Un Noël écologique... c'est possible !

Décembre 2005
Beaucoup de déchets le lendemain de Noël.
Noël est une période où l’on se retrouve pour partager de bons repas en famille ou entre amis.
Les week-ends qui précèdent sont chargés de milliers de piétons qui se ruent dans les boutiques pour le shopping de Noël. Des cadeaux, des paquets, des sacs, des boîtes par dizaines, centaines, milliers…

Enfin bref, comme pour les jouets, les repas de fête et les cadeaux échangés sont propices à une multitude de déchets. A savoir que le lendemain de Noël est un des jours les plus chargés de l’année pour la collecte des déchets ! Et quant on sait que la poubelle à doublé son poids en 40 ans, c’est-à-dire 360 kilos par an et par habitant (soit un kilo par jour), il y a de quoi s’inquiéter !
Pour cela, et sans pour autant casser les rituels, il est possible de faire plaisir et de se faire plaisir, en ajoutant un zeste d’écologie et de respect pour l’environnement... notre environnement !

L’Ademe


L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie à lancé une campagne de sensibilisation : "Réduisons vite nos déchets, ça déborde". Un défi que l’Ademe nous invite à relever.
Site internet à consulter : www.reduisonsnosdechets.org

Courses de Noël


A l’occasion des achats de Noël, il paraît judicieux de se munir d’un cabas, panier, sac à dos… pour limiter l’utilisation de sacs jetables comme les plastiques*.

*Sacs plastique
70 000 tonnes de sacs en plastique sont consommés annuellement. Se sont des déchets très néfastes pour l’environnement et notamment en mer, où ils deviennent pour la faune aquatique de vrais pièges mortels.
Voir dossier Arehn : Le sac plastique :http://www.arehn.asso.fr/dossiers/sacs/intro.php

Cadeaux pour faire plaisir !


Une place de cinéma : un cadeau original !
Ce qui est valable pour les enfants l’est aussi pour les adultes : offrir des services plutôt que des produits sont souvent des cadeaux plus utiles et peuvent permettre au destinataire de découvrir une nouvelle activité, un concert, une pièce de théâtre…
En ce qui concerne les offrandes matérialisées, l’achat doit être réfléchi et adapté aux besoins et au goût de la personne.

Ce cadeau peut-être une occasion de faire partager et participer son envie pour le respect de l’environnement en offrant des "produits d’appel" : un chargeur de pile qui fonctionne à l’énergie solaire (économie et utilité), un beau panier pour faire les courses (très actuel), une radio qui fonctionne à l’énergie solaire et même un chargeur de téléphone portable ou d’appareil photo numérique qui fonctionne au solaire (adaptés à toutes les marques et plié il est aussi petit qu’un téléphone).
Sans papier cadeau, plus de surprise ! Alors pour limiter des dépenses et des déchets inutiles, l’utilisation de papier de récupération ou de tissus (ou un foulard cadeau qui enveloppe un autre cadeau) sont des possibilités très originales.

Avant d’acheter… réfléchir !


- La personne aura t-elle vraiment besoin de cet objet ?
- Quel ressource énergétique utilise-t-il ?
- Ce produit a-t-il un impact sur l’environnement lors de sa conception, de son utilisation ou de son élimination ? Et est-ce qu’il existe un équivalent plus respectueux de l’environnement ?
- L’emballage de ce cadeau est-il recyclable ?

Salon d’hiver du secours populaire


Fini les cadeaux idiots ! Le Secours Populaire Français organise un Salon d'Hiver, Art et Artisanat Solidaires, les 2, 3 et 4 Décembre, à la Halle aux Toiles de Rouen (au rdc). Idéal pour préparer ses cadeaux de Noël dans un esprit de solidarité, ce salon est ouvert à tous, son entrée est gratuite. Vous y trouverez de l'artisanat français (bijoux, mosaïques, objets en terre, en poterie, en verre...) ainsi que de l'artisanat du monde (l'Inde, le Niger, Madagascar et Cuba seront représentés). Côté Art, le photographe professionnel Jean-Pierre Sageot exposera et vendra ses clichés pris lors d'une mission humanitaire du SPF au Sri-Lanka, suite au passage du tsunami. Les oeuvres de nombreux autres artistes (photographes, peintres, sculpteurs) seront également mises en vente pendant le salon.
Contact : florencebultez@hotmail.com

Repas avec moins de déchets et plus économique


Les repas de Noël sont des moments de convivialités et de partage alors pourquoi ne pourraient-ils pas aussi devenir un geste positif pour l’environnement. Bannir les produits à usage unique comme les assiettes, les gobelets ou les couverts en plastique et les serviettes ou nappes en papier. Remplacer l’eau en bouteille par une carafe d’eau du robinet*. Acheter des produits alimentaires à proximité pour limiter les trajets en voiture.
Après ces repas festifs, il faut bien penser à trier les déchets pour les bacs de la collecte sélective.

*Alors que les français disposent en général d’une eau de qualité au robinet (un luxe par rapport à d’autres pays) et à un prix de 0,002 euros le litre, ils sont de plus en plus nombreux à opter pour l’eau en bouteille (+ 12 % par an) qui coûte pourtant cent fois plus cher et qui produit des déchets supplémentaires, induisant une consommation d’énergie pour leur élimination. Boire de l’eau du robinet permet d’économiser en moyenne une bouteille plastique par personne et par jour, et 45 à 90 euros par an.
Source : Mieux acheter pour jeter moins (Connaître pour agir)



Attention aux jouets qui polluent…



(Photo : DR)
Noël, mot magique pour les enfants, "… des jouets par milliers, n’oublie pas mon petit soulier…", oui mais les petits souliers ne suffisent plus quand on sait que le marché des jeux et des jouets croît de 10 % chaque année dans l’Union européenne. Ce qui place les européens en première position mondiale avec une dépense moyenne par enfant de 173 € (jeux vidéos exclus) et 235 € (jeux vidéos inclus). Et Noël est la période propice pour ces achats !
Ces achats peuvent pourtant nous conduire à de véritables catastrophes écologiques et sanitaires ou même sociologiques. Des jouets bruyants, polluants et tous ça dans une abondance d’emballage en tout genre : plastique, carton, papier, …
D’autant que, sur un plan éthique, les règles sociales sont souvent méprisées lors de la fabrication des jouets. 60 % d’entre eux sont fabriqués en Asie dans des conditions déplorables. Il est donc de notre devoir moral de favoriser l’achat de jeux ou de jouets issus d’artisanat local.

Il est pourtant possible de gâter nos enfants en privilégiant des cadeaux plus respectueux de l’environnement et de la santé, il suffit pour cela de réfléchir à deux fois aux méfaits et vices cachés de certains jouets. Et voici quelques exemples de risques qui peuvent être ainsi contournés et sans pour autant gâcher l’esprit des fêtes de Noël !

Petits jouets mais gros déchets


Les emballages
Pour les rendre plus volumineux et avoir un meilleur pouvoir attractif, les jouets sont souvent suremballés : plusieurs couches d’emballage papier ou carton et plastiques en tout genre. Ces emballages* sans intérêt finissent directement à la poubelle. Il est donc raisonnable de trier ces déchets pour la collecte sélective. Néanmoins, l’achat de jouets dans des magasins spécialisés limite la quantité d’emballage.

* Les emballages représentent 23 %, soit le quart, du poids de nos ordures ménagères.


Beaucoup de papier pour un petit cadeau ! >>>

Durée de vie


Préférer les jouets en bois
Certains jouets trop sophistiqués ou fragiles risquent très rapidement de devenir de nouveaux déchets. Pour cela, il est préférable d’acheter des jouets conçus en matériaux nobles, comme le bois, qui garantit une durée de vie plus longue. Des ateliers spécialisés dans ce domaine ont pour rôle de redonner une deuxième jeunesse aux jouets détériorés.

Lorsque ces derniers ne sont plus d’actualité pour l’enfant, les offrir à une association ou les échanger sont parfois des solutions alternatives. *
Pour être sûr du choix pour nos bambins, les jeux et les jouets peuvent s’emprunter, ou se louer pour une somme modique, dans une ludothèque** qui permet aux enfants de se rencontrer et de tester le jeux avant de les acquérir. Entre autres, offrir un peu de temps aux enfants ou des produits consommables sont parfois des idées très judicieuses : une activité sportive ou créative, une place de cirque ou de théâtre, un stage à la ferme, un abonnement à une revue…

* Secours populaire : www.secourspopulaire.asso.fr / 01 44 78 21 00
Secours catholique : www.secours-catholique.asso.fr / 01 45 49 73 00
Emmaus : www.emmaus-France.org

** La ludothèque Ludopolys, en partenariat avec l’Association des Familles et des Jeunes Foyers de Rouen, propose tous les mercredis de 14 h à 18 h à la maison St Sever à Rouen (Seine-Maritime) plus de 300 jeux à essayer sur place ou à emprunter (Adhésion annuelle de 12 € par famille).
- Ludopolys 02 32 81 50 20
- Familles de France 02 35 89 03 75

Les risques pour la santé


Le plastiques
C’est dans les années 60 que le plastique inonde le marché du jouet développant une véritable diversité révolutionnaire. Mais cette modernisation n’est pas sans danger pour l’environnement et surtout en ce qui concerne la santé des enfants. En effet, pour rendre le plastique malléable (PVC) les industriels du jouet utilisent des phtalates dont six sont présumés cancérigènes (ils attaquent les reins, le foie, le cerveau et le système reproductif) et cela même sur les jouets que les plus jeunes mâchouillent, sucent ou respirent. En 1997, la communauté européenne a estimé que ces additifs étaient dangereux pour la santé et, depuis juillet 2005, les six phtalates soumis au préalable à des interdictions partielles ont été prohibés irrévocablement par le Parlement européen dans les jouets et articles de puériculture.

La pollution sonore
Des jouets bruyants... même pour les tout-petits.
Au cours des dernières années, le nombre de jouets sonores a augmenté, et les niveaux de bruit de certains jouets électriques, ou à piles, peuvent être très élevés, d’autant qu’ils sont souvent proches des oreilles de l’enfant.

Ces bruits sont dangereux quand on sait que pour éviter des lésions importantes de l’oreille interne d’un enfant, la durée d’écoute par 24 heures ne doit pas excéder 2 heures à 90 décibels, 45 minutes à 95… Cependant, certains jouets testés dépassent largement ces limites. Il en est de même pour les baladeurs, dont l’utilisation trop longue, ou au volume trop puissant, sont responsables de troubles de l’audition chez certains enfants.
Il est alors recommandé d’éviter d’acheter des jouets trop bruyants et de privilégier ceux munis d’un bouton de niveau pour le volume. Il est aussi suggéré de demeurer attentifs lorsque les enfants s’amusent avec ces jouets sonores et d’en limiter le temps d’utilisation en leur proposant un autre divertissement entre deux. Ou tout simplement retirer les piles !

A savoir


Option consommateurs a publiéé, en 2004, un rapport sur les jouets sonores à piles, lequel révèle que certains de ces jouets seraient suffisamment bruyants pour causer des problèmes auditifs aux enfants. Pour en savoir plus et pour connaître la liste des jouets à l’étude, vous pouvez consulter le rapport complet d’Option consommateurs :
http://www.option-consommateurs.org/dc_pdf/pdf/oc_jouets_sonores_fr1004.pdf

Pollution électromagnétique
Encore une pollution très actuelle, la pollution électromagnétique imputable aux jeux vidéos. Les effets de cette pollution sont encore méconnus et les scientifiques sont en désaccord permanent sur les risques causés par les champs magnétiques. Mais, en ce qui concerne les téléphones portables, il semblerait que le principe de précaution s’impose, et surtout pour les enfants, car les effets ne seront connus que dans une vingtaine d’années.
Alors, attention, ces cadeaux peuvent être de véritables petites bombes à retardement. Il est d’autant plus raisonnable de revaloriser les jeux de société qui stimulent l’imagination, la pertinence et favorise l’esprit d’équipe de nos chères petites têtes blondes en les socialisant aux autres enfants.
Voir dossier Arehn : La pollution électromagnétique : http://www.arehn.asso.fr/dossiers/pollution/pollution.php

Attention, les piles sont dangereuses !

Petites piles… mais gros dégâts


Aujourd’hui, de nombreux jouets mis sur le marché fonctionnent avec des piles. Il semblerait qu’elles soient pratiques, économiques et devenues même indispensables. Pourtant, elles peuvent polluer sérieusement le milieu naturel et, par conséquent, nuire gravement à la santé des êtres vivants.

Peu économiques
Il est vrai que les piles sont souvent très puissantes et ont une durée de vie importante, mais elles ne sont pas pour autant économiques. L'énergie fournie par une pile est 36 fois plus chère que celle fournie par une prise de courant !

Fabrication onéreuse
Energie grise : énergie nécessaire pour fabriquer, emballer, distribuer puis éliminer un produit.
La pile est issue d’un processus industriel complexe avec une utilisation de matières premières non renouvelables, souvent rares et coûteuses. Sa fabrication demande beaucoup d’énergie, cinquante à cent cinquante fois plus qu’elle n'en pourra restituer : c’est l’énergie grise à laquelle on pense rarement. D’où la nécessité d’en limiter la consommation.

Pollution
Lors de son utilisation la pile ne pollue pas mais, lorsqu’elle est usée, elle devient un déchet très dangereux à cause des métaux lourds qu’elle contient : cadmium, manganèse, plomb, nickel, mercure… sont extrêmement polluants et toxiques. Il est donc important de ne pas jeter les piles dans la nature car, au contact du sol ou de l’eau, les piles se détériorent et diffusent les métaux qu’elles renferment, ils se fixent dans les tissus organiques des êtres vivants : micro-organismes et plantes. Une fois dans notre assiette et consommés, ils s’accumulent dans notre corps et, lorsque les concentrations deviennent importantes, ils peuvent provoquer des troubles neurologiques, des allergies, des troubles de la reproduction...
Les piles ne peuvent pas être directement jetées à la poubelle et elles ne peuvent pas être non plus incinérées, parce qu’elles pourraient libérer les métaux lourds dans l’atmosphère qui retomberaient sur le sol ou dans l’eau. En revanche, des sociétés spécialisées valorisent les piles en récupérant les matières premières, il est donc préférable de ramener les piles usées chez un commerçant. Tout vendeur de pile se doit de les récupérer.
Même si aujourd’hui les quantités de métaux lourds les plus polluants ont nettement diminué dans les piles, il faut savoir que le recyclage reste encore très partiel et constituent toujours une réelle menace écologique.

Et sans piles…
Chargeur de piles.
Certains jouets fonctionnent à pile pour alimenter un seul gadget (gyrophare de voiture, porte-clefs, mitraillette… ) sans intérêt. Préférer un jouet sans pile est parfois plus amusant. Il existe d’autres alternatives à l’utilisation massive des piles. Exemple : les piles rechargeables, et en plus, rechargeables avec un chargeur qui fonctionne à l’énergie solaire !
Ces chargeurs fonctionnant à l’énergie solaire* sont conçus pour "donner plus que ce qu’ils prennent" : il produit en théorie plus d’énergie tout au long de sa vie que celle qui a été nécessaire pour sa fabrication.

* En vente sur www.boutiquesolaire.com ou www.chargeurs-solaire.com


Achats intelligents


Le jeu de société : ludique et amusant.
Et si on pensait autrement pour faire plaisir, il ne suffit pas d’en mettre plein les yeux mais de faire un choix qui correspond aux besoins et aux envies des enfants. Donc, avant d’acheter, un peu de réflexion et de bon sens sont payants : écologiquement et économiquement.
- Les jeux de société encouragent l’esprit de groupe et remplacent judicieusement les jeux vidéo qui les isolent de la société
- Un bel emballage qui impressionne finira directement à la poubelle.
- Le jouet intelligent, c’est celui que l’enfant veut vraiment et non celui qui lui est imposé par la publicité
- La mode, ça se démode : les gadgets qui coûtent chers sont oubliés rapidement
- Apprendre en s’amusant, il n’y a pas mieux (livres, puzzle…)
- Un jouet cassé n’est pas perdu : le faire réparer
- Un jouet solide restera en bon état plus longtemps et ne finira pas à la poubelle : il sera redistribué à une association
- Les piles ne sont pas toujours utiles et les meilleurs jouets auront besoin de l’énergie de l’enfant pour leur donner vie (jeux de construction)


Sapin de Noël : naturel ou artificiel ?



Noël approche à grands pas et il est déjà temps de se procurer le sapin de nos rêves.
Chaque année, six millions de sapins vendus en France dont un million de sapins artificiels.
Justement, depuis quelques années, une question se pose pour les acheteurs potentiels : un sapin artificiel est-il plus écologique qu’un sapin naturel ?

Histoire du sapin de Noël


Les conifères sont apparus sur terre il y a 150 millions d’années, bien avant les feuillus.
En 2000 av. J.-C., les Celtes associent à leur calendrier rythmé par les cycles lunaires, un arbre. L’épicéa - qui signifie "arbre de l'enfantement" - était celui du 24 décembre, jour de la renaissance du Soleil. L’arbre symbole du soltice d’hiver était orné de fruits, de blé et de fleurs.
En 354, l’Eglise décide de rivaliser avec la fête païenne et honore la célébration de la naissance de Jésus, le 25 décembre.
Au XIe siècle, le sapin symbolise l’arbre du paradis et il est décoré de pommes rouges. C’est au XIIe siècle que la coutume se propage dans toute l’Europe et notamment en Alsace. En 1521, il est appelé pour la première fois "arbre de Noël". Au XIVe siècle, l’arbre se voit affublé de décorations supplémentaires : confiseries et petits gâteaux et, un peu plus tard, l’étoile de Bethléem complète la panoplie du sapin.
En 1560, les protestants s’attribuent la tradition pour se démarquer des catholiques.
A la fin du XVIIe, et au début du XVIIIe, c’est l’apparition des premiers sapins illuminés, confectionnés à partir de coquilles de noix remplies d’huile dans laquelle flottait une mèche. En 1738, l’épouse de Louis XV, roi de France, installe un sapin de Noël au château de Versailles et l’Alsace-Lorraine continue de perpétuer la tradition. En 1837, la duchesse d'Orléans, Hélène de Mecklembourg, d'origine allemande, fait décorer un sapin aux Tuileries à Paris. Cette tradition se généralise après la guerre de 1870 dans toute la France grâce aux immigrés d'Alsace-Lorraine.
En 1858, l’hiver est tellement vigoureux qu’il n’est pas possible de trouver des pommes, alors, un artisan verrier trouve l’idée de souffler des boules de verre pour remplacer les pommes du paradis.

Le sapin de Noël naturel


Les plantations de sapins sont agricoles et faites spécifiquement pour Noël. Le sapin n'est donc pas responsable d’une quelconque déforestation. Cette forme d’exploitation demande des soins très particuliers : les terres doivent être acides donc peu propices à l’agriculture. La taille est manuelle afin de conserver la forme conique de l’arbre de Noël.

Plantation de sapins. (Photo : DR)

Le calendrier des grandes étapes de la culture du sapin


Janvier-février-mars
- Nettoyer les plantations après la saison des ventes
- Planter des jeunes plants de 3 à 4 ans (il faudra attendre, selon la variété, 5 à 10 ans avant la mise en vente)
Avril-mai-juin
- Entretenir les plantations (taille)
- Protéger les jeunes pousses des oiseaux
- Contrôler les pousses lors du bourgeonnement
Septembre-octobre
- Etiqueter les sapins à l’aide de rubans de différentes couleur pour permettre de différencier leur taille pour le contrôle des stocks par rapport à la demande.
Novembre-décembre
- Couper les sapins suivant les commandes
- Livrer aux commerces, collectivités locales… Les ventes aux professionnels sont majoritairement situées entre le 15 novembre et le 5 décembre.

Réduction de l'effet de serre
Lors de sa croissance le sapin, comme tous les arbres capitalise du dioxyde de carbone (CO2) qu’il prélève par photosynthèse à l’atmosphère et le transforme en bois, eau et oxygène. Cette soustraction permet de réduire l’effet de serre nocif pour la planète. De ce fait l’arbre de noël joue un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique. Plus le sapin est jeune, plus l’importance de la croissance demande un apport de CO2. Les arbres sont aussi de vrais purificateurs d’air en supprimant ne nombreux polluants présent dans l’air.
Voir dossier Arehn : Les changements climatiques : http://www.arehn.asso.fr/dossiers/changement_clim/constat.php

Le sol
La plantation de sapin améliore la stabilité du sol permettant de réduire les risques d’inondation. Lors de fortes pluies, le sol est moins lisse et l’eau pénètre plus facilement limitant ainsi le ruissellement. La neige fond plus lentement aux pieds des arbres cultivés, ainsi les inondations printanières sont réduites.

Utilisation des terres
Les sols utilisés pour la plantation des épicéas sont à l’origine inadéquates pour l’agriculture ou abandonnés et permettent alors de revaloriser un site.

Et après ?
Noël terminé le sapin offre une très bonne alternative, à la fois pour le compost ou tout simplement comme bois de cheminée. Jeté, il sera alors brûlé dans un incinérateur producteur d’énergie.
Il n’est pas nécessaire de replanter un sapin comme il est souvent préconisé pour les sapins vendus en motte ou en pot. Ils n’ont généralement pas la grande forme après un long séjour dans la chaleur de nos intérieurs et puis le sapin n’a vraiment pas à sa place dans nos paysages.

Ikéa et ONF s’associent


Ikéa s’associe une nouvelle fois avec l’ONF (Office National des Forêts) dans une opération commerciale qui consiste à acheter un sapin et à le ramener au magasin entre le 3 et le 17 janvier 2006 en échange d’un bon d’achat de 17 €. Le sapin récupéré sera composté ou recyclé en engrais. 1 € sera reversé à l’ONF pour préserver les sites naturels. Evidemment, il faut garder en tête qu’il n’est pas question de faire le trajet uniquement pour cette raison (effet de serre oblige !) et il est recommandé de ne pas mettre de neige artificielle sur le sapin pour assurer un bon compostage.
Source : Le nouveau consommateur (n° 11, novembre-décembre 2005)

Le sac à sapin


Comme chaque année, l’association Handicap International, qui agit en faveur des handicapés, propose pour 5 €, dont 1,30 € reversés à l’association, un sac à sapin de Noël. Disposé sous l’arbre, il amasse les aiguilles et permet de l’emballer pour le jeter. Cette année, ce sac est entièrement biodégradable et compostable. Il peut donc être jeté parmi les déchets verts dans les unités de compostage ou les déchetteries.

Le développement local
Préférez un sapin de Noël produit localement, c'est autant de transport d'économisé.
80 % des sapins vendus en France sont issus de la production nationale et permettent de maintenir de l’emploi. Le Morvan et le Jura en sont les premiers fournisseurs. Le Parc Naturel Régional du Morvan utilise des méthodes alternatives de culture pour que les productions soient toujours moins polluantes : les moutons broutent l’herbe entre les sapins pour remplacer les désherbants.

Sapin labellisé FSC en Suisse


Les Suisses sont certainement les mieux placés dans le développement des produits bio et du commerce équitable. D’ailleurs, le WWF suisse renouvelle pour la deuxième année une opération de sapins labellisés FSC (Forest Stewardship Council). Cette norme internationale marque tous les produits issus du bois provenant de forêts gérées durablement, dans le respect des normes sociales et environnementales (sans pesticides, herbicides et engrais). Des sapins produits localement seront vendus sur 200 lieux. Une liste indiquant où trouver les "arbres les plus verts de Suisse" peut-être consultée sur le site du WWF au 02 29 39 39 90
Source : Le nouveau consommateur (n° 11, novembre-décembre 2005)

Le commerce du sapin de Noël
Environ 40 % des Français achètent leur sapin en grandes surfaces parce qu’ils sont moins chers. Sur le marché deux sortes de sapins sont proposés : l'épicéa, à l'odeur agréable mais qui perd ses aiguilles en deux semaines - voire moins - , et le sapin de Nordmann, sans odeur dont les aiguilles tiennent près de deux mois. Ce dernier demande un temps de croissance plus long avant d’être commercialisé. En 2004, et cela malgré leur coût plus élevé, il s’est vendu deux fois plus de Nordmann que d’épicéas.

Le sapin de Noël artificiel


Il est vrai que le sapin artificiel dure plus longtemps mais il semblerait qu’en raison d’un vieillissement prématuré de son panache, les Français investissent tous les trois ans dans un nouvel arbre factice. Or, un sapin artificiel est fabriqué avec des matières premières non renouvelables, telles que le plastique, produit à partir du pétrole. Cela occasionne de émissions de gaz à effet de serre. Le sapin artificiel n’est pas biodégradable et sa destruction par le feu dégage des vapeurs nocives pour l’environnement et l’être humain.

Astuce


Décorer une plante de boules et de guirlandes peut-être une bonne alternative écologique et économique.


Quelques sites internet



Tous petits : Attention aux jouets sonores!
http://www.mamanpourlavie.com/fr/editoriaux/statique/editoriaux_98.html
 
Lettre de l’Eco-Consommation n° 42 – Dossier (2004)
Le jouet, une affaire branchée
http://www.ecoconso.be/article135.html
 
Comment choisir son sapin écolo pour Noël?
http://terresacree.org/sapin.htm
 
Sapin de noël artificiel ou naturel ?
http://www.noel-vert.com/sapins-naturels.php
 
Les arbres de Noël et l'environnement
http://www.mapaq.gouv.qc.ca/Fr/Productions/Services/information_production/culturearbresnoel/environnement/

Ademe : "Réduisons vite nos déchets, ça déborde"
www.reduisonsnosdechets.org

Le sac plastique : Dossier d’actualité de l’AREHN
http://www.arehn.asso.fr/dossiers/sacs/intro.php


A lire



- Nouveau consommateur, 11, novembre-décembre 2005 (Noël, la fête au naturel)
- Bulletin de documentation du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, 162, juillet 2005 (Prévention des risques et lutte contre les pollutions)
- Les quatre saisons du jardinage, 155, novembre-décembre 2005 (Noël, jouez-le écolo)
- Publications de l’AREHN à retirer au centre de documentation ou téléchargeables sur le site : collection "Connaître pour agir" :
                 - Piles : les gestes écocitoyens
                 - Mieux acheter pour jeter moins