![]() |
|||||||||||||||||||||||||
> Menu dossiers |
Inondations et coulées de boue en Haute-Normandie | ||||||||||||||||||||||||
| > Changer les pratiques culturales Gestionnaire de 70 % du territoire, l'agriculteur est un acteur décisif dans la prévention des inondations par coulées boueuses. Le ruissellement prend naissance essentiellement sur les parcelles agricoles, les surfaces imperméabilisées, parkings, routes, etc. ne représentant qu'environ 5 % du territoire. On observe que les sols cultivés s'imperméabilisent peu à peu. Ils se tassent sous le poids d'un matériel de plus en plus lourd et présentent souvent une « semelle de labour ». De plus en plus pauvres en humus, inhospitaliers aux vers de terre, ils perdent leur porosité naturelle et leur capacité à retenir l'eau. Nos voisins suisses ont expérimenté de nouvelles techniques pour cultiver du maïs en éliminant d'un seul coup toutes les causes d'imperméabilisation des sols. Le principe de base : ne pas labourer les parcelles et semer le maïs sur des bandes fraisées pratiquées avec une machine spéciale dans une prairie. Le labour est remplacé par le travail des vers de terre. La couverture d'herbe évite les passages répétés avec un pulvérisateur pour éliminer les mauvaises herbes. Sur ce type de parcelle, la productivité du maïs est, au bout de trois ans, supérieure de 10 % à ce quelle serait sur une parcelle cultivée classiquement. En Haute-Normandie, l'expérimentation n'a pas été poussée aussi loin. Pour diminuer l'érosion, on sème quelquefois de l'herbe entre les rangs de maïs, mais le labour mécanique continue d'être pratiqué. |
|||||||||||||||||||||||||
![]() |
![]() |
||||||||||||||||||||||||
| Après la récolte, si l'interligne est occupée par ray-grass, l'infiltration de l'eau est favorisée. Dans le cas contraire, le ruissellement est inévitable. Photos : C. Douyer | |||||||||||||||||||||||||