Le secteur de l'environnement est un domaine plébiscité par les jeunes en recherche de formations et de métiers. Mais les aspirations des élèves sont-elles en adéquation avec la réalité de l'emploi Environnement en France ? Et quelles compétences faut-il mieux développer ? Le "Forum des métiers pour demain" nous donne l'occasion de faire un point sur la situation en France.
Du 25 au 27 novembre 2004 s'est tenu le Forum des métiers pour demain. Organisé par la Région Haute-Normandie et le rectorat de l'académie de Rouen, il a permisaux professionnels de rencontrer des lycéens, leur présentant très concrètement leur métier, le quotidien de leur activité professionnelle, etc.
Forum des métiers pour demain - http://www.forum-des-metiers.com
La préservation de l'environnement, une préoccupation bien vive
L'opinion publique recherche des produits respectueux de l'environnement.
Depuis les années soixante-dix, la préoccupation environnementale devient plus forte, chez le particulier comme chez l'élu ou l'industriel.
L'opinion publique est très sensible à l'environnement. Elle demande de plus en plus de produits plus respectueux de l'environnement, elle exige des industries ou des entreprises moins polluantes, moins bruyantes, des espaces naturels sauvegardés...
La prise de conscience est devenue également politique. Les règlements internationaux et les directives européennes sont de plus en plus contraignants et obligent les entreprises à réduire leurs émissions et effluents ou encore à prévenir les risques technologiques. Il en va de même à l'échelle nationale. La législation française impose, par exemple aux collectivités territoriales, de nouvelles contraintes en matière de qualité des eaux et traitement des déchets.
Ainsi, il n'est plus question de protéger uniquement la faune et la flore, il faut principalement réduire et prévenir pollutions, nuisances et risques. Les entreprises l'ont également compris, l'environnement étant de plus en plus une partie intégrante de leur développement.
Depuis le début des années 90, les conférences internationales, comme celle de Rio, ont jeté les bases de la notion de développement durable. L'environnement est alors perçu comme une globalité, prenant en compte l'homme et tout ce qui l'entoure.
Chacun se sent concerné, et certains souhaitent s'investir plus avant, à travers une activité professionnelle.
Le secteur de l'environnement séduit de plus en plus les jeunes, attirés par l'aspect "sauveur de la planète", l'image très valorisante et épanouissante de la thématique et l'objectif d'être utile à la société. Une étude, réalisée en mars 2001 par la SOFRES pour le journal Le Monde avec un échantillon d'étudiants du supérieur et de jeunes actifs diplômés du supérieur, montrait qu'ils étaient 18 % à envisager de travailler, dans les prochaines années, dans le secteur de l'environnement.
La situation de l'emploi environnement est paradoxale en France. Alors que demande sociétale, pression législative et préoccupations réelles sont bien présentes, la situation en termes de nombre de salariés n'est pas celle escomptée, et il ne faut pas se faire trop d'illusions quant aux débouchés de cette filière.
L'emploi dans le secteur de l'environnement, c'est surtout le traitement des eaux et des déchets
Peu d'emplois sur le terrain.
La protection des espèces vivantes, des milieux naturels et du cadre de vie, c'est le "cœur" historique, affectif et emblématique des métiers de l'environnement.
C'est le secteur qui fait le plus rêver, paré de toutes les qualités. L'idée de travailler en pleine nature, loin de l'ennui supposé d'un bureau est également un critère pour le choix de cette filière.
Hélas, la réalité est bien éloignée de cette conception idyllique !
Travailler "dans l'environnement", ce n'est que très rarement être sur le terrain, à faire des inventaires floristiques ou à étudier les mammifères marins. En 2002, les salariés directement sur le terrain pour la gestion des espaces naturels représentaient 3 000 personnes environ, soit... 1 % de l'emploi environnemental français.
L'atelier technique des espaces naturels établissait récemment un état des lieux : 539 salariés dans les réserves naturelles nationales ; 1 250 agents dans les Parcs naturels régionaux, relevant de la Fonction publique territoriale ; 400 personnes dans les parcs nationaux ; 300 salariés du Conservatoire du littoral. Des structures associatives le plus souvent, comme les conservatoires d'espaces naturels, complètent cette liste des employeurs "espaces naturels".
C'est aussi mais surtout travailler dans une station d'épuration, participer à la gestion des déchets, ou encore contrôler des installations classées. Tout aussi nécessaire dans nos sociétés modernes, et passionnant au regard des enjeux environnementaux. Les trois quarts des emplois du secteur sont ainsi regroupés dans les domaines de l'assainissement, la récupération et la gestion des déchets.
La gestion des déchets : un secteur essentiel.
On peut balayer également une autre idée reçue : les métiers de l'environnement s'exercent essentiellement en milieu urbain. Là encore, adieu bon air et grands espaces !
L'environnement a connu un fort développement, essentiellement dû à l'application de textes législatifs, qu'ils soient français, européens ou encore internationaux. La décision politique induit de nouvelles activités et emplois, pour répondre aux objectifs de gestion, de traitement, de prévention ou de production.
Les activités de services et de contrôle, publics et/ou marchands, sont les premières bénéficiaires de cette situation.
On s'est longtemps interrogé sur les effets néfastes ou non de ces politiques environnementalistes sur l'économie. Il semble que leur effet soit neutre, et même légèrement positif sur l'emploi.
Plusieurs lois ou directives ont été particulièrement emblématiques à ce propos.
La commission européenne estime que l'application de la directive "Traitement des eaux résiduaires urbaines" engendrera plus de 150 000 emplois dans l'Union pendant les vingt années 1990-2010.
En application de cette directive, la loi française sur l'eau du 3 janvier 1992 institue une planification globale de la gestion des eaux et renforce le rôle des collectivités locales en matière d'assainissement, donc une nécessité d'équipements et de services.
La même année, la loi du 13 juillet 1992 oblige les communes à mettre en place les moyens et les équipements nécessaires au recyclage et la valorisation de leurs déchets.
Autre exemple, les directives européennes en matière d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique fixent des objectifs quantitatifs en termes de production, nécessitant un développement du secteur.
Si l'on souhaite "travailler dans l'environnement", on doit bien être conscient que l'on ne travaillera pas en continu dans la nature, que c'est même une partie infime des débouchés. Même un chargé de mission "Inventaire floristique" aura à rédiger des rapports, des bilans, devra participer ou animer des réunions d'information, de concertation, etc.
Etudier bénévolement la faune sauvage.
Sauvez Willy !
La protection de la nature, ce sont aussi de multiples associations de bénévoles, d'éco-volontaires, qui comptent, protègent, étudient, gèrent, vulgarisent les connaissances sur les espèces vivantes et les milieux naturels ! La protection des éléphants ou l'étude des mammifères marins sont concrètement inenvisageables en termes de métier à l'heure actuelle. Par contre, des associations, des ONG peuvent vous permettre d'assouvir, à titre bénévole (du plus simple débutant à l'expert confirmé) votre passion de la faune sauvage ou des grands espaces....
L'emploi environnement est difficile à appréhender
Il n'est pas toujours aisé de connaître exactement la répartition, la typologie des métiers et emplois en environnement en France.
En effet, il n'y a pas à proprement parler de "métiers de l'environnement". Ce sont plutôt des fonctions classiques (juriste, chimiste, informaticien, architecte, géographe, responsable achats ...), occupées dans le but précis de préservation de l'environnement ou dans une structure relevant de cet objectif. Un métier existant se transforme en métier de l'environnement dès lors qu'il intègre une dimension environnementale, acquise par une formation complémentaire ou par une réorientation du profil de poste par exemple.
La grande variété des postes, c'est d'ailleurs la caractéristique des métiers de l'environnement.
Les métiers de l'environnement se comprenaient d'abord en "réaction à", réparant les impacts néfastes des activités humaines. Puis ils ont évolué pour mieux coller aux besoins actuels. Traditionnellement, on répartit en 5 grands domaines les métiers de l'environnement :
· protection de la nature, gestion des ressources
· lutte et prévention des pollutions, nuisances et risques
· aménagement du territoire et du cadre de vie
· hygiène, sécurité, propreté, santé
· gestion sociétale et sociale de l'environnement
Répartition par domaines des 316 700 postes environnementaux en 2002
Sources : IFEN/ORME
Pour chaque domaine, plusieurs approches sont possibles :
· exécution, production, gestion (services techniques, exploitation de sites, etc.)
· études et projets
· communication, médiation, sensibilisation
· commercial et technico-commercial
Les secteurs
· fabrication d'équipements
· fabrication de produits
· services internes
· services privés vendus
· services publics ou non marchands
· travaux publics, construction
Répartition par secteurs des 316 700 postes environnementaux en 2002
Sources : IFEN/ORME
Le secteur public d'Etat (administrations centrale et déconcentrées, établissements publics attachés) employait, en 2000, 6 674 agents.
La fonction publique territoriale (les mairies, les conseils généraux, les conseils régionaux, les structures intercommunales, etc.) employait pour la même période 110 000 agents, et 80 000 agents étaient affectés aux espaces verts. C'est donc 11,7 % de la totalité de la fonction publique territoriale qui travaillait dans le secteur "Environnement" au sens large.
Les sociétés de biens et services et éco-industries forment un très gros tiers des employeurs ; les bureaux d'étude et associations complètent le tableau des employeurs.
Les personnes
L'emploi environnement est souvent situé à un niveau de qualification relativement bas, les cadres sont relativement peu nombreux.
Nombre de salariés par Catégorie socio-professionnelle (1999)
Source : Emploi et Environnement (CCEE/IFEN/MEDD, 2002)
En 2000, les trois-quarts des métiers du secteur étaient occupés par des ouvriers ou employés. Cela s'explique par la forte représentation des métiers liés à la gestion des déchets et, dans une moindre mesure, des eaux.
Ainsi, la collecte et la gestion des déchets (rippeurs, employés des déchèteries, etc.) employaient, en 1999, 54 230 ouvriers et employés.
La gestion de l'eau potable et l'assainissement (par exemple les stations d'épuration, le contrôle des réseaux d'assainissement, etc.) occupaient également une part importante, avec 32 185 salariés employés et ouvriers.
Les cadres, en 2000, constituaient 8 % des personnes travaillant dans l'environnement, relativement jeunes, les professions intermédiaires 15 %. En 2002, les cadres occupent entre 30 000 et 45 000 emplois, dans des missions d'études et recherche.
Le niveau de qualification suit la même tendance, avec une forte représentativité des diplômes de niveau V (BEP, CAP) et IV (bac, bac pro, bac techno).
· Près de la moitié des personnes travaillant dans le secteur de l'environnement n'avaient, en 1999, que le certificat d'études primaires ou aucun diplôme. Ils sont deux fois plus nombreux ici que dans l'ensemble de la population active française.
· 25 % seulement des personnes du secteur ont le niveau bac (40 % de la population active), et
15 % ont niveau Bac+2 et plus (25 % de la population active).
Le profil par sexe donne un secteur très fortement masculin : 16,3 % de femmes seulement y travaillaient, en 1999.
Répartition du plus haut diplôme obtenu (2000)
Nouveaux métiers, nouvelles perspectives ?
De nouvelles fonctions voient le jour
Le secteur de l'environnement est en cours de formation et en pleine évolution.
Si la majorité des métiers sont des métiers "classiques", quelques nouveaux métiers ou fonctions voient le jour, de nouvelles opportunités de carrières se profilent. En effet, certaines missions nécessitent une fonction nouvelle au sein de l'entreprise ou de la collectivité. Ces métiers nouveaux, tournés principalement vers le développement durable, sont transversaux, abolissant les frontières traditionnelles opérationnel/technique/décisionnel et les frontières entre les différents services d'une structure. Il s'agit principalement des missions de médiation, de communication, de conseil, nécessitant une vision globale des enjeux environnementaux de l'entreprise ou de la collectivité.
La responsabilisation des entreprises dans le domaine de l'environnement amène des nouveaux emplois. Ainsi, les grands groupes industriels cotés en Bourse doivent, depuis la loi sur les nouvelles régulations économiques de mai 2001, publier un "rapport environnement" annuel. Les entreprises ont donc créé ou missionné du personnel spécialement dédié pour mener à bien cette nouvelle activité. La certification environnementale est aussi un gisement d'emplois, principalement pour les diplômés du supérieur. Les entreprises mettent de plus en plus en place le système de management environnemental au sein de leur société.
ISO 14 001 : norme qui permet de faire attester la conformité de la politique environnementale et des processus d'un organisme, quel qu'il soit (entreprise, collectivité, etc.)
Résultat : des emplois pour la mise en place des procédures, des contrôles qualité plus fréquents, d'autres systèmes de fonctionnement. Même si les entreprises recrutent souvent leur responsable ISO 14001 en interne pour l'instant, il est à espérer que la certification Qualité environnementale prenne le même chemin que la certification Qualité quelques années auparavant, passant d'un critère d'image de marque à une véritable conscience environnementale dans l'entreprise.
Les nouveaux chargés de mission développement durable d'une structure doivent créer une dynamique générale, transcendant les services. Certains estiment que ces nouveaux métiers seront "autobiodégradables", puisqu'ils sont faits pour inculquer les préceptes du développement durable dans tous les corps de métiers. Leur mission sera réussie et leur métier devenu inutile quand la prise en compte de l'environnement et des activités durables sera définitivement intégrée dans l'entreprise ou la collectivité.
Le domaine des énergies n'est pas en reste, intégrant la mise en œuvre de la maîtrise de l'énergie et l'efficacité énergétique à l'échelle globale d'une entreprise ou d'une collectivité.
Les Nouveaux Services-Emploi-jeunes "Environnement"
L'animation : principale activité des emplois-jeunes.
Les gouvernements français ont mis régulièrement en place des politiques emploi-environnement. La dernière en date est la mise en place du programme "Nouveaux services - Emploi Jeunes", concrétisé par des conventions signées entre l'Etat et des porteurs de projets (collectivités, associations, structures intercommunales, etc.) pour l'embauche aidée de jeunes dans des emplois de "nouveaux services innovants», répondant à des besoins non satisfaits ou émergeants, et ayant une utilité sociale.
De 1997 à fin 2003, le volet "Environnement" de ce programme a permis 38 000 embauches, correspondant à quelque 25 000 postes (plusieurs jeunes ont pu se succéder pour un poste donné) créés dans 10 000 structures. Les domaines d'activités ont été principalement l'entretien des espaces naturels et l'animation-conseil. Ils correspondaient à 12,4 % de l'ensemble des emplois-jeunes.
De grandes disparités existaient quant au profil des jeunes "NSEJ". Très diplômés dans les domaines demandant une certaine technicité ou dans les emplois de conseil et médiation, ils étaient majoritairement faiblement qualifiés dans les domaines à dominante manuelle, comme les agents d'entretien.
Quelques exemples :
· les ambassadeurs de tri, missionnés pour sensibiliser la population et les scolaires au bon usage du tri sélectif des déchets
· les économes de flux, conseillant les particuliers ou les collectivités sur les bons comportements ou les nouveaux équipements durables en matière d'énergie
· animateur de bassin versant, chargé de coordonner la mise en œuvre des schémas d'aménagement et de gestion des eaux sur un bassin hydrographique
La sortie du programme n'est pas sans poser des problèmes aux structures d'accueil. Certains services, répondant pourtant à des besoins clairement exprimés, ne sont pas complètement solvables et autofinançables. L'Etat a mis en place un système de pérennisation des emplois et d'aides pour soutenir les structures, principalement les associations. Ce qui n'empêche pas une situation très précaire pour certaines associations, y compris hauts-normandes, qui risquent de ne pouvoir embaucher à terme leurs emplois-jeunes.
La croissance de l'emploi environnement devrait se maintenir
Il existe un fossé entre l'intérêt que la population et les jeunes manifestent à l'égard de la protection l'environnement et les applications directes en terme d'emplois. Même si la situation s'améliore depuis quelques années, l'environnement reste à un gisement d'emplois modeste, avec 1,3 % de l'emploi total français (316 700 personnes en 2002).
L'emploi environnemental continue néanmoins de progresser, à un rythme régulier. En 2002, ce sont 8 200 emplois qui ont été créés. Entre 1997 et 2001, la croissance moyenne était de 9 % environ.
Effectifs salariés dans quelques secteurs environnementaux
Source : Assedic, sur le site de l'IFEN)
Le secteur public a donc été le grand pourvoyeur d'emplois pendant les années 1997-2001. En 2002, ce sont les entreprises qui ont été à l'origine de 85 % des emplois français créés.
Les nouveaux enjeux environnementaux ne peuvent d'ailleurs que dynamiser le secteur de la recherche & développement comme dans l'éco-conception ou les technologies propres par exemple, ou dans les petites entreprises qui créeront ou commercialiseront des procédés, des produits ou des services innovants pour la protection de l'environnement.
La gestion des risques (ils ne sont plus uniquement technologiques ou naturels, ils sont aussi alimentaires), toutes les fonctions d'interface tournant autour de la gestion de l'entreprise (management environnemental) sont des secteurs où les besoins se font sentir et se feront sentir toujours plus.
L'emploi peut et pourrait bénéficier d'un «double effet". Le but premier des politiques de maîtrise de l'énergie, des énergies renouvelables ou de mobilité douce par exemple n'est pas la croissance de l'emploi, mais finalement, cela y contribuerait. C'est ce qui ressort de plusieurs études prospectives européennes ou américaines de ces dernières années.
Les formations en environnement reflètent dorénavant mieux les besoins des employeurs
L'adéquation formation-emploi dans le secteur de l'environnement n'a pas toujours été parfaite. La situation s'est améliorée depuis quelques années.
Pendant longtemps, les formations en protection de la nature ont été majoritaires, tout à fait disproportionnées en volume par rapport aux embauches et besoins réels. Elles tendent à présent à se stabiliser, tandis que les formations dans les domaines émergents comme le développement durable, le management environnemental ou encore le développement des territoires voient leurs effectifs augmenter. Le domaine de la prévention des pollutions, des nuisances et des risques connaît lui toujours une forte croissance de ces formations diplômantes.
IFEN : Institut français de l'environnement. Etablissement public chargé de la collecte et de la diffusion de l'information sur l'environnement en France
L'IFEN, dans une très récente publication, comptabilise, pour l'année 2002, 25 300 étudiants et élèves dans les filières environnement, du CAP aux formations supérieures de type mastère.
· 9 200 élèves et étudiants se répartissent dans les établissements scolaires professionnels pour des formations de niveau V (CAP, BEP), IV (bac, bac pro...) et III (BTS).
Cette filière est caractérisée par une forte représentation des garçons (75 % des inscriptions), pour des formations tournées principalement vers la prévention et la réduction des risques (la moitié des inscriptions) et l'aménagement du territoire et du paysage (un tiers des inscriptions)
· La voie universitaire totalise 16 100 inscriptions, avec quelque 559 formations de niveau bac + 2 à niveau bac + 5 ! Les formations universitaires concernent pour un tiers la prévention et la réduction des pollutions, risques et nuisances et pour un autre tiers la protection de la nature, l'étude des milieux et des équilibres écologiques. L'aménagement du territoire, la gestion sociétale de l'environnement , l'hygiène et la sécurité fournissent le dernier tiers des formations.
Le type de l'emploi environnement qualifié est polyvalent, mais... spécialisé ! La double compétence est souvent indispensable (environnement + autre compétence spécialisée ou opérationnelle).
Ainsi, avoir une formation généraliste (chimie, écotoxicologie, géographie, infographie, droit, bâtiment, etc.), complétée par une spécialité est un plus majeur dans des perspectives d'embauche : géographie et SIG, sciences naturelles et photographie ou journalisme, etc.. Etre un excellent naturaliste de terrain est par exemple une situation rare, que l'on peut valoriser sur le monde du travail. Une compétence "remarquable" et très pointue peut être aussi exploitée, comme une langue peu courante.
La spécificité du domaine de l'environnement permet, pour une même formation, d'exercer des fonctions différentes, et a contrario d'exercer une même fonction en ayant des cursus variés.
Pour les métiers peu qualifiés, les professionnels font des efforts d'amélioration des niveaux de compétences, comme par exemple dans le domaine des déchets. C'est à ce prix que ces métiers seront revalorisés et plus attrayants.
Pour bien s'orienter, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les programmes, les débouchés, à faire des stages ou rencontrer les professionnels, permettant de vérifier s'il y a adéquation entre ses projets et la réalité d'un métier ou d'une branche d'activité, évitant ainsi de faire fausse route dans son orientation.
Pour cela, les salons sont l'occasion de rencontrer les professionnels, comme au "Forum des métiers pour demain". Au niveau national, Pollutec, salon professionnel des équipements, des technologies et des services en environnement, permet aussi de découvrir le secteur des écoentreprises, écoindustries, collectivités et administrations et d'assister à des conférences pour connaître les besoins et les actions des acteurs privés ou publics (http://www.pollutec.com). - Au Lyon-Eurexpo, Lyon, du 30 novembre au 3 décembre 2004
Les sites incontournables
· Le réseau Territoires Environnement Emplois, créé en 2001 par le ministère de l'aménagement du territoire et le soutien du ministère de l'emploi et de l'Ademe, vise à collecter, diffuser et synthétiser toutes les informations sur l'emploi et l'environnement en France. Huit régions pilotes ont des réseaux régionaux : http://www.reseau-tee.net
· L'association DIFED (Dynamique d'information et de formation sur l'environnement et le développement durable) a mis en place en septembre 1998, en Languedoc-Roussillon, un dispositif régional d'information relais environnement et développement durable (Ecorelais) et propose de très nombreuses informations complètes et utiles : http://www.difed.agropolis.fr
· L'ORME (observatoire réseau des métiers et emplois en environnement). Animé par l'IFEN, il a été constitué pour fournir des données fiables sur les formations, les métiers et les emplois de l'environnement : http://www.ifen.fr/pages/4orme.htm
Sites Internet sur les métiers et formations
· Les métiers et formations liés à l'environnement (Agence méditerranéenne de l'environnement - DIFED) http://www.ecometiers.com
· APECITA (Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture, l'agro-alimentaire et l'environnement) http://www.apecita.com/Consultation.asp
· Environmental Career.com : environmental jobs service on the web (Environmental Career Center, Hampton, Virginia, USA) http://environmentalcareer.info/