Jardinier et écocitoyen

Mai 2006
Le jardin, facteur
d'équilibre personnel
Avoir un jardin, c’est une chance formidable, un facteur d’équilibre personnel, la promesse d’une nouvelle vie pour toute la famille. Bien des découvertes et des expériences vous attendent. Vous allez vivre au rythme des saisons, au contact de la nature et de la terre. Vous allez nécessairement influer, à votre petite échelle, sur l’eau, le paysage, la faune, la flore, la pollution ambiante… Dans quel sens ? Celui de votre goût, bien sûr, mais aussi celui de vos convictions.
Economiser l’eau, respecter votre voisinage, tirer parti du patrimoine fruitier régional, etc., tout cela fait partie de l’écocitoyenneté. On peut être écocitoyen au jardin !

Que planter dans son jardin ?



Contraintes naturelles


Autant le savoir : il est vain de vouloir s’affranchir de certaines contraintes "techniques", ou plutôt naturelles, comme l’adaptation des végétaux au sol et au climat, la résistance aux maladies, dimensions, nuisances éventuelles (chute de fruits, de feuilles ou de miellat), sécurité (chute de branches, plan d’eau, etc.). Cela concerne, bien sûr, le choix des plantes, mais également leur emplacement précis dans le jardin.

La meilleure façon de ne pas se tromper, c’est de copier ! Regardez autour de vous, dans les jardins, ce qui semble réussir dans les mêmes conditions de sol et de climat que vous. Attention, le sol peut changer de nature en quelques dizaines de mètres seulement.

Formez-vous


Méthode pour planter un chou >
Avant même d’empoigner la bêche et de passer commande de vos plantes, formez-vous et informez-vous. Visitez autant de beaux jardins (voir la liste sur la page "les jardins régionaux") que vous le pouvez, rendez-vous aux "fêtes des plantes", qui ont lieu dans la plupart des régions. Il serait insensé, à une époque qui bat tous les records dans la diversité des végétaux proposés aux amateurs, que, par ignorance, vous sombriez dans la banalité. Enfin, lisez quelques livres de référence.

Gazon


Le gazon prend maintenant une place importante dans les jardins. Dans les années quatre-vingt, les créations de pelouse ont doublé par rapport à la période précédente. On peut comprendre ce phénomène : "moquette végétale", le gazon prolonge le confort de la maison jusque dehors, favorisant les jeux des enfants, le repos ou la vie conviviale des parents. De plus, un tapis d’herbe bien ras met en valeur les massifs de fleurs, arbustes, arbres et éléments de décoration. Mais cette grandeur entraîne des servitudes : nécessité d’une tonte hebdomadaire au printemps, avec son cortège de bruit et de pollution, consommation d’engrais et d’herbicides, gaspillage d’eau potable, production de déchets verts, etc.
Il y a pourtant des alternatives au tout gazon. Vous pouvez d’abord vous contenter de tondre ras une zone restreinte où le confort maximum est exigé : cheminements, aire de jeu ou de repas, etc. Espacez les tontes ailleurs, et vous aurez alors la surprise de voir revenir papillons et sauterelles dans une herbe redevenue un peu plus haute.
La mare, une alternative au "tout gazon"
Ne pourchassez pas au moyen d’herbicides (rarement inoffensifs) les malheureuses dicotylédones tentant de s’implanter parmi les graminées : trèfle blanc nain, lierre terrestre, achillée mille-feuille, composées à rosette, véroniques, pâquerette, etc. n’ont rien de nuisible, au contraire ! Elles participent même à la diversité écologique de votre jardin en nourrissant toute une faune d’insectes n’occasionnant aucune nuisances. Vous pouvez-également convertir certaines portions de gazon "inutiles" en mare (ou bassin), rocaille, massifs d’arbustes, voire dallage. Vous y gagnerez sur tous les plans, y compris en heures d’entretien.

Selon des comptages réalisés dans des espaces verts, une pelouse tondue fréquemment n’abrite que 38 espèces d’insectes. La même formation herbeuse fauchée deux fois par an héberge 65 espèces dans le cas d’un milieu sec et bien exposé, ou 47 s’il s’agit d’une pelouse humide exposée au nord.

Un potager, un verger


Potager.
Il y a eu un temps où faire son potager, avoir un verger, était normal. Cela a duré des siècles et des siècles, autant que la France agricole et rurale. Même les gens des villes cultivaient souvent un lopin dans la périphérie. Avec l’exode rural et l’urbanisation galopante des dernières décennies, cette habitude s’est perdue. Survalorisé au détriment des cultures vivrières, le gazon a étendu son impérialisme, notamment dans les jardins de lotissements. Le ray-grass, oui, le chou, non !

De plus, il a manqué soudain une génération de grands-mères et grand-pères campagnards pour transmettre le savoir-faire de la culture potagère et fruitière. Car, si le jardinage est bien une activité de loisir, c’est également un domaine technique où le savoir et l’expérience sont essentiels. Semer au bon moment, greffer ou tailler un arbre, cela ne s’improvise pas.

Mais la défaveur du potager et du verger n’a été qu’un feu de paille. La France reste un pays de paysans ! Légumes et fruits ne sont plus indésirables, au contraire. Une salade sur quatre consommée dans notre pays provient d’un potager. Et à défaut de maîtres dans le voisinage, on s’est rabattu sur d’innombrables livres, magazines, cours, etc. Le commerce des produits de jardinage, en créant ses gammes adaptées, a facilité l’accession d’un large public à cet art auparavant réservé aux initiés.

Dans une société où l'on trouve de tout à tout moment de l'année, et pas de la meilleure qualité, cueillir des fraises en juin et des tomates en août-septembre, donc à la saison "normale", devient un luxe. Sans compter les quelques économies que cela permet : on estime que cultiver un potager d’environ 250 m2 permet de dégager un revenu équivalent à un mois d’un petit salaire.
Dans la colonne des contraintes, les plus importantes sont celles du calendrier. Mettre en route des productions constitue un engagement, car, après avoir semé ou planté, il faut entretenir, récolter et consommer.

Le choix des graines et des variétés


Sans les jardiniers, les variétés traditionnelles auraient disparu.


On accuse souvent les variétés modernes, en évinçant les plus anciennes, de réduire la biodiversité variétale. En ce qui concerne les variétés potagères d’amateurs, c’est faux. Comparons un catalogue du début du XXe siècle avec un catalogue actuel : dans le domaine des salades, par exemple, le premier propose une cinquantaine de variétés pour sept espèces (laitue, chicorées, mâche, etc.) et le second soixante, également pour sept espèces. Aux siècles précédents la diversité potagère était extrêmement réduite. En réalité, jamais nous n’avons disposé d’autant de variétés de légumes et de variétés d’aussi bonne qualité. Il faut le dire et le répéter à une époque où une certaine nostalgie nous fait regretter les "bons légumes d’antan".

Alors lesquelles choisir ? Comme il n’y a pas de différences de nature entre ces deux catégories, choisissez tout simplement les meilleures. A priori, les graines biologiques ne sont ni meilleures ni pires que d’autres. Cependant, les producteurs de semences biologiques jouent un rôle important de conservatoire en proposant aux amateurs des variétés de "collection" introuvables ailleurs.

Mâche "coquille de Louviers", poireau "monstrueux d’Elbeuf"… Sans les jardiniers, ces variétés potagères traditionnelles auraient disparu, supplantées par les variétés professionnelles, plus productives et mieux adaptées à la commercialisation.

Attention !


L’achat de bulbes de cyclamens, perce-neige, etc. à la jardinerie pour fleurir le jardin n’est pas toujours innocent. Pour une part, ces plants ont été déterrés dans la nature, notamment en Turquie, pays où cette cueillette constitue une ressource économique importante. Il ne s’agit pas de condamner le principe de ce qui pourrait représenter l’exploitation légitime de ressources naturelles, mais plutôt le pillage sans contrôle. Une moralisation du marché des bulbes a été instaurée par certains importateurs hollandais.

Un équilibre écologique fragile


La pose d’une clôture, la construction d’un mur, l’arrachage d’une haie, la construction d’une rocade sont autant d’obstacles pour la faune, petite ou grande. Car, même minuscules, ces milieux de vie sont fréquentés par beaucoup d’espèces animales. Aucun de ces animaux des jardins n’est vraiment rare : à eux tous ils constituent ce que l’on appelle la "nature ordinaire", que l’on peut observer tous les jours à deux pas de chez soi.
Corridor écologique : couloir naturel (haie, cours d'eau...) qui garantit l’habitat, le refuge, la dispersion pour les espèces animales et végétales

Une des principales causes de la raréfaction des espèces animales est la disparition de leurs habitats. En revanche, tout nouveau jardin, s’il comporte des endroits tranquilles, sinon sauvages, constitue une possibilité supplémentaire de connecter des "corridors écologiques".

Il s’agit bel et bien d’une nouvelle façon de concevoir la protection de la nature, qui vient compléter la protection classique basée sur les réserves et les parcs naturels. Chacun peut y participer au niveau de son jardin et de ses abords.

Et si...


Si par un coup de baguette magique tous les jardins de France se transformaient en réserves naturelles, cela représenterait une surface supérieure à celle de tous les espaces actuellement protégés (parcs nationaux, réserves, etc.) ! C’est dire le pouvoir que détiennent les jardiniers en matière de protection de la nature.


L’eau


L’eau est indispensable à la vie, au jardin, comme dans n’importe quel autre milieu. Son absence empêche le développement de la végétation, et interdit par là toute présence ou activité humaine. Une évidence qu’il ne faut pas perdre de vue à une époque où, en France, la quasi totalité des foyers disposent de l’eau courante pour un coût modique.
Cette facilité fait oublier que la ressource en eau est fragile : si, dans certaines régions, l’eau disponible est abondante en permanence, ailleurs, ce n’est pas le cas.

Située sous un climat océanique, la Haute-Normandie connaît une pluviosité plutôt élevée et relativement bien étalée sur l’année. Du moins en moyenne… Car on observe des disparités assez grandes : Bolbec, par exemple, reçoit deux fois plus d’eau que certaines localités du sud de l’Eure. D’autre part, il y a des années où il pleut beaucoup – 1981, notamment –, et d’autres – comme 1976, 1989 et 1990 – qui connaissent un grand déficit pluviométrique.

Réduire la consommation d’eau


Premier aspect de la gestion écologique (et économique) de l’eau au jardin : consommer moins d’eau. Le moyen le plus efficace pour y arriver – on y pense rarement – consiste à concevoir autrement le jardin.
Plantez des haies : globalement, elles font économiser l’eau, car, si elles évaporent de l’eau en été, elles augmentent la rétention en eau du sol, et, en ralentissant le vent, diminuent l’évapotranspiration.
Privilégiez les plantes sobres par rapport aux plantes gourmandes en eau.
Le jardin est sensible à la sécheresse parce qu’il abrite nombre de plantes à enracinement superficiel, qui n’ont pas accès aux réserves d’eau du sous-sol : graminées de la pelouse, cultures potagères et fleurs annuelles. En revanche, les arbres, arbustes et plantes vivaces sont beaucoup plus résistants au manque de précipitations — sauf dans les premières années de leur vie — du fait de leur enracinement profond.

Le "mulching" ou couverture du sol


Dès le printemps, recouvrez la terre encore humide au pied des arbustes, entre les plantes vivace, au potager, à l’aide des matériaux récupérés dans votre jardin : tontes de gazon, feuilles mortes à demi décomposées, compost, herbes sèches…

Le "mulch" aura pour effet de diminuer à la fois le dessèchement du sol et le développement des mauvaises herbes. Le temps consacré à sa mise en place est récupéré par la diminution des arrosages et désherbages.

Mulch de paille.

Le binage


Le binage est également très bénéfique au bilan en eau du jardin. La sagesse populaire ne dit-elle pas qu’"un binage vaut deux arrosage" ? Cela s'explique facilement : biner, c’est émietter le sol sur ses tout premiers centimètres. Ainsi est créé un véritable "mulch" de terre fine qui bloque les remontées d’eau par capillarité depuis les profondeurs du sol.

Dessin : Steen

L’arrosage


Il est possible d’intervenir sur l’arrosage lui-même afin qu’il ne consomme pas trop. Evitez surtout l’arrosage par aspersion généralisée, qui gaspille l’eau, favorise les maladies et les mauvaises herbes.
Si vous n’avez pas trop de plantes à arroser, préférez les bons vieux arrosoirs, qui permettent de doser les apports et de les localiser là où ils sont nécessaires.

De toute manière, dosez vos arrosages en fonction des besoins réels des plantes, de la saison et de la nature du sol. Un potager a besoin chaque jour, en période de chaleur, de 30 à 60 litres d’eau pour 10 m2, selon les régions. En dehors des périodes de pointe, les arrosages peuvent être réduits de moitié.
Les meilleures heures pour l'arrosage se situent entre 17 et 22 heures. Les légumes auront ainsi toute la nuit pour profiter de l’humidité. Mieux vaut un gros arrosage que plusieurs petits. Arrosez au pied afin d’éviter la prolifération de maladies sur le feuillage des plantes.

Bien doser l'arrosage
selon les besoins des plantes. (Photo : GNIS)

Récupérer l’eau de pluie


Si vous faites en sorte de récupérer l’eau de pluie recueillie sur votre toiture pour arroser votre jardin, vous pourrez vous enorgueillir d’avoir "produit" cette eau, qui autrement serait allée encombrer le réseaux des eaux pluviales sans bénéfice pour la végétation.

A Rouen, la toiture d’un bâtiment de 100 m2 au sol reçoit en moyenne 80 m3 d’eau par an. S’il était totalement récupéré et stocké, ce volume permettrait de remplir une cinquantaine d’arrosoirs par jour pendant toute la belle saison, soit plus qu’il n’en faut pour un jardin ordinaire.

Il faut être en mesure de pouvoir stocker cette eau, qui, par définition, tombe surtout aux périodes où l’on n’a pas besoin d’arroser. Seule la citerne enterrée de grande capacité répond à cette contrainte. Les citernes de surface ne dépassent guère quelques centaines de litres. Elles doivent être couplées à un récupérateur d’eau de pluie, s’installant facilement sur toute descente de gouttière.

Récupération de l'eau de pluie
(Photo : Gardena)

Favoriser l’infiltration


Dans la pratique, favoriser l’infiltration consiste à limiter au maximum les surfaces imperméables (enrobé, béton, dallage jointoyé, etc.) au profit des surfaces perméables (herbe, plantations arbustives, dalles alvéolées ou non jointives, sable, gravier, etc.) pour limiter le ruissellement. Les fossés jouent un rôle important dans la maîtrise des eaux pluviales. A défaut de posséder une citerne, orientez l’eau qui descend des gouttières vers un fossé, une mare ou une surface de pelouse modelée en léger creux.


Les déchets verts



L’expression "déchets verts" aurait laissé perplexes nos ancêtres. En effet, autrefois, l’herbe servait intégralement de nourriture aux animaux, les feuilles mortes étaient transformées en terreau et les branches aboutissaient dans la cheminée. Pas le moindre déchet dans tout cela.

Les temps changent. Au début des années 90 apparaît la notion de "déchets verts", qui correspond à tout ce qui sort des jardins pour finir dans les poubelles.

Qui dit gazon dit haie autour de chaque nouveau jardin, même minuscule. Chaque pavillon, chaque maison de campagne s’orne désormais de son tapis d’herbe tendre tondu chaque semaine et de sa clôture végétale régulièrement taillée, sans pour autant posséder les animaux herbivores, les tas de fumier et les cuisinières à bois capables de recycler toute la biomasse végétale produite.

Que faire de vos déchets verts ?


Les composter. C’est la meilleure solution du point de vue de l’équilibre de votre jardin, de l’environnement et de la société en général, mais cela vous prendra un peu de temps tout en vous soumettant à un exercice physique. Il existe une alternative au traditionnel compostage en tas : le compostage "en surface". Etalez les tontes de gazon en couche pas trop épaisse (1-2 cm à chaque apport) au pied des arbustes, ou bien sur la terre du potager entre les rangs de légumes. Ce "mulch" nutritif aura également comme avantage de protéger la terre du dessèchement.

Où vont les déchets verts ramassés par la commune ?


Les sacs déposés sur les trottoirs (en général après le week-end), sont acheminés sur une plate-forme de compostage. Là, ils sont broyés mécaniquement, mélangés, éventuellement humidifiés, disposés en tas allongés (andains). Une fermentation se déclenche naturellement, qui aboutit à la transformation des déchets en une sorte de terreau grossier et noirâtre. Après criblage, le terreau est parfois ensaché et mis à la disposition des jardiniers qui voudraient en mettre dans leur jardin. Autrement, il est vendu à des fabriques de terreau, à des services d’espaces verts ou à des agriculteurs.
Du statut de déchets, les matériaux verts passent ainsi à celui de précieuses ressources fertilisantes. Ce qui constitue un véritable retour à la tradition en même temps qu’un progrès écologique.

Pourquoi composter ?


Il s’agit d’abord de rendre à la nature ce qu’on lui a pris : le jardinage, avec ses rotations rapides et ses cultures exigeantes, prélève dans le sol des éléments nutritifs qu’il est nécessaire de renouveler. Faute de quoi apparaîtront rapidement des carences en tel ou tel élément, qui se traduiront par une croissance ralentie et une coloration insolite du feuillage.

Compost


Ce qu’on appelle compost est un mélange de matériaux d’origine végétale et animale en cours de décomposition. Le terreau n’est finalement que du compost arrivé au terme de cette évolution. Compost et terreau, comme le fumier, font partie de ce que les spécialistes appellent les "amendements humiques" : cela signifie qu’ils ont pour mission d’améliorer le sol en lui apportant de l’humus, cette substance qui donne sa couleur sombre à la terre et qui la rend fertile.

Comment composter ?


Silo à compost. (Photo : DR)
Apportez vos déchets verts au fur et à mesure dans un silo, en évitant les grandes quantités d’un même matériau (fumier, paille, feuilles mortes, etc.). Stockez celles-ci à proximité du silo de manière à les incorporer progressivement aux autres matériaux. Quant aux tontes de gazon, laissez-séchez au maximum avant de les déverser sur le tas. Mieux : mélangez-les à des feuilles mortes, de la paille ou autre matériau. Faute de cela, elles formeront rapidement une masse compacte, qui se décomposera mal.

Un plan gouvernemental de soutien au compostage individuel est en préparation. 57 % de la population vit en habitat individuel, et est donc susceptible de faire du compostage dans un coin de jardin.

Quand le compost est-il bon à utiliser ?


Il faut 6 mois à un an pour que des déchets végétaux se transforment en compost utilisable au jardin suivant la saison (cela va plus vite en été), la nature des matériaux, etc.

On reconnaît un compost "mûr" à son odeur agréable de terre de forêt. Sa couleur est sombre et sa texture relativement homogène. On y trouve des vers de terre, à ne pas confondre avec les vers de fumier, plus petits et pourvus d’anneaux plus clairs, qui sont typiques d’un compost non mûr.

Cet apport de compost est essentiel à la santé de votre jardin, car le simple fait de travailler la terre détruit peu à peu le stock naturel et, donc, diminue sa fertilité.

Equipement pour faire son compost


Seau à déchets.
Le silo (ou bac) à compost : en plastique ou en bois.

Le broyeur : utile si vous produisez beaucoup de branchages. Ne broyez que des branches fraîchement coupées, moins dures que des branches sèches. Mélangez matériaux mous et durs, secs et humides, rigides et flexibles, afin d’éviter les bourrages

Le seau à déchets : indispensable dans la cuisine pour recueillir les épluchures et restes à composter.

Le crible : permet d’éliminer les branches et autres déchets grossiers non décomposés. Fabriquez-en un en tendant un grillage à maille de 4 cm environ sur un cadre en bois suffisamment grand pour pouvoir être adossé à un mur.


Comment maintenir l’équilibre naturel



Notre génie créatif à fait naître des produits totalement nouveaux, souvent très utiles, mais qui sont devenus autant de polluants en plus : pesticides, insecticides, plastiques, etc. Ces molécules sont tellement nombreuses et variées qu’il est impossible de prévoir toutes les conséquences de leur utilisation sur la santé humaine et sur l’environnement. Certaines sont inoffensives, d’autres sont des poisons qui, même à faible dose, perturbent la reproduction des organismes aquatiques, détruisent la microfaune du sol, ou bien encore provoquent des mutations génétiques et des malformations congénitales chez les animaux, ou des cancers chez l’être humain.

Rôle du jardin


Le jardin assume alors tant bien que mal la mission de "station de retraitement" qui lui est imposée. Grâce aux innombrables micro-organismes qu’elle renferme, la terre assure la biodégradation de molécules d’insecticides, herbicides, etc. Au mieux, elle rend à la nature des composés simples et inoffensifs comme le gaz carbonique ou les phosphates. Au pire, la biodégradation est très lente, voire nulle, et les composés nocifs s’accumulent. Au jardin, ce sont les vers de terre, de par leur façon de s’alimenter, qui concentrent le plus de poisons. S’ils survivent, ils contaminent à leur tour les musaraignes et les merles qui se nourrissent d’eux, et plus encore les carnivores et rapaces qui sont leurs prédateurs.

La biodiversité menacée


La perte de diversité animale et végétale est particulièrement sensible dans le Nord-Ouest de la France, comme dans l’ensemble de l’Europe du Nord. Certains groupes, comme les papillons et les reptiles, sont particulièrement concernés.
Certaines espèces sont cependant en progrès. Les jardins haut-normands ont notamment accueilli, au cours des années soixante, une nouvelle venue : la tourterelle turque. Partie des rives du Bosphore, ce charmant Columbidé a progressivement conquis toute l’Europe. Notons aussi la prolifération de l’étourneau sansonnet, que l’on peut attribuer en partie à l’extension de la pratique de l’ensilage de maïs dans l’élevage. Côté plantes, on a vu simultanément régresser les bleuets dans les champs et progresser la ronce dans les friches…

Auxiliaires naturels


"Manger et être mangé" est une des grandes lois de la nature. Le jardin n’échappe pas à la règle et, en vertu de cette dernière, tout être vivant qui s’attaque aux plantes cultivées possède des ennemis naturels, qui deviennent en l’occurrence les auxiliaires du jardinier. C’est le jeu de l’équilibre naturel, qui évite la plupart des pullulations.

La coccinelle, atout du jardinier


Larve de coccinelle. (Photo : DR)
Les coccinelles figurent parmi les principaux ennemis naturels des pucerons, ravageurs des rosiers, arbres fruitiers, etc. Elles sont présentes dans les jardins, mais on peut aider la nature. En pratiquant la lutte biologique, le jardinier lâche sur les rosiers des larves de coccinelles issues d’élevage qui se nourriront des pucerons.
Comme la nature est bien faite, le nombre de coccinelles est proportionnel à la nourriture disponible. Plus il y a de pucerons, plus les coccinelles se multiplient.

Amis ou ennemis ?


Les hôtes du jardin sont rarement 100 % utiles ou nuisibles.
Hôtes du jardin Ils consomment…
Mésange bleue Pucerons
Crapaud Fourmis
Hérisson Limaces, insectes divers
Taupe Vers blancs (nuisibles) et vers de terre (utiles)
Carabe Limaces, insectes divers
Musaraigne Invertébrés variés (mollusques, cloportes, insectes terrestres, etc.)
Pipistrelle (chauve-souris) Moustiques, petits papillons nocturnes
Etourneau Larves de tipules (ou cousins), mais aussi fruits


Pendant que le hérisson mange les limaces, la mésange bleue s'occupe des pucerons.
(Photos : J.-F. Noblet)

Les insectes utiles ayant en général besoin de consommer du nectar et du pollen, ils sont attirés dans le jardin par certaines fleurs (capucine, aster, souci, aneth, angélique, etc.)

Vive les abeilles !


Sans les abeilles et les bourdons, nous n’aurions ni fruits, ni graines… ou si peu. En effet, ces insectes "pollinisateurs", butinant les fleurs, s’y chargent involontairement de grains de pollen, qui se collent à leurs nombreux poils. Ces grains, déposés dans d’autres fleurs de la même espèce végétale, y assurent la fécondation indispensable au développement des fruits et des graines.
Pour que la pollinisation du colza, des arbres fruitiers et des fleurs sauvages se fasse dans des conditions satisfaisantes, il faudrait 5 ruches par kilomètre carré. Or, les zones rurales de notre région en comptent à peine plus d’une, contre deux à trois en 1852.

Lutte biotechnique


Il existe une panoplie de moyens à mettre en œuvre, qu’on appelle "moyens de lutte biotechniques" pour les distinguer des moyens biologiques ou chimiques. Il y a d’abord ceux qui fonctionnement comme des barrières, interdisant tout accès aux ravageurs. Les plus connues sont les filets anti-oiseau, mais il existe également des filets anti-insectes très efficaces au potager.
Les systèmes répulsifs (qui repoussent) constituent une deuxième catégorie. Le plus connu est l’épouvantail. Son efficacité n’est, hélas, que de courte durée : il faut changer de modèle au bout de quelques jours, car les oiseaux s’y habituent. Plus efficaces – mais plus coûteux – sont les dispositifs d’effarouchement sonore contre les oiseaux, et les appareils à infrasons (à ne pas confondre avec les ultrasons, inefficaces) pour repousser les taupes.

Piège à mouche pour les
cultures de carottes.


Education


Le potager, outil pédagogique. (Photo : GNIS)

Un pas vers la découverte de la nature


Plonger les mains dans la terre, faire pousser des fleurs… Le jardin offre aux enfants ces expériences initiatrices. Dans une société qui s’urbanise, il reste un des lieux les plus proches de contact physique avec la nature. Certaines écoles ont leur potager, d’autres s’illustrent par la qualité de leur fleurissement, œuvre des élèves. Un réseau de "fermes pédagogiques" a pris en charge la demande d’animation hors école sur le thème du jardin. Les enfants adorent, ils peuvent cueillir les différentes plantes qu’ils rencontrent, ils jouent à reconnaître les légumes au toucher, ils plantent des arbres… Ainsi, l’idée passe qu’une plante, c’est vivant, comme le sol.

* Avec les légumes, les enfants découvrent que ce qu’ils mangent quotidiennement a été semé, a germé, a fait des feuilles, des racines et a demandé beaucoup de soins avant d’arriver dans leur assiette.
* Les fleurs annuelles : pour les enfants, le principal avantage, c’est qu’elles poussent et fleurissent rapidement. Ainsi, à partir de la graine, les enfants découvriront tout le cycle de la plante.
* Les plantes aromatiques permettent la perception esthétique et sensorielle, à la fois des parfums et des goûts, et les utilisations culinaires.

Un pas vers l’environnement global


Mettre le pied au jardin, c’est pénétrer dans un univers en réduction où sont présentes toutes les grandes problématiques de la planète. C’est en observant les plates-bandes et les buissons que l’on appréhende le mieux ce qu’est la biodiversité, le climat, la biomasse, le cycle de l’eau ou du carbone mais aussi la pollution ou le problème des déchets. Voilà pourquoi le jardin est un excellent outil pédagogique pour l’apprentissage de l’écocitoyenneté.

En voyant à l’œuvre les coccinelles dans une colonie de pucerons, on comprend sans peine ce que peut être une chaîne alimentaire, le rôle de chaque être vivant dans l’écosystème, la place de l’être humain dans l’équilibre global. En maniant l’arrosoir, les notions de ressource limitée et de bonne gestion s’imposent. Panier en main, il devient évident qu’il y a une saison pour tout, haricots et tomates en été, pommes et carottes à l’automne, et que braver cette loi naturelle a un coût lorsqu’il faut produire à contre-saison dans des serres chauffées ou transporter les produits d’un bout à l’autre de la planète.

L'insertion par le jardinage


Jardins d'insertion de "Solidarité emploi Roumois" à Thuit-Hébert (Eure)

Le jardinage est devenu un moyen privilégié pour l’insertion de personnes en difficulté, dans un cadre associatif ou coopératif. Quand il est question d’insertion, la dimension pédagogique n’est jamais très loin. On ne peut pas tricher avec un jardin. On ne peut pas non plus le négliger. Le soleil et la pluie y commandent, mais le résultat est le plus souvent au bout, sous la forme de fruits, de légumes, de fleurs, de plants. Produire et vendre, c’est valorisant. Et cela permet de gagner des sous…
Des citoyens volontaires se retrouvent ainsi associés à une démarche sociale et économique dans une perspective de développement local. C’est le cas, par exemple, de l’association "L’Arbre aux légumes" à Saint-Marcel (Eure), de "Solidaires" à Val-de-Reuil (Eure), des Restos du cœur à Croth (Eure), Criel, Envermeu, Bacqueville, Epouville (Seine-Maritime), etc.
A Yvetot, dans le jardin conservatoire et éducatif de l’Aneth, en culture biologique, même mélange des genres : l’équipe de Denis Langlois a accueilli en 2003 des jeunes de l’Institut médico-éducatif d’Yvetot pendant quatre mois, avant leur entrée à l’Hortithèque, centre de formation aux métiers de l’horticulture, mais également 200 scolaires et plusieurs milliers de visiteurs. C’est le quatrième jardin de Seine-maritime pour la fréquentation.

Le jardin qui soigne


Personne ne niera que le jardinage – ou la simple contemplation d’un jardin – ait des vertus apaisantes, donc salutaires. D’anciens drogués en post-cure, comme des malades d’un centre anti-cancer, ont fait la bénéfique expérience d’un séjour au jardin dans un cadre associatif. Ils sont, hélas, trop peu nombreux.

Les jardins de Haute-Normandie



Médiéval, contemporain, à l’anglaise, à la française, naturel… Tous les styles de jardin sont représentés en Haute-Normandie. Témoins de l’époque de leur création, les jardins ouverts au public constituent un patrimoine à la frontière entre nature et culture.

Agapanthe


76850 Grigneuseville
A voir : Bulbeuses, rosiers, hydrangeas…, en tout 2 000 espèces. Jardin original.
Rens. : 02 35 33 32 05

Arboretum d’Harcourt


27800 Harcourt
A voir : Collections de conifères (séquoias, etc.).
Rens. : 02 32 46 29 70

Clos du Coudray


76850 Etaimpuis
A voir : 8 000 espèces végétales réparties par milieu de culture. Jardin exotique, jardins de graminées.
Rens. : 02 35 34 96 85
Site : www.leclosducoudray.com

Jardin d’art et d’essais


76640 Normanville
A voir : 2 500 espèces végétales, bambous, "jardin en mouvement".
Rens. : 02 35 29 62 39

Jardin de La mare aux Trembles


18 bis, rue de l’Eglise - 27110 Epreville
A voir : Jardin riche de variétés d’arbres, arbustes, plantes tapissantes composent ce patchwork végétal.
Rens. : 02 32 35 20 93

Jardin de Saboutot


1, rue de Saboutot - 76560 Prétot-Vicquemare
A voir : Jardin à forme de feuille.
Rens. : 02 35 96 44 46

Jardin de Valérianes


Ennecuit - 76750 Bosc-Roger-sur-Buchy
A voir : Jardin à l’anglaise, chambres de verdure (mélange vivaces, rosiers, arbres et arbustes).
Rens. : 02 35 34 35 90

Jardin des Amouhoques


Rue des Fougères - 76460 Le Mesnil-Durdent
A voir : Collection de plantes sauvages et de "mauvaises herbes" du pays de Caux. Circuit botanique pédestre.
Rens. : 02 35 57 14 20

Jardin des Plantes de Rouen


Rue de Trianon - 76100 Rouen (rive gauche)
A voir : Serres tropicales, collections de fuchsias, pavots bleus, rosiers, iris et plantes de rocaille.
Rens. : 02 32 18 21 30

Jardin du château de Soquence


76113 Sahurs
A voir : Jardins en terrasses, parc boisé.
Rens. : 02 35 32 41 55

Jardin du Clos Saint-François


195, rue du Beau-Lièvre - 27800 Saint-Victor-d’Epine
A voir : Jardin autour d’une chaumière du VXIIe siècle.
Rens. : 02 32 45 98 90

Jardin du Lycée Flaubert et d’Histoire de la Médecine


51, rue Lecat - 76000 Rouen
A voir : Une centaine de plantes médicinales étiquetées évoquent les remèdes d’autrefois.
Rens. : 02 35 15 59 95
Site : www.CHU-Rouen.fr/museeflaubert

Jardin du manoir du Fay


Rue du Grand-Fay - 76190 Yvetot
A voir : Potager biologique (fleurs, légumes et arbres fruitiers)
Rens. : 02 35 96 29 70

Jardin du Mesnil


25, route du Mesnil - 76680 Montérolier
A voir : Collection d’érables, haies d’ifs et charmilles.
Rens. : 02 35 34 48 45

Jardin du musée Pierre-Corneille


76650 Petit-Couronne
A voir : Potager comme au XVIIe siècle.
Rens. : 02 35 68 13 89

Jardin japonais du port autonome du Havre


Port autonome - Quai Lamandé - 76600 Le Havre
A voir : Jardin à végétation luxuriante et variée selon les saisons.
02 32 74 04 04

Jardin Le Guell


27110 Vitot
A voir : Arbustes et topiaires ponctuant les parterres de vivaces.
Rens. : 02 32 35 03 85

Jardin potager de Saint-Jean-de-Frenelles "Le Pressoir d’Or"


27150 Boisemont
A voir : Potager utilitaire et fleuri, atelier cidricole et ferme typique.
Rens. : 02 32 69 41 28
Site : www.pressoirdor.com

Jardins d’Angélique


Route de Lyons - 76520 Montmain
A voir : Des centaines de variétés de roses dans une ambiance toute britannique.
Rens. : 02 35 79 08 12

Jardins de Bellevue


76850 Beaumont-le-Hareng
A voir : Arbres et arbustes, collection de méconopsis et d’hellébores.
Rens. : 02 35 33 31 37

Jardins de Bois-Guilbert


76750 Bois-Guilbert
A voir : Beaux arbres, sculptures, chambres de verdure sur le thème des éléments de la nature.
Rens. : 02 35 34 86 56
Site : http://perso.orange.fr/le.jardin.des.sculptures/

Jardins de Claude Monet


27620 Giverny
A voir : Décor changeant à base de fleurs annuelles et bisannuelles, pièce d’eau aux nymphéas.
Rens. : 02 32 51 28 21

Jardins de l’Abbaye Saint-Georges


76840 Saint-Martin-de-Boscherville
A voir : Jardins en terrasses.
Rens. : 02 35 32 10 82

Jardins du château de Vandrimare


27380 Vandrimare
A voir : Beaux arbres, fleurs.
Rens. : 02 32 49 03 57

Jardins du château du Champ de Bataille


27110 Le Neubourg
A voir : Jardin à la française.
Rens. : 02 32 34 84 34
Site : www.chateauduchampdebataille.com

Jardins du Musée d’Art Américain


27620 Giverny
A voir : Jardins privés.
Rens. : 02 32 51 94 65
Site : www.maag.org

Jardins et roseraie du château de Miserey


27930 Miserey
A voir : Parc romantique, jardins à thèmes, collections de plantes vivaces et d’arbustes.
Rens. : 02 32 67 00 21

La Closerie aux vivaces


5, rue de la Mairie - 27180 Bernienville
A voir : Jardin anglais, massifs de vivaces et arbustes.
Rens. : 02 32 34 92 08
Site : http://pageperso.aol.fr/closerievivaces

La Closerie


76113 Saint-Pierre-de-Manneville
A voir : Petit jardin à l’anglaise. Espèces anciennes et peu connues.
Rens. : 02 35 32 07 06

La Ferme des Templiers


Le Genetey - 76840 Saint-Martin-de-Boscherville.
A voir : Jardin médiéval avec potager.
Rens. : 02 35 32 02 71

Le jardin Plume


Hameau du Thil - 76116 Auzouville-sur-Ry
A voir : Verger, potager, bassin, jardins (plantes vivaces et graminées).
Rens. : 02 35 23 00 01

Le Thuit Saint-Jean


11, résidence du Cardonnay - 76150 Saint-Jean-du-Cardonnay
A voir : Collection d’hydrangeas.
Rens. : 02 35 33 83 57

Le Vasterival


Route du Phare d’Ailly - 76119 Sainte-Marguerite-sur-Mer
A voir : Une exceptionnelle variété de plantes (hydrangeas, rhododendrons, etc.).
Rens. : 02 35 85 12 05

Les jardins de Cotelle


76370 Derchigny-Graincourt
A voir : Jardin de pépiniériste, à l’anglaise.
Rens. : 02 35 83 61 38

Les jardins de Louanne


76400 Fécamp
A voir : Jardins aquatiques et exotiques, jardin de bambou. Site bordé par la rivière.
Rens. : 02 35 28 94 81
Site : www.les.jardinsdelouanne.com

Parc de l’abbaye de Jumièges


76480 Jumièges
A voir : Parc romantique, beaux arbres.
Rens. : 02 35 37 24 02

Parc de l’Aunay


76480 Saint-Paër
A voir : Parc du XVIIIe siècle.
Rens. : 02 35 37 50 55

Parc de la Hallotière


76780 La Hallotière
A voir : Jardin municipal agrémenté d’une pièce d’eau, collection de houx et de jeunes arbres des cinq continents.
Rens. : 02 35 90 72 54

Parc de la vallée du Telhuet


76330 Notre-Dame-de-Gravenchon
A voir : Jardin aquatique, bois de découverte, zone humide, site archéologique.
Rens. : 02 32 84 55 60

Parc de Rouelles


Le Havre-Rouelles
A voir : Jardin de plantes vivaces, arboretum.
Rens. : 02 35 19 61 27

Parc des Moutiers


76119 Varengeville-sur-Mer
A voir : Rhododendrons, azalées, magnolias, érables du Japon, roses, etc.
Rens. : 02 35 85 10 02

Parc du Bosc-Oursel


27910 Letteguives
A voir : Parc à l’anglaise à arbres séculaires.
Rens. : 02 35 79 01 93

Parc du château d’Acquigny


Rue Aristide Briand - 27400 Acquigny
A voir : Parc paysager et romantique, rivière artificielle, arbres remarquables.
Rens. : 02 32 50 23 31

Parc du château d’Eu


76260 Eu
A voir : Parc de promenade romantique.
Rens. : 02 35 86 04 68

Parc du château d’Heudicourt


27860 Heudicourt
A voir : Parc à la française.
Rens. : 02 32 55 86 06

Parc du château d’Orcher


76700 Gonfreville-l’Orcher
A voir : Allées de hêtres pour des promenades dans le bois et perspectives sur l’estuaire.
Rens. : 02 35 45 45 91

Parc du château de Beaumesnil


27410 Beaumesnil
A voir : Jardin à la française (labyrinthe de buis).
Rens. : 02 32 44 40 09
Site : www.chateaubeausmenil.com

Parc du château de Bizy


27200 Vernon
A voir : Bassins, statues et fontaines baroques.
Rens. : 02 32 51 00 82

Parc du château de Bretteville


76560 Bretteville-Saint-Laurent
A voir : Parc de style classique, charmilles.
Rens. : 02 35 96 54 36

Parc du château de Fontaine-la-Soret


4, place de l’Eglise - 27550 Fontaine-la-Soret
A voir : Parc classique et romantique, petits jardins clos.
Rens. : 02 32 46 55 06
Site : http://www.jardinetparcsdefontaine-la-soret.com

Parc du château de Galleville


76560 Doudeville
A voir : Charmilles, potager.
Rens. : 02 35 96 54 65

Parc du château de la Mésangère


27520 Boscguérard-de-Marcouville
A voir : Ensemble de perspectives rayonnantes.
Rens. : 02 35 87 99 98
Site : www.lamesangere.fr

Parc du château de Miromesnil


76550 Tourville-sur-Arques
A voir : Beaux arbres (cèdre tricentenaire), potager traditionnel.
Rens. : 02 35 85 02 80

Parc du château de Saint-Just

(classé monument historique)
27950 Saint-Just
A voir : Parc romantique.
Rens. : 02 32 52 21 52

Parc du château du Vaudroc


76540 Limpiville
A voir : palissades de tilleuls, potager, théâtre de verdure.
Rens. : 02 35 29 85 65

Parc du château Saint-Jean


76740 La Chapelle-sur-Dun
A voir : Parc à l’anglaise. Fontaine, étang, allées de roses, collection d’hydrangéas et plantes vivaces, arbres remarquables.

Parc du manoir de Villers


30, route de Sahurs - 76113 Saint-Pierre-de-Manneville
A voir : Jardin du XVIIIe siècle, tilleuls, boulingrins, théâtre de verdure.
Rens. : 02 35 32 07 02

Parc et jardin du château de Bosmelet


76720 Auffay
A voir : Parc à la française, avenue de tilleuls, potager fleuri.
Rens. : 02 35 32 81 07
Site : www.chateau-de-bosmelet.fr

Parc et jardins du château de Vascœuil


27910 Vascœuil
A voir : Site magnifique en bord de rivière, sculptures, jardins.
Rens. : 02 35 23 62 35

Parc et roseraie du château de Mesnil-Geoffroy


76740 Ermenouville
A voir : Jardin à la française, charmilles, ifs taillés, roseraie de collection.
Rens. : 02 35 57 12 77

Parc et vergers les "Près"


35, rue de la Chantereine - 76910 Criel-sur-Mer
A voir : Parc privé à l’anglaise, plus de 3 000 espèces de végétaux. Potager et vergers de pommiers à cidre.
Rens. : 02 35 86 78 54

Parc floral William-Farcy

76550 Offranville
A voir : Roses.
Rens. : 02 35 85 40 42 (mairie)

Parc François Mitterrand


Rue de Panette - 27000 Evreux
A voir : Jardin à la française, serres de collection.
Rens. : 02 32 31 53 21

Parc municipal du château de la Marquise


Rue de Turgis - 76350 Oissel
A voir : Intérêt paysager et richesses architecturales.
Rens. : 02 32 95 89 89

Rosemary’s Garden


10, rue des Ifs - 27320 Courdemanche
A voir : Jardin paysager : buis centenaires, plantations d’arbres, arbustes, rosiers, plantes vivaces.
Rens. : 02 37 48 14 59

Shamrock


Route du Manoir-d’Ango - 76119 Varengeville-sur-Mer
A voir : Collection nationale d’hortensias et autres hydrangeas.
Rens. : 02 35 85 14 64
Site : www.hortensias-hydrangea.com

Adresses utiles



Comité Départemental de Tourisme de Seine-Maritime


6 rue Couronné
BP 60
76420 BIHOREL
Tél. : 02 35 12 10 10
http://www.seine-maritime-tourisme.com

Comité Départemental de Tourisme de l’Eure


3 rue du Commandant Letellier
BP 367
27003 EVREUX Cedex
Tél. : 02 32 62 04 27
http://www.cdt-eure.fr

Terre vivante


Ecologie pratique dans les domaines du jardinage biologique, de l'habitat écologique, de l'énergie, de l'alimentation-santé
Domaine de Raud
38710 MENS
Tél. : 04 76 34 80 80
E-mail : info@terrevivante.org
http://www.terrevivante.org

Les amis des fleurs


Société centrale d’horticulture de la Seine-Maritime
Hôtel des Sociétés savantes
190, rue Beauvoisine
76000 ROUEN
Tél. : 02 35 71 21 97

Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie


Cloître des Pénitents
8 allée Daniel Lavallée
76000 ROUEN
Tél. : 02 35 15 78 00
E-Mail : info@arehn.asso.fr
http://www.arehn.asso.fr

Jardin des plantes


Direction des Espaces verts
7 rue de Trianon
76100 Rouen
Tél. : 02 32 18 21 30

ANETH


Agriculture biologique, animation, commerce équitable
Rue de la briqueterie, allée Jean-Paul Sartre
76190 YVETOT
Tél. : 02 35 96 29 70
E-mail : aneth.yvetot@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/aneth/index.htm

Solidarité Emploi Roumois


Jardinage et actions sur l’environnement
La Louveterie
27520 THUIT-HEBERT
02 32 56 98 98
E-Mail : JM.ORENGA@wanadoo.fr

Bibliographie



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