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Inondations et coulées de boue en Haute-Normandie | ||||||||||||||||||||||||
| > Diminution du linéaire de haie Le paysage de bocage normand perd de son étendue, les haies qui autrefois séparaient chaque parcelles et entouraient les fermes, disparaissent. La Seine-Maritime a perdu 66% de son linéaire de haie et 46% de son linéaire constituant les clos-masures. Ces haies avaient pour fonction de protéger du vent, mais également de constituer un obstacle au ruissellement. Elles favorisent l'infiltration des eaux de ruissellement et leur stockage, et limitent leur concentration. |
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| La disparition des haies résulte principalement de l'augmentation de la taille des parcelles. Ainsi, de nombreux rideaux sur les pentes ont été supprimés, négligeant l'importance de leur rôle sur le ruissellement au sein du bassin versant. L'arrachage des haies entraîne une diminution de la capacité de stockage des sols et une augmentation du ruissellement avec un accroissement des débits de pointe des petites crues. Dans une étude d'un bassin versant du Lot-et-Garonne, il a été montré que la disparition du bocage a provoqué une réduction de la capacité de stockage des sols d'un facteur 4, et une augmentation du ruissellement de plus de 50 %, entre 1950 et 1983. |
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| La disparition des haies augmente le risque de ruissellement. Photo : J.-P. Thorez/AREHN | |||||||||||||||||||||||||