Du poisson durable dans mon assiette

Juillet 2007
Vu de loin, le poisson est un aliment intéressant.
Vu de plus près, avant d’arriver dans les assiettes :
- c’est une ressource en danger, souvent issue de la pêche industrielle à grande échelle qui dévaste les écosystèmes marins et fait disparaître les espèces animales sans en permettre le renouvellement ;
- ce sont des enjeux économiques majeurs qu’il faut concilier avec le respect de la nature ;
- c’est de l’énergie dépensée (carburant, conservation) ;
- ce sont des problèmes sanitaires ;
- ce sont des solutions alternatives, comme l’aquaculture, qui peuvent s’avérer décevantes.

Rien n’est simple ! Les habitudes de consommation et nos choix d’achats peuvent être déterminants pour la planète. Alors qu’il y a quelques années encore, les critères goût, prix et qualité sanitaire des produits aquatiques primaient, l’impact environnemental est en train de prendre une part importante de l’acte d’achat. Devenons consomm’acteurs !

Mais même si l’on est vigilant et concerné, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans l’information donnée au consommateur. Espèces, états des stocks, zones de pêche, techniques de pêche, labellisation, saisons, teneurs en lipides, teneur en protéines sont autant de critères à croiser pour choisir, en connaissance de cause, sur l’étal du poissonnier.
Alors, faut-il continuer ou non à manger du poisson et des fruits de mer ? Changer ses habitudes en abandonnant certaines espèces et retrouver la saveur d’autres jusqu’alors délaissées ?

A quoi penser quand on choisit un poisson ?



Les pistes pour choisir devant l’étal du poissonnier



L’information de base du consommateur : l’étiquetage


Depuis le 1er janvier 2002, en France, l’étiquetage des produits aquatiques destinés à la vente au détail est obligatoire, pour porter à connaissance du consommateur un certain nombre d’indications. Trois mentions doivent y figurer :
- la dénomination commerciale de l’espèce
- la méthode de production (capture en mer ou en eaux intérieures ou élevage)
- la zone de capture

En savoir plus
http://www.franceagrimer.fr/
http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF/04_dossiers/consommation/poissons/index-d.htm

Des noms en pagaille


Il y a de quoi s’embrouiller quand le même poisson porte deux noms différents, en fonction des régions de pêche, de sa transformation, pour une commercialisation plus vendeuse, etc. !
Exemples d’équivalence : loup / bar ; morue / cabillaud ; plie / carrelet ; roussette / saumonette ; merlu / colin ; églefin / haddock…
Pour s’y retrouver, liste des dénominations officielles (Ministère de l’économie/DGCCRF) :
http://www.minefi.gouv.fr/DGCCRF/04_dossiers/consommation/poissons/listes.htm

Etre attentif à la taille des poissons


La taille des poissons diminue de façon inquiétante. Les prises concernent des individus de plus en plus jeunes, voire trop jeunes. Les reproducteurs sont moins nombreux, vivent moins vieux, donc moins gros. Ce qui accélère le processus car, en général, les vieux géniteurs sont meilleurs reproducteurs que les jeunes.
Les tailles dépendant des zones de capture

Liste des poissons à privilégier ou à éviter


Liste des poissons à privilégier ou à éviter.
Cliquez sur l'image pour accéder au tableau.
Le tableau compile les informations de plusieurs sources (associations, revues) :
- Nausicaa/Centre national de la mer de Boulogne-sur-mer propose tous les trimestres une liste de poissons pérennes, en accord avec le pôle filière halieutique et l’IFREMER. http://www.nausicaa.fr/Accueil.htm
- Greenpeace, organisation à but non lucratif de défense de l’environnement, a édité, à l’occasion de la journée mondiale des océans le 8 juin 2006, un guide à l’attention des consommateurs.
- http://www.greenpeace.org/
- Le WWF Suisse, émanation suisse de l’organisation internationale de protection de la nature, propose, en ligne, un guide d’achat des produits de la mer, consultable en 2007. Pour cela, le WWF se base sur l’état des stocks, la sensibilité à la surpêche, les volumes des prises accidentelles, les méthodes de pêche, la gestion des quotas de pêche, etc.
http://www.wwf.ch/fr/
Il a également édité en 2004 un guide d’achat à l’attention des consommateurs.
http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_guide_f_lepo.pdf
- Le WWF Belgique, émanation belge de l’organisation internationale de protection de la nature, a également édité en 2006 un guide d’achat "conso-guide" pour les consommateurs. Les informations scientifiques contenues dans ce guide
sont issus de données de l’Instituut voor Landbouw- en Visserijonderzoek, organisme public belge de recherche.
http://www.wwf.be/online_publications_2/oceans/conso-guide-poissons.pdf
- Le Monde 2, supplément du quotidien national français Le Monde, a publié, en février 2007, un tableau synthétisant les informations de plusieurs ONG (dont WWF, SeaChoice, Living Oceans Society) sur les choix possibles de poissons à consommer en fonction des menaces sur leur biodiversité.

Choisir, quand c’est possible, les produits labellisés


Un label écologique vise à distinguer les produits dont la production, ou la mise sur le marché, n’ont pas les impacts négatifs sur l’environnement que d’autres produits de même catégorie peuvent présenter. Ainsi, pour les produits aquatiques, il s’agit de distinguer les produits issus d’une pêche ou d’une production durables.

Le label MSC (Marine Stewardship Council) est un label privé (créé par WWF et Unilever) qui récompense les pêcheries à la gestion et aux pratiques écologiquement responsables (3 % de la pêche mondiale). Le MSC est un organisme d’accréditation international depuis 1999 (http://fr.msc.org/).
L’agriculture biologique. Le label agriculture biologique atteste de l’élevage dans des piscicultures de qualité, dans lesquelles les poissons sont exposés à de faibles risques de pollution, dont l’environnement aquatique est contrôlé soigneusement, et dont l’alimentation est composée à 70 % de farine de poissons sauvages et 30 % de graisses végétales biologiques.
La pisciculture biologique est malheureusement fort peu représentée en France, alors qu’elle est plus implantée en Irlande ou Ecosse.
http://www.agriculturebio.org/
Le Label Rouge français atteste qu'un produit possède un ensemble de caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieure à celle d'un produit courant similaire. Le producteur doit respecter un cahier des charges et être homologué.
Fraîcheur du littoral de Haute-Normandie est une marque créée par le Comité régional des pêches maritimes de Haute-Normandie. Elle garantit l'origine, la fraîcheur et la qualité des produits de la mer débarqués dans les ports haut-normands et répond à un cahier des charges.
http://www.crpmemhn.fr/accperio.htm
Dolphin safe. Label un peu controversé indiquant que le thon a été pêché sans nuire aux dauphins.

A l’échelle européenne, la Commission européenne a lancé un débat en 2005 sur l’étiquetage écologique des produits de la pêche.

Mais ces écolabels, s’il faut les généraliser, ne sont pas toujours facilement accessibles aux petits pisciculteurs des pays émergents et se doivent de rester impartiaux vis-à-vis des gros producteurs.

Les produits durables dans la grande distribution


Poissonnerie de grande surface
En France, les produits de la mer sont commercialisés à 70 % par les grandes surfaces.
Plusieurs enseignes proposent des produits issus de filières durables, avec leurs propres armements, filières et logos.
A titre indicatif, Carrefour (Champion, Shopi, 8 à huit) diffuse des poissons blancs issus de pêche responsable : cabillaud, loup de mer, limande (issus de pêcheries islandaises utilisant la technique de la ligne), flétan du Groenland (pêché au Groenland par méthodes traditionnelles inuit), dorade sébaste. L’aquaculture durable est représentée par la truite des Pyrénées, le bar et la daurade (Corse et baie de Cannes) et le saumon norvégien (label Filière qualité Carrefour).
Auchan commercialise le tilapia, espèce d’eau douce, en provenance d’aquaculture durable au Brésil. Le groupe espère mettre en vente six autres poissons : sole, plie, turbot, barbue, limande et sole-limande frais.
Des saumons biologiques d’Irlande sont commercialisés dans les enseignes comme Monoprix.
On peut trouver les produits labellisés MSC en France dans certaines chaînes de magasins. Trois espèces seulement sont représentées : merlu d’Afrique du sud, saumon sauvage d’Alaska et colin d’Alaska (http://fr.msc.org). On peut les trouver dans les magasins I & J, Ed, Monoprix, Iglo, Mc Cain, Halieutis, U, Intermarché.
Des entreprises de transformation se mettent également à distribuer des produits issus de programmes de pêches responsables (l’Assiette bleue, Findus).

Consommer en respectant les saisons


Bien qu’il nous soit moins familier que pour les fruits et légumes, il existe un calendrier des saisons pour les poissons, qui guide le choix de l’achat au fil des mois. Ne pas acheter les poissons durant leurs périodes de reproduction, de ponte ou de frai ou quand les juvéniles sont petits.

En savoir plus
- Périodes d’abondance des espèces pêchées en Haute-Normandie (CRPMEM HNO): http://www.crpmemhn.fr/accperio.htm

Vérifier la fraîcheur des produits


Ayez l’œil ! Les critères à prendre en compte quand on achète les produits frais : odeur, surface du corps (visqueuse et luisante), couleur du sang et de la chair, fermeté de la chair, clarté des yeux, pupilles (bien ouvertes), aspect des branchies (rouges, humides et brillantes).

Privilégier les filières courtes (acheter local)


En privilégiant les circuits courts, qui diminuent les distances et les intermédiaires entre producteurs et consommateurs, on évite la gabegie énergétique et on favorise les productions locales. Pour le poisson, pas toujours facile, mais on peut résister aux poissons venus de l’autre bout du monde.

Marché de Paimpol

Retrouver le plaisir des fêtes du poisson


Le poisson fait partie de notre histoire normande. Fête du maquereau à Trouville, fête de la crevette et de la pêche à Honfleur, fête de la coquille Saint-Jacques à Villers-sur-mer ou à Port-en-Bessin, fête des bulots à Pirou, foire aux moules du Tréport, foire aux harengs et à la coquille Saint-Jacques à Dieppe ou les fêtes du hareng de Fécamp et d’Etretat sont quelques-unes des manifestations qui permettent de renouer avec les traditions et l’histoire des pêcheurs. Les attelages du chasse-marée qui transportaient le poisson du littoral aux grandes villes, en vigueur depuis le Moyen-Age, revivent sous forme de fêtes et de randonnées, comme celles organisées à Dieppe (http://www.scienceaction.asso.fr/estran/imagetournante/chassemaree2007.pdf)

Chasse marée à Dieppe. (Photo : ESTRAN)

Pensez-y !


Téléchargez la brochure de l’Arehn "La pêche à pied" (juillet 2003) !
http://www.arehn.asso.fr/publications/cpa/cpa27.pdf

Prendre en compte l’élément santé


Elément important d’un régime alimentaire équilibré, à forte valeur nutritionnelle, bonne source de protéines animales, il est en outre riche en "bons" acides gras poly-insaturés (les fameux oméga 3), qui ont un rôle important pour la prévention des maladies cardiovasculaires, l’activité du cerveau et la santé mentale.
Consommé avec ses arêtes (pour les petits poissons), le poisson fournit à l'organisme du calcium. D’autres minéraux (phosphore, potassium, iode, sodium) sont également présents, ainsi que des vitamines (A, B2, B3, B12, D) et des oligo-éléments (lithium, sélénium).
Les poissons de mer sont plus riches en oméga 3, en iode et en sodium, et moins gras que les poissons d’élevage.
Leurs qualités nutritionnelles et gustatives varient selon les conditions de vie (alimentation, conditions climatiques, période de capture, etc.).
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) préconise la consommation de poisson au moins deux fois par semaine, pour une diversification des sources de protéines et de lipides.


Pourquoi cette restriction dans les choix ?



34 kg par français et par an


Avec 34 kg de produits aquatiques mangés à domicile par an et par habitant (24 kg de poissons et 10 kg de fruits de mer), la consommation française est en hausse constante depuis quelques années (+ 34,9 % entre 1998 et 2003), certes loin derrière les 92 kg de viande consommés par an et par habitant.
A l’échelle de la planète, la consommation moyenne reste beaucoup plus modeste, avec 16,5 kg/personne en 2003. La Chine est le plus gros consommateur, avec une consommation en constante progression.

En savoir plus :
http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/bima2007n18.pdf
http://www.fao.org/docrep/009/A0699f/A0699f00.htm


L’état des stocks : le connaître pour ne pas choisir d’espèces surexploitées ou menacées


Dans le monde, au milieu du XIXe siècle, on pêchait 500 000 tonnes de produits de la mer. En 1940, 20 millions de tonnes et 40 millions de tonnes en 1950. Actuellement, la part de la pêche en eau de mer stagne, voire diminue un peu, depuis quelques années (en 2004, 95 millions de tonnes, dont 60 millions de tonnes pour la consommation humaine).
Mais cette vertigineuse envolée n’est pas sans conséquences dramatiques pour les poissons. D’après la FAO, l’état des ressources halieutiques mondiales reste très préoccupant, surtout depuis une quinzaine d’années :

Etat des stocks




En savoir plus :
Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2006 : ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/a0699f/a0699f.pdf
Définitions de l’état des stocks de poissons : http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000505/index.html

La biodiversité des océans s’effondre depuis une quarantaine d’années. Une multitude de facteurs s’emploient à intensifier cette situation.

La pollution des mers, à 80 % d’origine terrestre (aménagement, urbanisation, pollutions rejetées en mer, surexploitation des ressources, etc.), affecte les poissons vivant majoritairement dans les zones côtières.

Le changement climatique commence également à bouleverser l’équilibre des pêches. En acidifiant les océans, il perturbe la synthèse du calcaire nécessaire aux coquilles et aux squelettes. Et le réchauffement général modifie les aires de distribution du plancton, donc des espèces qui s’en nourrissent. Il engendrera aussi des bouleversements sur les littoraux (érosion, inondations, etc.), localisation majoritaire de la pêche et de l’aquaculture.
En savoir plus :
http://www.ifremer.fr/gascogne/
http://www.manicore.com/documentation/serre/acide.html

Les techniques utilisées peuvent être également l’une des causes de la chute de la biodiversité marine : chaluts de fond traînant et entraînant tout sur leur passage, filets maillants non sélectifs charriant 35 % de prises "accessoires" (espèces non commercialisées qui sont rejetées à la mer mortes, étouffées ou estropiées).

Les différentes techniques de pêche


Chalut (technique la plus courante), filet droit (merlu, lingue, lieu jaune, sole, alose, lamproie, mulet, …), senne coulissante (thon, sardine, anchois…), ligne (nombreuses espèces), casier (tourteaux, homards, étrilles, crevettes, langoustes, seiches), drague (coquilles Saint-Jacques, pétoncles).

Les différents types de pêche


La pêche porte des appellations différentes selon l’endroit et les moyens déployés. La pêche côtière (artisanale) se fait sur petit bateau, près des côtes. La pêche hauturière se pratique sur des navires de taille moyenne, la grande pêche est la pêche au long cours sur gros navires-usines. On qualifie de pêche minotière la pêche de poissons servant uniquement à la production industrielle de farine, huiles et autres sous-produits de poissons.

En savoir plus
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/article.php3?id_article=4234

Les nouvelles technologies et les progrès de l’informatique embarquée (GPS, sondeurs, sonars) permettant à la pêche industrielle de localiser et pêcher les poissons, même à des profondeurs importantes (jusqu’à 2 000 mètres). Même si peu de bateaux au monde sont munis de tels équipements (1 % de la flotte de pêche mondiale), ils représentent 50 % des prises mondiales.

La surpêche des espèces carnivores, sapant le haut de la pyramide alimentaire des océans, perturbe l’écosystème général par effet domino. Ainsi déréglé, il retrouve difficilement son équilibre.

La morue (cabillaud)


Cabillaud
Abondante au XIXe et au début du XXe siècle, la morue est pêchée dans les eaux de l’Atlantique nord, de la mer du nord, de la mer Baltique, de la mer de Barents.
Le stock s’effondre brutalement au début des années 1980-1990. 3,1 millions de tonnes étaient pêchées en 1970 contre 950 000 en 2000. Surpêchée, la morue souffre en outre des activités côtières et maritimes de l’homme (exploitation pétrolière en mer, transport maritime, pêche illégale). Les spécimens pêchés sont trop jeunes pour se reproduire (en 2003 en mer du nord, 90 % avaient moins de 2 ans).
Malgré un moratoire instauré en 1992, le stock canadien a du mal à se régénérer. Le stock de la mer de Barents, représentant la moitié des prises mondiales, est également en grand danger.
Fermeture des pêches à la morue, instauration de quotas sont quelques unes des solutions mises en place pour tenter de reconstituer le stock.

La surpêche touche également les espèces des grands fonds, capturées puisque les autres espèces étaient surexploitées et que les techniques le permettaient. Grenadiers de roches (hokis), empereurs, lingues bleues, sabres noirs, sikis (saumonette), poissons vivant dans des conditions extrêmes, à longévité exceptionnelle, mais faible productivité se sont retrouvés menacés en à peine vingt années.
Enfin, les 25 à 30 % estimés de la pêche illégale, ne respectant ni normes, ni règlements, anéantissent les efforts entrepris pour une gestion durable de la ressource, et fragilisent au passage les économies locales.

Les alarmes des scientifiques et économistes datent des années 1970. L’une des dernières date de septembre 2006 (Science, 3/11/2006) : les chercheurs estiment que les espèces les plus couramment pêchées actuellement pourraient avoir disparu en 2048 si aucune mesure n’est prise aujourd’hui.

Connaître la provenance du poisson (zones de pêche ou d’élevage)


L’état des stocks d’un poisson varie beaucoup en fonction de la zone dans laquelle il a été pêché. Savoir d’où provient le poisson, c’est pouvoir vérifier s’il a été pêché dans une zone où il n’est pas surexploité ou encore si son élevage ne détruit pas les milieux naturels avoisinants.

Les principaux pays pêcheurs




Les principales zones de pêche mondiales


Le poisson et les polluants


Les poissons ont une capacité bioaccumulatrice vis-à-vis des polluants qui les rend particulièrement vulnérables aux pollutions.
La concentration en contaminants varie selon la position de l’animal dans la chaîne alimentaire. Les poissons prédateurs, situés en haut de la chaîne alimentaire concentrent les toxiques dans leurs tissus, surtout dans les graisses (c’est la bioamplification). Ce d’autant plus qu’ils sont âgés.
Les polluants organiques persistants (les POP, soit dioxines, PCB, pesticides comme le DDT, HAP…) et les métaux lourds sont les polluants emblématiques de cette contamination, car ils ont une longue durée de vie, une faible biodégradabilité (persistance dans le milieu naturel et les espèces vivantes) et une forte capacité de bioaccumulation.
Néanmoins, selon l’étude française Calipso, seuls les gros mangeurs (plus de 7 portions de poissons par semaine) peuvent présenter des dépassements modérés des valeurs toxicologiques de référence en certains contaminants.

En savoir plus :
http://www.afssa.fr/Ftp/Afssa/38722-39817.pdf

Le mercure


La contamination au mercure (et sa forme méthylmercure), toxique pour le système nerveux central en développement, est un cas bien connu et étudié. Ce sont les poissons prédateurs comme le thon, l’espadon, les requins, qui présentent des niveaux élevés en mercure. La daurade, le marlin, le bar figurent aussi parmi les espèces incriminées. Le consommateur, en bout de chaîne, ingère ce mercure. L’AFFSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) recommande aux populations les plus sensibles -femmes enceintes et allaitantes, enfants en bas âge-, par son avis du 26 mars 2004, une consommation diversifiée de poissons en évitant une consommation exclusive de poissons prédateurs sauvages (thon, espadon, raie, lotte ou julienne) D’après une étude récente de janvier 2007 sur des femmes enceintes, le méthylmercure peut provoquer un accouchement prématuré. Il est noté également que quelques poissons d’élevage peuvent être faiblement contaminés par le méthylmercure.

En savoir plus :
Liste des poissons recommandés, ou non, aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.

L’aquaculture, la fausse bonne idée à faire évoluer


La réponse la plus souvent évoquée à ces problèmes en terme de ressources est l’aquaculture. Mais si l’idée sur le papier est bonne, la pratique laisse plus circonspect.

L’élevage, l’autre méthode de production des poissons et coquillages


L’aquaculture est le terme générique qui désigne l’élevage ou la culture de produits aquatiques (poissons, coquillages, mollusques et algues).
La pisciculture est employée spécifiquement pour l’élevage des poissons, tandis que la conchyliculture désigne l’élevage des coquillages.

L’aquaculture en pleine expansion


Truite fario
L’élevage en zone côtière ou en eau douce est une méthode en pleine expansion. Elle est devenue en quelques années (+ 8 % par an) la source essentielle des poissons et crustacés consommés dans le monde. La production actuelle se monte à 47,8 millions de tonnes, la Chine englobant 70 % de la production mondiale.

L’aquaculture participait pour 43 % à la fourniture de poissons (pour seulement 9 % en 1980), pour 22 % à la fourniture des mollusques, et pour 6 % à la fourniture des crustacés. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’aquaculture concernera 90 millions de tonnes consommées en 2030 si l’on se maintient à la consommation actuelle.
L’aquaculture d’Europe occidentale représente 3,54 % de l’aquaculture mondiale en 2004. Au sein de l’Union européenne, elle représente 19 % du total de la production halieutique.
En France, l’aquaculture représente 63 000 tonnes de poissons (200 millions €). La pisciculture est répartie en salmoniculture, pisciculture marine et pisciculture d’étang. Les coquillages constituent quant à eux une activité importante des façades atlantique, bretonne et normande (en 2001, la production d’huîtres était estimée à 180 000 tonnes, et celle des moules à 70 00 tonnes).

En savoir plus :
http://www.agriculture.gouv.fr
http://www.comite-peches.fr/site/index.php?page=g48

L’aquaculture, concentrée principalement sur les rivages côtiers, peut, si elle est mal dirigée, détériorer les paysages et les littoraux. Dans les pays occidentaux, les bords de mer sont bien défendus par la législation.
Par contre, d’autres pays, souvent émergents, sont moins bien protégés. Les mangroves et les récifs coralliens, caractéristiques des zones tropicales, abritent une formidable biodiversité et sont un rempart naturel contre le vent, les vagues, les cyclones ou les tsunamis. Outre la pression touristique et la déforestation, l’aquaculture et la pêche menacent ces milieux fragiles.
En Asie, en Amérique latine, les mangroves sont grignotées petit à petit par l’aquaculture industrielle. D’après les experts, la surface des mangroves a diminué de 35 % en 20 ans. Les bassins d’élevage dégradés sont délaissés, amenant à 250 000 hectares la surface de bassins d’élevage abandonnés dans le monde.

Tout n’est pas rose dans la crevette rose


En 2000, 30 % des crevettes pêchées dans le monde sortent des bassins d’élevage, dont 80 % partent pour les Etats-Unis, l’Europe et le Japon.

38 % des mangroves disparues depuis 20 ans dans le monde sont imputables à la seule crevette.

La crevette aurait une empreinte écologique de 60 : 1 hectare de bassin de crevettes nécessite une surface 60 fois plus grande pour se régénérer et se dépolluer (source : LaRevueDurable).

En prenant de l’expansion, le système s’est déraisonnablement rapproché du modèle d’élevage industriel. La concentration induit des problèmes de pollution des eaux (prolifération d’algues, restes de produits chimiques, vétérinaires et colorants) et favorise les maladies, les comportements agressifs (morsures) et le stress.
Selon les experts de l'ONU, l'aquaculture intensive produit 110 kg d'azote par tonne de poissons produits, 12 kg de phosphore, et 450 kg de carbone.

Le risque de pollution génétique est réel. Les poissons d’élevage s’échappent parfois de leurs piscicultures. Sélectionnés pour leur capacité de reproduction, de croissance rapide et leur aptitude à évoluer dans une eau de médiocre qualité, ils prennent le dessus sur les espèces locales. Ils peuvent aussi leur transmettre maladies et parasites.

Et le paradoxe du poisson d’élevage, c’est qu’il est nourrit en partie de ses congénères. Un tiers des poissons pêchés dans le monde (36 millions de tonnes) finit en farines et huiles pour l’alimentation des poissons, des porcs et des volailles (principalement des petits poissons : anchois, sardines, maquereaux, hareng, merlan, lançon, sprats, tacauds, mais aussi le "poisson-fourrage" pêché uniquement à cette fin). Et le ratio est impressionnant : 4 kg de poissons divers pour fournir 1 kg de saumon ou de bar d’élevage. Le poisson se mord donc la queue.


Ne pas sous-estimer le facteur énergie


Souvent oublié du bilan d’une filière, le poste énergie est caché, mais important dans les activités de pêche, pour ces denrées facilement périssables.
La pêche dépend exclusivement de la consommation de carburant fossile pour ses navires, mêmes artisanaux. La FAO estime à 14 millions de tonnes de carburants la consommation du secteur de la pêche en 2005 (soit 25 % du chiffre d’affaires total du secteur). La pêche maritime française en consomme 500 000 tonnes/an. On estime le ratio litre de carburant/poisson pêché à 1,5. Le carburant fossile, outre son prix fluctuant, est une source d’énergie épuisable. Des tests, comme en Poitou-Charentes, sont effectués pour utiliser des agrocarburants dans les bateaux de pêche. Des économètres pourraient être installés sur les navires.
Les filières de transformation, de la chaîne du froid, de transport nécessitent également du carburant, mais aussi de l’électricité, dans l’industrie agroalimentaire, la grande distribution et chez soi (le réfrigérateur et le congélateur !).
L’élevage intensif de poisson en eau douce est lui aussi gourmand en électricité, pour alimenter les équipements des bassins (pompage, chauffage, aération).

La pêche et l’aquaculture, emploi, sécurité alimentaire et ressources monétaires


La pêche et l’aquaculture sont à la croisée des chemins de la sécurité alimentaire (pour bon nombre d’humains) et de l’emploi. En France, 26 000 emplois sont générés par la pêche. Dans le monde, on estime à 200 millions le nombre des personnes qui vivent de la pêche, de l’aquaculture et des activités connexes. 38 % des poissons pêchés font l’objet d’échanges commerciaux. Le commerce du poisson représente une valeur d’exportation de 78 milliards de dollars US, et est source de devises pour les pays pauvres (22 milliards de dollars par an de recettes nettes en devises) (chiffres FAO).
De tels enjeux, de telles masses salariales et monétaires en mouvement créent des conflits entre économie, social et environnement, liés aux intérêts divergents des différents acteurs en présence.

La perche du Nil


Introduite dans les années 50 dans le lac Victoria, dont trois pays (Ouganda, Kenya, Tanzanie) bordent les flots. Très bien adaptée, elle se comporte même en espèce invasive, au détriment des espèces de poissons locales. Son commerce est florissant, vers l’Europe principalement.
Les populations locales y voient une source d’emploi et de commerce, mais les conditions sociales restent très difficiles.
Le film Le cauchemar de Darwin a mis en lumière de façon militante (et controversée) la problématique économique et sociale de la perche du Nil.

Les solutions pour un avenir durable


L’aquaculture et la pêche commencent à prendre le train du développement durable, en trouvant un équilibre entre ressource, capacité de pêche, emploi, viabilité économique et exigence des consommateurs. Les obligations réglementaires forcent les professionnels à repenser leur activité, en termes de qualité et quantité, mais obligent les politiques à trouver des systèmes de compensation.
Déjà des codes de bonnes pratiques (technique, hygiène, sanitaire), des certifications, des réglementations, des planifications existent. Il faut qu’ils puissent progresser, en étant soutenus par des données scientifiques pertinentes et impartiales sur l’état des stocks, la répartition géographique des poissons, etc.
L'aquaculture doit progresser dans la gestion de l’alimentation, des rejets d’effluents liquides, des mesures sanitaires, pour être écologiquement et socialement responsable. Le choix d’espèces herbivores (carpe, tilapia) peut également être une piste pour limiter les apports en protéines animales.
Outre les obligations réglementaires (tailles minimales de capture, maillages minimaux, fermetures de certaines zones de pêche, diminution du nombre de jours de pêche autorisés, techniques de pêche sélectives obligatoires, permis restrictifs pour les navires, diminution de la flottille, etc.), les professionnels et les chercheurs se penchent sur les différentes modalités de capture, la valorisation des déchets et sous-produits en produits à haute valeur ajoutée (par exemple des compléments alimentaires concentrés en nutriments) ou encore l’utilisation de techniques plus performantes pour améliorer la sélectivité des chaluts et des filets. Des dispositifs acoustiques d’éloignement des mammifères marins sont également utilisés.
En France, l’IFREMER et l’INRA sont les principaux organismes de recherche qui testent des nouvelles techniques ou pratiques de production (techniques halieutiques, combinaison entre culture et aquaculture, valorisation des effluents, utilisation des eaux pour l’irrigation, etc.), réalisent des inventaires, des modélisations et des prédictions des stocks, déterminent des indicateurs de durabilité pertinents pour évaluer la performance des systèmes de production, etc.

Et toujours la curiosité et la vigilance citoyenne !


Rester curieux et attentif aux informations sur la pêche, l’état des stocks, les nouvelles réglementations est indispensable. De nombreux documents d’information sur le milieu marin, les poissons et la pêche sont disponibles sur le net, en brochures, etc.
Interroger les poissonniers, ou la grande distribution, sur leurs filières d’approvisionnement ou faire pression pour qu’ils mettent sur leurs étals des produits biologiques, ou labellisés durables, s’avère également utile dans une démarche écocitoyenne.

Des guides et listes téléchargeables pour y voir plus clair


Greenpeace (Paris)
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses.pdf

Sustain
(Londres)
http://www.sustainweb.org/pdf/shooting_fish.pdf

Nausicaa
(Boulogne sur mer)
http://www.nausicaa.fr/Accueil.htm

MCS
- Liste des poisons à éviter en Angleterre et en Europe
http://www.fishonline.org/advice/avoid/

MSC
- Liste des poissons à acheter en Angleterre et en Europe
http://www.fishonline.org/advice/eat/

MSC
- Quelle marque et quels poissons diffusés en France
http://fr.msc.org

WWF
Suisse
http://assets.wwf.ch/downloads/guide_d_achats_peche.pdf
http://assets.wwf.ch/downloads/wwf_guide_f_lepo.pdf

WWF
Belgique
http://www.wwf.be/online_publications_2/oceans/conso-guide-poissons.pdf

Des fiches sur les produits aquatiques


IFREMER - Présentation des différentes espèces marines
http://www.ifremer.fr/francais/produits/infoprof.htm

IFREMER
– Découverte des poissons et de leur élevage
http://www.ifremer.fr/aquaculture/fr/poissons/decouverte_poissons.htm

COMITE DES PECHES
- Présentation des principales espèces pêchées en France
http://www.comite-peches.fr/site/index.php?page=g7

FAO
– Fish base, système global d’information sur les poissons
http://www.fishbase.org/search.php?lang=French

Estran-Cité de la mer
(Dieppe) – Espace Biologie Halieutique
http://estrancitedelamer.free.fr

Des statistiques ? Des chiffres ?


Situation des pêches et de l’aquaculture dans le monde - FAO
ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/a0699f/a0699f.pdf

Statistiques FAO

http://www.fao.org/fi/website/FIRetrieveAction.do?dom=org&xml=FIDI_STAT_org_fr.xml&xp_nav=3,1,1&lang=fr

Espèces capturées par zones de pêche mondiales
- UNESCO
http://ioc.unesco.org/Oceanteacher/oceanteacher2/01_GlobOcToday/07_ProgAgen&Orgs/fao/CaptureProductionAreas.htm

Profil des pêches et aquaculture
– France (FAO)
http://www.fao.org/fi/website/FIRetrieveAction.do?dom=countrysector&xml=FI-CP_FR.xml&lang=fr

CIEM - Conseil international pour l’exploration de la mer / International council of exploration of the sea
http://www.ices.dk

La PCP en chiffres
. Données de base sur la politique commune de la pêche. Edition 2006 / Commission européenne .- Luxembourg : Office des publications officielles des communautés européennes, 2006 .- 37 p.
http://ec.europa.eu/fisheries/publications/facts/pcp06_fr.pdf

Glossaires


Glossaire de l’IFREMER
http://www.ifremer.fr/envlit/glossaire/

Glossaire de l’exposition "Pêches en mer"
de l’Espace des Sciences de Rennes
http://www.espace-sciences.org/science/10085-nos-precedentes-expositions/10097-peches-en-mer/11917-glossaire/index.html

Voir des poissons en Haute-Normandie ?


Estran – Cité de la mer à Dieppe – Aquariums de poissons d’eau froide
37 Rue de l'Asile Thomas 76200 Dieppe
Tél. 02 35 06 93 20 - http://estrancitedelamer.free.fr

Aquacaux
– Elevage de turbots
70 chemin de Saint-Andrieux 76930 Octeville-sur-mer
Tél. : 02 35 46 04 97
http://www.aquacaux.asso.fr/

Sources documentaires



Généralités


Code de conduite d’une pêche responsable - FAO
http://www.fao.org/docrep/003/x9066f/x9066f00.htm

Dessine-moi un avenir pour les pêches maritimes
. 6e édition des Rencontres halieutiques de Rennes, 19-20 octobre 2006
Résumés des communications : http://www.agrocampus-rennes.fr/scripts/fr/C_equipe/hal/rh2006/index.html

La pêche et l’aquaculture
in L’environnement en France, édition 2006 / Institut français de l’environnement .- Orléans : IFEN, 2006 ;- pp. 83-90

La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture en 2006
- FAO – Département des pêches .- Rome : FAO, 2007 .- 198 p.
ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/009/a0699f/a0699f.pdf

Les pêches maritimes françaises : entre le défi de marché et le défi de l’aménagement du territoire
. Rapport parlementaire / Hélène Tanguy .- Paris : Ministère de l’agriculture, 2006 .- 83 p.
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/rapport_tanguy.pdf

La politique commune de la pêche / Commission européenne

http://ec.europa.eu/fisheries/cfp_fr.htm

Les poissons d’eau douce des rivières de France
/ Roland Billard .- Paris : Delachaux et Niestlé, 1997 .- 191 p.

Les poissons de mer des pêches françaises
/ Jean-Claude Quéro ; Jean-Jacques Vayne .- Paris : Delachaux et Niestlé, 1997 .- 304 p.

Les ressources aquatiques en danger


80 % de la pollution marine est d’origine terrestre : état des lieux / PNUE
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1036_80_pour_cent_pollution_marine_terrestre.php#
[en ligne] 23/10/2006

Alerte bleue !!! Les oceans sous pression
/ Fabrice Auffret .- Ekwo, 17, avril-juin 2007, pp.16-23
A recipe for disaster. Supermarket insatiable appetite for sea-foods / Greenpeace .- Londres : Greenpeace, 2005 .- 96 p.
http://www.greenpeace.org.uk/MultimediaFiles/Live/FullReport/7281.pdf

Adieu, pêches miraculeuses ! (Poissons sauvages)
/ Florence Humbert .- Que choisir, 442, novembre 2006, pp. 22-25

Atlas de l’océan mondial / Jean-Michel Cousteau ; Philippe Vallette .- Paris : Autrement, 2007 .- 79 p.

Attention, océans en danger ! Dossier documentaire / Médiathèque de la Cité de la mer de Cherbourg .- mai 2006
http://www.lacitedelamer.com/fr/ocean_connaissance/mediatheque/Dossiers_documentaires/Oceans_en_danger/default.asp

Ce que deviennent les usines de poisson du lac Victoria
/ Eirik G. Jansen .- La revue durable, 20, avril-mai-juin 2006, p. 23
Communiqué – Avis de l’AFFSA sur consommation de poisson et exposition au mercure. 26 mars 2004
http://www.afssa.fr/ftp/afssa/comm-de-presse-mehg.pdf

Dossier poisson
.- Les Quatre saisons du jardinage, 145, mars-avril 2004, pp. 59-73

Du poisson pour demain ?
– Journée mondial des zones humides, 2 février 2007 .- CH-Gland : Secrétariat de la Convention de Ramsar, 2007 .- 15 p.
Téléchargeable http://www.ramsar.org/wwd/7/wwd2007_leaflet_f.pdf

Les mangroves offrent la meilleure protection contre les tsunamis
.- La revue durable, 16, juillet-août 2005 .- pp. 20-22

Like shooting fish in a barrel. The collapse of world fisheries in the 21th century and what we can do to prevent it from happening / Sustain .- UK-London : Sustain, 2005 .- 32 p.
http://www.sustainweb.org/pdf/shooting_fish.pdf

Méthylmercure dans le poisson et risque d’accouchement prématuré
/ Mathieu Jahnich .- Lettre Environnement Recherche Environnement du MEDD, 10, mars 2007, p. 4
http://www.ecologie.gouv.fr/Methylmercure-dans-le-poisson-et.html

Océans, l’alarme
/ propos de Boris Worm .- Le Monde 2, supplément au Monde 19299, 10 février 2007, pp. 20-27

Pas de requins, pas de pétoncles
/ Cécile Dumas - Sciences et avenir.com, 30 mars 2007
http://tempsreel.nouvelobs.com/

Poissons, coquillages, crustacés : le poisson nage en eaux troubles
in Achetons responsable ! Mieux consommer dans le respect des hommes et de la nature / Elisabeth Laville ; Marie Balmain .- Paris : Seuil, 2006 .- pp. 313-338

Pour une pêche durable en France et en Europe ! Proposition du WWF
/ Benoît Guérin .- Paris : WWF France, 2007 .- 181 p.
http://www.wwf.fr/s_informer/nos_missions/oceans_et_cotes?mission_id=19

Protection coastal and marine environments from land-bases activities. A guide for national action .- NL-La Hague : UNEP/GPA, 2006 .- 107 p.
http://www.gpa.unep.org/documents/2006_npa_handbook_for_english.pdf

Consommation


Actes du débat public "Le poisson, demain un luxe ?", vendredi 15 décembre 2006, Nausicaa (Boulogne-sur-mer) .- 3 p.
Téléchargeable http://www.nausicaa.fr/downloads/ActesDebatPoisson.pdf

Et ta mer, t’y penses ? Guide à l’usage du consommateur responsable
/ Greenpeace .- Paris : Greenpeace, 2006 .- 9 p.
Téléchargeable http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/et-ta-mer-t-y-penses.pdf

Fish of the day. Can consumers help UK fisheries ?
/ WWF Angleterre .- Londres : WWF, 2001 .- 59 p.
http://www.wwf.org.uk/filelibrary/pdf/fotdfull.pdf

Pass the fish, hold the toxins
/ Mindy Pennybacker .- World Watch, 17 (4), juillet-août 2004, p. 31
Traduction française "Le poisson passe, les toxines restent. Comment éviter les toxines des produits halieutiques" sur http://www.delaplanete.org/IMG/pdf/eclairage_vert-2.pdf

Poissons et fruits de mer. Bases de l’évaluation pour le guide du consommateur
/ WWF Suisse .- CH-Vernier : WWF, 1986 .- 17 p.
http://assets.wwf.ch/downloads/brosch_fischfuehrer_f.pdf

Poissons, coquillages et crustacés in Planète attitude santé
/ Gaëlle Bouttier-Guerive ; Clara Delpas, Paris, Seuil, 2006, pp. 43-46

Quel poison dans nos assiettes ?
/ Joëlle Van den Berg .- Symbioses, le magazine de l’éducation relative à l’environnement, 71, juin-juillet-août 2006, p. 10
http://www.reseau-idee.be/symbioses/sy71pdf/dossier/mat_ref_10.pdf

Aquaculture


Bordeaux Aquaculture 2004, salon professionnel de la filière aquacole, 22-24/09/2004. Comptes-rendus des conférences
http://www.bordeaux-expo.com/aqua_culture/

Feedlots of the sea
/ John C. Ryan .- World Watch, 16 (5), septembre-octobre 2003, pp. 22-29
Traduction française "Des enclos d’engraissement en pleine mer" sur http://www.delaplanete.org/IMG/pdf/4_enclos.pdf

La pisciculture, un élevage parmi d’autres ?
Dossier .- Transrural Initiatives, 260, 4 mai 2004, pp. I-VIII
http://www.transrural-initiatives.org/numero-241-250/TRI260dossierb.pdf

Pisciculture : des poissons sous contrat
/ Laurent Mignaux – E-MEDDiat, l’actualité du ministère de l’écologie et du développement durable en continu, 18 avril 2007
http://www.ecologie.gouv.fr/emeddiat/article.php3?id_article=286

Pour ou contre le poisson d’élevage ?
Florence Humbert .- Que choisir, 404, mai 2003, pp. 16-21

Aquaculture : dossier pédagogique / IFREMER
http://www.ifremer.fr/aquaculture/index_loupe.htm

Sites Internet



Comité nationale des pêches maritimes et élevages marins (CNPMEM)
http://www.comite-peches.fr

Commission interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA)
http://www.lapisciculture.com

FAO – Département des pêches
http://www.fao.org/fi/debut.asp

Fish on line
http://www.fishonline.org

IFREMER
- Filière aquaculture : http://www.ifremer.fr/aquaculture/fr/filieres.htm
- Pages Ressources halieutiques et pêche : http://www.ifremer.fr/annuweb

Institut océanographique (Paris)
http://www.oceano.org

Marine Stewardship Council (MSC)
http://www.msc.org/
Rapport d’activité 2005-2006 : http://fr.msc.org/assets/docs/MSC_05-06_%20AR_French.pdf

Ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer - Métiers de la mer
http://www.mer.equipement.gouv.fr/hommes/01_metiers/01_metier/index.htm

Ministère de l’agriculture
Pêche / Aquaculture : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/ressources.themes.pecheaquaculture.aquaculture_r61.html
Pêches maritimes : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/ressources.themes.pecheaquaculture.pechemaritime_r60.html

Nausicaa (Boulogne-sur-mer)
http://www.nausicaa.fr/

Normandie Fraîcheur Mer
http://www.nfm.fr/htm/Sauvage.html

FranceAgriMer
http://www.franceagrimer.fr/

Union européenne - Pêche : gestion des ressources et de l’environnement / Scad plus
http://www.ifremer.fr/francais/produits/infoprof.htm