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Inondations et coulées de boue en Haute-Normandie
> La conversion des prairies en labours
Depuis 1970, les cultures servent de plus en plus à alimenter l'élevage hors-sol (maïs fourrager, etc.). Les surfaces en herbe disparaissent alors au profit des terres labourables. Ainsi en Seine Maritime, entre 1970 et 1988, 36 % des prairies ont été retournées en labours.
Entre 1988 et 1997, la surface toujours en herbe a continué de diminuer. Dans l'Eure, elle est passée de 26 % à 16 % et en Seine-Maritime de 44 % à 30 %. Or les prairies constituent un type de couvert réduisant les risques d'érosion de sols et favorisant l'infiltration.
Les sols cultivés ont une capacité de stockage moins importante que les sols occupés en permanence par les végétaux (forêts, prairies). Selon le Cemagref, les sols labourés ne retiennent que 10 à 60 mm d'eau alors que les prairies en retiennent de 40 à 100 mm ; cette capacité de stockage dépendant de la nature des sols et des saisons. Une forêt retient une quantité d'eau de 50 à 300 mm.
Labours inondés à Sainte-Colombe.
Photo : A. Dudouble/AREHN