Tic tac : c'est l’heure des comptes pour les Technologies de l’Information et de la Communication

Novembre 2009
Près de 90 % des ménages disposent d’un téléphone fixe, 70 % d’un téléphone portable, 55 % d’un micro-ordinateur.
Ajoutez à cela les 40% de français qui utilisent un ordinateur sur leur lieu de travail. Sans compter que cette tendance concerne la terre entière, avec un boom prévu dans les pays en développement.
Tous ces appareils consomment de l’électricité quand on les utilise, et ce à des volumes non négligeables.

Le saviez-vous ?


GES : Gaz à effet de serre.
La production d’électricité produit des pressions environnementales et des risques technologiques majeurs : déchets nucléaires, pollution de l’air, émissions de GES pour les centrales thermiques, perturbation des milieux aquatiques pour les besoins du refroidissement des centrales thermiques et nucléaires, etc. C’est pourquoi l’importance que les consommateurs accordent ou non à l’amélioration de la consommation électrique de leurs équipements est un réel enjeu environnemental. La consommation énergétique des appareils numériques représenterait 2 % des émissions de CO2, soit autant de gaz à effet de serre que l’ensemble des compagnies aériennes du monde (source : Cabinet Gartner, 2007).

Qu’appelle-t-on les technologies de l'information et de la communication (TIC) ?



Les téléphones fixes ou mobiles, les ordinateurs et leurs périphériques (imprimante, scanner, enceintes, etc.), les logiciels, les appareils photo, les téléviseurs, les e-books, les consoles de jeux... font tous partie des TIC.
Il y a quelques années, on les appelait encore les "nouvelles technologies de l’information et de la communication" (NTIC). Mais le tout premier ordinateur datant d’avant 1950 et le web ayant fêté ses 20 ans en mars dernier, on ne parle presque plus de "nouvelles technologies" mais simplement de TIC ou IT (Information Technology).
OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques.
Selon l'OCDE, les TIC comprennent tous les secteurs qui permettent de produire, traiter, transformer et transmettre l'information et la communication, en utilisant un procédé électronique.
Ainsi, le secteur TIC rassemble les entreprises qui contribuent à produire et/ou distribuer ces technologies, ainsi que celles qui proposent des services facilitant leur utilisation par les citoyens ou les organisations.
Selon cette délimitation, le secteur des TIC comprend principalement les secteurs suivants :
  • les biens bureautiques et informatiques,
  • les services de télécommunications,
  • les services informatiques (regroupant à la fois ce qui est conseil et ingénierie, réalisation de logiciels, traitement de données et bases de donnés)
  • les secteurs qui assurent le commerce, la location et la maintenance des biens et services précédents.


  • Des chiffres impressionnants…
    En France, on dénombre 40 millions d'ordinateurs : 20 millions chez les particuliers et 20 millions en entreprise !
    A l’échelle mondiale :
  • 60 % de l’humanité utilise un téléphone portable.
  • 1 milliard d’ordinateurs en 2008, 2 milliards sont attendus en 2015.
  • 500 millions de serveurs dans le monde.

  • Internet, c’est quoi ?



    Internet est un réseau créé dans les années 70 par les militaires américains.
    Ce réseau, dénommé initialement "Arpanet", devait maintenir les télécommunications en cas d’attaque. Au début des années 90, des chercheurs du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) ont créé le World Wide Web (littéralement "toile d’étendue mondiale" employé pour "toile d’araignée mondiale") afin de faciliter les échanges d’informations entre les pôles de recherche. C’est le début de l’Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui.

    Internet n’est pas qu'un monde virtuel


    Internet, le Web, la toile... autant de termes que l’on utilise sans vraiment savoir de quoi il s’agit. Internet, c’est un réseau mondial qui existe grâce aux fournisseurs d’accès, aux serveurs, aux câbles…
    Plusieurs technologies qui nécessitent un échange d’information utilisent Internet pour fonctionner. Il y a le fameux Web (ensemble des sites Web), mais aussi le chat (MSN/Yahoo messenger), l’échange d’e-mails, les jeux vidéo en réseau, etc.

    Des autoroutes sous les océans !
    Pour relier nos ordinateurs et nos serveurs, ce ne sont pas moins de 480 000 kilomètres de câbles faits d’acier et de bitume contenant des fibres optiques (elles-mêmes composées d’inox, de cuivre, de polyéthylène, de plastique…) qui ont été posés au fond des océans à côté des fils téléphoniques et télégraphiques du XXe siècle. Chaque année, 40 000 kilomètres de câbles sortent de l’usine afin d’améliorer la qualité des débits qui, lors de nos consultations, nous semblent parfois… pas assez rapide !

    A qui appartient Internet ?


    A personne ! Il existe cependant un certain nombre d’organismes chargés d’élaborer des standards de fonctionnement et de coopération, définir de nouvelles normes techniques et de gérer les adresses Internet.
    Les plus connus sont les suivants :
  • W3C : World Wide Web Consortium s’occupe de définir les normes des langages informatiques dédiés à la navigation.
  • ISOC : Internet SOCiety, association à vocation internationale qui promeut et coordonne le développement des réseaux informatiques dans le monde.
  • InterNIC : coordonne les NIC, Network Information Centers, qui gèrent les noms de domaine (Afnic pour la France).


  • Les centres de données ou datacenters : le cas Google


    Il faut toute une infrastructure pour stocker le web chez les hébergeurs. Google, comme d’autres moteurs de recherche, doit parcourir le web et le dupliquer 24h sur 24. Quand vous faites une requête, Google doit balayer toutes les pages du web pour vous proposer une liste de résultats.
    Ces informations ne flottent pas dans un espace dématérialisé.
    Serveur web : ordinateur traitant les requêtes des internautes et hébergeant les services et pages internet.
    Elles sont stockées dans des serveurs, branchés en permanence, pour lesquels d’énormes centres de données ont été construits sur des centaines d’hectares (voir la vidéo : Inside A Google Data Center).
    Toutes ces machines créent des ambiances caniculaires qu’il faut climatiser pour éviter les pannes. En moyenne, pour 1 kWh utile dépensé par un serveur, il faut en brûler un deuxième pour la climatisation et un troisième pour garantir une alimentation en continu (groupes électrogènes). Un datacenter moyen consomme aujourd’hui près de 4 mégawattheures par heure.
    Et Google n’est pas le seul à posséder des serveurs ; chaque administration, chaque entreprise en possède un voire plusieurs.
    Google, lui, en possède deux millions et en remplace 500 000 chaque année. En Europe occidentale, 36,9 milliards de kilowattheures sont consommés annuellement pour l’alimentation de ses 6,77 millions de serveurs, soit l’équivalent de l’énergie utilisée par une grande ville française pour son éclairage public.

    Google en chiffres (octobre 2008)


  • Google représente à lui seul 90 % des recherches effectuées en France.
  • Google possède plus d'un million d’ordinateurs répartis dans 60 centres de données.
  • La consultation d'une simple page web occasionnerait l’émission d’environ 0,02 g de carbone par seconde, et ce chiffre serait multiplié par 10 (0,2 g/s) pour une page enrichie de vidéos ou d'images.
  • Google tire son nom de gogol en mathématiques, qui signifie 10 puissance 100.

  • Un centre de données au Val-de-Reuil


    L’opérateur Orange annonce la construction d’un centre de données de 10 000 m2 d’ici deux ans au Val-de-Reuil, dans l’Eure, en raison notamment de sa proximité avec l’autoroute A13. Cette installation de 15 mégawatts de puissance informatique équivaudrait à la consommation électrique domestique de 15 000 habitants

    Solutions surprenantes...


    De nouveaux centres sont construits près de rivières glacées ou dans des pays froids dans l’espoir de réduire les besoins en climatisation. Google investit dans le solaire et l’éolien, et a mis au point des centres de données flottants qui utiliseraient les vagues pour refroidir les ordinateurs et produire de l’énergie.

    En résumé


    Internet est donc un réseau complexe dont l’équipement des particuliers ne suffirait pas à assurer le fonctionnement. Il y a derrière toute une infrastructure, des centres de données pour stocker l’information, des serveurs, des câbles transocéaniques pour relier le tout, et surtout des mégawatts d’électricité consommés… Mais pour quels usages ?

    Les usages informatiques



    D’après l’étude commanditée par l’opérateur de télécommunications Orange Labs (France Télécom) sur l’usage informatique des Français au quotidien, les personnes interrogées utilisent leur ordinateur en moyenne 23 jours par mois et un peu plus de 7 h par jour. Des logiciels installés sur les ordinateurs du panel soulignent que l’utilisation réelle se situe plutôt à moins de 3 h par jour.
    Plusieurs types de profils ont été identifiés :
  • Ceux dont l’ordinateur est allumé 24h/24 (15 % du panel), qui considèrent l’ordinateur comme une ressource qui doit tout le temps être accessible.
    P2P : peer-to-peer (en français pair-à-pair, poste-à-poste ou égal-à-égal)
    Pourtant, ils ne l’utilisent que 3 h 30 par jour en moyenne. Ce comportement correspond souvent à un usage important du P2P (partage de fichiers, de vidéos), de logiciels multimédias et de la messagerie instantanée.
  • Ceux dont l’ordinateur est toujours disponible (33 %), qu’on allume au premier usage et qu’on ferme le soir. Ils montrent aussi un fort usage de la messagerie instantanée.
  • Ceux dont l’ordinateur est allumé à la demande (30 %) et qui ont tendance à fermer l’ordinateur après de courts usages ; ils utilisent plutôt des applications bureautiques, du web et du mail.
  • Ceux qui ont un faible usage (22 %) correspondent à ceux qui ont utilisé leur ordinateur moins de 15 jours par mois. Ils ont des usages proches de ceux du groupe précédent.

  • Quatre personnes sur dix (43,6%) utilisent quotidiennement l’ordinateur en 2008 contre 25% en 2005. Les loisirs numériques englobant la musique, la vidéo et les jeux vidéo et le téléphone mobile ont également fidélisé des adeptes. 72,4% des Français ont pratiqué ces activités en 2008 contre 61,5% en 2005.
    Cette étude montre que la consommation d’énergie en informatique va au-delà de l’usage effectif.
    Et ce n’est que la partie visible !

    Un autre dévoreur d’énergie : le spam


    Les spams (emails indésirables que l’on reçoit dans nos boîtes mail) représenteraient 80 % des emails échangés. Cela fait beaucoup, surtout quand on sait qu’ils consomment pas moins de 33 milliards de kilowattheures par an (ce chiffre prend en compte l’énergie nécessaire de leur création à leur mise à la poubelle en passant par l’envoi, le stockage et la consultation).

    Voir l’article : Le spam : pas très écolo ! sur le blog Les petites infos de la doc

    L’e-déchet


    L'e-dechet désigne les produits électroniques en fin de vie (les ordinateurs, les téléviseurs, les magnétoscopes, les chaînes stéréophoniques, photocopieurs, télécopieurs, etc.).
    De 20 à 50 millions de tonnes d'e-déchets sont générées à travers le monde chaque année et la plupart ne peut être valorisée. Ils représentent désormais 5 % de la totalité des déchets municipaux mondiaux, soit presque autant que les emballages plastiques. Les pays développés ne sont pas les seuls consommateurs d'électronique grand public : l'Asie en génère également 12 millions par an.
    Les e-déchets représentent aujourd'hui le secteur des déchets qui croît le plus rapidement. En Europe, par exemple, ils augmentent de 3 % à 5 % par an, presque trois fois plus rapidement que le flux total des déchets. D'ici 2010, les pays en développement tripleront leur production d'e-déchets. Parmi eux, téléphones portables et ordinateurs constituent le gros du problème puisqu'ils sont remplacés environ tous les 2 ans.

    Comment le marché a-t-il évolué ?


    Dans les années 90, les gouvernements de l'Union européenne, du Japon et de certains états américains ont mis en place des systèmes de recyclage des déchets. Incapables de gérer la quantité excessive d'e-déchets, de nombreux pays ont commencé à exporter le problème vers les pays en développement, où les lois protégeant les travailleurs et l'environnement sont inadaptées ou inappliquées et où les coûts sont dérisoires. La demande asiatique de déchets électroniques a commencé à croître lorsque les chantiers de récupération de ferraille ont découvert qu'ils pouvaient extraire des substances de valeur comme le cuivre, le fer, le silicone, le nickel ou l'or pendant le processus de recyclage. Un téléphone portable contient par exemple 19 % de cuivre et 8 % de fer.

    Qu'y a-t-il dans les appareils électroniques ?


    Les appareils électroniques sont composés d'un mélange complexe de plusieurs centaines de matériaux dont un grand nombre contiennent des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium), du béryllium, ainsi que des substances chimiques dangereuses, comme les retardateurs de flamme bromés. Un téléphone portable, par exemple, contient de 500 à 1 000 composants.  
    Ces substances chimiques dangereuses génèrent une forte pollution et des risques sanitaires pour les travailleurs qui les produisent ou les éliminent.

    Mon ordi a voyagé plus que moi !
    L’ordinateur est à la fête : 239 millions d’unités ont été vendues dans le monde l’an dernier. Mais les voyages de ces machines coûtent cher à l’environnement.
    Amusez-vous à désosser votre machine et vous ferez le tour du monde ! Carte mère, disque dur et micro-processeur sont importés d’Asie ; assemblé dans les Balkans, l’ordinateur sous sa forme définitive sera stocké dans un entrepôt néerlandais avant d’être distribué au quatre coins de l’Europe.
    Ce drôle d’itinéraire est la marque de fabrique type des ordinateurs qui sont commercialisés un peu partout en Europe.
    Les ordinateurs voyageant majoritairement en avion, le coût environnemental est lourd pour ce qui concerne la partie transport. Mais pas seulement. La partie fabrication pèse elle aussi son poids de dioxyde de carbone.
    Si on compte en énergie grise (énergie totale dépensée tout au long du cycle de vie d’un produit, de sa fabrication à son recyclage en passant par son utilisation), on constate que l’ordinateur est un produit extrêmement énergivore. Un ordinateur de 24 kilos accompagné d’un écran 17 pouces nécessite 1,8 tonne de matériaux, dont 240 kilos de combustibles fossiles, 22 kilos de produits chimiques et 1 500 litres d’eau ! D’après l’article qui suit, les matières premières utilisées pèseraient 100 fois le poids final du PC ! En comparaison, la fabrication d’une voiture ne nécessite que deux fois son poids.
    Pour en savoir plus : Energie grise et informatique verte

    S’équiper et recycler écolo



  • Ecodair : l’informatique durable et solidaire
  • Que faire des déchets électriques et électroniques ?
  • Que faire de son vieil ordinateur ?
  • Recycler et valoriser vos ordinateurs pour préserver l’environnement
  • Comment recycler les appareils électroménagers
  • DEEE : un certificat pour compenser les pollutions induites

  • Le concept Green It : l’informatique vers le vert…



    Green It, l’informatique écologique est une démarche visant à tenir compte des impacts et coûts en énergie des matériels informatiques. Décisionnaires informatiques, politiques, constructeurs, chacun intègre petit à petit ce concept à ses objectifs. Si pour les usagers (entreprises), les économies financières en terme de consommation électrique peuvent être considérables, certains constructeurs n’y voient qu’un intérêt publicitaire pour commercialiser des solutions pas toujours si vertes.
    La réduction des émissions des GES est une conséquence de cette tendance, même si tous les aspects du développement durable ne sont pas intégrés au concept. C’est toujours ça de pris !
    L’objectif : rendre les TIC moins polluantes et favoriser leur utilisation au service du développement écoresponsable. Sont visés notamment les boîtiers ADSL (box), les équipements multimédia et les centres de données (datacenters), afin qu’ils réduisent leur consommation énergétique et réutilisent mieux la chaleur produite.
    On distingue principalement :
    - Green It 1.0 : concerne les technologies visant à optimiser les datacenters, à améliorer l’efficacité énergétique et à diminuer les pannes (moins de renouvellement et moins de déplacements), gérer les cycles de vies, la rationalisation et virtualisation, l’orchestration (extinction de ressources non utilisées), les impressions, les politiques achat, etc.
    - Green It 2.0 : concerne les nouveaux outils informatiques permettant de diminuer l’impact des activités d’un groupe. Par exemple : dans le domaine aérien, des solutions optimisent les phases de décollage et d’atterrissage afin de réduire les consommations de carburants.

    Les politiques s’y mettent aussi…
    Chaque année, l’Europe produit 6 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (25 kg par habitant !).
    Depuis le 13 août 2004, les États membres de l’Union européenne doivent appliquer la directive sur les déchets d’équipements électriques et électronique (DEEE). Cette directive vise à promouvoir le recyclage et la réutilisation des équipements électriques et électroniques.
    A l'instar du rapport remis le 12 mars dernier au ministère de l'Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, le texte européen constate que malgré son impact négatif important et croissant sur l'environnement, le secteur des TIC est aussi l'un des plus propices pour réduire les effets néfastes des autres industries. Il met notamment l'accent sur le bâtiment, les transports, mais aussi le réseau électrique "intelligent" (éclairage public).
    A consulter :
    L’Europe s’engage en faveur du Green IT
    La commission encourage l’utilisation des TIC pour une Europe plus verte
    Synthèse de la conférence de l’OCDE "TIC, environnement et changement climatique"

    Que font les fabricants ?


    Les fabricants ont vite compris qu’il leur était indispensable d’adapter leurs produits, pour satisfaire le particulier soucieux d’acquérir du matériel vert et afin de respecter la législation.
    Depuis, on observe l’arrivée sur le marché de produits plus respectueux de l’environnement. L’ordinateur "Zéro Watt", la télévision qui s’éteint toute seule, ou le téléphone écologique GreenHeart seront-ils les produits de demain ? De plus en plus soucieux des impacts sur l’environnement de leurs produits, ils ont encore un long chemin à faire pour que leurs produits soient des exemples de l’écoconception.
    Les entreprises, quant à elles, sont surtout soucieuses des économies qu’elles réalisent en reconsidérant leurs besoins et usages. Beaucoup d’entres elles pratiquent surtout ce qu’on appelle le greenwashing (procédé marketing : fausse idée d’actions en faveur de l’environnement) afin de se donner une bonne image. D’après une étude réalisée par le cabinet Vanson Bourne auprès de 1 050 décisionnaires dans 14 pays, 80 % d’entre eux indiquent que leur entreprise dépense un quart de son budget informatique pour des frais liés à l’énergie. A titre d’exemple, en rationalisant son portefeuille d’applications (obsolètes ou inutiles) et donc en libérant de l’espace sur ses serveurs, une société peut consommer moins d’énergie et donc économiser. D’autres solutions existent également, comme le Cloud computing (informatique dans les nuages). L’intérêt : éviter d’acheter des serveurs coûteux et des logiciels qui ne sont pas utilisés à 100 %. Les entreprises externalisent leurs ressources, les louent auprès de prestataires et ne paient que pour l’usage qu’elles en font, ainsi les terminaux n’ont plus besoin d’une mémoire importante En revanche, de nouveaux centres de données seront nécessaires.

    Exemples de produits nouvelle génération :
  • Demain, les chargeurs de nos téléphones et ordinateurs portables, lecteurs MP3 vont consommer moins d’énergie
  • Netbook solaire
  • Lecteur MP3 dynamo
  • Chargeur solaire USB
  • Logiciel pour économiser l'électricité
  • Eco-bouton

  • Labels et normes européennes


    Mise en place d’un code de conduite européen pour les centres de données verts (green data centers) : l’industrie européenne des TIC travaille avec la Commission européenne et des experts nationaux en énergie.
    Les standards européens jouent également un rôle important dans les avantages motivant les améliorations dans les performances et les fonctionnalités. Le standard ISO 14000 est ainsi respecté par la majorité des fabricants.

    Eco Flower est un logo de l’Union européenne pour les ordinateurs, les portables et les télévisions qui ont un impact environnemental réduit. Energy Star est un label de la Communauté européenne relatif à l'efficacité énergétique des équipements de bureau.


    Des avis partagés


    Il faudra bien des études avant de pouvoir être sûr de faire les bons choix.
    Ceci étant, quelques aspects négatifs et positifs peuvent déjà être listés.

    Points négatifs de l’informatique
  • Pressions sur l’environnement : comme cela a été évoqué précédemment, tout matériel informatique génère énormément de pollutions durant son cycle de vie (de sa fabrication à son recyclage).
  • Fabrication avec des matières polluantes
  • Dépenses énergétiques importantes
  • Impacts sanitaires : l’usage des TIC créé des risques sanitaires, d’ordre physique et psychologique liés au temps passé devant les écrans (obésité, problèmes de vue, de dos, manque de sommeil... ayant des impacts sur le mode de vie), mais aussi en fonction des sites visités (violence, pornographie pouvant créer des problèmes comportementaux).
  • Lire aussi : Emissions de poussières et PC de bureau, les risques à l’étude.

    Points positifs de l’informatique
  • Permet d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, des transports.
  • Permet d’améliorer les comportements des citoyens vis-à-vis de la consommation énergétique.
  • Permet de mettre à profit les TIC dans d’autres secteurs.

  • Voies prometteuses
  • Télétravail et visioconférences.
  • Optimisation des transports et des déplacements.
  • E-commerce.
  • Dématérialisation des procédures administratives.

  • Le saviez-vous ?
    Chaque manipulation sur l’ordinateur consomme de l’énergie. Plus il y a d’applications ouvertes, plus l’ordinateur consomme d’électricité.
  • En une année, un avatar de Second Life consomme autant d’électricité qu’un Brésilien.
  • Une recherche sur Google rejetterait 7 grammes de CO2, ce qui correspond à l’énergie nécessaire pour porter à ébullition le contenu d’une bouilloire électrique.
  • Télécharger la version électronique de Libération ou du Figaro consomme autant d'élecrticité que faire une lessive.
  • Ecouter la radio via la télé consomme 10 fois plus d’énergie que par une simple radio.

  • Difficile à l’heure actuelle de mesurer précisément les impacts de l’informatique sur notre environnement, mais toute consommation en entraîne inévitablement.
    Si les TIC engouffrent une partie conséquente de l'électricité que nous consommons, il est vrai que la question touche surtout les stations de travail, les serveurs et les supercalculateurs, et que l'industrie dirige déjà ses stratégies vers l'optimisation du rapport performances/consommation des nouvelles machines professionnelles. Mais, du côté du grand public, la question s'avère de plus en plus présente, avec la multiplication du nombre de foyers équipés d'au moins un ordinateur.

    Et nous, que pouvons-nous faire ?


  • Ne pas laisser sa télévision ou son ordinateur allumé inutilement.
  • Eviter le mode veille.
  • Ne pas laisser sous tension des appareils que l’on utilise très rarement : chargeur de téléphone ou d’appareil photo, appareils électriques en tout genre comme un sèche-cheveux.
  • Utiliser les périodes heures creuses pour mettre à tourner machines à laver le linge ou la vaisselle quand cela est possible (appareils silencieux ou ne pouvant gêner personne).
  • Faire durer ses appareils.
  • Eviter un suréquipement : plusieurs appareils ayant la ou les même(s) fonction(s).
  • Se renseigner sur la consommation électrique des appareils et comparer les solutions (un ordinateur potable, par exemple, serait moins énergivore que le poste fixe).
  • Lors des départs en vacances, débrancher toutes les prises (attention au congélo !).
  • Lire l’article "au Bureau" (pour adopter les bons réflexes de l’éco-agent).

  • Pour les internautes ou webmasters :
  • Imprimer quand c’est nécessaire et, de préférence en Noir et Blanc (voir Imprimer malin ! et 3 applications pour réduire vos impressions).
  • Penser à utiliser des logiciels libres (voir encadré ci-dessous).
  • Eviter les animations sur les pages web (images, vidéo, pub) qui consomment beaucoup d’électricité.
  • Lire l’article 5 règles pour un site web plus respectueux de l’environnement

    Les logiciels libres


    Un logiciel est qualifié de libre si chacun peut, en toute légalité, l'utiliser, l'étudier, le modifier et le diffuser.
    Le but est d’inciter les particuliers, les professionnels, aussi bien, que les administrations, à adopter ces logiciels dont l’enjeu est de mettre sur un pied d’égalité l’ensemble des acteurs et en les encourageant au partage et à l’entraide.
    A voir :
    Du libre comme s’il en pleuvait
    1 208 logiciels libres dans l’annuaire
    Outils logiciels

    Voir aussi
    Ecologie : 10 réflexes qui sauvent
    27 moteurs de recherches verts
    Le bonus-malus écologique pourrait être étendu aux ordinateurs !
    Le téléchargement geste écologique pour la planète

    Sources et liens Internet



    Consommation


    Retrouver le classement des ordinateurs les plus "verts"
    La Conférence Al Gore
    Ademe : conseils et test écocitoyens

    Internet et informatique


    En savoir plus sur Internet
    Liste des logiciels écologiques
    Rapport TIC et Développement durable
    TIC et développement durable : quelques actions pour les collectivités territoriales ?
    Le Web a 20 ans : la genèse en images
    Il y a 40 ans naissait (presque) Internet
    Musée de l’informatique
    Ensemble de documents PDF et vidéo faisant suite à une journée dédiée aux aspects environnementaux de l’informatique. Thèmes : serveurs, climatisation, fabrication des ordinateurs en Chine, cycle de vie, achat durable, etc.
    Carbon fighters
    Epeat : pour évaluer l'impact environnemental de votre matériel informatique (en anglais).

    Déchets


    Les faces cachées de l’informatique : énergie et déchets
    Vidéo agissons contre l’e-waste (en anglais)

    Gestionnaire systèmes informatiques


    Livre vert : comment se diriger vers une informatique durable ? Groupe de travail du CNRS. Ce document s’adresse principalement aux personnels en charge des systèmes informatiques et aux acheteurs de systèmes informatiques.
    Livre vert Syntec
    Documents en lien avec la gestion des data centers

    Sites Internet


  • Agoravox
  • Green It
  • EcoloInfo
  • Accid
  • Greenpeace
  • Mes courses pour la planète
  • Notre-planète.info
  • Terraeco (site et périodique)
  • OCDE : TIC
  • Wikipédia : TIC

  • Autres sources


  • DIVRY Sophie. Internet, cauchemar écolo. In : La Décroissance, avril 2009, n°58, pp. 2-3.
  • THOMAS Jim. L’empreinte écologique d’Internet. In : L’Ecologiste, juin 2009, n°1, vol. 10, p.17
  • DELANNOY Robert. TIC et développement durable. In : Ecollectivités, juin-juillet 2009, n°9, pp. 28-33
  • DUCOURTIEUX, Cécile. Le cloud computing bouscule l’informatique. In : Le Monde, 25 août 2009, p.13