Octobre 2013

Le gaspillage alimentaire



C'est dans l'actu !
Le 16 octobre 2013 aura lieu la première journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, qui réunira tous les acteurs de la filière alimentaire. Cette journée fait partie des onze engagements pris par le Pacte National lancé en juin dernier (voir texte d'introduction ci-dessous).

Le gaspillage alimentaire : une prise de conscience récente
Le 5 juin 2013 avait lieu la journée mondiale de l’environnement (dont le thème était "pensez-mangez-préservez"), le 14 juin 2013 était lancé le Pacte National contre le gaspillage alimentaire dont l’objectif est de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % d’ici 2025. Le Parlement a demandé que l’année 2014 soit "l’année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire", etc.
Il y a beaucoup d’intérêts et de problématiques autour de ce phénomène tels que les impacts environnementaux (le gaz à effet de serre et la consommation d’eau notamment), sociaux (inégalités entre pays riches et pays pauvres) et économiques (budget des ménages et coût des pertes).
Tous les acteurs de la chaîne alimentaire (production agricole, distribution, restauration, ménage, etc.) sont concernés et doivent être mobilisés pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
On estime qu’un tiers des aliments sont perdus ou gaspillés, soit 1,3 milliard de tonnes chaque année, alors que 1/7 de la population mondiale meurt de faim.

Pas facile à définir…
À ce jour, nous ne disposons pas de définition "officielle" du gaspillage alimentaire.
Dans son rapport de 2011 sur "Global Food Losses and Food Waste", Food and Agriculture Organization (FAO) a indiqué que le gaspillage alimentaire concernait des "produits potentiellement destinés à l’alimentation humaine, qui sont perdus ou jetés tout au long de la chaîne alimentaire".

La chaîne alimentaire

Source : Outils pour agir contre le gaspillage alimentaire sur OPTIGEDE

ATTENTION !
Il ne faut pas confondre "gaspillage alimentaire" et "déchet alimentaire", ou "perte alimentaire". Ces termes ont des significations totalement différentes.

Les déchets alimentaires : ce sont des denrées alimentaires propres à la consommation, mais qui ont été mises au rebut, généralement au niveau des détaillants et des consommateurs.

La perte alimentaire : diminution de la valeur et de la qualité d’un aliment au niveau de la chaîne d'approvisionnement (entre la récolte et la transformation). Les conditions climatiques, maladies, parasites, etc. peuvent être des causes de perte alimentaire.

Le gaspillage alimentaire comprend l’ensemble des pertes et des déchets alimentaires


Source : Note de synthèse "empreinte des gaspillages alimentaires" de la FAO – 2012

Pourquoi gaspille-t-on ?
Dans l'agriculture
(Photo : DiscoSoup Brest 2013 / Flickr)
Des intempéries sur une culture peuvent entraîner une perte alimentaire.

Par ailleurs, nous vivons dans une société  qui valorise l’esthétique, l’apparence : des produits vont alors être mis de côté parce qu’ils ne répondent pas aux critères de la grande distribution (le calibre par exemple).

Un fruit ou un légume de forme irrégulière (photo ci-contre), ou qui comporte un défaut, va être refusé faute de répondre aux critères esthétiques, alors qu’il est pourtant apte à être consommé.

Dans l’industrie
Les producteurs sont également responsables (indirectement) du gaspillage alimentaire, notamment avec des produits qui s’avèrent difficiles à extraire de leur contenant.
Exemple : un tube de mayonnaise, un flacon de sirop d’érable, un pot de pâte à tartiner

Dans la distribution
Pour trouver le produit "idéal", le consommateur manipule les fruits et légumes, mais ce geste s'avère nuisible pour l'aliment, qui va s'abîmer et donc être mis de côté.

L’approvisionnement, la gestion des rayons et le comportement des clients sont trois éléments déclencheurs de gaspillage au sein de la distribution.
L’achat peut être cause de gaspillage, notamment avec des promotions (multipack, bon de réduction pour l’achat de tel ou tel produit, etc.) proposées dans les grandes surfaces. La promotion peut provoquer un achat compulsif, ne correspondant pas forcément aux besoins du ménage. Un achat inutile, donc.
C’est le cas également pour la vente rapide, c’est-à-dire des produits dont la date de consommation arrive à échéance. Là encore, le consommateur peut être tenté, car il y a toujours une réduction de prix intéressante sur les produits proposés. Ces aliments devront être alors consommés rapidement, sinon il y aura plus facilement du gaspillage.

Denrées les plus souvent perdues ou gaspillées dans les métiers de la distribution
(grande distribution, épicerie)

Déchets alimentaires
potentiellement évitables

Déchets alimentaires inévitables
Boucherie, fruits et légumes, traiteur, boulangerie-pâtisserie, poissonnerie, charcuterie/saurisserie, ultra-frais.
Fruits et légumes détériorés, déchets de préparation en boucherie et poissonnerie.
Source : Rapport du Ministère de l’Agriculture…sur les pertes et gaspillages alimentaires 2011 

En France, 2 317 057 tonnes de denrées alimentaires sont gaspillées chaque année dans la distribution.

Pertes et gaspillages alimentaires dans les métiers de la distribution
MÉTIERS DE LA DISTRIBUTION
SOUS-GROUPE
PERTES ET GASPILLAGES MOYENS
Grande distribution
197 tonnes/établissement/an
de 50 à 199 salariés
139 tonnes/établissement/an
+ de 200 salariés 507 tonnes/établissement/an
Métier de bouche / artisanat alimentaire
2,6 tonnes/établissement/an
Épicerie
1,6 tonnes/établissement/an
Boulangerie artisanale
3,6 tonnes/établissement/an
Source : Rapport du Ministère de l’Agriculture…sur les pertes et gaspillages alimentaires 2011 

Dans la restauration
Les facteurs sont nombreux : difficulté à prévoir le nombre de couverts, le dosage important de la nourriture servie, la qualité gustative,  la gestion des stocks, le temps pour déjeuner, le comportement du consommateur (intérêt ou non au gaspillage alimentaire).
Ces pertes surviennent au cours de 3 étapes :
  • pendant la préparation du repas,
  •  au retour des plateaux,
  •  bilan à la fin du service (gestion des surplus).

  • Denrées les plus souvent perdues ou gaspillées dans les métiers de restauration
    (restauration collective et commerciale)

    Déchets alimentaires
    potentiellement évitables

    Déchets alimentaires inévitables
    Pain, trop cuisiné, restes non-servis, accompagnement du plat principal. Produits bruts de première gamme (produits frais en l’état).
    Source : Rapport du Ministère de l’Agriculture…sur les pertes et gaspillages alimentaires 2011 

    En France, 1 562 000 tonnes d’aliments sont gaspillées chaque année dans la restauration.
    En moyenne, dans les métiers de la restauration, le gaspillage alimentaire s’élève à 167 g/personne/repas pour la restauration collective et à 211 g/personne/repas pour la restauration commerciale.

    Pertes et gaspillages alimentaires en restauration collective

    Source : Rapport du Ministère de l’Agriculture…sur les pertes et gaspillages alimentaires 2011 

    Pertes et gaspillages alimentaires dans les métiers de la restauration
    MÉTIERS DE LA RESTAURATION
    SOUS-GROUPE
    PERTES ET GASPILLAGES ALIMENTAIRES MOYENS
    g/pers/repas
    PERTES ET GASPILLAGES MOYENS
    g/pers/repas
    RESTAURATION COLLECTIVE
    167 g /pers/repas
    Milieu scolaire
    147 g/pers/repas
    Primaire :                  
    120 g/pers/repas
    Secondaire :              
    185 g/pers/repas
    Supérieur (université) :
    135 g/pers/repas
    Établissements médico-sociaux et de santé
    264 g/pers/repas
    Hôpital court séjour :                      
    362 g/pers/repas
    Hôpital long séjour et
    maison de retraite:                       
    166 g/pers/repas
    Entreprise
    125 g/pers/repas
     
    RESTAURATION COMMERCIALE
    211 g/pers/repas
    Restauration traditionnelle
    230 g/pers/repas
    Restauration gastronomique
    229 g/pers/repas
    Restauration rapide
    175 g/pers/repas
    Source : Rapport du Ministère de l’Agriculture…sur les pertes et gaspillages alimentaires 2011 

    Dans les ménages
    L’évolution de nos comportements sociaux, de nos rythmes de vie, de nos habitudes alimentaires, modifient  notre approche des denrées alimentaires.

    Une meilleure connaissance et interprétation des dates limites de consommation par le consommateur pourrait éviter des gâchis.

    Décryptage des dates de péremption
    MENTION SUR L’ÉTIQUETTE SIGNIFICATION  
    Date limite de consommation (DLC)
    Denrées très périssables (viandes, poissons, œufs, produits laitiers)
    "A consommer jusqu'au"
    accompagné du jour et du mois 
    Au-delà de la date indiquée, le produit ne peut plus être ni vendu ni consommé, car il pourrait provoquer une intoxication alimentaire.
    www.gaspillagealimentaire.fr
    Date limite d'utilisation optimale (DLUO) 
    Denrées moyennement et peu périssables telles que les produits secs, stérilisés, lyophilisés et déshydratés.

    La mention "A consommer de préférence avant le..." n'est pas impérative. Elle informe le consommateur sur le délai au-delà duquel les qualités gustatives et nutritionnelles du produit peuvent s'altérer.
    "A consommer de préférence avant le"
    accompagné du jour et du mois

    Exemple :
    A consommer de préférence avant le 18-02
    Aliments dont la DLUO est inférieure à 3 mois
    www.gaspillagealimentaire.fr
    "A consommer de préférence avant le"
    accompagné du mois et de l'année

    Exemple:
    A consommer de préférence avant fin mai 2002
    Aliments dont la DLUO est comprise entre 3 et 18 mois
    "A consommer de préférence avant le"
    accompagné de l'année

    Exemple :
    A consommer de préférence avant fin 2003
    Aliments dont la DLUO est supérieure à 18 mois
    Source : Espace éco-citoyens de l’ADEME - Stop au gaspillage alimentaire 
    Chaque année en France
  • Chaque habitant jette 20 kg de nourriture, dont 7 kg d’aliments non consommés et encore emballés, et 13 kg d’aliments de restes de repas, de fruits et légumes jetés et/ou abîmés.
  • Globalement, ce sont 1,2 million de tonnes de nourriture qui sont jetées à la poubelle.


  • Répartition du gaspillage alimentaire dans les ordures ménagères résiduelles
    Source : Article de VerdiCité sur une campagne nationale de caractérisation du gaspillage alimentaire 

    Trop peu d’information pour une véritable prise de conscience
    Il n’y a pas (ou peu) à ce jour d’actions menées dans la grande distribution pour avertir le consommateur des conséquences du gaspillage alimentaire. Et encore moins pour lui donner des méthodes pour réduire le gaspillage (interprétation des dates, conservation des aliments, etc.).

    Les collectivités territoriales commencent à lancer des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.
    Exemple : campagne de sensibilisation en Gironde

    Les conséquences du gaspillage alimentaire
    Le gaspillage alimentaire entraîne des pertes considérables : ressources naturelles (exploitation intensive des terres) et pertes monétaires (directes et indirectes).

    L’exploitation des terres et la consommation d’eau
    Tout ce gaspillage alimentaire entraîne inutilement une surexploitation des terres arables, de l’eau et autres ressources. Ces ressources pourraient être employées utilement ailleurs.
    Le saviez-vous ?
  • Il faut 1 000 litres d’eau pour produire un 1 kg de farine
  • Il faut 16 000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande rouge
  • Les gaz à effet de serre
    Selon une étude réalisée par la Commission européenne en 2006, 31 % des émissions de gaz à effet de serre sont liées au secteur agroalimentaire.
    Exemple : un repas = 3 kg de gaz à effet de serre

    Un coût considérable
    Gaspiller de la nourriture, c’est gaspiller de l’argent. En adoptant les bons gestes pour réduire le gaspillage alimentaire, vous ferez des économies.

    Exemples de campagnes de sensibilisation

    Conseil général de la Gironde Syndicat mixte intercommunal
    d’exploitation et de valorisation
    des déchets de la région de Rungis



     
    Lutter contre le gaspillage, c’est possible !

    Les enjeux de la lutte contre le gaspillage alimentaire
    ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
    ENJEUX SOCIAUX
    ENJEUX ÉCONOMIQUES
  • Prévention du gaspillage des ressources : eau, sol, énergie

  • Limitation des pollutions de la production à la consommation.
    L’alimentation est à l’origine d’environ 30 % du total des émissions de gaz à effet de serre.

  • Prévention et de gestion des déchets : emballages et poids des déchets, émission de méthane par les déchets fermentescibles.
    1/3 des impacts environnementaux sont liés au secteur de l’alimentation.
  • Enjeux locaux :
  • - Accès à l’alimentation (de qualité) des populations démunies
    - Éducation à la consommation alimentaire (part des habitudes alimentaires, part des traditions culturelles, etc.).

  • Enjeux globaux :
  • - Sécurité et souveraineté alimentaire.
    - Limitation de la surconsommation (entraînant une diminution de l’offre alimentaire sur les marchés mondiaux)

  • Réduction de la perte monétaire indirecte, liée aux coûts de production, de transformation et de transport "inutiles".
    Ces coûts sont ré-impactés auprès des acheteurs et des consommateurs.

  • Lutte contre la pauvreté :
    La lutte contre le gaspillage alimentaire est un des leviers contre la pauvreté, en limitant la perte financière directe et la réduction du pouvoir d’achat (estimation : 500 €/pers/an)
  • Source : Guide méthodologique sur le gaspillage alimentaire au sein de la restauration collective - 2012A 
    Si des mesures ne sont pas prises rapidement, le gaspillage alimentaire pourrait augmenter de 40 % d’ici 2020.

    Campagnes de sensibilisation grand public
    Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a mis en place une campagne de sensibilisation pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Elle a pour but d’interpeller les consommateurs et de leur faire prendre conscience de la situation critique dans laquelle nous vivons.


    Source : www.gaspillagealimentaire.fr

    D’autres campagnes de sensibilisation existent sur la Toile, notamment :
  • GreenCook : programme européen "Vers une gestion intégrée et durable de la nourriture".
  • Sauve ta bouffe : projet québécois "Rien ne se jette, tout se transforme !".
  • Love food, hate waste : projet britannique "Quelle que soit la nourriture que vous aimez, nous pouvons vous aider à perdre moins et économiser de l’argent".

  • Sensibilisation pédagogique
  • http://la-kolok.com/ : web-série interactive pour mobiliser les jeunes contre le gaspillage alimentaire. Elle met en scène des jeunes vivant en communauté et qui font face aux problèmes de société : environnement, santé, consommation, énergie, etc.
  • http://www.letempspresse.fr/ : association spécialisée dans la conception d’outils pédagogiques.
  • http://www.popote-minute.com/ : jeux éducatifs sur l’alimentation, l’inventivité culinaire, le plaisir de cuisiner et de composer ses repas, etc.
  • http://1jour1actu.com/: "des outils pour mieux comprendre l’info", site d’actualités pour les enfants, Article sur "qu’est-ce que le gaspillage alimentaire ?".  
  • http://generationpub.fr/cms/ : concours de création d’affiches et de vidéos.
  • Le thème de 2013 porte sur le gaspillage alimentaire.

    D’après les Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE), "la sensibilisation au thème du gaspillage peut être réalisée en classe, en séance de cours, dès lors qu’elle s’inscrit en lien avec les programmes d’enseignement de l’Éducation nationale […], compléter ces séances par une visite de site (cuisine, exploitations agricoles) rend concret le lien entre production, préparation et consommation".

    L'action
    Les banques alimentaires
    D’après le Fédération européenne des banques alimentaires (FEBA), les banques alimentaires "font le lien entre la lutte contre la pauvreté alimentaire et l’exclusion, la lutte contre le gaspillage et l’appel à la solidarité. Les banques alimentaires récupèrent des denrées auprès du secteur agro-alimentaire et de la distribution, des programmes d’aide alimentaire européens et nationaux ou auprès des particuliers, puis les redistribuent aux associations et centres sociaux qui soutiennent les plus démunis».
    Le rapport de 2011 indique que les banques alimentaires ont distribué 89 000 tonnes de produits alimentaires, d’une valeur de 268 millions d’euros. 750 000 personnes démunies ont pu bénéficier de cette aide, représentant 178 millions de  repas.

    Provenance des produits collectés

    Source : Rapport d’activité en 2011 par les banques alimentaires

    Familles de produits collectés

    Source : Rapport d’activité en 2011 par les banques alimentaires
    Les nouvelles tendances
    Retour en force du glanage
    D’après le réseau de glanage, "le glanage est une pratique ancestrale qui remonte à l’époque médiévale qui consistait à ramasser les épis après la moisson".
    La définition s’est, depuis, adaptée au monde contemporain.
    Le glanage permet de récupérer les restes de nourritures (dans les champs, sur les marchés, dans les containers des supermarchés, etc.). Cela profite aux personnes en difficulté.
    En faisant cette action, des milliers de tonnes de nourriture sont sauvées et distribuées au lieu de finir dans des décharges.
    Exemples d'opérations de glanage
  • La tente des glaneurs" s’installe à Paris - Article sur le site du ministère de l’Agriculture
  • L’Association nationale de développement des épiceries solidaires (ANDES) : un des principaux réseaux d’aide alimentaire français

  • Le compost et le lombricompost
    Les épluchures, les restes alimentaires, etc. sont une ressource. Pour ne plus gâcher :
  • Le lombricompostage : dossier de l’AREHN.
  • Au jardin, le compostage : dossier de l’AREHN "Réduire les déchets, c’est futé"

  • Les poules

  • Des poules dans son jardin : dossier  de l’AREHN
  • Un poulailler chez soi : fiche-ressources de l'AREHN
  • Une poule pour diminuer le volume de nos poubelles !  Article sur Arehn.info

  • Partage ton frigo
    "Le zéro gaspillage convivial" : sensibiliser le grand public au gaspillage alimentaire en mettant en place un frigo collectif au service des habitants de votre immeuble. L’association propose des événements ("Apéro frigo ", par exemple) et des applications numériques à télécharger sur le mobile, le web ou la tablette.
    "Un frigo partagé permet de simplifier le partage et faciliter les échanges entre les habitants d’un immeuble".

       
    Affiches de la campagne de sensibilisation.

    En savoir plus
    Plaquette d’information de l’association : comment ça marche ?
    Zéro gâchis
    Service mis en place pour économiser et éviter le gaspillage alimentaire pendant vos courses.
    Ce projet a été réalisé par 4 Brestois, lauréats du concours SFR Jeunes Talents Entrepreneurs en 2012,
    Les entrepreneurs ont " créé un outil informatique permettant aux magasins de déclarer les denrées approchant de la date limite de consommation, et qui sont vendues moins cher. Ces données sont ensuite relayées par le site Internet de Zéro Gâchis".

    Dans la restauration
    - Le développement du "doggy bag" (très courant dans les pays asiatiques et aux États-Unis) arrive timidement en France. Le principe est simple : si le client d’un restaurant n’a pas fini son repas, il peut emporter ses restes à l’aide d’une boîte. 
    - Un restaurant japonais à Louviers (Eure) a mis en place une taxe contre le gaspillage alimentaire. Si l’assiette n’est pas terminée, 5 € supplémentaire seront ajoutés à l’addition !

    Adoptez les bons gestes
    - Préparez votre liste de courses à l’avance.
    - Regardez l’état de vos placards avant de faire vos achats.
    - Prévoyez, si jamais vous connaissez vos menus de la semaine, juste les ingrédients qu’il vous faut.
    - Si la date de péremption approche, optez pour la congélation : la durée de vie du produit s’allongera.
    - Surveillez vos fruits et légumes afin que l’un d’entre eux ne contamine pas les autres.
    - Rangez correctement vos placards et votre frigo en fonction des dates limites de consommation. 
    - Rangez les produits  à la bonne place dans le réfrigérateur.
    Petit rappel
  • Dans la partie entre + 4 °C et + 6 °C 
  • préparations maison, légumes et fruits cuits, viandes et poissons cuits faits maison, yaourts et fromages faits à cœur. 
  • Dans la partie la plus froide entre 0 °C et + 4 °C 
  • Viandes, charcuteries cuites et à cuire, produits de volaille, poissons, produits traiteurs frais, crèmes, desserts lactés, produits en cours de décongélation, produits frais entamés, fromages frais et au lait cru, jus de fruits frais, salades emballées, plats cuisinés (plats en sauce, pâtisseries, etc.) 
  • Dans le bac à légumes 
  • Légumes et fruits frais lavés, fromages à finir d’affiner emballés. 
  • Dans la porte 
  • Œufs, beurre, lait, jus de fruits entamés bien refermés.
    - Cuisinez les restes
    En savoir plus
  • EZGULIAN Sonia, Les déchets, dix façons de les accommoder, éd. de l’Épure, 2012.
  • EZGULIAN Sonia, Les épluchures, dix façons de les préparer, éd. de l’Épure, 2003.
  • BOYER Blandine, SOS restes, éd. Marabout, 2006.
  • JARY Emmanuelle, MALLET Jean-François, Délicieux petits restes : 90 recettes futées pour une cuisine débrouille, éd. Solar, 2005.
  • HERBEZ Antoine, Petits riens, grands festins : le nouvel art d’accommoder les restes, éd. Albin Michel, 2001
  • SCHWARTZBROD Delphine, La cuisine du lendemain, l’art d’accommoder les restes, éd. Flammarion, 2011.
  • Guide de recettes créé par le conseil général de la Gironde
  • http://www.quefaireavec.com/ : "le site de ceux qui ont le frigo plein et pas d’idées !"
  • http://www.icuisto.fr/ : site de recettes q>ui offre une gestion complète de votre budget, de votre liste de courses et de vos denrées alimentaires.

  • Au centre de documentation de l’AREHN :
  • GEERS Amandine, DEGORCE Olivier, Je cuisine les fanes, éd. Terre vivante, 2011.
  • - Sachez doser
    Petit rappel
    Pour un adulte, on dosera :
  • Lentilles : 3 cuillères à soupe bien remplies
  • Riz : ½ verre (type verre à moutarde)
  • Pâtes : un verre (type verre à moutarde)
  • Poisson : 140 g
  • Brocolis : 2 "bouquets"
  • Pommes de terre : 5 petites pommes de terre
  • Laitue : un bol (type bol à céréales)
  • - Faites si possible vos courses avec le ventre plein, cela vous évitera d’effectuer des achats compulsifs !
    - Notre mode de consommation peut changer notre vision sur le gaspillage alimentaire. D’une part, manger bio et/ou manger local limite la pollution et l’émission de gaz à effet de serre. D’autre part, bien que les prix des produits bio restent élevés, cette démarche engage le consommateur à prendre conscience de la valeur du produit et ainsi réduire le gaspillage alimentaire.

    Exemples (concrets) de lutte contre le gaspillage

    Méthanisation à la ferme du Groupement Agricole d’Exploitation en Commun à Oudet (08)

    La méthanisation est un procédé biologique naturel permettant de valoriser des matières organiques en fabriquant du gaz (biogaz).
    Cette méthode est utilisée dans une ferme des Ardennes.

    Lutte contre le gaspillage alimentaire dans un collège de Douvres-la-Délivrande (14)
    Sensibilisation auprès des collégiens face au gaspillage alimentaire.

    Lutte contre le gaspillage alimentaire
    Le conseil général de la Gironde a mis en place un programme pour réduire le gaspillage alimentaire

    En savoir plus sur le gaspillage alimentaire
  • TRISTAM Stuart, La grande (sur-) bouffe : pour en finir avec le gaspillage alimentaire, Éd. Rue de l’Échiquier, 2012, 91 p. (disponible au centre de documentation de l’AREHN)
  • Veille (Netvibes et Diigo) sur la prévention des déchets, réalisée par l’AREHN
  • Site officiel sur le gaspillage alimentaire réalisé par le Ministère de l’Agriculture
  • Site du SMEDAR : adopter les gestes au quotidien pour réduire les déchets
  • Site de France Nature Environnement : rassemblement des associations de protection de la nature et de l’environnement
  • Site "Prévention des déchets" par la fédération France Nature Environnement
  • Guide méthodologique "Comment réduire le gaspillage alimentaire au sein de sa restauration collective" par les Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE)
  • Rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 2011, 12 p.
  • Rapport final du Ministère de l’Agriculture sur les pertes et gaspillages alimentaires, novembre 2011, 35 p.
  • Rapport final sur la réduction du gaspillage alimentaire par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, novembre 2012, 81 p.