Les sacs plastiques
Avril 2004
Le sac plastique : un véritable génie technologique ?
Il est grand temps de nous interrogeons-nous sur nos actes d’achats et de trouver de nouveaux modes de consommation qui répondent à nos besoins tout en limitant la production massive de pollutions et de déchets.
Prenons l’exemple du sac de caisse, sac en plastique à usage unique, que nous utilisons en très grand nombre, du fait de son caractère gratuit, pour mettre nos courses et que nous abandonnons à la poubelle une fois nos achats rangés. Ces sacs ne font l’objet de pratiquement aucun recyclage. C’est un gâchis de 72 000 tonnes de plastiques par an.
Le sac jetable est devenu un symbole de notre société de consommation, société qui n’est ni plus, ni moins qu’une société de déchets : nous venons de passer le cap du kilo d’ordures par jour et par habitant, et cette montagne croît au rythme de 1 % l’an. Elle a pratiquement doublé en un quart de siècle !
Le sac à usage unique
Fabriqué en une seconde
Utilisé 20 minutes
Met entre un et quatre siècles pour se dégrader dans la nature.
Un sac plastique, c’est quoi ?
Le sac plastique est en polyéthylène, matière produite à partir du pétrole. Il se ramollit à la chaleur, ce qui lui permet de prendre des formes variées. Ses propriétés sont souvent inégalables. Il est léger, imperméable, résistant, réutilisable, esthétique, sans nocivité pour l’homme ni pour les sols et les nappes phréatiques. C’est un véritable génie technologique !
Il a perdu 75 % de son poids en 15 ans pour des performances inchangées : il pèse actuellement 5 g et peut transporter jusqu’à 10 kg.
Petit historique
Tout commence en 1863 aux Etats-Unis, où un concours est organisé pour remplacer l’ivoire des boules de billard. C’est là que naît la première matière plastique : le celluloïd. Il reste la seule matière plastique utilisée pendant 40 ans mais, cher et inflammable, on cherche à le remplacer.
C’est véritablement de la première moitié du XX
e siècle que date le développement de la chimie de synthèse et la découverte des matières plastiques actuelles (polystyrène, polyéthylène, polypropène...). Là apparaissent les premiers jouets et articles ménagers en plastique. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les applications se multiplient et on fabrique des matériaux composites, qui allient plastique et autres fibres (verre, carbone…) ou différents plastiques entre eux.
Dans les années 70, le sac plastique fait irruption dans la vie des ménages et remplace rapidement le sac en papier, moins résistant. C’est le début de l’ère de la consommation à tout crin, du jetable. Le papier journal, comme emballage, laisse place au film plastique qui met les aliments à l’abri des contaminations extérieures et constitue un facteur de sécurité alimentaire.
L’élimination des sacs
Recyclage
En fonction de leur nature, de leur densité, de leur réaction à la chaleur et de leur température de fusion, les plastiques ne se recyclent pas tous dans les mêmes conditions. Le sac plastique ne se recycle pas comme une bouteille d’eau. D’ailleurs, la plupart des industriels s’accordent à penser que cette opération n’est pas rentable ni économiquement, ni écologiquement. Selon Eco-emballage, les sacs plastiques sont trop légers pour être recyclés. Ce procédé consommerait plus de ressources qu’il n’en restituerait. En France, seule la société Sopave recycle 3 000 tonnes de sacs tous les ans en sacs de collecte sélective. Elle ne perd pas espoir de voir son activité poursuivre sa progression, car certains distributeurs viennent d’installer des réceptacles destinés à recueillir les sacs de caisse afin de les recycler.
Il faut bien garder à l’esprit qu’on ne peut pas recycler à l’infini. Et surtout, il peut y avoir des effets néfastes à rendre anodin le geste de jeter : « Ce n’est pas grave puisque ça se recycle. ». Le recyclage ne doit pas nous faire perdre de vue la nécessité de réduire avant tout notre consommation.
Recyclage : opération qui permet de récupérer un matériau afin de le réutiliser dans la même application ou dans une autre.
Valorisation énergétique
Vesta, un équipement majeur pour la revalorisation des déchets de l'arrondissement de Rouen.
La solution la plus courante pour éliminer les sacs consiste à les incinérer. Le plastique étant du « pétrole solide », les sacs servent alors de carburant peu coûteux pour entretenir la combustion des autres déchets ménagers.
On parle même de « valorisation énergétique » lorsque de l’énergie est récupérée lors de la combustion des sacs pour alimenter le chauffage urbain ou produire de l’électricité. Cependant, l’énergie récupérée est largement inférieure à celle qui a été consommée durant tout le cycle de vie du sac (extraction des matières premières, fabrication, distribution, utilisation et élimination).
L’incinération des sacs en plastique produit du gaz carbonique et de la vapeur d’eau, deux gaz à effet de serre qui contribuent au phénomène de réchauffement climatique. De plus, l’incinération des ordures ménagères dégage des dioxines cancérigènes.
Inconvénients du plastique
Quand nos ressources naturelles partent à la poubelle
La fabrication de sacs plastiques contribue à l’épuisement des réserves naturelles de pétrole, source d’énergie fossile, donc non renouvelable, que la nature a mis des millions d’années à fabriquer.
Combustibles fossiles : combustibles naturels (charbon, pétrole, gaz) produits par l’accumulation et la décomposition de végétaux et autres organismes vivants au cours des âges géologiques. La reconstitution des stocks étant incomparablement plus lente que leur consommation actuelle, ces combustibles sont considérés comme des ressources non renouvelables.
En 2001, en France, 72 000 tonnes de plastiques ont été utilisées pour la production de sacs à usage unique sur les 6,56 millions de tonnes produites.
Le sac plastique nous survivra
La nocivité d’un produit pour l’environnement dépend largement de sa durée de vie. La durée de dégradation d’un sac plastique est estimé entre 100 et 400 ans.
Il pose d’énormes problèmes arrivé au stade de déchet car il n’est pas
biodégradable. 80 % des sacs ne sont ni triés, ni recyclés, ni incinérés : ils servent de poubelles ou sont jetés à la poubelle ou dans la nature.
Biodégradable :
qualifie un matériau qui se décompose sous l’action de micro-organismes et se transforme en composés simples comme le dioxyde de carbone, le méthane, ou l’eau. Selon la norme européenne, un matériau réellement biodégradable doit se dégrader en moins de 6 mois et à 90 % en 3 mois.
Pollution visuelle
Quand subsiste une décharge d’ordures ménagères c’est un festival de sacs plastiques accrochés aux grillages et aux arbres, accumulés dans les fossés. Léger, volatil, aussi vite jeté que saisi, le sac de caisse est un désastre environnemental selon les écologistes. Sacs abandonnés, jetés par mégarde, oubliés par les collectes d’ordures ménagères, les sacs sont partout et quelquefois là où on les attend le moins ! Dans les champs, en forêt, en montagne, en mer ou sur le littoral, ils pullulent alors que déjà un seul sac abandonné suffit à dégrader la beauté du paysage ! D’après l’Ifremer, 122 millions de sacs plastiques souillent nos 5 000 kilomètres de côtes.
Durée estimée de la biodégradation de certains déchets :
Mouchoir en papier : 3 mois
Mégot de cigarette : 1 à 2 ans
Canette en aluminium : 200 à 500 ans
Sac plastique : 100 à 400 ans
Bouteille plastique : 10 à 1000 ans
Chewing-gum : 5 ans
Huile de vidange : 5 à 10 ans
Les sacs sont nocifs pour la faune et la flore
Les sacs plastiques représentent un danger pour les grands organismes marins (tortues, cétacés, thons…) en provoquant leur étouffement ou leur étranglement lorsqu’ils les absorbent, les confondant avec des proies.
Ils modifient aussi l’écosystème marin en empêchant la pénétration de la lumière dans l’eau et gênent le développement des micro-organismes.
Selon une étude de Ifremer, de 1995, qui fait le bilan des macro-déchets gisant sur les fonds marins au large de certaines zones côtières françaises, les déchets solides sont de plus en plus nombreux dans la mer et 95 % d’entre eux seraient des sacs plastiques.
La politique française
Depuis le Conseil des ministres du 4 juin 2003 sur « la politique des déchets ménagers et assimilés », le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a engagé une action visant à réduire la distribution des sacs de caisse et des prospectus publicitaires. Il souhaite atteindre la stabilisation de la production des déchets d’ici 2008. Selon le ministère, une réduction de 20 % du nombre de sacs de caisse distribués et de 8 % de leur épaisseur entraînerait une diminution de plus de 22 000 tonnes de la production de déchets.
S’il reconnaît le gâchis généré par les 18 milliards de sacs de caisse, le gouvernement se refuse à interdire leur distribution et mise sur la bonne volonté de la grande distribution et des citoyens consommateurs pour réduire le gaspillage. La loi prévoit tout de même une amende pouvant aller jusqu’à 150 euros pour l’abandon de déchets dans la nature.
Une campagne nationale d’information et de sensibilisation axée sur la
prévention sera lancée avant la fin de l’année 2004. La prévention des déchets a été développée dès 1992, mais elle s’est soldée par un échec. Les données disponibles montrent une hausse continue de nos déchets.
Les associations de protection de l’environnement et de consommateurs souhaitent des engagements fermes contre l’utilisation des sacs. Les associations écologistes WWF France et les Amis du vent ont lancé une campagne « Du jetable au durable » pour inciter les consommateurs à entrer dans l’ère du durable par le biais des sacs réutilisables.
La prévention : sensibilisation des particuliers vers une évolution de leurs habitudes de consommation afin de réduire la fabrication et l’usage d’un produit.
Ecolabel
Ecolabel NF Environnement
Pour permettre aux consommateurs de reconnaître les produits présentant les meilleures garanties écologiques, un écolabel officiel a été créé : la marque française NF Environnement.
Son objectif est de favoriser l’achat d’un écoproduit au détriment des articles ayant un usage similaire mais sans qualités environnementales particulières.
Une norme sur la durée de vie des produits sera aussi développée. Elle permettra d’annoncer au consommateur que le produit qu’il achète est conçu pour durer X années.
L’écoproduit a un impact moindre sur l’environnement tout au long de son cycle de vie (de l'extraction de ses matières premières jusqu'à son élimination finale).
L’engagement des professionnels
Aujourd’hui, les fabricants misent sur l’
écoconception de leur produits. Ils limitent les quantités de matières mise en œuvre et réduisent les teneurs en substances dangereuses. Le cadmium, le plomb et le mercure sont interdits dans les encres. Les pigments blancs ne sont plus utilisés, ce qui explique la transparence. Les producteurs de plastiques étudient de nouvelles compositions de polymères à durée de vie maîtrisée.
Ecoconception : prise en compte de la protection de l’environnement lors de la conception du produit. L’écoconception tient compte de tout le cycle de vie du produit, depuis l’extraction de matières premières jusqu’à son élimination en fin de vie. Elle intègre aussi la consommations de matières et d’énergie, le rejets dans l’eau et dans l’air, la production de déchets, le bruit…
L’objectif de l’écoconception est d’améliorer globalement la qualité écologique des produits.
Depuis 2003, la filière plastique s’engage à diminuer le nombre de sacs mis sur le marché, à diminuer encore leur épaisseur, à offrir la possibilité aux enseignes qui le désirent d’assurer le recyclage.
L’engagement de la grande distribution
La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a annoncé, le 13 novembre 2003, l’engagement d’un certain nombre de grandes enseignes française à réduire leur distribution de sacs à usage unique de 15 à 25 % sur 3 ans. Celles-ci ce sont engagées à sensibiliser systématiquement les consommateurs aux caisses, à renforcer et mettre en évidence en magasin des offres alternatives et à développer des solutions technologiques nouvelles sans pour autant braquer le consommateur.
Les mesures annoncées prennent des formes diverses. Monoprix, Auchan et Atac distribuent des sacs certifiés NF Environnement. Casino mise sur la livraison à domicile. Carrefour propose deux modèles de sacs réutilisables et échangeables à vie : un sac souple et un sac pliable qui supporte 30 kg. Champion réalise une action similaire avec des sacs-cabas réutilisables vendus sans aucun profit avec une quote-part reversée au WWF France. Certaines enseignes mettent en place un système de récupération des sacs usagés à l’entrée des magasins.

Depuis 1996, les centres Leclerc ne distribuent plus de sacs jetables à leurs clients. Ils leur proposent un sac recyclable, pour 15 centimes d’euro, sac qu’ils peuvent changer autant de fois qu’ils le désirent. Avec un bémol tout de même : dans les zones de forte concurrence, les hypermarchés Leclerc continuent de proposer des sacs à usage unique… Mais on est tout de même passé, chez Leclerc, d’un milliard de sacs distribués à 50 millions. L’enseigne économise 4 000 tonnes de plastique par an. Un score que l’entreprise n’est pas peu fière d’afficher dans ses campagnes publicitaires.
Exemples de réduction à la source
Réduction à la source : porte sur les actions menées par les entreprises avant que le produit ne soit consommé, depuis l’extraction de matières premières jusqu’à la distribution.
En France
La seule initiative publique actuellement en cours en France, émane de la
Corse.
On ne distribue plus de sacs plastiques dans l’île depuis août 2003. A l’origine de ce changement, une campagne d’information contre les sacs plastiques et l’adhésion de nombreuses entreprises et associations locales. L’initiative reçoit le soutien du Conseil économique, social et culturel et quelque temps après les trois géants de la grande distribution présent sur l’île (Super U, Géant Casino, Carrefour) proposent un référendum aux consommateurs : 61 % des clients optent pour le sac-cabas consigné, loin devant le sac papier jetable (19 %). Désormais, les clients peuvent acheter un sac en "papier jetable" à 0,08 euro, intégralement biodégradable, ou utiliser un grand "cabas réutilisable", consigné 1 euro et échangeable gratuitement.
C’est un sacré coup de pouce pour l’environnement, alors que la pollution par les sacs plastiques est particulièrement visible en Corse, où les zones littorales héritent de milliers de déchets plastiques, particulièrement les sacs de caisse, et où les décharges sauvages restent une plaie dans la montagne.
D’autres actions voient le jour en métropole. Soutenue par le Conseil régional de Poitou-Charentes, l’association Echo Mer mène actuellement une étude et tente de sensibiliser les commerçants de l’île de Ré afin de bannir les sacs plastiques.
De son côté, un débuté des Bouches-du-Rhône, Jean Roatta, veut contraindre les commerçants à recourir aux sacs en papier recyclé ou en matière biodégradable. Il vient d’ailleurs de déposer une loi à l’Assemblée.
Le dossier "sac de caisse" prend désormais une tournure nationale.
A l’étranger
Irlande : baptisé ironiquement "le drapeau irlandais" tant il était fréquent de le voir flotter dans les arbres des campagnes, le sac plastique est aujourd’hui en voie d’éradication en Irlande grâce à une taxe de 15 centimes d’euro, instaurée par le gouvernement. Le nombre de sacs a été réduit de 90 %. Avec un effet pervers : une augmentation spectaculaire des sacs poubelles… Comme la Corse, l’Irlande vit du tourisme et les sacs plastiques lui causent les mêmes troubles que sa cousine française.
Afrique du Sud, seuls les sacs épais réutilisables sont autorisés.
Taïwan : la distribution gratuite de sacs plastique est interdite.
USA : il n’y a pas de sac de caisse en plastique. Tous les supermarchés et magasins servent leurs clients avec des sacs en papier kraft.
Réduisons notre consommation de sacs
Dans les années passées, nous avons été sensibilisé sur le devenir du déchet, et nous avons su modifier nos comportements face aux ordures ménagères, et le tri sélectif est entré dans nos maisons. Aujourd’hui, la sensibilisation porte sur la diminution de la quantité de nos déchets.
La croissance des ordures ménagères est largement liée à des phénomènes de société (peu de personnes par ménage, nouveaux produits domestiques…) ou à des évolution de consommation (portions plus petites, voire individuelles, plats préparés, produits jetables…) qui entraînent inéluctablement une augmentation de nos déchets.
Réduire la consommation de sacs plastiques nécessite alors quelques changements dans notre mode de vie. Demandons-nous ce que deviendra le sac de caisse une fois son utilisation terminée, que se soit dans trois jours ou dans vingt ans. Globalement, nous prenons de plus en plus conscience que nos gestes individuels peuvent avoir de grands effets sur l’environnement. Pourtant, un sondage réalisé récemment par l’IFOP montre que 50 % des français souhaitent conserver les sacs de caisse gratuits sous leur forme actuelle. Seulement 18 % des consommateurs estiment préférable que les sacs deviennent payants. Rappelons aux réfractaires que le coût des sacs distribués « gratuitement » sont supportés par le consommateur car il est répercuté sur le prix des produits achetés.
A la caisse, changeons nos habitudes
- Limitons autant que possible les sacs plastiques jetables. Munissons-nous plutôt de cabas, paniers, filets, caddies et autres sacs à dos pour nos courses, ou des sacs réutilisables proposés par certains magasins.
- Réutilisons les sacs plastiques comme petits "sacs poubelles" afin de leur donner une deuxième vie.
Les différents sacs
Le cabas est le sac le plus écologique.
Le groupe Carrefour a sollicité la société Ecobilan pour une évaluation des impacts environnementaux de 4 types de sac de caisse. C’est incontestablement le sac cabas qui est sur le long terme, plus écologique : moins de matières premières, moins d’énergie, moins de déchets… A partir de quatre utilisations, il se place en tête pour tous les critères environnementaux, et plus il est réutilisé et plus son bilan est favorable.
Les sacs papier ne sont pas plus écologiques que les sacs jetables en polyéthylène. Quant au sacs plastique EPI (fragmentables), ils ne sont pas biodégradables, mais photodégradables : ils se fragmentent en paillettes au bout d’un certain temps sous l’action de la lumière, mais le plastique reste disséminé dans la nature.
Le véritable sac recyclable
Le vrai sac biodégradable existe : il est à base d’amidon de maïs. Sa dégradation s’effectue en deux étapes : d’abord la désintégration du film plastique avec l’attaque de l’amidon par les micro-organismes, puis la dégradation du polyester par hydrolyse et attaque de micro-organismes. Une fois dégradé, il ne reste que de l’humus, du dioxyde de carbone et de l’eau.
Son principal inconvénient est son coût, puisqu’il est au moins 10 fois plus cher que son homologue d’origine pétrolière. De plus, il ne peut être réellement pertinent que si la filière du compostage des déchets est développée. Or, actuellement, celle-ci souffre des faveurs accordées à la filière de l’incinération.
En Haute-Normandie
Les habitants de Louviers ont découvert en mars dernier des sacs plastiques 100 % biodégradables et 100 % compostables à la caisse de leurs commerces. Ce sac ne met que 20 à 45 jours en conditions normales de compostage pour disparaître totalement dans la nature, et plusieurs mois à l’air libre. Cette opération résulte d’un partenariat entre la Ville de Louviers et la société normande Décatoire Vicq Emballages. Hélas, le sac vaut 0,26 euro l’unité, 10 fois plus cher que son immortel cousin ! Que restera-t-il de cette action une fois que les sacs se seront évanouis dans la nature ?
La fin du plastique, c’est pour quand ?
On étudie actuellement en France d’autres substituts au pétrole, en recourant par exemple à la lignine extraite du bois lors de la fabrication du papier. Mais le procédé revient deux fois plus cher. D’autres chercheurs se sont lancés dans le recyclage des algues vertes, qui empoisonnent chaque été les plages bretonnes. En traitant ces végétaux marins, on réussit à produire une résine qui, mélangée à de l’amidon de maïs, donne un film dont les propriétés mécaniques sont comparable à celle du polyéthylène, mais parfaitement biodégradable.
Sources
Quelques articles
A quand la fin des sacs plastiques,
Le nouvel observateur, 2050, 19 février 2004
Retour en force du cabas,
Paris Normandie, 7 février 2004
Déchets nous envahissent (les),
Paris Normandie, 11 février 2004
Irlande donne l'exemple (l'),
Paris Normandie, 3 mars 2004
Louviers parie sur le sac,
Paris Normandie, 3 mars 2004
C'est le sac de l'avenir,
Paris Normandie, 3 mars 2004
Référendum corse sur les cabas,
Le Monde, 18 juin 2003
Les corses disent « halte aux plastiques » !,
Le Monde, 2 mars 2004
Les hypermarchés veulent réduire l'utilisation des sacs plastiques,
Le Monde, 14 novembre 2003
Le recyclage des emballages, un casse-tête pour les industriels,
Le Monde, 2 mars 2004
Environnement : Roselyne Bachelot s'attaque aux sacs en plastique de supermarchés et aux prospectus publicitaires,
Le Monde, 12 septembre 2003
Quelques sites
Fédération de la plasturgie
http://www.laplasturgie.fr
WWF France
http://www.wwf.fr/index2.php
Administration éco-responsable
http://www.ecoresponsabilite.environnement.gouv.fr/sommaire.php3
Chambre syndicale des emballages en matière plastique
http://www.packplast.org/index.htm
Bibliographie
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