Les poissons de la Seine
Mars 2003
Historique
La "préhistoire" de la faune piscicole
La faune piscicole colonise pour la première fois nos cours d'eau pendant l'ère tertiaire, il y a une vingtaine de millions d'années. Elle est riche et relativement homogène.
Mais il y a trois millions d'années, à l'ère quaternaire, la glace recouvre le Nord de l'Europe et entraîne de nombreuses disparitions d'espèces de poissons. En effet, bloqués par les chaînes montagneuses ou les bras de mer, ceux-ci ne peuvent se retirer vers le sud du continent.
Poissons migrateurs : espèces de poissons se déplaçant entre deux zones géographiques distinctes (de la mer à la rivière ou le contraire), ou entre deux habitats différents (zone de reproduction et zone de développement).
Danube : plus grand fleuve européen avec un cours de longueur supérieure à 3 000 km et un bassin versant de 800 000 km2. Il se jette dans la mer Noire en Roumanie en formant l'une des zone humides les plus importantes pour l'avifaune aquatique de l'ensemble de ce continent.
Et c'est ainsi que la faune piscicole d'Europe semble plus pauvre que celle d'Amérique du Nord, qui a pu descendre vers le sud via le bassin du Mississipi. A latitude égale, l'Amérique du Nord compte 950 espèces de poissons et l'Europe de l'Ouest seulement 193.
Sur notre continent, seules les espèces les plus résistantes aux basses températures survivent dans la zone étroite et libre de glace s'étendant entre les glaciers de Scandinavie et ceux des Alpes. Il s'agit essentiellement des
poissons migrateurs : l'anguille, l'esturgeon, le saumon et la truite.
Après la disparition des glaces, les espèces ayant trouvé refuge dans le bassin du
Danube, reviennent coloniser les fleuves européens. C'est cette évolution qui explique la large répartition géographique des poissons rencontrés sur le continent européen. Elle rend aussi compte de la diminution graduelle d'est en ouest du nombre des espèces observées ; plus de 100 espèces dans le bassin du Danube, 60 dans celui du Rhin, 58 dans le Rhône et, enfin, 50 dans le bassin de la Loire. La Seine, relativement éloignée des autres fleuves, possède un fond piscicole assez pauvre : sa faune originelle, suite aux épisodes glaciaires, est estimée à 33 espèces.
Les influences de l'homme sur la faune piscicole
Antiquité : c'est la période durant laquelle les poissons de la Seine connaissent les premières perturbations. Les Romains introduisent des carpes originaires d'Asie pour leur élevage, entraînant la dissémination de cette espèce dans toute l'Europe.
Moyen-Âge : au IX
e siècle, de nombreux monastères aménagent des cours d'eau en étangs pour la production de gardons, de rotengles ou de brochets, favorisant ainsi la dispersion de ces espèces d'eaux calmes.
XIXe siècle : c'est au cours de la deuxième moitié de c
e siècle que les introductions de nouvelles espèces sont les plus importantes. En effet, les naturalistes acclimatent la truite arc-en-ciel, la perche-soleil, le poisson-chat, le saumon de fontaine et le black-bass originaires du continent nord-américain, et d'autres d'Asie comme la carpe argentée ou le carassin doré. Ils favorisent également l'extension de l'aire géographique d'espèces européennes : le sandre, l'ombre, le silure...
Bassins hydrographiques : aires géographiques drainées par un même grand fleuve.
La liaison des différents fleuves par des canaux de navigation permet la dispersion et la colonisation de 5 nouvelles espèces : la grémille, le hotu, le toxostome, le barbeau et le sandre apparaissent dans la Seine suite à la connexion entre différents
bassins hydrographiques européens, soit 10 % de la faune actuelle.
XXe siècle : au cours de c
e siècle, les grands aménagements pour les besoins de la navigation et l'augmentation de la pollution des industries et des eaux usées urbaines ont bouleversé le fond piscicole, entraînant la disparition de nombreuses espèces de poissons, notamment les plus sensibles à la qualité de l'eau et les espèces migratrices, tels le saumon et la grande alose, repérés pour la dernière fois en 1920.
Pêcheurs professionnels
au début du XXe siècle.
La pêche artisanale
La pression des activités humaines sur les milieux naturels a provoqué une régression notable des ressources vivantes. Nous en avons un exemple typique avec la Seine et ses ressources halieutiques.
Au début du XX
e siècle, la pêche artisanale en Seine produisait, dans le seul "quartier" de Rouen, 274 tonnes de poissons par an, dont 5 tonnes de saumons, des aloses et de l'esturgeon.
Le fleuve, encore sauvage, très ouvert sur la mer, permettait la remontée fréquente des baleines, marsouins, dauphins ou phoques ! La pollution de l'eau, couplée à l'artificialisation du lit du fleuve, fait disparaître l'essentiel de ces richesses.
Extrait de :
Notre environnement : perception, compréhension, action. J. Chaïb et J.-P. Thorez / AREHN, 1999
Aujourd'hui : avec 45 espèces actuellement recensées, la Seine est le fleuve où la faune piscicole est la moins riche. A partir des années 1975, elle a connu une amélioration de la faune piscicole en raison de la dépollution de l'eau.
Les principales espèces constituant le peuplement actuel de la Seine
Impacts sur la faune piscicole de la Seine
L'environnement humain de la Seine
La Seine, drainant un vaste bassin de 78 650 km
2, longue de 776 km, se jette dans la Manche au niveau du Havre. La longueur de ses méandres entre Paris et l'embouchure est d'environ 300 kilomètres.
Ce fleuve est un milieu particulièrement marqué par les activités humaines. En effet, le bassin hydrographique de la Seine héberge 30 % de la population nationale, dont 80 % vit en zone urbaine, essentiellement au sein de l'agglomération parisienne ou sur les bords du fleuve. 40 % des industries françaises siègent sur les rives de la Seine, notamment dans la Basse-Seine, et 60 % de la superficie du bassin sont occupés par des terres labourables.
Cette forte concentration de population et d'activités sur le bassin de la Seine entraîne de graves dégradations de ce fleuve, notamment du fait des rejets urbains et industriels polluants, occasionnant de nombreux impacts sur les poissons.
L'estuaire de la Seine (Guézennec, 1999)

Source :
Seine-Aval : un estuaire et ses problèmes.- IFREMER (Programme scientifique Seine-Aval
Pourquoi la faune piscicole dépend de la qualité de l'eau
La teneur en oxygène dissous de l'eau est un facteur essentiel de la qualité des cours d'eau notamment en se qui concerne le maintien de la faune piscicole. En effet, les poissons, comme tous les êtres vivants, ont besoin d'oxygène pour vivre.
D'où vient l'oxygène de l'eau ?
La partie la plus importante provient de la photosynthèse par les plantes aquatiques qui utilisent l'énergie lumineuse du soleil pour se développer. Elles libèrent de l'oxygène le jour et en consomment le jour et la nuit. Une autre part est dissoute dans l'eau à partir de l'atmosphère.
La réserve d'oxygène dissous dépend de la température et de la quantité d'eau dans le bassin. Ainsi, pendant l'hiver, l'eau froide et les eaux hautes du fleuve permettent une bonne oxygénation. Par l'agitation qu'il provoque, le barrage de Poses joue un rôle positif dans la réoxygénation de l'eau de la Seine.
Micro-organismes : êtres vivants de taille microscopique, généralement constitués d'une seule cellule. Le vaste ensemble des micro-organismes rassemble les bactéries et champignons qui consomment, divisent, oxydent, bref, décomposent la matière organique (déchets organiques), assurant ainsi son recyclage et notamment sa minéralisation progressive et totale.
Autoépuration : capacité d'une eau naturelle à décomposer les déchets organiques qui la souillent en éléments ou composés
simples : carbone, azote, phosphore...
Matières organiques : matériaux issus des êtres vivants et en général biodégradables.
Station d'épuration : installation destinée à purifier des eaux usées d'origine urbaine ou industrielle avant de les rejeter dans les cours d'eau.
Biodégradable : qui peut être décomposé par des organismes vivants.
Etiage : niveau moyen le plus bas d'un cours d'eau.
Aval : partie d'un cours d'eau située au-dessous du niveau d'un point donné, donc comprise entre celui-ci et l'embouchure.
Quelles sont les causes du déficit d'oxygène dans l'eau ?
Comme la faune et la flore aquatiques, les
micro-organismes consomment de l'oxygène dissous lorsqu'ils dégradent les déchets organiques (voir encadré) rejetés dans l'eau de la Seine (
autoépuration). Ces
matières organiques proviennent des rejets des industries (papeteries principalement) ainsi que des eaux usées urbaines de grandes agglomérations comme Rouen et Paris.
Ces eaux usées sont plus ou moins bien épurées par les
stations d'épuration, aussi, les micro-organismes se développent dans l'eau pour poursuivre cette épuration en consommant les déchets, en partie "
biodégradables".
La rapidité avec laquelle ces micro-organismes se multiplient engendre une consommation d'oxygène si importante qu'il en résulte parfois l'asphyxie des poissons. C'est essentiellement au cours de l'
étiage (juillet-septembre) que les poissons souffrent le plus du manque d'oxygène. En effet, la Seine atteint un niveau d'eau très bas entraînant un débit plus lent et une oxygénation médiocre. Par ailleurs, la multiplication des bactéries étant stimulée par la chaleur, il en résulte une consommation accrue.
En outre, si un orage éclate sur Paris, le lessivage des routes et des trottoirs par la pluie draine une grande quantité de déchets (déjections animales, mégots de cigarette...) rejetés dans le fleuve brutalement. Les matières organiques se déplacent rapidement vers l'
aval, occasionnant vers Caudebec-en-Caux une chute du taux d'oxygène dissous pouvant-être fatale aux poissons.
1955 : Tout commença par un été très chaud
Le débit de la Seine tomba très bas et une véritable hécatombe de poissons se manifesta dans la partie maritime de la Seine.
La Fédération de pêche de
Seine-Maritime déposa une plainte auprès du service des Ponts et Chaussées.
Emus, les conseillers généraux des départements riverains for-mèrent le vœu que des mesures
seraient prises pour remédier à cette situation.
Saisi de l'affaire, l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Laval estima nécessaire de connaître :
- les variations de la teneur en oxygène dissous dans l'eau de la Seine ;
- les sources de pollution qui
engendraient le déficit en oxygène fatal à la faune de la rivière.
Par la suite, lorsque la lutte contre la pollution s'organisa, avec notamment l'adoption en 1964 de la loi sur l'eau, le réseau de mesures ébauché en cet été 1955 sur le dernier tronçon d'un fleuve qui draine le bassin le plus peuplé et le plus industrialisé de France, s'avéra un outil précieux pour juger des évolutions et fut sans cesse amélioré.
Source : 30 ans de suivi de la qualité de la Seine de la cellule de lutte contre la pollution
Quelles solutions pour la qualité de l'eau ?
Depuis les années 1970, la teneur de l'eau en oxygène dissous s'est nettement améliorée et les asphyxies chez les poissons se font plus rares. Cela est dû à la mise en application des textes de loi pour la réduction des rejets urbains et industriels.
La mobilisation de certaines collectivités locales y participe également. L'agglomération de Rouen a inauguré en 1997 une nouvelle station d'épuration (Emeraude) très performante.
Par contre, des efforts restent à faire au niveau de la station d'Achères qui assure plus ou moins bien l'épuration des eaux usées de Paris et entraîne encore une pollution importante à l'aval.
C'est également en améliorant leurs équipements d'épuration, en développant la prévention sur les rejets (technologies propres, recyclage...) que les industries ont activement participé au renouveau environnemental de la Seine.

La pollution est une cause de mortalité pour les poissons.
Bien avant la Seine : la Tamise
De l'autre côté de la Manche, la Tamise et ses poissons ont connu la même histoire que la Seine... avec une vingtaine d'années d'avance.
A partir de 1810, le WC se généralise à Londres, et les industries se multiplient le long de la Tamise, ce qui entraîne une augmentation des rejets. La construction de barrages rend impossible l'accès du fleuve aux poissons migrateurs. En dépit d'une amélioration du traitement des eaux usées à la fin du XIXe siècle, le peuplement piscicole du plus grand fleuve britannique se dégrade à partir de 1920 pour tomber à 0 vers 1960 (à Londres).
La reconquête de la qualité de l'eau de la Tamise débute en 1953 avec un gigantesque programme de stations d'épuration prévu pour vingt ans. L'opération est couronnée de succès, puisque dans les années 1980 on comptait 104 espèces de poissons in the Thames.
Et la pollution toxique...
La pollution par les composés organiques de synthèse est provoqué par la production de matières synthétisées par les industries à partir du pétrole et leur utilisation domestique : organochlorés (polychlorobiphényles, lindane...), matières plastiques, pesticides, plastifiants, détergents, colorants, etc. Ces composés toxiques à des doses très faibles sont présents dans la Seine, contaminant les poissons et provoquant chez eux des lésions physiques importantes entraînant tumeurs, malformation, stérilité...
Par ailleurs, les métaux lourds ( zinc, cuivre, cadmium, mercure, plomb, chrome, fer, etc.) sont présents en traces dans les cours d'eau.
Chaîne alimentaire : succession d'organismes consommateurs et consommés, partant des végétaux et aboutissant aux carnivores et à l'homme.
Ils trouvent leur origine dans le lessivage des sols et du sous-sol, les industries (fonderies, traitements de surface, accumulateurs, peintures...),
l'agriculture (engrais, lisiers...) et les activités domestiques (chauffage, peinture, piles...).
Ils sont très toxiques au-delà d'une certaine dose dans l'eau. Ils sont transportés dissous ou associés aux matières en suspension, occasionnant de graves conséquences sur la
chaîne alimentaire. Les poissons, souvent situés au bout des chaînes alimentaires, sont particulièrement affectés.

Pollution par les détergents à Poses en 1967.
Pourquoi les aménagements de la Seine perturbent les poissons
La Seine, fleuve le plus transformé par l'homme est très loin de son état naturel. En résulte un impact important sur la faune piscicole, notamment par les aménagements multiples réalisés au cours des derniers siècles.
Amont : partie d'un cours d'eau située entre un point donné de ce dernier et sa source.
Frai : fécondation des œufs par les poissons mâles (action de frayer).
Le barrage de Poses, construit en 1887 à une centaine de kilomètres de l'embouchure pour mieux contrôler l'écoulement des eaux, n'est pas sans conséquences sur les poissons, et essentiellement sur les migrateurs (le saumon, l'alose, la lamproie, la truite de mer et l'esturgeon). En effet, ceux-ci sont dans l'impossibilité de franchir le barrage pour accéder à leurs sites de reproduction situés en
amont du cours d'eau ou dans ses affluents (zones de
frai), et pour assurer leur développement biologique en montant et redescendant la rivière à la mer.
Le barrage entraîne également des modifications sur le fleuve en augmentant la profondeur de l'eau et la sédimentation, et en accroissant sa température, ce qui est défavorable aux salmonidés.
Actuellement, les ouvrages situés sur la Seine sont en cours de rénovation. Des passes à poissons sont programmées à Poses-Amfreville comme à Notre-Dame-de-la-Garenne, pour accueillir de nouveau les poissons migrateurs dans la Seine amont. Ces voies d'eau artificielles contournant les barrages et permettant leur franchissement par les poissons devraient être opérationnelles au second trimestre de 2004. Toute la difficulté réside dans la prise en compte des capacités et des exigences biologiques de chaque espèce (saumon, alose...). Les poissons doivent trouver le passage sans difficulté ni retard et le franchir sans se blesser.
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Le barrage de Poses. |
Grâce à une succession de seuils judicieusement étagés, la passe permet aux poissons de franchir un ouvrage. |
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Une passe à poissons
au niveau du barrage de Poses. |
Chenal : passage creusé et aménagé permettant la navigation dans les meilleures conditions.
La
chenalisation, modifiant le tracé naturel du fleuve, à permis d'homogénéiser le débit pour les besoins de la navigation. Mais cela a "dénaturé" la Seine, portant atteinte à la vie piscicole. Du fait de l'uniformisation du lit du fleuve (parois lisses des digues), les habitats et les zones de reproduction spécifiques ont disparu.
La faune aquatique dépend de deux grands types d'habitats. Le premier est destiné aux fonctions quotidiennes d'alimentation (les poissons se nourrissant principalement d'invertébrés aquatiques qui prolifèrent au sein des plantes et des graviers) et de repos dans des abris hydrauliques leur permettant de limiter leur perte d'énergie face au courant.
Le second type d'habitat sert à la reproduction et de refuge en cas de danger immédiat et pour le repos.
Dans la Seine, les espèces d'eaux vives comme le barbeau, la vandoise et le hotu, ne trouvant plus un environnement adéquat, ont été remplacées par d'autres moins exigeantes, telles que le chevaine, le gardon, la carpe et la brème.

Carpes en train de frayer.
Répartition de la faune piscicole dans la Seine
La distribution des populations piscicoles le long de la Seine fait apparaître une richesse biologique très inégale.
Classiquement, sur les fleuves où l'homme est moins présent, les poissons sont plus nombreux en aval qu'en amont, car la partie basse présente une plus grande diversité d'habitats. Mais pour la Seine cette figure ne se confirme pas. En effet, le nombre d'espèces est très fluctuant et peut parfois chuter de façon vertigineuse.
A l'amont du bassin, le milieu fluvial encore préservé offre des habitats propices à de nombreuses espèces. Mais dans la partie aménagée pour les besoins de la navigation, on constate une régression des poissons d'eaux vives causée par l'homogénéisation des écoulements et des habitats. A l'aval de Paris, la dégradation s'accentue en raisons des rejets de l'agglomération mal épurés à la station d'Achères, et seules quelques espèces résistent à la pollution de l'eau : le gardon, la brème et la carpe.
Aux environs des Andelys, la situation s'améliore sensiblement grâce à une légère récupération du milieu. Mais elle se détériore à nouveau aux alentours de Rouen. Enfin, ce n'est que dans l'estuaire, où se mélangent espèces d'eau douce et espèces marines, que la richesse du peuplement atteint des valeurs normales. Le barrage de Poses constitue la limite extrême de l'estuaire, partie de la Seine où la marée est sensible. La salinité de l'eau est notée en amont jusque vers Caudebec. A l'aval sont présents, outre certains poissons d'eau douce, des espèces d'eau saumâtre ou salée.
Evolution amont-aval du nombre moyen des espèces de poissons capturés sur le cours principal de la Seine.
Seine-Aval : Patrimoine biologique et chaînes alimentaires.- IFREMER (Programme scientifique Seine-Aval
Les principales espèces de poissons de la Seine en Haute-Normandie
Texte d'après : BILLARD, Roland -
Poissons d'eau douce des rivières de France (les) : identification,
inventaire et répartition des 83 espèces.- Delachaux et Nieslé (Les encyclopédies du naturaliste).
Gravure : Archives de l'AREHN.
L'ablette
Alburnus alburnus
Famille : Cyprinidés
Reproduction : avril à juin. Les œufs sont déposés sur la végétation immergée ou sur les graviers.
Régime alimentaire : petits insectes (larves et adultes) et crustacés planctoniques.
Habitat : eaux claires des rivières et des lacs.
Distribution : assez communément répandue dans toute la France. Présente dans la Seine jusque dans les eaux salées de l'estuaire.
La grande alose
Grande alose
Famille : Clupéidés
Taille : maximum 70-80 cm et 4 kg ; va communément jusqu'à 50 cm à l'âge de 5-6 ans.
Reproduction : en eau douce, dans la partie inférieure des fleuves, mais aussi dans les parties en amont des zones d'influence de la marée dynamique. L'incubation dure une semaine et les juvéniles migrent vers les estuaires dès la fin de l'été et en automne. Ils séjournent en mer entre 4 et 7 ans pour les mâles et 3 à 6 ans pour les femelles.
Régime alimentaire : crustacés planctoniques et petits poissons. En eau douce les juvéniles s'alimentent de crustacés et de larves d'insectes.
Habitat : marin pélagique (de haute-mer), sur le plateau continental et en zone littorale, migre en eau douce pour se reproduire.
Distribution : tous les fleuves de la côte atlantique, plus rare dans ceux de la côte méditerranéenne. Vulnérable. Disparue dans la Seine, où elle était pêchée en abondance jusque dans la première moitié du XX
e siècle. Une espèce voisine, l'alose feinte, est encore observée dans l'estuaire.
L'anguille
Anguilla auguilla
Famille : Anguillidés
Taille : moyenne de 80 à 100 cm pour 1 kg, mais peut atteindre 1,50 m pour un poids
de 9 kg.
Reproduction : à la fin de leur période de croissance en eau douce, les anguilles effectuent leur migration vers la mer et prennent leur livrée argentée. Dès leur arrivée en mer elles gagnent les grandes profondeurs et effectuent leur migration vers la mer des Sargasses, dans l'Atlantique Nord, au nord-est des Antilles. Leur maturation sexuelle commence dès leur arrivée en eau de mer. La reproduction a lieu au printemps et en été dans la mer des Sargasses. Les larves (leptocéphales) sont amenées par le Gulf Stream jusqu'aux côtes d'Europe ; elles se transforment en civelles avant de pénétrer dans les estuaires et en zone côtière continentale, où elles évoluent en anguillettes avant de se répartir dans les bassins versants.
Benthique : vivant au fond de l'eau
Régime alimentaire : en eau douce, essentiellement des invertébrés
benthiques, mais aussi des poissons et des batraciens.
Habitat : dans les eaux douces pendant 6 à 12 ans pour les mâles et 9 à 20 ans pour les femelles, avant de migrer en mer, où a lieu la reproduction. Les anguilles vivent sur le fond, sous des pierres ou dans la vase et dans des anfractuosités des berges.
Distribution : dans toute la France, mais en régression.
La brème
Abramis brama
Famille : Cyprinidés
Taille : 25 à 60 cm pour 0,5 à 5 kg.
Reproduction : mai à juillet, sur les herbiers.
Régime alimentaire : larves d'insectes, surtout chironomes (ou "vers de vase"), petits crustacés, mollusques, vers et végétaux. Les grands spécimens peuvent se nourrir de petits poissons. Les juvéniles sont zooplanctonophages.
Habitat : eaux chaudes, calmes et tranquilles des lacs de plaine, rivières et canaux à courant faible et végétation aquatique ; poisson grégaire.
Distribution : un peu partout en France. Habitant typique de la Seine haut-normande jusque dans les eaux salées de l'estuaire.
Le brochet
Esox lucius
Famille : Esocidés
Taille : maximum de 1,30 m pour un poids de 20 kg, plus communément 50 cm pour 1 kg.
Reproduction : février à avril. A cette époque les brochets, se regroupent alors qu'ils vivent normalement solitaires. Le frai a lieu en général dans des prairies inondées sous une faible profondeur d'eau. Les œufs sont déposés sur des substrats herbeux. Dans ces sites le réchauffement de l'eau donne lieu à un développement précoce du zooplancton dont se nourrissent les alevins peu après leur éclosion, qui intervient en fin d'hiver ou au début du printemps.
Régime alimentaire : piscivore, prédateur actif, cannibale surtout aux jeunes stades.
Habitat : parties riches en végétation des cours d'eau, des étangs et des lacs.
Distribution : dans toute la France ; considéré comme vulnérable en raison de la réduction de ses aires naturelles de reproduction du fait de la chenalisation des cours d'eau. Présent dans la Seine surtout en amont de Poses.
La carpe
Cyprinus carpio
Famille : Cyprinidés
Taille: maximum 1 m pour 30 kg.
Reproduction : mai-juin à une température supérieure à 18-20 °C. S'hybride avec le carassin et le poisson rouge.
Régime alimentaire : omnivore, surtout benthos, zooplancton et végétaux. Ingère des bactéries fixées sur des matières en suspension dans l'eau.
Habitat : eaux calmes, étangs, lacs et rivières.
Distribution : présente dans toute la France à l'exception des zones de montagne, et notamment dans la basse-Seine.
Le chevaine
Leuciscus cephalus
Famille : Cyprinidés
Taille : 30-45 cm pour 0,5 à 1 kg ; jusqu'à 6 kg.
Reproduction : avril à juin, température supérieure à 15 °C. Les œufs adhèrent aux plantes ou aux graviers.
Régime alimentaire : polyphage ; poissons, insectes, détritus et végétaux. Les spécimens de grande taille peuvent se nourrir de grenouilles, petits poissons et écrevisses.
Habitat : eaux courantes et fraîches des rivières ; occasionnellement lacs ; grégaire, près de la surface.
Distribution : sur tout le territoire métropolitain, à basse comme à moyenne altitude. Présent dans la Seine surtout en amont de Poses.
L'éperlan
Osmerus eperlanus
Famille : Osmeridés
Taille : jusqu'à 10-15 cm, exceptionnellement 20 cm.
Reproduction : de mars à avril, en eau douce, à la limite de la zone d'influence des marées. Les œufs sont déposés dans le sable ou le gravier, où ils restent attachés durant la première partie du développement embryonnaire, puis ils dérivent ensuite dans le courant. Les juvéniles gagnent rapidement la mer après l'éclosion.
Régime alimentaire : crevettes et autres petits crustacés. Les individus de grande taille peuvent se nourrir de petits poissons.
Habitat : poisson marin ; remonte les estuaires pour la période de frai.
Distribution : fréquent dans le cours inférieur des rivières se jetant dans l'Atlantique et la Manche, notamment l'estuaire de la Seine. On le pêchait en abondance jusque vers 1950.
L'épinoche
Gasterosteus aculeatus
Famille : Gastérostéidés
Taille : 5 à 8 cm.
Reproduction : avril à juin. Le mâle utilise des fragments de végétaux pour construire un nid dans lequel il attire la femelle qui y dépose les œufs. Le mâle garde les œufs. Peut se reproduire 2 fois dans l'année.
Régime alimentaire : vers, crustacés, insectes, œufs et larves de poissons, accessoirement végétaux ; cannibalisme fréquent.
Habitat : une forme marine, présent dans l'estuaire de la Seine, vient se reproduire en eau douce, dans les ruisseaux et rivières.
Distribution : moitié nord de la France, bassins de la Garonne et du Rhône.
L'esturgeon
Acipencer sturio
Famille : Acipenséridés
Taille : atteint 2,5 m (200 kg), pour une longévité dépassant 50 ans.
Reproduction : le frai a lieu au printemps (mai-juin) en eau douce, à fort courant, à 2-10 m de profondeur, sur fond de graviers. Les œufs de 2,5 à 3 mm sont adhésifs et restent temporairement attachés aux graviers.
Régime alimentaire : se nourrit d'invertébrés benthiques, annélides, insectes, crustacés et mollusques en rivière et en eau saumâtre et de divers invertébrés et poissons en mer.
Habitat : vit dans les eaux côtières, de 20 à 50 m de profondeur, et remonte les fleuves pour se reproduire. Les alevins gagnent les estuaires quelques mois plus tard et y séjournent au moins un an avant de partir en mer. La migration de retour s'effectue dès que la maturité sexuelle est atteinte. Les juvéniles effectuent de fréquentes migrations entre la mer et les zones estuariennes.
Historique et perspectives : l'esturgeon était autrefois présent dans la plupart de nos bassins hydrographiques. Dans le bassin de la Seine, il remontait l'Yonne jusqu'à Auxerre jusqu'en 1864. Sa dernière capture dans ce fleuve date de 1917.
Le flet
Platichthys flesus
Famille : Pleuronectidés
Taille : 50 cm en moyenne chez l'adulte.
Reproduction : se reproduit en pleine mer, de février à mars.
Régime alimentaire : surtout crevettes, également gammares, vers et mollusques.
Habitat : poisson marin, mais il peut vivre en estuaire et eaux douces.
Distribution : littoral atlantique et Manche ; remonte en particulier dans la Loire, la Seine et les rivières normandes.
Le gardon
Rutilus rutilus
Famille : Cyprinidés
Taille : 15 à 40 cm pour 0,2 à 1 kg.
Reproduction : en groupe, d'avril à juin. Les œufs sont fixés à divers substrats (herbes, racines, pierres, piles de ponts). S'hybride avec les brèmes et le rotengle.
Régime alimentaire : omnivore (crustacés, mollusques, benthos, algues) en particulier chez les individus de grande taille.
Habitat : vit en bancs dans les rivières, lacs, étangs, gravières et canaux à eaux faiblement courantes. Tolère diverses formes de pollution et de dégradation physique du milieu.
Distribution : largement répandu sur l'ensemble de la France métropolitaine. Présent dans la Seine surtout en amont de Poses.
La lamproie de rivière
Lampetra fluviatilis
Famille : Pétromyzontidés
Taille : 10 à 15 cm après la métamorphose. Elle atteint en moyenne chez l'adulte 30-40 cm. Les femelles sont plus grandes que les mâles.
Reproduction : avril à juin après la migration et la remontée dans les rivières, en eaux courantes sur fond de graviers.
Régime alimentaire : les larves, enfouies dans la vase des eaux calmes, filtrent des micro-organismes ; les adultes , qui vivent dans en zone côtière et dans les estuaires, se fixent sur les poissons et sucent leur sang et peuvent en consommer la chair.
Habitat : vit en mer pendant l'engraissement (17-29 mois) et en eau douce pendant la reproduction et la vie larvaire.
Distribution : peu abondante, elle se rencontre dans tous les bassins fluviaux dont celui de la Seine, mais a tendance à régresser. Vulnérable.
La lamproie marine
Petromyzon marinus
Famille : Pétromyzontidés
Reproduction : en eau douce courante de mars à mai (migration de mars à mai). Les œufs sont déposés sur le fond dans un "nid", creusé par le mâle et la femelle. Les larves vivent en eau douce, puis migrent vers la mer après leur métamorphose (2 à 5 ans - 15 à 20 cm).
Régime alimentaire : cet animal vit son stade adulte en mer (20 à 30 mois) où il parasite les poissons (saumon, alose, mulet, morue) en se fixant sur eux avec sa bouche suceuse. Les larves, qui vivent en eau douce, s'alimentent de microplancton et de détritus.
Habitat : en mer, sur le plateau continental ; elle remonte les rivières pour se reproduire.
Distribution : était très présente dans tous les grands fleuves et fleuves côtiers, mais les barrages ont réduit son aire de répartition. Elle est en régression dans l'Est et le Nord, et les fleuves côtiers (bassin du Rhin). Vulnérable. Présente dans l'estuaire de la Seine.
La perche
Perca fluviatilis
Famille : Percidés
Taille : de 15 à 40 cm pour 0,5 à 1,5 kg (maximum 50 cm, 3 kg).
Reproduction : mars à juin les œufs sont accrochés aux herbes, rassemblés en filaments par un mucus.
Régime alimentaire : carnivore et piscivore ; larves d'insectes aquatiques, gammares, cladocères et petits poissons.
Habitat : eaux calmes, cours inférieur des rivières, lacs et retenues.
Distribution : présente dans toute la France une des espèces les plus communes.
Le sandre
Stizostedion lucioperca
Famille : Percidés
Taille : 30 à 60 cm et 2 à 3 kg en moyenne allant jusqu'à 1,2 m et 14 kg.
Reproduction : avril-juin, en eau relativement profonde, œufs déposés sur le gravier et le sable et gardés par le mâle.
Régime alimentaire : prédateur, piscivore.
Habitat : lacs, réservoirs, canaux et rivières à faible courant, eaux calmes et profondes.
Distribution : originaire du bassin du Danube, il a d'abord colonisé le Rhin à la fin du XIX
e siècle puis le bassin du Rhône au début du XX
e siècle; très prisé par les pêcheurs, il a été activement répandu dans tous les bassins fluviaux pour la pêche, notamment dans la Seine.
Le saumon atlantique
Salmo salar
Famille : Salmonidés
Taille : atteint 1,5 m et 35 kg.
Reproduction : en automne dans la partie amont des rivières, ce qui implique de longues migrations.
Régime alimentaire : exclusivement carnivore ; les juvéniles (au stade tacon) sont polyphages : mollusques, crustacés, insectes, poissons, etc. ; les adultes en mer s'alimentent de calmars, crevettes, poissons ; en eau douce, à l'approche de la reproduction, ils ne se nourrissent pas ou très peu.
Habitat : reproduction et vie juvénile en eau douce dans les rivières bien oxygénées sur fond de graviers ; engraissement en mer en diverses zones de l'Atlantique Nord.
Distribution : alors qu'à la fin du XIX
e siècle il peuplait les grands fleuves et rivières se jetant dans l'Atlantique et la Manche, il ne subsiste plus maintenant que dans la Loire, l'Adour, les Gaves, la Nivelle et quelques rivières bretonnes et normandes. Vulnérable. Après une longue période où l'espèce a été considérée comme disparue, on en a observé quelques spécimens dans la Seine ces dernières années. Elle y était autrefois pêchée en abondance.
La truite de mer
Salmo trutta trutta
Famille : Salmonidés
Il s'agit d'une variété de la truite commune
Taille : elle peut atteindre 60 cm ( et parfois 1 m) et 20 kg pour les formes migratrices.
Reproduction : octobre à janvier ; les œufs sont enfouis sous les graviers.
Régime alimentaire : faune benthique, larves d'insectes, insectes aériens (en rivière) et mollusques ; les adultes consomment également des poissons et des batraciens.
Distribution : large répartition en France ; occupe toutes les rivières à courant vif et fond de graviers, dont les eaux sont de bonne qualité et bien oxygénées, où elle se reproduit. De là elle peut gagner des lacs et les zones inférieures des rivières, ainsi que des zones d'engraissement en mer. La truite de mer fréquente de nouveau la Seine en petit nombre pour remonter jusque dans ses frayères de l'Andelle.
Adresses utiles
AGENCE DE L'EAU SEINE-NORMANDIE
Délégation régionale de Haute-Normandie
Immeuble Camaïeu
4, rue du Grand-Feu
B. P. 1174
76176 ROUEN Cedex
Tél. : 02 35 63 61 30
http://www.eau-seine-normandie.fr
CELLULE ANTIPOLLUTION DE LA SEINE
66, avenue Jacques-Chastellain
76000 ROUEN
Tél. : 02 32 08 31 50 / Fax : 02 35 89 22 78
CEMAGREF (Centre Machinisme Agricole de Génie Rural et Forêts)
Parc Tourvore - BP 44
92163 Antony Cedex
Tél. : 01 40 96 61 21 / Fax : 01 40 96 62 95
E-mail :
info@cemagref.fr
CONSEIL GENERAL DE LA SEINE-MARITIME (CG-76)
Hôtel du département - Quai Jean-Moulin
76101 ROUEN CEDEX
Tél. : 02 35 03 55 55
http://www.cg76.fr
CONSEIL REGIONAL DE HAUTE-NORMANDIE (CR-HN)
Hôtel de Région - 25, Boulevard Gambetta - BP 1129
76174 ROUEN CEDEX
Tél. : 02 35 52 56 00
http://www.region-haute-normandie.fr
CONSEIL SUPERIEUR DE LA PECHE - DELEGATION REGIONALE (CSP)
Station Salmonicole - rue des Fontaines
76260 EU
Tél. : 02 27 28 06 11
http://www.csp.environnement.gouv.fr
E-mail :
drl-antenne.eu@csp.environnement.gouv.fr
CONSEIL SUPERIEUR DE LA PECHE (CSP)
3, rue Sainte-Marie
60200 COMPIEGNE
Tél. : 03 44 38 52 52
http://www.csp.environnement.gouv.fr
E-mail :
dr1@csp.environnement.gouv.fr
DIRECTION REGIONALE DE L'ENVIRONNEMENT
1, rue Dufay
76100 ROUEN
Tél. : 02 32 81 35 80 / Fax : 02 32 81 35 99
http://www.environnement.gouv.fr/haute-normandie
E-mail :
diren@haute-normandie.environnement.gouv.fr
FEDERATION DES ASSOCIATIONS POUR LA PECHE ET LA PROTECTION DU MILIEU AQUATIQUE DE L'EURE
Avenue de l'Europe
BP 411
27504 PONT-AUDEMER
Tél. : 02 32 57 10 73 / Fax : 02 32 57 17 19
http://www.peche27.org
E-mail :
peche27@club-internet.fr
FEDERATION DES ASSOCIATIONS POUR LA PECHE ET LA PROTECTION DU MILIEU AQUATIQUE DE LA SEINE-MARITIME
11, cours Clemenceau
76100 ROUEN
Tél. : 02 35 62 01 55 / Fax : 02 35 62 01 72
IFREMER
BP 70
29280 Plouzané France
Tél. : 02 98 22 40 13 / Fax : 02 98 22 45 86
E-mail :
editions@ifremer.fr
LABORATOIRE D'ECOTOXICOLOGIE - MILIEUX AQUATIQUES
Université du Havre - 25, rue Philippe-Lebon
76058 LE HAVRE
Tél. : 02 32 74 43 15
http://www.univ-lehavre.fr/recherche/ecotox/ecotox.html
E-mail :
francois.leboulenger@univ-lehavre.fr
PROGRAMME SCIENTIFIQUE SEINE-AVAL
Université de Rouen
Laboratoire Morphodynamique Continentale et Côtière
UMR CNRS 6143
76821 MONT-SAINT-AIGNAN Cedex
Tél. : 02 35 14 65 27 / Fax : 02 35 14 70 22
http://seine-aval.crihan.fr
TRUITE OMBRE SAUMON (TOS)
6, rue des Martyrs
76770 LE HOULME
Tél : 02 32 82 44 03
http://www.anpertos.org
Sites Internet
Aux origines des poissons de la Seine - page consultée le 31 mars 2003
http://www.cemagref.fr/Informations/Ex-rechr/systemes-aqua/origines-poissons/origines-exemple.htm
Faune et flore-Bassin Seine-Normandie : Le "Réseau hydrobiologique et piscicole", pour une mission de suivi de l'état des peuplements des poissons - page consultée le 31 mars 2003
http://www.parisecologie.com/Nospages/Espacepro/Faune-flore/Faune-flore.htm
Galeries des poissons - page consultée le 31 mars 2003
http://maisondelapeche.free.fr/galerie.html
Index et fiches thématiques du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux - page consultée le 31 mars 2003
http://www.environnement.gouv.fr/ile-de-france/docenconsult/sdage/indexfichescomplet.PDF
La lettre de Sea-River
www.sea-river-news.com
La qualité des eaux - page consultée le 31 mars 2003
http://www.eau-seine-normandie.fr/scripts/5_milieu/Qualite_des_eaux/faune_piscicole/5a3c.htm
La Seine aménagée et ses poissons - page consultée le 31 mars 2003
http://www.cemagref.fr/Informations/Ex-rechr/systemes-aqua/seine-amenag/seine-amenag-exemple.htm
La Seine normande
www.rivernet.org/seine/seinenormande.htm
Les bassins versant - page consultée le 31 mars 2003
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/010102.pdf
Les grands enjeux de gestion du bassin de la Seine
http://www.eaurmc.fr/lyon-fleuves-2001/atelier%202%20html/TA202%20ROMANAbis%20.htm
Les nouvelles de la Seine et de son bassin - page consultée le 31 mars 2003
http://www.rivernet.org/seine/prs01.htm
Potentialités et qualités piscicoles des rivières - page consultée le 31 mars 2003
http://www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/040204.pdf
Qualité physico-chimique et bactériologique de la Seine
www.arehn.asso.fr/tabord/pdf/040206.pdf
Restauration du peuplement piscicole perturbés : exemple du système hydrographique Seine - page consultée le 31 mars 2003
http://www.x-environnement.org/Jaune_Rouge/JR01/boet.html
Bibliographie
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