fer blanc pour faire comprendre aux visiteurs que cet arbre n’est pas commun. Une aubépine est conservée très rarement aussi longtemps.
    Note de Gadeau de Kerville : "Cette longévité de l’aubépine vient justifier la préférence qu’on lui a donné de tous temps, en Normandie du moins, pour servir de pied-cornier, c’est à dire pour placer aux angles des propriétés rurales et servir à les délimiter."

    Le hêtre (Fagus sylvatica)
    C’est un arbre qui mesure entre 30 et 40 m et sa longévité varie entre 200 à 250 ans. Il fleurit en avril-mai en même temps que la feuillaison.

    Caractéristiques

    Les fleurs mâles sont disposées en chatons globuleux et pédonculés. Les fleurs femelles poussent par deux au sommet des pousses annuelles dans une cosse. Les feuilles sont brillantes, vertes foncées au-dessus et plus claires en-dessous. L’écorce est lisse et gris. Le tronc est à section circulaire et la cime est en générale ramifiée densément.

    Habitat

    Il aime les sols limoneux, bien aérés. Il préfère les régions dont l’atmosphère est humide et des hivers plutôt doux. C’est un arbre important et fréquent en Europe centrale et occidentale.

    Particularités

    Les faînes sont comestibles et fournissent de l’huile et l’écorce a des qualités astringentes. Le hêtre fournit un bois d’œuvre très apprécié notamment utilisé pour la fabrication des panneaux de particules, le sciage en menuiserie et ébénisterie, la lutherie et les contreplaqués, la pâte à papier…
    Il est souvent planté dans les parcs pour ses qualités ornementales.


    Le Guisard du château d’Eu (Eure)
    Hauteur 35 m, circonférence 5,60 m
    Cet hêtre de plus de 400 ans, et c’est très rare pour cette essence. Il aurait été planté en 1588, sous les directives du duc de Guise, dit le Balafré, qui voulait aménager les alentours de son château. A cette époque l’arbre avait 3 ans, selon les experts. Aujourd’hui, le hêtre du château d’Eu est protégé et demande des soins réguliers. Le Guisard est actuellement encore très vigoureux et verdit comme au premier jour.

    Le Guisard du château d’Eu.
    Liste des arbres "remarquables" haut-normands d'après Henri Gadeau de Kerville


    Arbres existants

    1- Allouville-Bellefosse : Le chêne-chapelle (ou le Gros-chêne) d’Allouville-Bellefosse
    2- Beauvoir-en-Lyons : Le hêtre de la Bunodière de la forêt de Lyons
    3- Belmesnil : Le chêne de la ferme de Socquentot
    4-5 Boisney : Les deux ifs du cimetière de Boisney
    6- Boscguérard-de-Marcouville : Le chêne de la Vierge de la Mésangère
    7- Bouquetot : L’aubépine de Bouquetot
    8- Elbeuf    : Le chêne à la Vierge de la cote Saint-Auct
    9- Epreville-en-Roumois : L’if du cimetière d’Epreville-en-Roumois
    10- Foulbec : L’if du cimetière de Foulbec
    11- Gouy      : L’if du cimetière de Gouy
    12-13 La Haye-de-Routot : L’if chapelle et l’if sans chapelle de la Haye-de-Routot
    14- La Mailleraye-sur-Seine : Le chêne-cuve de la forêt de Brotonne
    15- Le Troncq : L’if à la Vierge du cimetière de Troncq
    16- Les Trois-Pierres : L’if-chapelle du cimetière des Trois-Pierres
    17-18 Louviers : Le chêne Leguay de la forêt de Bord-Louviers et le chêne des Régales de la forêt de Bord-Louviers
    19- Mandeville : L’if du cimetière de Mandeville
    20- Nolleval : Le tilleul du Boulay
    21- Offranville : L’if de l’ancien cimetière d’Offranville
    22- Saint-Clair-d’Arcey : L’if du cimetière de Saint-Clair-d’Arcey
    23- Sainte-Marie-de-Vatimesnil : Le pin de Laricio Var. de Calabre du parc de Vatimesnil
    24- Saint-Mards-de-Blacarville : L’if du cimetière de Saint-Mards-de-Blacarville
    25- Saint-Martin-du-Tilleul : L’if du cimetière de Saint-Martin-du-Tilleul
    26- Saint-Symphorien    : L’if du cimetière de Saint-Symphorien
    27- Saint-Victor-d’Epine : L’if du cimetière de Saint-Victor-d’Epine
    28- Triqueville : L’if du cimetière de Triqueville

    Arbres disparus :

    29-30 Barville : Un sapin épicea à branches marcottées de Barville et un cèdre du Liban du parc de Barville
    31- Campigny : Le tilleul de Campigny
    32- Caumont : Le poirier du Haut-Caumont
    33- Conches-en-Ouche : Le chêne chandelier de la forêt de Conches
    34- Criquebeuf-sur-Seine : Le hêtre "Les deux mères" de la forêt de Bord
    35- Fontaine-en-Bray : Le châtaigner de la Houppelière
    36- Houppeville : Le hêtre les cinq frères de la forêt verte à Houppeville
    37- Joncquerets-de-Livet : Le houx du hameau de Longueraie
    38-39 Jumièges : Le houx du hameau de Conihout-de-Jumièges et le cèdre du Liban de la propriété de Madame Eric Lepel-Cointet
    40-41 La Haye : Le hêtre "Le Bourdigale" de la forêt de Lyons et le hêtre du Petit Val de la forêt de Lyons
    42-43-44 La Londe : Le hêtre à l’image de la forêt de la Londe et le "Trois chênes" de la Cote-Rotie de la forêt de la Londe et le hêtre "Le Bel Arsène" de la forêt de la Londe
    45-46 La Mailleraye-sur-Seine : L’orme du Wuy à Guerbaville (aujourd’hui Malleraye-sur-Seine)
    47- Les Andelys : Le tilleul de la Fontaine-Sainte-Clotilde
    48-49 Limesy : Sapins épiceas la salle verte du parc de Limésy et l’avenue de sapins épiceas du parc de Limésy
    50- Louviers : Le hêtre des Régalles de la forêt de Louviers
    51-52-53 Lyons-la-Forêt : Le hêtre Dabat de la forêt de Lyons et le chêne de la Lande ou l’Homme Mort de la forêt de Lyons et le chêne du Mont du Frêne de la forêt de Lyons
    54- Montigny : Le hêtre de Montigny ou du Fondrel forêt de Roumare
    55-56 Offranville : L’aubépine du bout de la ville et l’orme d’Offranville
    57- Pressagny-l’Orgueilleux : Le chêne de la "Mère de Dieu" de la forêt de Vernon
    58- Quévreville-la-Poterie : L’if de l’ancien cimetière
    59- Rosay-sur-Lieure : Le chêne de la ferme de Fieffes
    60- Saint-Hellier : Le chêne de l’Essart de la Frenaye de la forêt d’Eawy
    61- Saint-Mards-de-Blacarville : Le tulipier se Saint-Mards-de-Blacarvillle
    62-63 Saint-Martin-de-Boscherville : Le chêne à Leu de la forêt de Roumare et le saule de Saint-Martin-de-Boscherville
    64- Saint-Martin-du-Vivier : Le cèdre du Liban de Mesnil-Grémichon
    65- Saint-Symphorien : Le plus gros des deux ifs du cimetière de Saint-Symphorien
    66- Touffreville : Le hêtre de Dieu de la forêt de Lyons
    67- Vatteville-la-Rue : Le chêne à la Vierge
    68- Vernon : Le chêne de la Croix-Rouge de la forêt de Vernon
    69- Vieux-Manoir : Le chêne-Chapelle du Vieux manoir

    En savoir plus
    Le Pôle Image Haute-Normandie met en ligne 124 photos détaillées de cette collection (fonds du Muséum d'histoire naturelle de Rouen).

    A lire
  • Arbres remarquables de Haute-Normandie  / VALLEE, Annick. Rouen : Editions des Falaises, 2010, 144 p.
  • Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen. Itinéraires d'un amoureux de la nature / BOULLARD, Bernard. Rouen : Editions PTC, 2006, 160 p.
  • Portraits d'arbres : Henri Gadeau de Kerville au regard de la photographie contemporaine / MOUCHEL, Didier (dir.). Le Point du jour, 2004 , 111 p.
  • Mise en valeur de 26 arbres remarquables des forêts domaniales de Seine-Maritime / ROHR, Pierre. Etudes normandes, 2008 (3), pp. 44-48
  • Vieux arbres de la Normandie (les). Henri Gadeau de Kerville photographe / MOUCHEL, Didier. Point de vues , 2004 , 160 p.
  • Sur les pas de Gadeau de Kerville - Les vieux arbres de Haute-Normandie (1ère partie) / Annick Crenn .- Saint-Pierre-lès-Elbeuf : A.C.L., 1993,  44 p. - Numéro de : Le P'tit Pierrotin, no spécial, juin 1993
  • Sur les pas de Gadeau de Kerville - Les vieux arbres de Haute-Normandie (2ème partie) / Annick Crenn .- Saint-Pierre-lès-Elbeuf : A.C.L.., 1996, 72 p. - Numéro de : Le P'tit Pierrotin, no spécial, février 1996
  • Vieux arbres de l'Orne (les) / François Radigue .- Alençon : Association faune-flore de l'Orne, 1990, 100 p. + 14 p. de planches
  • Les vieux arbres de la Normandie : étude botanico-historique / Henri Gadeau de Kerville. Rouen : Société des amis des sciences naturelles de Rouen, 1890-1932 – 2 volumes

  • Adresses utiles
  • DREAL Haute-Normandie Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – Service Ressources
    1 rue Dufay - 76100 Rouen

    Tél. 02.32.81.35.80
    http://www.haute-normandie.developpement-durable.gouv.fr
  • Office national des forêts - Agence régionale Haute-Normandie
    53 bis, rue Maladrerie 76042 Rouen Cedex 1
    Tél. : 02 35 14 20 20
  • Centre régional de la propriété forestière de Normandie
    1, rue Georges Clémenceau - BP 20600 - 76235 Bois Guillaume Cedex
    http://www.crpfn.fr
  • ANEF (Association Normande des Experts Forestiers)
    38 , rue St Maur - 76000 Rouen - Tél: 02.35.88.57.42 - Fax: 02.35.70.31.88
  • ANORIBOIS
    1 Rue Georges Clemenceau 76230 Bois-Guillaume
    Tél.: 02 35 61 55 59
    http://www.anoribois.com