Des poules dans son jardin



Alors que les ventes de poules stagnent ou régressent à la campagne, l’élevage de poules en ville gagne du terrain. Venue tout droit des Etats-Unis et d’Angleterre, cette tendance touche la France depuis quelques années déjà. La poule s’épanouit dorénavant dans les jardins de poche ou les petites cours d’immeuble.
Pas chère, facile d’entretien, elle livre un œuf par jour et mange les restes alimentaires. Pas besoin d’avoir un grand jardin pour la satisfaire. En clair, la poule urbaine a tout pour plaire.
Les jardineries et les magasins dédiés aux animaux domestiques se frottent les mains : l’activité basse-cour a augmenté de 50 % en un an. Et cette progression ne devrait pas en rester là.
En savoir plus
  • Animalis (chaîne de magasins dédiée aux animaux domestiques) a vendu plus de 6 000 poules en 2011 contre 2 000 en 2010. Source : oeilbylaser.com
  • Les magasins Truffaut ont vendu 20 000 poules et poussins en 2011.
  • Botanic multiplie par 2 ou 3 ses ventes. Source : Le Monde
  • Entreprise alsacienne, Eco-poules a vendu en deux ans suffisamment de poulaillers en kit pour abriter 30 000 poules (80 % des ventes se réalise sur Internet). Source : Le Monde

  • Les motivations de ces nouveaux éleveurs

    C’est avant tout le désir de manger des œufs frais de qualité. Eventuellement un bon poulet, mais c’est plus rare. A la crainte de la malbouffe, s’ajoute le rejet des élevages industriels. Le sort de la poule semble plus enviable chez un particulier que dans un élevage industriel.
    La crise y est aussi pour quelque chose. Produire ses œufs rassure, mais c’est un leurre. Même si le prix des œufs a augmenté de 60 % en 10 ans, il revient toujours moins cher d’acheter des œufs dans le commerce que de récolter ceux de sa poule (nourrie et logée toute l’année).
    En mars 2012, les cours ont atteint des niveaux records : le prix des œufs a grimpé de 10 % en une semaine. Sur un an, l’augmentation est de 55 %. Cette flambée est attribuée à l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2012, de nouvelles normes européennes sur les conditions d’élevage.
    Voir aussi : dossier Quoi de neuf sur l'oeuf ?
    Et puis, une poule, c’est sympathique. C’est un animal de compagnie qui, certes, n’accourt pas à l’appel de son nom, mais reconnaît tout de même celui qui s’en occupe. Elle séduit généralement les trentenaires avec un bon niveau de vie et s’inscrit comme un très bon outil pédagogique pour les enfants.
    À écouter
  • Vivre avec les bêtes, France Inter, 9 septembre 2012

  • La législation

    Il n’existe pas de réglementation particulière pour posséder quelques poules chez soi. Le Code rural et de la pêche maritime les considère comme des animaux de compagnie au même titre que les chiens et les chats. Par contre, certaines municipalités peuvent les interdire. Le plus simple est de contacter la mairie pour connaître les obligations et restrictions qui entourent la possession de poules. Pour les habitants de lotissement, il est aussi préférable de consulter le règlement pour vérifier qu’il n’y ait pas de limitation non plus. Si rien n’est clairement précisé, il est alors possible d’élever quelques poules en toute légalité.
    Si le poulailler dépasse les 20 m2 sur 2 mètres de hauteur, il faut un permis de construire.
    Avant de se lancer dans l’aventure, mieux vaut en parler à ses voisins, car la poule peut nuire à la tranquillité des riverains. Sans parler du chant du coq à l’aurore, la poulette caquette toute la journée et peut passer par-dessus la haie. Un voisin prévenu est plus tolérant que celui qui est mis devant le fait accompli.

    La nourriture

    Omnivore, son alimentation peut être très variée. L'assiette d’une poule se compose de ce qu'elle trouve elle-même dans la nature : petits vers, graines de plantes sauvages, herbes, etc. Soit 70 % d’aliments énergétiques et 30 % d’aliments protéinés. C’est un auxiliaire hors pair. Elle est une redoutable prédatrice, à l’affût de tout ce qui bouge. Elle se délecte des petits animaux qui passent près de son bec. Fourmis, mouches, cloportes, chenilles, vers de terre mais aussi limaces, escargots, souris, etc. La poule les déterre en grattant. Ces organismes constituent une part considérable des protéines nécessaires à son métabolisme et à la production d’œufs.

    Chez un particulier, l’alimentation de la poule est souvent carencée, car son parcours est souvent trop restreint pour trouver de la nourriture quotidiennement. Même si elle picore toute la journée, il faut lui apporter deux repas, l’un le matin et l’autre l’après midi. L’idéal est de donner les repas à heure fixe pour éviter de stresser l’animal. Inutile de lui donner une quantité de nourriture qu’elle ne pourra pas ingérer. Cela risquerait d’attirer les rongeurs. Si elle n’a pas tout mangé le soir, prenez soin de retirer les restes.

    La qualité des œufs et de la viande dépend en grande partie de la qualité de la nourriture des poules. L’alimentation doit être adaptée à l’âge de l’animal et à la saison.
    L’appareil digestif de la poule fonctionne très rapidement. Deux heures après avoir avalé des graines, son jabot* est déjà vide.
    * jabot : voir schéma
    Les déchets de cuisine et du jardin

    Reste de salade, pain dur, crevettes, coquilles d’œufs, charcuteries, os, restes de plats préparés… La poule est un véritable compost sur patte car elle peut recycler les déchets de la cuisine et du jardin. Elle est capable d’ingérer 150 à 200 kilos de déchets organiques chaque année. Avec un bémol tout de même, elle ne digère pas certains aliments.
    Elle a par ailleurs besoin de calcium, indispensable à la formation des coquilles d'œufs. Les coquilles broyées d’œufs, d'huîtres, d'escargots et de moules feront l'affaire.

    Tenez compte des règles suivantes :
    Quels déchets de cuisine peuvent être donnés aux poules? Quels déchets ménagers ne peuvent pas être donnés aux poules?
  • Épluchures et feuilles de fruits et légumes, reste de salade, pommes de terre cuites.
  • Pain dur.
  • Charcuteries.
  • Crevettes.
  • Restes de plats préparés : légumes cuits à la vapeur, viande et poisson (pas trop), frites, riz, pâtes et autres féculents, restes de soupes et sauces.
  • Croûte de fromage.
  • Coquilles d’œufs, d’huîtres, de moules.
  • Pommes de terre vertes, épluchures d'oignons et feuilles de poireaux, épluchures de bananes et d'agrumes, fruits et pain moisis, céleri, épluchures de pommes de terre crues, os, épluchures de kiwis.
  • Cendres de bois : à éviter dans le poulailler, car elles sont parfois polluées et les poules ont tendance à les picorer.

  • La poule mange aussi, en petite quantité, de l’herbe tondue. Elle ne viendra pas à bout des tontes de jardin mais appréciera un peu d’herbe fraîchement tondue laissée sur son parcours. Elle adore aussi les mauvaises herbes, avec des préférences pour certaines et une aversion pour d’autres. On s’en aperçoit assez vite.

    Il faut ajouter une ration de céréales composée de blé, d’orge ou de maïs concassé. Il est conseillé de donner aux poules du gravier ou des grains de sable. Aussi étrange que ça peut paraître, cela l’aide à broyer sa nourriture dans son gésier (voiir schéma ci-contre)avant la suite de la digestion.
    La poule doit avoir de l’eau en permanence changée chaque jour.

    Quelques initiatives de collectivités

    Pour réduire la quantité de déchets, quelques municipalités ont décidé d’offrir des poules aux habitants ou d’installer des poulaillers dans leur commune. L’objectif principal est de réduire le volume des déchets en impliquant les citoyens. Car la collecte, le transport et le traitement des déchets ménagers sont à la charge des communes et représentent  un coût important. Un coût qui s’emballe avec les exigences du premier Grenelle de l’environnement. En 2014, la taxe des ordures ménagères deviendra « incitative » : son montant sera calculé en fonction de la quantité de déchets produits par chaque ménage. En d’autres termes, plus la poubelle sera remplie, plus l’usager paiera une taxe importante. C’est le principe du pollueur-payeur. Outre la « transformation » de bio-déchets en œufs de poules, les habitants des quelques communes pionnières vont vite trouver un intérêt financier à l’initiative.
    http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=17428

    Mouscron : première initiative européenne

    L’initiative la plus connue est celle de Mouscron, commune belge de 56 000 habitants. La municipalité distribue des poules aux habitants qui le souhaitent depuis 6 ans. Le succès est indéniable et certains Mouscronnois affirment avoir réduit de 50 % le volume de leurs déchets alimentaires. Seules obligations pour les bénéficiaires : bien entretenir l’animal (il y a des contrôles inopinés) et ne pas les passer à la casserole avant l’âge de deux ans.

    Les poules écolos belges, pour réduire les déchets, Grand Lille TV, 2 mars 2010


    Belgique : des poules à la place des poubelles, Bruxelle-f2, 9 mars 2010

    Pincé : une première en France

    En France, c’est Pincé, petit village de la Sarthe, qui a attiré l’attention au printemps dernier. L’idée est partie d’une blague lors d’une réunion à la Communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe sur la mise en place de la redevance incitative. La plaisanterie a fait mouche. Dès septembre prochain, la municipalité, qui compte 200 âmes, va offrir deux poules aux habitants qui le désirent, afin de les aider à réduire le volume de leurs déchets. Les élus pensent que 15 à 20 foyers seront intéressés (sur les 90 que compte la commune). L’idée permet aussi de maintenir le lien social entre les habitants du bourg. Chacun pourra s’occuper des poules de ses voisins quand ces derniers partiront en vacances.

    Des poules pour réduire sa consommation de déchets, France 3 Pays de Loire, 30 mars 2012

    Notre-Dame-d’Oé : un poulailler à l’école

    Aux alentours de Tours, on ne sait pas si les habitants sont prêts à accueillir des poules dans leur jardin, alors on les installe dans un univers bien plus accueillant : la cour d’école de Notre-Dame-d’Oé, bourg de 3 800 habitants. Quatre gélines de Touraine – race locale – sont en partie nourries avec les restes de cantines donnés par les écoliers. Le mercredi et le week-end, ce sont les employés municipaux qui prennent le relais. Et pendant les vacances scolaires, ce sont les enfants des centres aérés qui vont s'occuper des poules. Quant aux œufs, ils sont récupérés par les enseignants ou le personnel municipal. Cette initiative a un but pédagogique : les enfants voient que les poules sont utiles à l’élimination des déchets et ils aident, à leur façon, à faire maigrir la poubelle.

    Des poules pour réduire la consommation de déchets, France 3 Pays de Loire

    Mandagout : un poulailler collectif

    A Mandagout, treize poules ont élu domicile dans un poulailler collectif et sont nourries avec les déchets des habitants. La municipalité de ce petit village du Gard met à disposition des seaux pour le tri des déchets de cuisine. Les volontaires déposent leurs seaux pleins derrière l’abri-bus de la commune et en reprennent des vides. Des bénévoles se chargent ensuite de les vider dans le poulailler.

    Pour que la poule se sente bien dans sa peau

    Le parcours

    Dans la journée, la poule est dehors. Il faut qu’elle dispose d’un espace extérieur suffisant pour se dégourdir les pattes. Plus elle aura de place, plus elle sera heureuse. On parle de libre-parcours quand elle dispose d’au moins 10 m2.
    Une chose est sûre, pour adopter une poule mieux vaut avoir une cour privative ou un petit jardin. Car la cocotte a besoin de picorer, c’est un instinct vital. On évitera d’installer un parcours sur un balcon, une terrasse ou une cours bétonnée. Il lui faut un minimum d’espace avec de la terre à disposition.
    Elle se plaira en liberté dans un jardin. Mais il ne faut pas espérer garder ses massifs de fleurs intacts, car elle gratte le sol en permanence. Il est toujours possible de border les plates-bandes à l’aide de grillage d’une quarantaine de centimètre de hauteur. Attention, certaines races de poules sont capables de sauter jusqu’à deux mètres de hauteur !


    Le poulailler

    Qu’il s’agisse d’une envie passagère ou d’un investissement sur le long terme, l’installation d’un poulailler est une étape indispensable. Il faut compter un demi-mètre carré de surface par poulette.
    Il lui faut suffisamment d’espace vital pour ne pas devenir agressive, les poules trop serrées se piquent entre elles.
    L’abri doit être sec, et protéger la cocotte du vent et de la pluie car elle est frileuse. Pour cela, il faut veiller à ce que l’air et les rayons du soleil aient accès au poulailler. Cela permet d’éliminer l’humidité et les agents pathogènes. L’idéal est de le surélever par rapport au sol. Il sera ainsi mieux isolé de l'humidité.
    Le mobilier du poulailler
  • La poule dort en hauteur sur un perchoir. Si elles sont plusieurs, elles se serrent les unes contre les autres. Il suffit de fixer un morceau de branche. En dessous, prévoir une litière, car les poules font leur besoin en partie la nuit. La litière se compose de copeaux de bois, ou de paille bien sèche.
  • Le pondoir permet aux poules de pondre leurs œufs toujours au même endroit, et évite ainsi de faire la chasse aux œufs tous les soirs. Pour plusieurs poules, il faut prévoir plusieurs pondoirs pour éviter la concurrence à l’heure de ponte. Des cagettes remplies de paille conviendront parfaitement.
  • L’abreuvoir et la mangeoire doivent se trouver à proximité l’un de l’autre afin que la poule puisse facilement boire en mangeant.
  • Pour les bricoleurs, mieux vaut construire son poulailler, cela revient beaucoup moins cher.
    Voir la fiche outils : un poulailler chez soi


    Ou acheter un poulailler ?

    Les fabricants d’abris ont bien compris ce nouvel engouement pour les poules et rivalisent d’ingéniosité pour se distinguer sur le marché. On peut ainsi trouver des poulaillers adaptés à la surface disponible. Du poulailler classique au poulailler high-tech, ils répondent tous aux différents besoins des volailles. Par contre, le prix est souvent excessif : pour un petit modèle, il faut compter une centaine d’euros, mais les tarifs peuvent vite s’envoler.

    Il est possible d’en trouver dans les grandes enseignes de jardinerie ou d’animalerie. Truffaut, Animaloo, Botanic pour les plus connues.
    Le site Eco-poules propose des poulaillers en bois, entièrement made in France.
    La société Omlet commercialise des maisons design en kit pour animaux domestiques. Son best seller qui se nomme Eglu (petite maison pour 2 à 4 poules), est devenu le poulailler le plus vendu au monde. Pour les poulaillers high-tech voir aussi Cocot’home ou Klap de Pousse Créative.

    Habitudes, vie sociale et comportement
    Dès qu’elle se lève (voir encadré), la poule recherche sa nourriture. Tout est bon à mettre au bec : graines, insectes, limaces, vers de terres, araignées. Elle passe plus du tiers de sa journée à picorer et peut parcourir plus d’un kilomètre par jour. C’est son activité favorite. Elle utilise abondamment son bec et ses griffes pour piquer et gratter le sol.

    En bonne coquette, la poule passe aussi une bonne partie de la journée à des « comportements de conforts » qui ont lieu à l’abri. Elle prend soin de son plumage : le lisse, le lubrifie, le secoue. Pour laver ses plumes et éliminer les parasites, elle prend un bain de poussière au moins une fois par jour. Là, elle se roule sur le sol, tant et si bien qu’elle finit par creuser des trous caractéristiques que l’on nomme « nids de poule ». Par temps pluvieux, cette activité est abandonnée car elle redoute la pluie et son plumage n’est pas imperméable. En revanche, elle adore les bains de soleil.

    C’est un animal très expressif, qui cause beaucoup. Elle caquette comme une folle lorsqu’elle a trouvé un ver ou qu’elle vient de pondre un œuf. Elle a une gamme de quarante sons différents que chaque poule peut comprendre. Elle possède aussi un langage corporel, qui lui permet d’exprimer la soumission, la domination, l’anxiété et le bien-être.

    Lorsqu’il y a plusieurs poules, elles sont organisées et hiérarchisées. Une nouvelle venue dans un poulailler se fera bizuter. C’est pourquoi il est préférable de les introduire par deux, afin qu’elles puissent se soutenir. Sociables, elles vont avoir de nombreux gestes corporels amicaux. Elles vont jouer à se gratter ou se piquer avec le bec.
    S’il y a un coq, la poule consacre aussi du temps à la reproduction : accouplement, recherche d’un endroit pour nicher, ponte, couvée et éducation des poussins.

    Combien de temps doit-on consacrer aux poules 

    Chaque matin, il faut ouvrir le poulailler, nourrir les poules et changer leur eau. Le soir à la tombée de la nuit, il faut ramasser les œufs, vider la mangeoire, s’assurer que les pensionnaires sont bien rentrées et fermer le poulailler pour éviter qu’un prédateur ne les ennuie. Même en ville, il est conseillé de les enfermer tous les soirs. En clair, il faut compter un quart d’heure par jour pour s’occuper d’une à deux poules.
    L’élevage des poules ne demande qu’un travail physique léger qui peut être facilement accompli par une personne âgée ou par des enfants.

    Bien que peu exigeante, la poule aime à recevoir quelques soins. Le poulailler, abreuvoir et mangeoire doivent être nettoyés régulièrement. C’est l’occasion de changer la paille de la litière, qui peut être récupérée pour enrichir un compost. C’est aussi une clef pour ne pas avoir d’ennuis avec le voisinage. Un poulailler propre ne sent pas mauvais.
    Rythme de vie de la poule
    La poule est un animal circadien (qui a un rythme biologique sur une période de 24 h). Comme pour beaucoup d’oiseaux, le sommeil de la poule est réglé par le soleil. Elle se lève et se couche avec le soleil. Si bien qu’elle se couche tôt l’hiver, mais tard l’été. L’expression « se coucher avec les poules » devrait vouloir dire se coucher avec le soleil, et non pas se coucher tôt.
    L’idéal est d’ouvrir le poulailler au lever du soleil et de le refermer à son coucher. Si l’hiver ne pose généralement pas de soucis, il est plus difficile l’été d’aller libérer les poules dès 5 h du matin. Si elle peut attendre, il ne faut pas non plus la faire patienter trop longtemps.
    Que faire de sa poule quand on part en vacances ?
    La poule ne prend pas de vacances. Pire, elle a des habitudes ! Et il faut éviter de l’en changer pour ne pas la stresser. Elle panique déjà lorsque l’on change la mangeoire de place…
    Elle a besoin de soins et de nourriture quotidiennement. Pour une escapade de deux ou trois jours, il existe des réservoirs spécialement adaptés pour l'eau et pour la nourriture. Par contre, au-delà, il faut trouver quelqu’un qui prendra soin de la pensionnaire en votre absence. L’idéal étant de s’arranger avec un voisin qui viendra la lever, la nourrir, ramasser les œufs et la coucher.

    Choisir sa poule
    Quelles races faut-il choisir ?

    Devant la multitude de races de volailles on peut vite se sentir perdu. On compte 200 races dans le monde. En France, on en dénombre déjà 43, sans compter que beaucoup de races se déclinent aussi en version naine et en plusieurs variétés. Toutes les races ont été sélectionnées en fonction des objectifs d’élevage. Certaines races sont estimées pour la qualité de leur chair, d’autres ont la réputation d’être de bonnes pondeuses. A ces critères généraux s’en ajoutent de nombreux autres : esthétique, caractère, aptitude à la couvaison (spécificité beaucoup moins recherchée depuis qu’il existe des couveuses artificielles), etc.
  • Pour produire des œufs pour un usage familial, il faut de bonnes pondeuses. La poule rousse ou la poule de Marans feront l’affaire.
  • Pour produire des œufs et manger des bons poulets, il faut choisir une poule réputée pour sa bonne chair : la Bresse, la Géline, la Houdan, la Gâtinaise… Elles sont généralement plus chères mais la qualité de leur chair n’est plus à démontrer. Les poulets sont assez petits mais ce n’est pas la quantité qui fait la qualité.

  • Les races normandes

    Il est aussi possible de privilégier les races locales. C’est un moyen de soutenir un producteur local, et par cet intermédiaire, de soutenir la sauvegarde de l’espèce.
    Toutefois, les œufs ne seront ni plus nombreux ni de meilleure qualité qu’avec une race ordinaire. Quant aux poules, elles ne seront pas mieux adaptées au climat local et aux maladies que leurs copines hybrides.
    En Haute-Normandie, il nous reste la Gournay et la Pavilly. Ces deux poules pondent plus de 200 œufs par an et la qualité de leur chair est reconnue. La Gournay est aussi nommée « Bresse Normande », et la Pavilly est recherchée par les restaurateurs rouennais.
    Le patronyme donné aux races locales reprend généralement le nom du territoire d’origine.
    La sélection des races locales s’est opérée dans les fermes au fil des siècles.
    À voir
    Club de sauvegarde des races avicoles normandes (CSRAN)



    En savoir plus
    L’œuf de poule

    La poule atteint l'âge adulte et commence à pondre à l’âge de 5 mois. Elle pond 80 à 250 œufs par an selon les races. Dès sa troisième année, sa production d’œufs commence à sérieusement baisser, mais elle peut vivre jusqu’à 8 ans. Il existe aussi des variations saisonnières : le pic de ponte se situe au printemps. La plupart des poules arrêtent de pondre à la fin de l’automne pour recommencer dès que les jours rallongent.
    Pour obtenir des œufs, il n'est pas nécessaire d'avoir un coq en plus de la poule. Pour qu’elle ponde dans le pondoir, il suffit de placer un œuf en bois qui servira de. La poule se met dessus pour couver et apprend de cette façon à pondre à cet endroit-là.
    En savoir plus
    Dossier Quoi de neuf sur l'oeuf ? , Connaître pour Agir

    Où acheter ma poule ?

    Mieux vaut éviter d’acheter une poule dans une jardinerie. Les volailles sont généralement plus chères et élevées dans de moins bonnes conditions. L’idéal est de profiter d’un marché où des éleveurs amateurs ou professionnels vendent des poussins. On peut aussi s’adresser à une association avicole locale. En plus, c’est un moyen de recevoir quelques conseils de spécialistes.

    Il faut compter 2 euros pour un poussin. Un prix dérisoire en comparaison avec une boîte d’œufs.
    Une poule rousse classique de 4 mois « prête à pondre » coute entre 15 et 20 euros.

    Les maladies

    Pour avoir une poule en bonne santé, inutile de veiller au grain. La poule est peu malade. Il suffit de lui donner une alimentation variée, de lui fournir suffisamment d’eau, de nettoyer son poulailler régulièrement et d’éloigner les prédateurs. En appliquant ces quelques mesures préventives la poule a peu de chance de tomber malade. Pour la nouvelle venue dans un élevage existant, mieux vaut pratiquer la mise en quarantaine afin de s’assurer qu’elle n’est pas porteuse de maladie.

    Si l’aventure de l’élevage de poules pondeuse vous tente, vous trouverez une mine d’informations et de conseils pratiques dans :

    Haute-Normandie
    Les Défis ruraux Place Paul-Levieux 76190 Allouville-Bellefosse
    Tél. : 02 32 70 19 50 http://www.defis-ruraux.fr
    contact@defis-ruraux.fr
    (Note : a réalisé un inventaire de l’ensemble des races de basse-cours normandes encore élevées en Haute-Normandie)

    Club pour la sauvegarde des races avicoles normandes
    156 route du four à pain 76750 Bosc-Roger sur Buchy
    Tél. : 09 79 27 47 10 http://attribut.dp.free.fr
    brunolo2@wanadoo.fr

    Société d'aviculture de Haute-Normandie
    6 route de l’Eaulne 76270 Mortemer
    Tél. : 02 35 93 69 66
    http://www.sahn.fr

    Les incontournables
    Société centrale d’aviculture de France 28 rue du Rocher 75008 Paris
    Tél. : 01 42 61 26 44
    http://s.c.a.f.free.fr

    Institut technique de l’aviculture Service-Documentation-Diffusion
     4 rue de la Bienfaisance – 75008 Paris
    Tel. : 01 45 22 77 05 – Fax : 01 45 22 01 77
    http://www.itavi.asso.fr

    Fédération française des associations éleveurs de gallinacés et de palmipèdes
    Jean-Claude Périquet (président)
    3 Hameau de Pierreville 55400 Gincrey T
    él/ Fax : 03 29 87 15 56 ou 06 80 32 16 13
    http://volaillepoultry.pagesperso-orange.fr/ffv1.html
     jean-claude.periquet@wanadoo.fr