Septembre 2010 - Mise à jour septembre 2012
En ville, à pied, à vélo, en tram... sans ma voiture !

Semaine de la mobilité
A l’occasion de la
Semaine de la mobilité et de la sécurité routière, se déroulant chaque année du 16 au 22 septembre, l’Arehn a réalisé ce dossier d’actualité "Sans ma voiture !".
Initiative française en 1998, la "Journée sans ma voiture" est reprise dès l’année suivante par de nombreux pays européens. En 2004, elle se nomme en France "Bien dans ma ville… sans voiture", confirmation de la prise en compte de la qualité de vie en ville. Elle s’intègre dans une Semaine européenne de la mobilité, permettant des opérations de sensibilisation et des expérimentations sur une plus longue durée.
En 2009, le ministère du Développement Durable regroupe pour la première fois deux campagnes phares : la Semaine européenne de la mobilité et la Semaine de la sécurité routière. L’opération est coordonnée par le ministère du Développement durable, en partenariat avec l'Ademe, le GIE Objectif transport public, la FUB et le Club des villes et territoires cyclables. Chaque année l’opération rencontre un franc succès et le nombre de participants est en constante augmentation. En 2009, elles étaient 762 collectivités participantes, soit 12 % de plus qu’en 2008.
Un appel à projets est lancé chaque année, invitant les collectivités locales, les entreprises, les associations, les services publics et les établissements scolaires à organiser des événements liés aux sujets des déplacements.
Le site français :
http://www.bougezautrement.gouv.fr/
Le site européen :
http://www.mobilityweek.eu/

Définition
Mobilité : ensemble des systèmes et moyens mis en œuvre pour assurer le déplacement des personnes et des biens.
A chaque rentrée, c’est la même chose… Oubliés le chant des cigales, l’air pur de Bretagne ou les paysages sauvages des montagnes : de retour de vacances, le citadin se replonge dans l’atmosphère asphyxiée de la ville. Avec son lot de bruit, de pollution, d’énervement et d’insécurité, l’automobile reprend ses droits et sa place envahissante dans l’espace public.
Les enquêtes le disent toutes : les trois-quarts des Français pensent qu’il faut limiter l’usage de la voiture en ville, qu’elle est source de pollutions et de nuisances. Mais, dans les faits, les Français en restent dépendants.
Alors, comment s’en sortir ? Les solutions existent pour respecter les impératifs du développement durable et les besoins en mobilité des citoyens.

La voiture en ville, triste bilan


La voiture, une utilisation de tous les jours
L’équipement automobile des Français et l’usage de la voiture ne cessent d’augmenter.
L’usage de la voiture, symbole d’aisance économique, d’autonomie et de liberté, s’est imposé depuis les années 60. 31 millions de voitures particulières sur notre territoire en 2010* contre environ 26 millions en 1990*, soit une hausse de plus de 13 % en seulement 16 ans ! La voiture est devenue un réflexe alors qu'elle représente un poids aussi important que l'alimentation dans le budget. Or, les déplacements liés au travail conditionnent fortement les autres déplacements. 85 % des ménages urbains possèdent au moins une voiture et 41 % deux ou plus !* L’équipement automobile et le kilométrage parcouru augmentent avec la croissance démographique et l’élévation du niveau de vie.
* Source : Statistiques annuelles 1982-2010. Parc des véhicules selon le genre au 1
er janvier de chaque année.
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/transports/r/parcs.html?tx_ttnews[tt_news]=20475&cHash=cad4b0af8196fa3cf572583987755726

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De plus en plus de voitures. (Photo : Photothèque Europe)
La
périurbanisation, conséquence de l’urbanisme à la française, accentue la tendance. Délaissant les centres-villes, engorgés, bruyants, chers, manquant d’espaces verts, les habitants s’installent aux marges des villes, aidés en cela par un faisceau dense d’axes routiers. Sans contrainte spatiale, surfaces commerciales, salles de spectacles, zones d’activités se déplacent à la périphérie des villes. Sur ces territoires trop étalés, à l’habitat trop dispersé pour être bien desservi en transports collectifs, la voiture particulière devient indispensable.
La ville restant malgré tout le lieu où se concentrent la plupart des activités, elle devient un vaste entonnoir à voitures. Les "périurbains" contribuent, par leurs déplacements motorisés, à saturer eux-mêmes la ville quand ils y viennent, leurs véhicules s’ajoutant à ceux des citadins.

Définition
Périurbanisation : urbanisation de la périphérie des villes, aux dépens de l’espace rural.
On se déplace beaucoup pour travailler
Une enquête, commanditée par le service statistique du ministère du développement durable en 2002, indique que 62 % des actifs et des étudiants utilisent un véhicule personnel motorisé (voiture, moto, scooter) pour se rendre à leur travail.
En Haute-Normandie et toujours selon le service statistique du ministère du développement durable, en 2006, les actifs haut-normands utilisaient pour aller travailler à 76,8 % (contre 71,6 % en 1999) leur voiture particulière, contre 7,9 % les transports collectifs, 7,7 % la marche à pied, 3,4 % les deux-roues (sans oublier les 4,2 % qui ne se déplacent pas).
Source : service statistique du ministère du développement durable http://www.stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr/Eider/series.do#

Voir aussi
|
Total des actifs ayant un emploi |
Repartition suivant le mode de transport pour se rendre au travail
|
Pas de transport (travaille à domicile) |
A pied seulement
|
Deux roues seulement
|
Voiture seulement
|
Transports en commun seulement
|
Total
|
2006 |
2006 |
2006 |
2006 |
2006 |
2006 |
2006 |
nombre
|
% |
% |
% |
% |
% |
% |
Eure
|
240 764 |
4.6 |
6.5 |
3.3 |
80.1 |
5.6 |
100 |
Seine-Matitime
|
502 675 |
4.1 |
8.3 |
3.4 |
75.2 |
9.0 |
100 |
Haute-Normandie
|
743 439 |
4.2 |
7.7 |
3.4 |
76.8 |
7.9 |
100 |
| France métropolitaine |
25 569 883 |
4.5 |
7.8 |
4.0 |
70.1 |
13.7 |
100 |
La voiture est essentiellement utilisée pour des petits trajets
En milieu urbain, les nombreux déplacements de proximité sont des déplacements de petite envergure : 40 % d’entre eux font moins de deux kilomètres. 1 trajet en voiture sur 2 se fait sur moins de 3 km, 1 sur 4 moins de 1 km et 1 sur 8 moins de… 500 m ! 53 % des urbains avouent utiliser la voiture tous les jours ou presque et 48 % ne prennent jamais les transports en commun. 60 % des déplacements en ville se font en voiture particulière, 27 % par la marche à pied, 9 % en transport en commun, 2 % en vélo et 2 % en deux-roues motorisées.*
*Sources : Étude TNS Sofres « Les Européens, la mobilité et le prix des carburants », juin 2006 / MEDD septembre 2005)

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La voiture, consommatrice d’énergie fossile
En France, le secteur des transports est aujourd'hui le premier consommateur de produits pétroliers, loin devant le secteur résidentiel-tertiaire (respectivement 68 % et 20,5 % de la consommation finale de produits pétroliers en 2006). La consommation énergétique de la France a pratiquement doublé en volume entre 1973 et 2010 et a augmenté d'environ 20 % depuis 1990 en raison de l’accroissement du nombre de voiture et des distances parcourues. Le transport routier, voyageurs et marchandises, représente 80 % de la consommation d'énergie de l'ensemble des transports en France.

Voir aussi
Chiffres-clés de l’énergie en France. Edition 2011
L’exemple retenu concerne un trajet aller-retour de 15 km réalisé par un conducteur seul dans une voiture moyenne à essence, en milieu urbain
Source : ADEME - 3xplus
Le meilleur moyen pour connaître les avantages d’une meilleure utilisation des transports alternatifs, c’est d’en chiffrer l’usage. À l’aide du
comparateur Éco-déplacements de l’ADEME, il est possible de comparer les modes de transports sur toutes les distances, en terme d’effet de serre et de consommation de carburant. Cet outil est utilisable sur le site de l’ADEME (
www.ademe.fr/eco-deplacements/)
D’autres outils :
La calculette Éco-déplacements, consultable sur www.ademe.fr/calculette-eco-deplacements, permet de comparer, pour deux modes de transports, leur coût annuel en terme financier, d’effet de serre et de consommation de carburant.
Le "Calculateur Éco-mobile" permet d’évaluer la dépense et la quantité de CO2 rejetée pour les déplacements quotidiens selon le mode de transport utilisé. Il a été réalisé pour la Semaine européenne de la mobilité (www.bougezautrement.gouv.fr).
La voiture, responsable de l’émission de CO2
La combustion des carburants produit du dioxyde de carbone, l’un des principaux gaz responsables de l’effet de serre et contribuant au changement climatique. Actuellement, en France, le secteur des transports contribue pour 35 % à l’émission de CO
2 et 26 % de tous les gaz à effet de serre.
Les émissions de CO
2 des transports routiers ont connu une augmentation vertigineuse depuis 1960 (+473 % entre 1960 et 2008), et sont toujours en augmentation (+ 9 % entre 1990 et 2008).
40 % des émissions de ce même CO
2 proviennent de l’utilisation de la voiture particulière en ville. De tous les modes de transport, c'est de loin le transport routier qui émet le plus de gaz carbonique (94 % en 2008), suivi par le transport aérien (3,6 %).
Source : Rapport d’inventaire national. Inventaire des émissions de polluants atmosphériques en France – séries sectorielles étendues Secten,
CITEPA, 2010
La moyenne des émissions de CO
2 des véhicules neufs vendus en France se situe à 127 g de CO
2 par km en 2011 sous l’effet du dispositif du bonus / malus et de la prime à la casse.
Source :
Véhicules particuliers vendus en France. Evolution du marché, caractéristiques environnementales et techniques.
Données et références ADEME, juin 2012
Cette moyenne s'établie à 127 g de CO
2 par km pour les voitures diesel (plus de 72,41 % des ventes des voitures neuves en France en 2011) et 129 g pour les voitures essence.
Pour son fonctionnement, le secteur des transports est dépendant à 98 % des produits pétroliers. Ceci constitue un facteur important de vulnérabilité et explique la forte contribution du secteur aux émissions de polluants issus de la combustion de produits pétroliers.

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La voiture et la santé
La voiture produit de nombreux polluants atmosphériques
Les transports participent largement à la dégradation de la qualité de l’air. En ville, ils sont responsables de l’émission de 66 % du CO, 75 % des COV, 33 % des NOx, 40 % du CO
2 et des particules fines (d’une taille inférieure à 2,5 µm). On estime que la voiture occasionne quant à elle 53 % des émissions de particules et 51 % des émissions d'oxydes d'azote du mode routier*.
La pollution atmosphérique imputable aux transports est due à la combustion des carburants d’origine fossile polluants (NOx, NO2, SO2, COV), à leur dégradation plus ou moins complète (CO, hydrocarbures, particules, aldéhydes, benzène, COV), à l’évaporation des carburants lors du remplissage des réservoirs (benzène) ou à la recombinaison de ces polluants avec d’autres, sous l’effet de conditions climatiques particulières par exemple (ozone).
*Source : Mobilité transport, environnement, MEDD, 2006
Malgré les progrès technologiques visant à réduire les consommations et les émissions unitaires des véhicules, 10 à 20 % des voitures sont responsables de 80 à 90 % de la pollution du fait notamment du nombre toujours trop important de vieux modèles très polluants.
Source : EPM, Magazine de l'Européen
Des chiffres qui font réfléchir
Aujourd'hui 72 % des Français perçoivent la pollution atmosphérique comme une vraie menace pour la santé.
Chez l’homme, ce sont quelque 15 000 litres d’air qui transitent chaque jour par le système respiratoire. De quoi "profiter" largement des différents polluants…
Selon l’OMS*, 100 000 décès prématurés d’enfants seraient imputables chaque année à la pollution atmosphérique, en particulier automobile, en Europe et Asie centrale (Premier atlas sur la santé de l’enfant et l’environnement, 2004).

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Une étude des experts de l’AFSSE * de 2004, estime que, chaque année dans les agglomérations françaises, la pollution par les particules fines (moins de 2,5 µm) – notamment émises par les véhicules - est responsable de 6 453 à 9 513 décès de personnes âgées de plus de 30 ans.

Définition
OMS : Organisation mondiale de la santé
AFSSE : Agence française de sûreté sanitaire et environnementale
Les polluants les plus courants et leurs effets sur la santé
NOx : oxydes d’azote. Très irritants, contribuent à la formation d’ozone au niveau du sol
NO2 : dioxyde d’azote. Provoque une gêne respiratoire, irritant pour les bronches
CO : monoxyde de carbone. Se fixe sur les globules rouges du sang. Provoque des maux de têtes, des vertiges, des nausées, des troubles cardiaques et une asthénie générale
SO2 : dioxyde de soufre. Provoque une gêne respiratoire, irritant pour les bronches
COV : composés organiques volatils. Irritent les bronches. Le benzène est cancérigène pour l’homme
Particules : si elles sont très fines (moins de 2,5 à 3 µm), elles restent plus longtemps dans les poumons et peuvent pénétrer dans le sang. Elles sont à la fois nocives par le seul fait qu’elles soient des particules, mais également par les polluants qu’elles véhiculent (comme les hydrocarbures imbrûlés ayant un effet cancérigène). Principalement avec les voitures diesel
Emissions solides (particules, plomb) : participent à la formation du smog (mélange de fumées et de brouillard) stagnant au-dessus des agglomérations ou des zones industrielles.
O3 : ozone. Irrite les membranes et muqueuses, provoquant notamment des insuffisances respiratoires, des toux, des crises d'asthme.
Pour ne rien arranger, des facteurs viennent accentuer la pollution :
La concentration des polluants, due à la forte densité du trafic urbain, principalement chez les personnes sensibles (enfants, personnes âgées).
Les petites rues ne sont pas forcément les moins polluées : les "rues-canyons", étroites et bordées d’habitations élevées, concentrent les polluants, qui ne s’échappent pas. A l’inverse, une grosse artère bien dégagée évacuera plus rapidement les polluants émis par tous les véhicules qui l’empruntent.
Les petits trajets sont très polluants. La consommation d’énergie utile pour chauffer un moteur froid est importante. De plus, la combustion d’un moteur à froid est incomplète, d’où l’apparition de polluants en grande quantité. La mise en température du moteur est atteinte au bout du 5e kilomètre. Au premier kilomètre, il y a surconsommation de 50 % de carburant, au deuxième kilomètre, elle est encore de 25 % !
Les conduites agressives peuvent occasionner jusqu’à 40 % de surconsommation de carburant par rapport à une conduite souple.
Le véhicule ne protège pas : l’automobiliste est plus exposé à la pollution que le cycliste, le piéton et l’usager des bus.
Les pétroliers et les constructeurs automobiles ont fait des progrès pour proposer des carburants et voitures moins polluants, afin de se conformer aux directives européennes ou aux engagements internationaux sur l’effet de serre. Malheureusement, ces efforts sont annihilés par l’augmentation du trafic automobile, l’augmentation de la puissance des véhicules, le boom de la climatisation automobile et le vieillissement du parc.

Voir aussi
La voiture, quel boucan !
Les bruits liés aux transports sont, pour les Français, la première cause de gêne (aéroport, camions, deux-roues, train, métro, trafic urbain, etc.). Ils entraînent de la fatigue, des troubles du sommeil, de l’inattention, de l’agressivité, voire des troubles psychologiques ou physiologiques plus importants. Le seuil de gêne lié au bruit routier est fixé par la Direction des routes du ministère de l’Equipement à 65 dB.
Une rue tranquille, c’est 50 à 60 dB. Le bruit mesuré dans des embouteillages peut, lui, monter jusqu’à 80 dB, soit un bruit pénible dans l’échelle des bruits.

Définition
dB : décibel. Unité de mesure du bruit
Une rue tranquille, c'est 50 à 60 dB.
Les risques de la sédentarité
Utiliser la voiture pour tout, c’est se priver d’un peu d’exercice physique bienvenu dans nos sociétés modernes. L’OMS estime que la sédentarité constitue le 2
e facteur de risque pour la santé, après le tabagisme (mortalité, maladies cardio-vasculaires, obésité, etc.).
L’insécurité routière et l’incivilité
L'accroissement du trafic automobile augmente les risques d’accidents et les décès. Le citadin recourt à la voiture parfois seulement par peur d’être renversé s’il est à pied ou en vélo, multipliant du même coup le nombre de voitures en ville et… les risques d’accidents.
Le stress dû à la forte circulation, à la peur de l’accident, à l’agressivité au volant, induit aussi des fragilités psychologiques mais aussi son revers d’incivilités, de comportements agressifs et discourtois, dont on est souvent la victime mais aussi, malheureusement, l’auteur…

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Les nombres d’accidents corporels et de blessés baissent entre 2010 et 2011 de 3,4 % (65 024 accidents corporels) et de 3,8 % (81 251 blessés).
3 963 personnes ont trouvé la mort en 2011, à la suite d'un accident de la route en France métropolitaine.
Source :
bilan annuel de la sécurité routière en France
Par million d'habitants, la France compte encore 50 à 60 % de tués en plus que la Suède ou la Grande-Bretagne.
On estime approximativement à plus de 4 000 le nombre de blessés avec séquelles majeures : lésions avec perte de substance nerveuse (encéphale, moelle épinière, racines nerveuses) ou perte d’un membre ou destruction de grosses articulations


La voiture, c’est beaucoup d’espace public occupé
Les automobiles en circulation et en stationnement sont responsables de l’encombrement des villes. Les trois quarts des automobiles ne sont occupés que par un conducteur. Et une voiture passe environ 95 % de son temps à stationner.
1 vélo en stationnement ou 1 passager de bus = 1 m²
1 voiture en stationnement = 8 à 10 m²

Pour une meilleure qualité de ville et de vie
L’aspiration à une meilleure qualité de vie fait souvent préférer les périphéries. Mais retrouver une ville où toutes les activités - travail, loisirs, commerce, culture - puissent cohabiter et fonctionner en harmonie sans être toujours tributaire de la voiture, c’est possible. Zurich, Fribourg ou encore La Rochelle nous ont montré l’exemple.


Réfléchir sur nos habitudes et nos comportements individuels, bousculer les schémas traditionnels
Nous sommes "accros" de la voiture. Ne l’utilise-t-on pas abusivement ? Est-ce bien raisonnable de la prendre pour faire 500 mètres ? Ne peut-on pas optimiser ses trajets : regrouper géographiquement ses courses et privilégier les commerces de proximité, choisir une salle de sport près du domicile, profiter de la navette gratuite pour se rendre à la salle de spectacles en périphérie, aller à l’université en utilisant la formule bus + vélo, utiliser le TER pour se rendre au travail ?
Réfléchir sur la notion de temps peut aussi nous faire prendre conscience que l’on peut se déplacer lentement. On redécouvre la ville, son architecture, ses curiosités. On gagne aussi en convivialité, en prenant le temps de discuter avec les commerçants, de renseigner le touriste égaré…
Les deux freins majeurs que sont le transport des personnes (par exemple les enfants à la crèche ou une personne âgée chez le médecin) ou des objets (les grosses courses de la semaine) et les distances à parcourir favorisent l’usage immédiat de la voiture. Pourtant on peut arriver, par des solutions originales, à les éviter.


Aménager la ville pour ses habitants
Voie piétonne à Fribourg.
La mobilité durable passe aussi et surtout par une conception durable de la ville tout entière. Des actions peuvent être envisagées partout pour endiguer le "tout-automobile".
Le XIX
e siècle, pour cause d’hygiénisme, a consacré une ville "aérée", percée de larges artères, où les fonctions de résidence, de travail, de commerce étaient bien séparées géographiquement.
Depuis, la prolifération des automobiles engorge et assourdit fâcheusement ces beaux boulevards ; l’éloignement des pôles d’activités de la cité nécessite des déplacements constants ; la répartition des espaces crée des inégalités sociales criantes. Le schéma engendre lui-même déséquilibres, pollutions et nuisances.
Il faut retrouver une mixité des activités pour limiter les besoins en mobilité, densifier la ville pour qu’elle soit moins consommatrice d’espace et d’énergie. Certaines villes allemandes, confrontées au manque d’espace, s’y essaient avec réussite, au moins dans certains quartiers comme à Fribourg ou Hanovre.
Une nouvelle offre en transports alternatifs permet souvent une revalorisation des quartiers défavorisés.
Tout en limitant l’étalement urbain et en construisant une ville compacte "à courtes distances", où la voiture devient bien moins utile, les aménageurs répondent aux besoins des citoyens en termes de logement, d’emploi, de commerces, de services de proximité, d’espaces à vivre et de qualité de vie.
Cette densification, loin de dégrader la ville, la rend plus vivable et aérée : l’espace libéré par l’automobile et tous les aménagements prévus pour elle sert au contraire à d’autres fonctions : voies de transports en commun, rues spacieuses à emprunter à pied, à roller ou à vélo, petits parcs ou jardins publics, reconquête des berges, etc.


Diversifier les modes de transport
L’OMS recommande 30 minutes d’exercice par jour pour être en bonne santé. Elles sont vite atteintes si marche ou vélo sont au programme pour les petits déplacements de proximité. C’est participer à l’ambiance apaisée de la ville, en se déplaçant silencieusement, sans polluer, sans dépenser d’énergie (seulement brûler ses propres calories !) et en n’encombrant pas l’espace public. C’est éviter d’avoir à trouver une place de stationnement, payer l’horodateur ou s’énerver dans les embouteillages !
Certaines villes commencent à
mettre en place des signalétiques piétonnes, pour donner les temps de parcours d’un lieu à l’autre dans la ville.
Il faut un
¼ heure pour faire
1 kilomètre à pied et, en ville,
¼ des trajets voiture font
moins d’1 km.
Bus, tramway, train sont une alternative pour les trajets de moyenne distance, les
déplacements pendulaires. Les transports collectifs sont d’autant plus utilisés qu’ils sont compétitifs par rapport à la voiture et que leur vitesse commerciale est proche de celle d’une automobile.
En polluant 10 à 20 fois moins par voyageur transporté que l’automobile, ils sont aussi gagnants sur le plan de la qualité de l’air.
Très présent dans le paysage urbain du début du siècle, délaissé dans les années 40-50 (à Rouen en 1953), le tramway a retrouvé une seconde jeunesse. Nantes l’a réintroduit dès 1987. 18 villes françaises ont actuellement un tramway, trolley ou métro-bus. 9 sont en construction pour 2014 et plusieurs en projet.
(
Le renouveau du tramway en France,
brochure du MEDD, 2011)
Une rame de tramway transporte environ l’équivalent en passagers de
170 voitures.
Un passager de métro consomme environ
10 fois moins d’énergie qu’en utilisant sa voiture.

En savoir plus
Trans’bus : Site de référence sur les réseaux de transports en commun (annuaire, dossiers thématiques, actualité…)
Tramateurs : Panorama des réseaux de tramways et de trolleybus de France et d’ailleurs
Il reste fort à faire : Zurich peut s’enorgueillir de 540 voyages/an/habitant en transport collectif, contre 150 pour Strasbourg ou Grenoble, pourtant fer de lance des déplacements doux.


Viser l’intermodalité
Vélo et marche à pied étant réservés aux déplacements de proximité, il est nécessaire de pouvoir les coupler avec des modes de transports "moyenne distance" comme le train, le bus ou le tram. Ce système permet d’allonger la distance utile pour l’usager.
L’intermodalité nécessite une démarche planifiée cohérente des collectivités locales vis-à-vis des transports de leur territoire. Elle oblige à offrir des équipements ou des services complémentaires : supports à vélo sur les bus, location de vélos avec le ticket de bus, de train ou de parking, parcs à vélos sécurisés et offrant des services de maintenance,
parcs-relais pour les voitures, etc.

Définition
Intermodalité : système combinant, pour un même voyage, au moins deux modes de transport différents (voiture/tramway, train de banlieue/marche à pied, bus/vélo, etc.) en facilitant l’interconnexion entre tous ces modes
Déplacements pendulaires : déplacements quotidiens qui font utiliser la voiture pour l’aller et le retour, sans l’utiliser entre deux (exemple : domicile/travail)
Parc-relais : parking situé en périphérie d’une ville, qui incite les automobilistes à laisser leurs véhicules pour poursuivre leur trajet avec les transports en commun.
Atoumod : LE sésame pour se déplacer en Haute-Normandie
Sans voiture, habiter Rouen, se rendre à Gisors, comment faire ? De Serquigny, aller à Forges-les-Eaux, un vrai casse-tête ? Eh bien non ! Grâce à
Atoumod, mes déplacements dans toute la Haute-Normandie sont simplifiés !
Atoumod, c’est un
support unique d’informations concernant les déplacements en Haute-Normandie.
Sur le site
www.atoumod.fr , on peut calculer un itinéraire, à pied, en vélo, en train ou en bus, calculer le temps de trajet ou se renseigner sur les tarifs : tout y est !
De plus, que l’on prenne le bus, le train et le tram sur le même trajet,
le billet est commun à tous : la carte sans contact Atoumod.
Itinéraire, prix, billet : tout est réuni et c’est moins de stress !

En savoir plus
Louer un vélo à Rouen
Cy’clic à Rouen (Vélo’v à Lyon ou vélib’ à Paris…) est un système de location de vélo simple, rapide et qui répond à toutes vos envies. Les abonnements sont
Transport de vélo dans un TER.
variés le choix entre 1 journée, 7 jours, six mois ou un an. La première demi-heure est systématiquement gratuite quelque soit votre abonnement.
Vélo’r (à Rouen) propose de louer des vélos à assistance électrique, pliables ou classiques pour une durée allant de 1 jour à plusieurs mois
Grâce à la mise en place de Parc Vélos, le vélo s’inscrit dans la complémentarité avec les réseaux de transports en commun, métro, TEOR et bus.
Renseignements/location : Espace Conseil Mobilité Energie : 7 bis, rue Jeanne-d'Arc à Rouen / Tél : 02 35 52 93 52
Louer un vélo au Havre
LIA (les lignes de l’Agglo) et Vélocampus à l’Université
http://lehavre.fr/demarche/velh-pret-de-velo-de-longue-duree
http://www.ville-lehavre.fr/dossier/deplacez-vous-autrement-0
Se déplacer avec son vélo
Pour faciliter l’usage du vélo, la CREA répond aux attentes de la population en réalisant de nombreuses pistes cyclables aux quatre coins de la Communauté. A ce jour, le territoire compte 165 kilomètres d’itinéraires cyclables.
Train : Il est désormais possible de voyager en TER avec un vélo.
Bus & métro : Il est possible de voyager avec un vélo pliant dans les transports en commun (Métro, Bus, TEOR, LISOR) de l’agglomération de Rouen.
Le
parc-relais du Mont Riboudet à Rouen en Haute-Normandie, d’une capacité de 1 000 places, contribue à réduire la pollution en incitant les automobilistes à garer leurs voitures personnelles au parking, puis à emprunter les transports en commun jusqu’au centre ville.
Exploité depuis le 1
er octobre 2001, il est destiné aux usagers des transports en commun (pôle d’échange des trois lignes TEOR) pour lesquels le stationnement est gratuit. En effet, il suffit d’insérer dans la borne de paiement du parking n’importe quel titre de transport (cartes 1 voyage, abonnements, cartes CONTACT …) pourvu qu’il ait été validé dans les dernières 24 heures.
Il est ouvert tous les jours de
5h00 à 24h00, et reste accessible
24h/24 et 7j/7 aux automobilistes souhaitant récupérer leur véhicule.
Plusieurs autres parkings-relais voient le jour en 2012 (Canteleu, Bihorel, Zénith, d'autres en préparation).
http://www.la-crea.fr/_fichiers/la-crea.fr/tmp/dossier_presse/DP-reseau-astuce.pdf
Dis-moi comment tu circules, je te dirais qui tu es !
La voiture est le mode de déplacement des actifs, masculin.
Le vélo, touchant tous les groupes sociaux, est plus masculin et jeune.
La marche à pied est un mode de déplacement de ceux qui ont peu ou pas accès à la voiture : elle est le mode des jeunes, des inactifs, des personnes âgées.
(
Les données de l’IFEN, 86, septembre 2003 et
Recherche Transports Sécurité INRETS, 56, 1997)
Lecture politique des moyens de transport par Régis Debray
"
Et nous savons bien que chaque mode de transport véhicule, implicitement, une vision du monde. L’auto particulière (avec l’imaginaire de la route) sied à l’idéologie libérale de la privatisation du bonheur, de la concurrence et du libre choix individuel. Le chemin de fer serait plutôt d’humeur social-démocrate (les États-Unis, qui ont tant misé sur la voiture individuelle, ne lui sont pas sympathiques), lié qu’il est à des régulations collectives, un certain contrôle social, ne serait-ce qu’à l’horaire unique pour tous. Le vélo est libertaire, protestant, alternatif. La péniche, écolo et plutôt girondine ou régionaliste. Nul ne roule innocemment à cent quarante kilomètres heure.»
(Truismes / Régis Debray
in Automobile .-
Cahiers de médiologie, 12, 2
e semestre 2001)

Les outils de la mobilité durable
Les exemples réussis de villes parvenues à promouvoir une autre mobilité montrent que seules les politiques volontaristes pérennes payent. Les décisions politiques courageuses doivent s’accompagner d’un vaste programme de sensibilisation et d’éducation aux nouveaux comportements, de débats publics pour impliquer les citoyens dans les décisions locales, et où les élus, services techniques et associations exposent les problèmes et leurs solutions, et présentent des exemples réussis dans d’autres agglomérations.


Les textes législatifs
En France, trois textes jettent les bases de la promotion des transports alternatifs et d’un usage raisonné de la voiture en ville :
la LOTI : loi d’orientation sur les transports intérieurs (Loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982) est le texte de base qui définit la politique et l’organisation des transports en France.
Ce texte prévoit déjà les plans de déplacements urbains (PDU) et introduit la notion de maîtrise des déplacements automobiles.
la LAURE : loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (Loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996)
Elle est accompagnée de 18 décrets en application. Elle donne l’obligation d’information du citoyen sur la qualité de l’air, prescrit l’élaboration de plans régionaux de la qualité de l’air (PRQA), de plans de protection de l’atmosphère (PPA) et de plans de déplacements urbains (PDU) pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, et propose la diminution des consommations d’énergie et des sources de pollutions atmosphériques. Le PDU constitue l’outil central de la politique de déplacements. Il encourage les entreprises et les collectivités publiques à favoriser le transport de leurs salariés, notamment par l'utilisation des transports en commun et du covoiturage.
La loi SRU : loi de solidarité et renouvellement urbains (Loi 2000-1208 du 13 décembre 2000).
Elle renforce les liens entre planification urbaine et planification des déplacements et des logements, mettant en cohérence les différentes politiques urbaines. Elle incite les collectivités locales à être plus attentives aux besoins spécifiques des employeurs en termes de déplacements de leurs salariés, clients ou visiteurs, et ce, notamment, par la promotion des PDE et des PDIE.
Le
système bonus malus l’une des premières mesures issues du Grenelle Environnement en décembre 2007. Il vise à récompenser, via un bonus, les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO
2, et à pénaliser, via un malus, ceux qui optent pour les modèles les plus polluants, le bonus de uns étant financé par le malus des autres.
Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable et Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie, ont signé, mardi 13 avril 2010, une charte avec douze collectivités territoriales pilotes et les constructeurs automobiles PSA et Renault pour s’engager sur le déploiement, dès 2010, d’infrastructures de recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables accessibles au public.
Le plan national d’action pour développer les véhicules propres :http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-plan-vehicules-electriques-et,26806.html


Le plan de déplacements urbains, un outil de planification
En France, les plans de déplacements urbains définissent les principes d’organisation des transports, de la circulation et du stationnement dans le périmètre urbain. Ils prônent l’équilibre durable entre les besoins en mobilité et accessibilité, la protection de l’environnement et la préservation de la santé des citadins. L’objectif est donc de diminuer le trafic automobile, en privilégiant l’intermodalité entre les différents types de transport et un usage partagé de la voirie.
Obligatoires pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, ils peuvent aussi être élaborés par des communes plus petites. Ils ont été initiés par la LOTI, consolidés par la LAURE et renforcés par la loi SRU.
En France, ce sont 72 PDU qui ont engagés, dont 60 finalisés, et un tiers déjà en cours de révision. De plus pour les agglomérations de moins de 100 000 habitants, une démarche PDU est possible sur la base du volontariat. Ainsi, en mars 2008, le CERTU recensait 43 PDU volontaires en France, dont 39 en Métropole et 4 en Outre-Mer, ce qui portait à 115 le nombre total de PDU en France. Soit 115 démarches en France, parmi lesquelles 63 % obligatoires et 37 % volontaires
Piste cyclable à Rouen.

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Les bonnes pratiques
Les maires, les techniciens et les associations sont, dans le domaine des déplacements urbains, plus en avance que les citoyens. Ils n’hésitent pas à mettre en œuvre des solutions innovantes répertoriées dans des projets comme le
SMILE ou le
PREDIT :
SMILE : Sustainable Mobility for Initiatives for Local Environment. Programme européen d’appui aux autorités locales en matière de besoins de mobilité durable des citoyens (catalogue de bonnes pratiques)
PREDIT : Programme National de Recherche et d'Innovation dans les Transports Terrestres, lancé en France en 2002


Limiter la place de la voiture
Limitation drastique du stationnement. Tant que l’offre de places de stationnement (lieu de travail, centre-ville) est suffisante, l’attractivité des transports collectifs reste basse. Il faut donc une politique dissuasive de stationnement : moins de places disponibles, coûts du parking décourageants. Les voitures stationnent alors dans des parcs-relais.
Limitation de la circulation : par un nouveau plan de circulation cohérent, par des trottoirs plus larges et plus paysagers, par le passage de trois à deux voies, par le partage de voirie, par la limitation de la vitesse en "zones 30", par des péages urbains, comme à Londres.


Penser "transports en commun"
Proposition de
transports en commun performants, sûrs, réguliers, fréquents (couloirs réservés, accessibilité à tous garantie, desserte convenable, matériel confortable, abris spacieux pour l’attente), proposant des "plus" intermodaux.
Les
sites propres des tramways ou des bus, mobilisant une partie de la chaussée pour le seul transport collectif, permettent des voyages optimisés, puisque le trajet est plus rapide, le véhicule prioritaire et les horaires prévisibles. Ils doublent presque le taux de déplacements par habitant. (Voir :
Développement du réseau des transports collectifs en site propre)
Le TEOR (Transport est-ouest rouennais) est un réseau de transport en commun circulant dans la ville de Rouen et son agglomération.
Metrobus de l'agglomération de Rouen.

Définition
Site propre : voie réservée aux transports en commun, éventuellement partagée avec le vélo, mais excluant la voiture particulière.


La marche
Voies piétonnes agréables, avec des trottoirs libérés des voitures, paysagers et agrémentés de mobilier urbain recherché. La marche, mode de déplacement universel s’il en est, est utilisée dans 20 à 50 % des déplacements en ville.

Quelques chiffres
Il faut ¼ d’heure pour faire 1 km à pied.
En ville, ¼ des trajets voiture font moins d’1 km.
30 mn de marche rapide par jour améliorent votre santé.


Le vélo
Aménagements cyclables attractifs, qu’il fera bon emprunter : signalisation claire, pistes réservées, croisements protégés, revêtement confortable, rampes, arceaux à vélo, etc. Les vélos peuvent aussi être des véhicules de fonction ; certains organismes en proposent d’ailleurs à leurs salariés. On voit également parfois la police municipale en VTC.
Les Français aiment le vélo, mais surtout pour se promener le week-end ou durant les vacances. Le passage de l’acte "loisirs" à l’acte "utilitaire" est plus difficile. Ce n’est pas une question de climat, puisque les villes du Nord ou de l’Est sont très en avance quant au développement de ce mode de déplacements. Ainsi, à Strasbourg, c’est 0,26 déplacement par jour qui est effectué en vélo, par rapport au 0,03 déplacement par jour comptabilisé sur la Côte d’azur ou à Aix-en-Provence. Les exemples nous viennent surtout de l’étranger : Amsterdam, 28 % des déplacements en vélo, Copenhague 26 %, Ferrare 30 %.
Rampe à vélo .


L'utilisation rationnelle de la voiture
Le covoiturage
Le covoiturage est un système qui vise à mettre en relation des individus (amis, collègues, voisins ou inconnus) effectuant tout ou une partie d’un trajet en commun et en voiture qu’ils effectuaient jusque là seuls. Les trajets peuvent-être de tous types : domicile-travail, domicile-étude, longue distance (voyage, affaire…) ou loisirs. Le covoiturage ouvre de nombreux avantages : partage des coûts,
diminution du nombre de voitures en circulation et des problèmes liés au stationnement, rendre plus convivial un trajet effectué à plusieurs et réduire les émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.
De plus, le covoiturage offre aux personnes non motorisées comme les personnes âgées, handicapées ou demandeurs d’emploi la possibilité de se déplacer.
Ce système, qui s’est développé dans les années 90 en Europe, était assez difficile à organiser, contraignant, et nécessitant un code de "bonne conduite" entre passagers. Mais aujourd’hui il s’est répandu et démocratisé par la création de sites Internet qui permettent de mettre en relation les covoitureurs.
Sites Internet en Haute-Normandie :
Sites de covoiturage en France et ailleurs…

Le covoiturage ce ne sont que des économies !
Aujourd'hui, 80 % des conducteurs sont seuls dans leur voiture… dont 93 % dans le cadre des déplacements domicile/travail. En covoiturant, il est certain que les coûts de transports sont très largement divisés…
En moyenne, un Français
travaille 220 jours par an et parcourt 26 km pour se rendre sur son lieu de travail.
En une année, un Français parcourt donc
environ 220 x 26 x 2 = 11 440 km pour aller et revenir du travail.
Économie d’argent
En prenant pour base de calcul le barème kilométrique du bulletin officiel des impôts de 2007, avec une voiture particulière de 5 cv puissance fiscale, un Français dépense pour ses trajets aller-retour domicile/travail.
- En covoiturant avec une personne ces frais se divisent par deux,
soit 4 229 divisé par 2 = 2 114,5 € d’économie.
- En covoiturant avec deux personnes ces frais se divisent par trois,
soit 4 229 divisé par 3 = 1 410 €, 4 229 – 1 410 = 2 819 € d’économie.
Économie de CO2
Une voiture rejette environ 154g de CO
2 par km. A partir des données ci-dessus, un Français rejette en moyenne
0,154 x 11 440 = 1 762 kg.
- En covoiturant avec une personne, on évite d’émettre 1, 762 tonnes de CO
2.
- En covoiturant avec deux personnes, on évite d’émettre 3, 524 tonnes de CO
2.
Économie d’énergie
Une voiture consomme en moyenne 6 litres pour 100 km. Pour un parcours annuel professionnel de 11 440 km, une voiture consomme environ 686,4 litres de carburant par an.
- En covoiturant avec une personne, on fait une économie de 686,4 litres de carburant par an.
- En covoiturant avec deux personnes, on fait une économie 1 372,8 litres de carburant par an.
Sources : Covoiturage en Maine-et-Loire
Covoiturage Lot-et-Garonne
Covoiturage Sarthe
L'autopartage
L’
autopartage consiste à disposer d’une voiture sans en être propriétaire. Les adhérents réservent leur véhicule et vont les retirer dans les différentes stations du réseau situées à proximité de leur domicile. Ce système se distingue de la location par ses enjeux environnementaux, son accessibilité, sa faible durée (parfois pour 1 ou 2 heures). Ce système répond à un vrai besoin puisque 70 % des utilisateurs, ne pourraient faire leur trajet autre qu’en voiture : desserte des transports en commun trop restrictive, taxis, la location traditionnelle de voiture contraignante et peu adaptée à la flexibilité (coût).
Tout comme le covoiturage, le système est en évolution permanente. Les nouvelles technologies permettent de simplifier la réservation et l’accès au véhicule. L’utilisateur peut ainsi disposer d’un véhicule 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et presque n’importe où en France.
A consulter la plaquette de l’Ademe* et Gart **
« Pour le développement de l'autopartage en France » (PDF – 653 Ko)
*Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
**Groupement des autorités responsables de transport

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Rouen autopartage
Réseau France-Autopartage - France-AutoPartage est un réseau de 10 opérateurs locaux d’autopartage qui se sont regroupés afin de mutualiser leurs expériences, leur fonctionnement et leurs investissements
L’utilisation de
voitures électriques est
à réserver à la flotte "captive" des voitures de fonction (collectivités, entreprises, livraisons…) ou aux petits trajets urbains compte-tenu de l’autonomie des batteries

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Taxis ou taxis collectifs pour les petits trajets
Transport à la demande (TAD) :
Le transport à la demande est un service de transport public qui ne fonctionne que sur réservation. Ce système existe depuis déjà plus de vingt ans, il était surtout destiné à la desserte des marchés en milieu rural pour les personnes âgées. Mais aujourd’hui, le TAD s’est développé à un plus large public et pour des motifs de déplacement plus divers : loisirs, courses, démarches administratives, scolaire… Ce système permet de couvrir les déplacements des territoires périurbains et ruraux dont la demande de transport est plus diffuse et où les transports en commun sont peu efficaces.
Les destinations et les heures sont fixées à l’avance.
A contrario les itinéraires dépendent de la demande et les usagers sont pris en charge dès leur domicile.
Le TAD est défini, conçu et géré par les collectivités locales (communauté de communes, communauté d’agglomération) ensuite le service est confié aux transporteurs ou aux entreprises de taxis sur appel d’offres.
Les différentes formes de transports à la demande :
Ligne virtuelle : ligne régulière dont tout ou une partie de l’itinéraire n’est desservi que s’il existe une réservation. Les usagers ne sont pas pris en charge à domicile.
Desserte zonale : prise en charge à domicile pour des destinations fixes, mais les horaires de ramassage sont en fonction des demandes des usagers et des capacités des transporteurs (places dans le véhicules, disponibilité de chauffeurs...).
Porte à porte, horaires libres : système proche du taxi. La destination et les horaires ne sont pas définis, seule la tranche horaire est définie.
Desserte zonale, horaires fixes : Prise en charge au domicile pour des destinations et des horaires garantis et définis à l'avance. Variante fréquente en milieu périurbain : prise en charge au point d'arrêt, itinéraire variable.
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Transport à la demande en Seine-Maritime, 2 € par voyage et sur réservation – Minibus
Minibus est un dispositif de transport à la demande qui permet aux utilisateurs de réserver leur trajet à l’avance du lundi au vendredi de 12h à 17h
Transport à la demande à 2 € dans l’Eure - Service LiberTAD
Le Département de l’Eure a mis en place un service de transport à la demande pour les habitants dont les zones ne sont pas couvertes par les transports en commun. Ce service permet également de mettre à disposition des véhicules équipés pour les personnes à mobilité réduite
http://fr.calameo.com/read/000015240a54541b0d980
ITER, bureau d'études expert en mobilité, transports et déplacements : transport à la demande
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Les marchandises
Le transport de marchandises en centre-ville est une source d’encombrements : livraisons séparées, horaires variables, petits trajets insuffisamment chargés à l’aller, vides au retour… Des tentatives de mutualisation, timides et souvent encore au stade expérimental, commencent à voir le jour pour juguler le phénomène : centre de distribution urbaine (CDU), plate-forme logistique pour l’acheminement des marchandises, régulation et optimisation informatique des tournées, livraisons ou coursiers en vélo ou triporteur électrique, etc. Mais les obstacles demeurent, comme le surcoût engendré ou l’organisation et le partage financier des circuits.
La livraison à domicile des courses des particuliers par les grandes surfaces libère le citadin du problème du portage des achats s’il est à pied ou en vélo tout en réduisant la circulation automobile.


L'entreprise
Plan de déplacement entreprises (PDE) : Le Plan de Déplacement Entreprise (PDE) permet de rationaliser l’utilisation de la voiture pour les déplacements liés à l’activité de l’entreprise. Action proposée aux salariés, elle vise à proposer des modes différents pour se déplacer, tels que : le vélo, la marche, les transports en commun, l’autopartage ou bien le covoiturage que ce soit pour les trajets domicile-travail ou pour les déplacements professionnels. Les projets sont encouragés par les autorités publiques en raison des avantages apportés aux salariés, aux entreprises et les collectivités : économie (sur la diminution des frais imputés aux déplacements professionnels), social (amélioration des conditions de travail et de transport) et environnemental (maîtrise et utilisation des transports alternatifs donc moins de nuisances dues à l’utilisation de la voiture). D’ailleurs, les délégations régionales de l’Ademe, les Points conseils en mobilité des collectivités locales et les Chambre de commerce et d’industrie apportent des aides techniques et financières pour l’amélioration de l’offre de mobilité alternative et favorisent le regroupement des PDE par inter-entreprises. D’autre part, l’Etat français, dans le cadre Programme national d'amélioration de l'efficacité énergétique, a décidé d’encourager la mise en œuvre de plans de déplacements d'entreprise par des aides financières. Ces aides sont en cours d'approbation par la Commission européenne. Elles seront attribuées en priorité aux établissements de plus de 300 salariés
Plusieurs mesures entrent dans le cadre d’un PDE :
La promotion du vélo par la mise en place d’un stationnement sécurisé et la mise à disposition d’un "kit vélo"
L’amélioration de l’accessibilité des bâtiments par les piétons
La promotion des transports publics : participation financière aux abonnements
L’aménagement des horaires de travail
La promotion du covoiturage ou de l’auto partage…
La réduction des déplacements : visioconférence, télétravail…
Le PDE est rendu obligatoire à partir de 2009 pour toutes les administrations d’Etat dans les agglomérations supérieures à 100 000 habitants par le décret du 22 décembre 2006.

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L'écomobilité scolaire
L’écomobilité scolaire désigne toutes les démarches visant à repenser les trajets domicile-établissement scolaire autrement qu’en voiture. L’objectif est de remplacer la voiture par des modes moins polluants, moins consommateurs d’énergie et moins émetteurs de gaz à effet de serre comme la marche à pied, le vélo, les transports collectifs, le covoiturage…
Lorsque cette démarche s’inscrit dans un processus de réflexion global, porté au niveau de l’établissement, c’est le Plan de déplacements Etablissement Scolaire (PDES).
Le PDES débouche sur une ou plusieurs actions :
Les bus pédestres (pédibus, car à pattes ou "Carapatte®") permettent aux enfants, encadrés par des parents ? de faire le trajet à pied pour aller à l’école en empruntant un itinéraire bien défini avec des horaires et points d’arrêts fixes
Les bus cyclistes (vélobus, car à cycle ou "Caracycle®") se font sur le même principe que les bus pédestres mais le trajet s’effectue en vélo
L’incitation au covoiturage
L’incitation à l’utilisation des transports scolaires
"Marchons vers l’école"
Opération internationale annuelle (première semaine d’octobre sur une journée ou une semaine…) visant à sensibiliser les parents et les enfants à la pratique de la marche et du vélo pour aller à l’école, individuellement ou en groupe accompagné (pédibus ou vélobus). Cet événement, "Marchons vers l'école !" est avant tout une démarche visant à favoriser les modes de déplacements doux entre l'école et le domicile. Le but est de rendre cette opération pérenne afin que marcher vers l'école (re)devienne une habitude (essai de pédibus ou vélobus, animation autour des déplacements, questionnaire pour les parents, enfants…, kermesse sur le thème de la mobilité, concours de marche à pied entre les écoles, concours de dessin ou de noms pour les futurs lignes pédibus et vélobus, randonnée urbaine à vélo…)
De multiples acteurs travaillent ensemble (établissements scolaires, parents, associations, collectivités locales...) afin que toutes les conditions soient réunies (aménagements, organisation, sécurité...) pour que cette opération soit envisageable toute l'année sur les trajets domicile-école.
Site officiel de la semaine internationale "Marchons vers l'école"
"Le site internet rassemble toutes les images des manifestations pour montrer l’aspect international et l’ampleur de cet événement. Cette journée est un formidable moyen de faire entendre la voix des écoliers pour des trajets plus sûrs, pour une planète et des enfants moins exposés aux pollutions automobiles, pour prendre le temps de communiquer."
Extrait de la fiche
Pédibus Grand-Lyon
L’Arehn – soutenue par la Région Haute-Normandie et les Départements de l’Eure et de Seine-Maritime - et l’Ademe ont lancé lancent en 2010
un réseau d’animation pour accompagner et fédérer les acteurs de terrain de l’éco-mobilité scolaire en Haute-Normandie – établissements scolaires, parents d’élèves, collectivités locales, associations. Les objectifs sont de mettre à leur disposition des supports pédagogiques et méthodologiques, des outils éducatifs et de communication (vidéos, plaquettes…), une aide à la création de projet, d’organiser des ateliers d’échanges et des visites de terrain
Pour plus d’informations : Anne-Sophie de Besses : Tél. : 02 35 15 78 13 - Courriel :
as.debessses@arehn.asso.fr
http://www.arehn.asso.fr/ecomobilité
http://clubecomobilitehn.blogspot.fr/
Charte de l’écolier piéton
Je marche à pied pour aller à l’école et :
je favorise l’éveil de mon corps : mise en mouvement, réchauffement…
je contribue à ma bonne santé : activité musculaire, circulation du sang…
j’éveille mon esprit pour bien commencer la journée
je stimule mes sens : vue, odorat, ouïe…
Je vais à l’école à pied et non en voiture et :
je profite bien mieux de la personne qui m’accompagne : elle est plus attentive à moi
je participe à la réduction du bruit
je contribue à diminuer la pollution de l’air
je permets à mes parents une petite économie de carburant
Source : Mairie de Grand-Couronne

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Autres modes
La diversification
Navettes fluviales
si l’agglomération
est dotée d’un fleuve navigable, cheval pour la surveillance des parcs ou des rues comme à Grenoble ou à Caen.
Les outils fiscaux ou financiers incitatifs permettraient également au particulier, à la collectivité ou à l’entreprise de privilégier les moyens de transports doux (remboursement des cartes d’abonnement aux transports en commun, déductions fiscales pour la mise en place de PDE …).
De manière générale, les équipements alternatifs coûtent moins cher à la collectivité : au kilomètre, une piste cyclable coûte 150 à 300 000 euros quand une autoroute urbaine coûte 120 millions d’euros.

Bibliographie et sites Internet


Sites Internet
Institutionnels et associations
Les transports doux - Généralités
Les déplacements scolaires
Semaine et journée sur la mobilité
Covoiturage
Covoiturage en France et ailleurs…
Vélo
Entreprise


Ouvrages et articles du centre de documentation
http://arehn-asso.superdoc.com
Agir contre l'effet de serre, la pollution de l'air et le bruit dans les plans de déplacements urbains. Approches et méthodes / VINOT, J.-P. (coord.). Lyon Angers : CERTU ADEME, 2008 , 87 p. + 1 Cd-Rom (Dossiers)
Ce guide pratique, destiné aux élus et techniciens, permet de faire le tour des outils dont dispose la collectivité pour utiliser les indicateurs des émissions de gaz à effet de serre, de pollution de l'air, sur le bruit, pour une meilleure prise en compte de ces facteurs dans la mise en place des PDU.
Cinq fois plus de transports collectifs : réduire la part de l'automobile dans la cité. Dossier. Ecollectivités , 18, juin-juillet 2010 , pp. 28-33
Comment introduire le vélo de fonction ? / NIVET, Cécile. Environnement magazine, 1686, avril 2010, pp. 70-71
Comment optimiser les réseaux de transport ? / LLORCA, Gwendoline (2009). Ecollectivités, 6, février 2009 , pp. 32-33
Comment se déplacer sans polluer : 87 questions à Patrick Widloecher / WIDLOECHER, Patrick. Paris : Spécifique, 2008, 111 p. (On se bouge !)
Le livre évoque quelques réponses pour adopter de nouveaux modes de transports plus "écologiques" et pour repenser certains comportements.
Conseiller en mobilité : un métier d'avenir / VERBAERE, Isabelle. Gazette des communes (la), 2017, 15 février 2010 , pp. 64-66
Dans les couples, les femmes plus proches de leur lieu de travail (l'activité des couples en Haute-Normandie) / BLAZEVIC, Bruno. Aval, 40, décembre 2004, pp. 1-3
Dans les grandes agglomérations, la mobilité quotidienne des habitants diminue et elle augmente ailleurs / HUBERT, Jean-Paul. Point sur (le), 20, juillet 2009, 4 p.
Ecomobilité : à vous de jouer ! Dossier. Ecollectivités, 11, octobre 2009, pp. 26-36
Mobilité au centre des enjeux (la) / MORVAN, Stéphane. Environnement et technique, 274, mars 2008, pp. 57-59
Mobilité durable (la) / LIORCA, Gwendoline. Ecollectivités, 5, décembre 2008, pp. 22-31
Patacaisse : le classeur pédagogique / CARDERE (Rouen). Rouen : CARDERE, 2003, 96 p. . Classeur réalisé en 2003-2004 dans le cadre du programme pluriannuel d'EE "Ecocitoyens en action"
PDE : Plan de déplacement entreprises. 1ère étape : le diagnostic. Air Normand (l'), 53, août-septembre-octobre 2008, 6 p.
Quelle organisation pour mettre en place un plan de déplacements d'entreprise ? / TUBIANA, Fabian. Environnement magazine, 1681, octobre 2009, p. 72
Quelles compétences pour monter un pédibus ? / MICHAUT, Cécile. Environnement magazine, 1670, septembre 2008, pp. 66-67
Réaliser un Plan de Déplacements Etablissement Scolaire. Guide à destination des chefs de projet. Paris : ADEME, 2009, 109 p. (Connaître pour agir)
Pour les petits déplacements quotidiens des élèves, la réflexion entamée depuis plusieurs années tend vers des solutions "douces" alternatives au transport en voiture, en favorisant la marche à pied ou l'usage du vélo pour les plus grands. Ce guide méthodologique donne les outils pour réaliser un plan de déplacements établissement scolaire : enjeux, étapes, exemples d'enquêtes et de questionnaires
Vie en roue libre (la) / PERRAUD, Stéphane. Esprit Village (l'), septembre-octobre-novembre 2010, no 105, pp. 70-75
Veille documentaire sur les thèmes de la mobilité et des transports
Veille documentaire assurée par le centre de documentation de l’AREHN visualisable sous plusieurs formes sur :
Autres veilles documentaires en ligne