On déballe tout sur les emballages !
Avril 2009
Les emballages sont devenus incontournables dans notre société de consommation ; nous les retrouvons partout et, pour un même produit, il existe plusieurs sortes de conditionnement.
Si ces emballages sont indispensables pour conserver et transporter, ils affectent l’environnement dans leur production et leur mise au rebut.
En effet, les déchets d’emballages représentent une grande partie de nos déchets ménagers : jusqu’à 30 % en poids et jusqu’à 50 % en volume des poubelles des ménages, ceux-ci étant souvent jetés à la poubelle sans avoir été compactés au préalable.
Alors que choisir et quelles questions se poser ?
Pour la petite histoire…
Un des tous premiers "packagings" : la boîte à camembert en peuplier !
Les premiers emballages datent de la préhistoire, ils servaient à regrouper, protéger et conserver les vivres pour les transporter hors de la tribu. C'étaient alors des peaux d'animaux (la gibecière du chasseur, la gourde), certains coquillages ou des feuilles, des calebasses (courge séchée, évidée).
Vers 6000 av. J.-C., sont apparus les céramiques (l'amphore où vieillit le vin, où se conserve l'huile) et les paniers (les vanneries qui transportent les légumes ou enferment les volailles).
Vers 1500 av. J.-C., les Egyptiens fabriquaient déjà des récipients en verre. Le tonneau apparaît à l’époque gauloise et la jarre appartient aux vestiges romains.
Jusqu’à la fin du XIX
e siècle, les hommes utilisaient au mieux, pour l’emballage, les matériaux que la nature mettait à leur disposition : le bois, le liège, le cuir, l’argile, les fibres (chanvre, jute, raphia, osier…) ou par transformation : le verre, les métaux, le papier. C’est sous la Révolution française, et dans un souci d’hygiène, qu’une nouvelle génération d’emballages apparait : la boîte de conserve.
Les emballages plastiques, quant à eux, feront leur apparition au XX
e siècle.
Définition
On entend par "emballage" tout objet, quelle que soit la nature des matériaux dont il est constitué, destiné à contenir et à protéger des marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur au consommateur et à assurer leur présentation. Tous les articles "à jeter" utilisés aux mêmes fins doivent être considérés comme des emballages. (D’après le décret français 98-638 et la transposition de la directive européenne 94/62/CE).
Du berceau à la tombe… l’histoire d’un produit
Avant même son utilisation, tout objet a déjà des impacts sur l’environnement, de par sa fabrication et son transport :
Extraction des matières premières.
Consommation d’énergie pour sa fabrication.
Consommation d’énergie pour les divers transports (acheminement des matières premières, distribution, etc.).
Pollutions causées par les déchets de fabrication, les émissions dans l’air, l’eau et les sols.
Bref, chaque produit que nous achetons n’a pas seulement un prix d’achat, mais aussi un coût écologique caché.
Chaque année, les français consomment plus de 5 milliards d’emballages pour le lait et les jus de fruits.
Tentons de nous faire une idée des avantages et inconvénients de chaque emballage en passant en revue les tribulations d’une bouteille de jus d’orange selon trois de ses principaux conditionnements : le verre, le plastique et la brique cartonnée.
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Verre |
Plastique |
Brique (carton) |
Composition des emballages
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Calcin (verre brisé) : principale matière première pour les emballages. |
Polyéthylène téréphtalate (PET) : matière qui sert à la fabrication de bouteilles pour boissons.
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Carton, film plastique en polyéthylène, feuille d’aluminium. |
Tonnage mis sur le marché (2005)
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3 151 000
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2 007 000
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4 295 000*
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Tonnage recyclé et réintégré dans la production de nouveaux produits (2005)
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1 882 000 |
381 000 |
3 459 000* |
Avantages
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- Très bien trié, cet emballage est le plus recyclé de tous (72 %).
- Recyclable à 100 % et quasi-indéfiniment.
- Possède des qualités alimentaires reconnues.
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- Assez bien trié (51 %).
- La fabrication d’une bouteille en plastique produit moins d’acidification de l’air1 que ses concurrentes.
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- Composée majoritairement de carton (75 %).
- Vidée et aplatie, le transport en est favorisé.
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Inconvénients
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- La fabrication du verre est extrêmement énergivore, même quand il est recyclé.
- Une grande quantité d’énergie est nécessaire pour son transport (par son poids et son encombrement).
- Le cycle de vie d’une bouteille de verre entraîne une acidification accrue de l’air1.
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- Les bouteilles plastiques sont issues du pétrole, une ressource non renouvelable et dont l’extraction est très polluante.
- Tous les plastiques ne sont pas recyclables, seuls le PET (bouteille) et le PEHD : polyéthylène haute densité (flacon) le sont.
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- Matériau composite, la brique est difficilement recyclable.
- Afin de ne pas être assimilée aux journaux, la brique nécessite un tri complémentaire, donc un coût supplémentaire.
- Assez mal trié par les français (31%).
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Traitement des déchets
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Recyclé en conditionnement.
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Recyclé en conditionnement, laine polaire, fibre de rembourrage pour anoraks, etc.
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Le carton transformé en pâte à papier est recyclé en papier recyclé et en papier hygiénique, le reste sert à la fabrication d’auges à maçon, pots de fleurs… |
* Ces chiffres concernent tous les papiers & cartons (journaux, boîtes en carton…)
1 Rejet dans l’air de dioxyde de soufre (SO
2) et de dioxyde d’azote (NO
2) qui se transforment en acides et retombent sur terre lors d’épisodes pluvieux (pluies acides). Celles-ci entraînent la disparition de certaines espèces végétales, la dégradation des sols concernés et des déséquilibres écologiques locaux ou régionaux.
Recyclage et valorisation énergétique
| Scénario de fin de vie |
Verre |
Plastique
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Brique
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Recyclage
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72%
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51%
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31%
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Incinération
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14%
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24%
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35%
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Enfouissement
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14%
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25%
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34%
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Source : Ademe, 2006.
Bien sûr, pour que nos déchets d’emballages soient traités, il faut les collecter et les trier au préalable. En effet, la prévention, la valorisation et le recyclage des déchets présentent à la fois un intérêt économique et environnemental. Cela permet de diminuer la consommation de ressources en matières premières et en énergie, mais aussi de limiter les pollutions et, dans de nombreux cas, de réaliser des économies financières.
La valorisation matière, c’est-à-dire le recyclage, est privilégiée pour tous les types d’emballage.
La valorisation énergétique permet, grâce à l’incinération des déchets, de récupérer l’énergie qui sera utilisée pour le chauffage urbain, la production d’électricité, etc.
L’enfouissement est réservé aux déchets ultimes.
La "guerre des matériaux" : une étude comparative pour les emballages
Les impacts environnementaux d’un emballage ne se résument pas à ceux de son déchet. Un emballage faiblement recyclé peut avoir des impacts globaux sur l’environnement plus réduits qu’un emballage très recyclé, c’est ce que veut démontrer une étude commanditée par un des leaders de l’emballage cartonné : Tetra Pak.
Tetra Pak a fait réaliser, par le cabinet d’expertise spécialisé Bio Intelligence Service, début 2008, une "analyse de cycle de vie" (ACV) comparant une brique en carton de Tetra Pak, une bouteille plastique et une bouteille en verre, pour un litre de jus d’orange présent sur le marché français, afin de connaître leur véritable impact environnemental.
D’après cette étude, la brique alimentaire de Tetra Pak obtient les meilleurs résultats : moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins de ressources naturelles et d’énergies non renouvelables consommées.
Tableau extrait de l’étude Tetra Pak
Cette étude a suscité bien des réactions. Certains insistent sur le fait que cette analyse de cycle de vie ne mesure pas les impacts liés au contenu de l’emballage, au stockage en magasin ni au transport du produit chez le consommateur ; d’autres, comme Verre Avenir (Département Communication de la Chambre Syndicale des Verreries Mécaniques de France), souhaiteraient accéder à l’ensemble des résultats de cette étude pour plus de transparence.
Bien sûr, il faudra attendre la publication de plusieurs ACV émanant d’organismes neutres, voire concurrents, pour affirmer que tel emballage est plus respectueux de l’environnement qu’un autre !
L’analyse du cycle de vie (ACV ou écobilan)
L'ACV est une méthode d'évaluation environnementale qui permet de quantifier les impacts d'un produit (qu'il s'agisse d'un bien, d'un service voire d'un procédé) sur l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières qui le composent jusqu'à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d'utilisation. Normalisée au niveau international, cette méthode consiste à réaliser des bilans des consommations de ressources naturelles, d’énergie et d’émissions dans l’environnement (air, eau, sol) du produit ou service étudié. Ces flux de matières et d’énergies sont ensuite agrégés pour quantifier les indicateurs d’impacts sur l’environnement.
L’ACV se divise en quatre étapes :
la fabrication,
le conditionnement des emballages,
la distribution des produits emballés,
la fin de vie de l’emballage (c’est-à-dire collecte et traitement des déchets générés).
Les étapes de l’analyse du cycle de vie d’un emballage
Pollutions = pollutions dans l'air, l'eau et/ou les sols.
GES = Emissions de gaz à effet de serre.
Selon quels indicateurs ?
Cinq indicateurs d’impacts environnementaux ont été sélectionnés :
Réchauffement climatique |
Le réchauffement climatique est l'augmentation de la température moyenne à la surface de la planète. Il est dû aux gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines (industrie, transport, agriculture, ...) et piégés dans l'atmosphère. |
Consommation d’énergie d’origine non renouvelable
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Cet indicateur représente la somme des consommations de toutes les sources d’énergie qui sont directement puisées dans les réserves naturelles fossiles telles que le gaz naturel, le pétrole, le charbon et l’énergie nucléaire. |
Consommation de ressources non renouvelables
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Cet indicateur traduit la disponibilité décroissante des ressources naturelles. Les ressources fossiles et minérales* sont prises en compte dans cet indicateur d’impact ; il ne considère pas les ressources de la biomasse et leurs impacts associés comme l’extinction d’espèces et la perte de la biodiversité. |
Acidification de l’air
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Il s’agit de l’augmentation de la teneur en substances acidifiantes (rejet dans l’air de dioxyde de soufre (SO2) et de dioxyde d’azote (NO2)) dans la basse atmosphère, à l’origine des pluies acides et notamment du dépérissement de certaines forêts. |
Eutrophisation
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L’introduction de nutriments sous forme de composés phosphatés ou azotés perturbe les écosystèmes en favorisant la prolifération de certaines espèces (micro-algues, plancton..). Cet effet peut entraîner une baisse de la teneur en oxygène du milieu aquatique ayant ainsi des répercussions importantes sur sa faune et sa flore. |
* Ressources naturelles non renouvelables présentes en quantités limitées dans la nature. Elles se régénèrent sur une période de temps extrêmement longue ou ne se régénèrent pas du tout. Les combustibles fossiles (exemples : le charbon et le pétrole) et les minéraux (exemples : le fer, l'or, l'argent et le cuivre)
Avantages
L'ACV permet d'identifier les principales sources d'impacts environnementaux et d'éviter des pollutions liées aux différentes alternatives envisagées. Cette meilleure connaissance des impacts associés aux produits peut permettre de hiérarchiser les priorités d'amélioration et d’éclairer les choix techniques et organisationnels (dans une démarche d'éco-conception par exemple.)
La conduite d'une telle évaluation peut également permettre de repérer et valoriser les produits présentant les impacts les plus faibles dans une démarche d'écolabellisation, d'information des consommateurs, et participer au développement de l'offre de produits de meilleure qualité écologique.
Inconvénients
L’ACV peut-elle être comparée à un thermomètre ? Non, car en agrégeant des données souvent "moyennées" provenant de différentes phases du cycle de vie, elle n’est pas une véritable mesure d’impacts mais une mesure des impacts potentiels.
L’ACV ne permet pas de réduire les risques sur l’homme ou l’environnement ainsi que la toxicité des produits eux même.
L’ACV ne permet pas de mesurer tous les impacts : pollution visuelle, sonore et olfactive lui échappent.
Et l’énergie grise ??
L’ "énergie grise" représente la quantité d’énergie qui sera utilisée par un produit ou un service sur toute la durée de son cycle de vie. On s’intéresse donc aux étapes suivantes :
La conception : études, fabrication de prototypes.
l’extraction et le transport des matières premières
La transformation des matières premières : la production du produit ou la préparation du service.
L’usage : l’utilisation du produit ou la mise en œuvre du service.
Le recyclage du produit.
Si on compte en "énergie grise"...
Savez-vous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15 W pendant 60 heures ? (plus de deux jours !). Et que l’énergie d’une boîte de conserve (2,61 MJ) suffirait à faire fonctionner votre ordinateur, y compris son écran, pendant environ deux heures.
Vous voulez faire des économies d’énergie ? Consulter notre
dossier énergie !
Dispositions réglementaires
Pour les emballages ménagers, les sociétés qui mettent sur le marché des produits emballés à destination des ménages doivent pourvoir ou contribuer à la valorisation des déchets d’emballages qui en sont issus.
Les sociétés agréées Eco-Emballages et Adelphe passent des contrats avec les collectivités locales pour les aider financièrement et techniquement à mettre en place des collectes sélectives et garantir la reprise des matériaux par les filières de recyclage.
Les fabricants doivent considérer le problème des déchets tout au long du cycle de vie du produit (anticiper la fin de vie du produit, réduire les emballages...) en adoptant le principe de l’éco-conception.
Eco-conception, c’est quoi ?
L’éco-conception, c’est l’intégration de l’environnement dans la conception des produits. Cette démarche, partie intégrante de la mise en œuvre d’une politique environnementale dans une entreprise, prend en compte toutes les étapes du cycle de vie du produit (de sa fabrication à son élimination). Définie par l’Ademe et le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, dans un document intitulé
Module de sensibilisation à l’éco-conception, cette approche prend en compte l’ensemble des impacts environnementaux générés par le produit :
Consommations de matières premières et d’énergie.
Rejets dans l’eau, l’air et les sols.
Production de déchets.
Transformations des milieux naturels et du cadre de vie.
Les avantages en sont partagés : pour le fabricant, il s’agit de connaître et d’optimiser les flux de matières et d’énergie ; pour le consommateur, bénéficier de produits plus durables et participer à la préservation ou à l’amélioration de son cadre de vie.
Exemple
Le Logic75, porte-panier éco-conçu pour le commerce de détail.
Réalisé en PET recyclé et nécessitant 75 bouteilles plastiques,
Logic75 permet d’éviter un rejet de dioxyde de carbone équivalent à
23,73 kg dans l’atmosphère. Une performance environnementale à
laquelle les enseignes seront sensibles en termes d’image.
Créé par ORIGINE, entreprise implantée sur Savoie Technolac, réseau de réussite des acteurs du solaire et des éco-industries.
Pour en savoir plus sur le produit :
http://www.originesarl.com/pagine/fra/prodotti/logic75.lasso
N’est pas éco-conçu, qui veut !
Afnor : Association française de normalisation.
PEFC : Program for the Endorsement of Forest Certification schemes (programme de reconnaissance des certifications forestières).
FSC : Forest Stewardship Council (Conseil de Soutien de la Forêt).
Deux labels principaux, mis en place à l'initiative des pouvoirs publics, permettent de distinguer les produits issus d'une démarche environnementale globale. La marque NF-Environnement et le label écologique européen, tous deux certifiés en France par
l'Afnor, apportent une double garantie : les produits certifiés présentent des impacts moindres sur l'environnement tout en conservant des qualités au moins équivalentes à des produits d'usage similaire. Aujourd'hui, seule une liste restreinte de produits achetés dans les entreprises est concernée par ces deux certifications
*. D'autres labels peuvent également guider vos achats citoyens, comme les labels
PEFC ou
FSC qui certifient une gestion durable des forêts ou encore Energy Star qui s'applique à des produits présentant une consommation moindre d'énergie.
* Consultez la liste des catégories, des fabricants et des marques concernés sur le site
www.ecologie.gouv.fr/ecolabels
Pour en savoir plus sur l’éco-conception :
http://www.eco-conception.fr/
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Label écologique Européen |
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A quand la bouteille 100 % papier ?
Une bouteille d’eau innovante a été inventée par Brandimage. Cette bouteille dénommée “360″ est réalisée avec du papier alimentaire 100 % recyclable et peut s’adapter à toutes les catégories de liquides.
PLA : acide polylactique.
L’emballage utilise des feuilles de bambou et des feuilles de palmier cultivées selon les règles du développement durable, qui sont pressées pour former deux moitiés. Elles encapsulent un film micro-fin de
PLA (un bioplastique d’origine végétale renouvelable) qui forme une barrière protégeant le liquide O2. Le matériau ainsi formé assure l’intégrité structurelle, fournit le support graphique et/ou une surface d’embellissement. Peut-être la verrons-nous bientôt dans les rayons de nos supermarchés ?
Pour en savoir plus sur le produit :
http://www.brand-image.fr/fr/#/strategie-de-marque-water.php
Bon à savoir
L’emballage participe à la sécurité et à la qualité des aliments. Voici quelques conseils pour bien conserver les aliments.
Lisez et suivez les conditions de stockage indiquées sur l’emballage.
N’achetez pas de boîtes de conserve ou d’emballages perforés, endommagés ou déformés.
Il est recommandé de laver le sommet des cannettes ou des bouteilles avant de boire ou d’utiliser une paille car de la poussière a pu s’accumuler pendant le transport et le stockage.
Ne mettez pas les aliments directement en contact avec du papier journal car l’encre pourrait contaminer l’aliment.
Et surtout…
… le mieux pour limiter nos pollutions reste encore de consommer plus intelligemment.
L’achat responsable et le non-achat sont les armes du consommateur. En choisissant de faire son marché avec un panier, patates, carottes et autres melons seront posés délicatement dans le fond du cabas. Ici, zéro déchet.
Certains pays comme la Suède ou quelques Etats des Etats-Unis ont compris cela, et offrent la possibilité à leurs citoyens de gonfler leur porte-monnaie via ces petits gestes écologiques. En Afrique, la consigne est toujours d’actualité et permet de nombreuses économies de fabrication. En France, nous avons opté pour le consommé-jeté et aujourd’hui nous sommes submergés par nos déchets.
La consigne peut-elle revenir en France ? Son retour semble peu probable : contraintes économiques dues à la gestion des bouteilles vides, des systèmes d'encaissement et reverse des consignes, coûts supplémentaires liés au traitement des bouteilles et à la rémunération du personnel… et qu’en penseront les consommateurs qui devront rapporter leurs bouteilles ?
Pour en savoir plus :
http://www.verre-avenir.fr/verre.php/accueil/recyclage-du-verre-et-la-consigne-alors_362
A consulter aussi :
Les distributeurs agissent
Les principales enseignes de la grande distribution s’engagent en faveur du développement durable, essentiellement dans cinq domaines :
L’usage des énergies propres.
La réduction des déchets.
L’utilisation de matériaux biodégradables.
Le commerce équitable.
La promotion de produits sains et respectueux de l’environnement.
Monoprix met en avant ses labels écologiques et ses produits "commerce équitable" ; les fournisseurs les plus engagés en matière de développement durable seront mis en avant par les enseignes du groupe Carrefour via quatre niveaux de performance : platine, or, argent et bronze ; quant à Casino, en collaboration avec l’Ademe et le Cabinet Bio intelligence Services, l’étiquetage environnemental de ses produits va devenir une réalité.
Cet étiquetage ne concernera dans un premier temps que 3 000 produits issus de la marque. Pour chacun d’eux, nous pourrons connaître les émissions de CO
2 liées à la fabrication de l’emballage, les possibilités de recyclage, le nombre de kilomètres parcourus par le produit grâce à un code couleur (voir étiquette ci-dessous).
Sources et liens
Conseils pour le tri
Apprendre en s’amusant !
Glossaire
Etudes - Rapport
Eco-organismes