Les circuits courts alimentaires
Décembre 2009
(Aprifel).
Depuis plusieurs années, les circuits courts connaissent un succès croissant. S’agit-il d’un engouement passager ou peut-on y voir l’amorce d’un changement de société ? La part de la vente directe dans la consommation globale reste marginale, mais ce qui est nouveau, c'est la diversification des types de vente. A côté des marchés de ville ou de village, de nouvelles formes se développent : livraisons de paniers fermiers, boutiques de producteurs, sites Internet, etc. qui grappillent des parts de marché à la grande distribution.
Sommaire
Quelques chiffres
C’est quoi un circuit court ?
Vente directe ou indirecte ?
Que vend-on en circuit courts ?
Produits de terroir et biologiques sont-ils toujours vendus en circuits courts ?
Petit retour en arrière
Et aujourd’hui ?
Une forte demande des consommateurs
Une priorité gouvernementale
Enjeux économiques
Enjeux sociaux
Enjeux environnementaux
Les difficultés rencontrées
Le rôle des collectivités locales
Quelques initiatives régionales
Où trouver ces circuits courts ?
Pour aller plus loin
Adresses utiles
Quelques chiffres
88 600 exploitations agricoles réalisaient de la vente directe en 2005, soit 16,3 % des exploitations agricoles dont 47 % qui transforment les produits.
Ces exploitations représentent une part importante de l'emploi agricole avec 26,1% du total des UTA (Unité de Travail Agricole).
En 2007, les marchés de producteurs représentent plus de 1 000 exploitations et 100 000 consommateurs.
4 % des fruits et légumes achetés le sont en vente directe, 7 % si on élargit à l’ensemble des circuits courts
Source : Rapport du Groupe de travail "circuits courts et commercialisation", mars 2009
C’est quoi un circuit court ?
Depuis avril 1999, le circuit court a une définition officielle. Selon le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.
Vente directe sur les marchés. (Aprifel)
Vente directe ou indirecte ?
La vente directe (des producteurs aux consommateurs)
Vente à la ferme (panier, cueillette, marché à la ferme, etc.).
Vente collective (point de vente collectif ou panier collectif).
Vente sur les marchés (marchés de producteurs de pays, marchés paysans, marchés polyvalents).
Vente en tournées (avec éventuellement point relais de livraison) ou à domicile
Vente par correspondance (internet, etc.).
Vente organisée à l'avance (Amap).
Accueil à la ferme (gîtes, tables d'hôtes...) avec consommation sur place des produits de la ferme.
La vente indirecte (avec un seul intermédiaire)
GMS : Grandes et moyennes surfaces
Vente à la restauration (traditionnelle, collective.).
Vente à un commerçant-détaillant (boucher, épicerie de quartier, GMS, etc.).
(Tiré du Rapport du Groupe de travail "circuits courts et commercialisation", mars 2009
Vente de produits transformés (association Saveurs et savoirs).
Que vend-on en circuits courts ?
On vend en circuits courts des fruits, légumes, viandes, fromages, vins. Ils sont plus développés dans le Sud-Est, dans le Nord et en Alsace.
Les produits peuvent être transformés sur l’exploitation (conserves de légumes, fruits séchés, confitures, découpe et conserves de viande, volailles prêtes à cuire, fabrication de fromages, production de vin, etc.).
Attention, acheter local ne veut pas dire acheter biologique. Avant de donner aveuglément la préférence à la carotte de l’agriculteur le plus proche, mieux vaut vérifier qu’il ne lui ait pas administré plus de nitrates qu’à celle qui pousse quelques kilomètres plus loin.
Produits de terroir et biologiques sont-ils toujours vendus en circuits courts
Non. Les produits du terroir sont des produits de qualité, issus d’un territoire spécifique. Ils sont souvent labellisés, expédiés au-delà de la région, voire dans le monde entier et vendus par un grand nombre d’intermédiaires.
Quant aux produits biologiques, ils sont garantis issus d’une agriculture sans pesticides, ni engrais chimiques de synthèse, ni OGM et sans traitements ionisants. Mais ils ne prennent pas en compte le voyage parcouru entre le lieu de production et le lieu de commercialisation. Si bien qu’il est courant de voir sur des étals des bananes biologiques. Inutile de dire que ces régimes n’ont pas été cueillis en Normandie ou en Ardèche. La forte demande de produits biologiques conduit souvent à leur importation.
Petit retour en arrière
Autrefois, on prenait le lait et le fromage à la ferme et on achetait les fruits et les légumes sur le marché. Dans les années 1950, les agriculteurs ont pu s’affranchir de la vente et se recentrer sur la production. Ils ont vécu cela comme un soulagement. L’arrivée de la grande distribution a permis d’offrir au consommateur, qualité et quantité à un prix plus abordable.
Dans les années 1970 et 1980, les hypermarchés contribuaient à la désinflation. Grâce à eux, des ménages modestes ont pu s'acheter un téléviseur, un aspirateur et, surtout, des produits alimentaires frais. La vente en circuit court subsiste mais de manière marginale et militante.
Et aujourd’hui ?
Les hypermarchés sont inadaptés à nos modes de vie et au vieillissement de la population. Plus de 30 % de la population française vit seule, de nombreux ménages n’ont pas d’enfants. Les budgets sont plus serrés et les clients préfèrent des magasins à taille humaine, près de chez eux. Surtout, l’adage du "tous unis contre la vie chère" connaît ses limites. Le consommateur n’est pas dupe et constate que le prix de ses pâtes ne cesse d’augmenter. Comme un défi à la grande distribution et pour répondre à une évolution des modes de vie, les circuits courts reviennent en force.
Une forte demande des consommateurs
Les circuits courts correspondent également à une nouvelle attente des consommateurs, que les crises sanitaires, climatiques et économiques accentuent. Ceux-ci sont en demande croissante de produits de terroirs, d’aliments bio et de produits locaux. Avant tout, ils recherchent des produits frais, de meilleur goût, une excellente traçabilité, le tout à des prix raisonnables. Ensuite viennent d’autres critères qui donnent du sens à l’acte d’achat. Soutenir l’économie locale, favoriser l’emploi ou encourager des valeurs plus environnementales (contribuer à limiter les émissions de CO
2 et présentant une démarche éco-responsable.
Le fort développement des
Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) ces dernières années a été suscité par la demande des consommateurs. Désormais, ceux-ci vont jusqu'à aider les paysans à trouver et acheter des terres, devenues rares et chères dans les zones urbaines. Début 2009, on en dénombrait 1 200 totalisant 60 000 familles.
De l’autre côté de l’Atlantique
Aux Etats-Unis et au Canada, depuis la fin 2007, ce sont
les locavores qui rencontrent un grand succès. Ils se contraignent à utiliser des produits dont l’origine géographique est située à moins de 100 miles (160 kilomètres) de chez eux. Outre l'exception dite "Marco Polo", qui autorise le sel, le poivre et les épices, chaque nouveau converti a le droit de garder un petit plaisir gourmand venu d'ailleurs.
A lire : Un jardin dans les Appalaches / KINGSOLVER, Barbara
. Paris : Rivages, 2008, 521 p.
L’association
Slow Food partage en partie cette philosophie. Fondée en 1986 en opposition à l’émergence des fast food, le mouvement refuse la malbouffe et défend des produits locaux en voie de disparition ainsi que les plantes, semences, animaux domestiques et techniques agricoles qui leur sont associés.
Une priorité gouvernementale
Dans le cadre du Grenelle Environnement, le gouvernement s’est engagé à promouvoir les produits saisonniers et de proximité. Cela contribue au développement d’une consommation durable et responsable, au maintien d'une agriculture périurbaine et à la promotion de pratiques favorables à l'environnement.
Pour cela, un plan, initié par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche de 2007 à 2009, est lancé en mars 2009. Il doit permettre d'améliorer la connaissance des circuits courts, d'adapter la formation des agriculteurs qui souhaitent commercialiser en direct leur production, d’offrir une aide à ceux qui s’installent et de mieux organiser ce mode de vente.
En région, il s’agit de mobiliser l’ensemble des acteurs : agriculteurs, opérateurs économiques, collectivités territoriales et mouvements associatifs afin de décliner un plan régional d’action.
Certains centres de formation s’investissent déjà dans le développement durable. C’est le cas du
Lycée professionnel agricole Edouard-de-Chambray, à Gouville (Eure) qui a organisé une semaine "Produire & consommer dans l’Eure" en 2009, afin de faire découvrir les produits locaux.
Un projet européen : RURURBAL
Programme cofinancé par le Fonds européen de développement régional, ayant pour objectif d’élaborer une charte regroupant les dispositions communes aux différents circuits courts. Axé sur la valorisation de la commercialisation et de la consommation des produits locaux, il a aussi pour ambition de définir les conditions d’adhésion à cette charte, et de créer un réseau européen.
Enjeux économiques
L'absence d'intermédiaire aboutit dans de nombreux cas à un système gagnant-gagnant : le consommateur se procure des produits frais à un tarif raisonnable tout en connaissant la traçabilité du produit.
Le producteur accroît ses revenus tout en réduisant ses coûts de transport. Il bénéficie aussi d’un paiement immédiat. Dans le cas des Amap, le paiement des produits à l’avance par les consommateurs contribue à sécuriser le modèle économique des exploitations.
Par ailleurs, l’activité des ces exploitations, qui suit davantage les saisons, est plus diversifiée que celles des exploitations traditionnelles. Cela tend à les rendre moins vulnérables aux aléas économiques et climatiques.
Cours de cuisine (association Saveurs et savoirs).
Les circuits courts favorisent le maintien des emplois en milieux rural et seraient également créateurs d'emplois (notamment au conjoint). En moyenne, les Amap permettent de créer un emploi pour 40 familles adhérentes. La transformation et la vente des produits sur place mobilisent également du personnel.
Enjeux sociaux
De nouveaux liens sociaux apparaissent entre producteurs et consommateurs permettant aux agriculteurs de valoriser leurs productions.
A l’initiative de quelques volontaires engagés, des associations vont au-delà du partenariat entre producteurs et consommateurs. L’association devient un lieu d’échange et de partage autour d’ateliers : jardinage, cours de cuisine…
Voir aussi
Rôle et dynamique des réseaux sociaux dans les circuits courts : résultats d’enquêtes, Les Cahiers de l ’Observatoire
CROC, 7, juin 2008
CROC : Compétences, Réseaux, Observatoire, Communication pour soutenir l’agriculture locale par des réseaux de proximité.
.
L’objectif de ce Cahier de l’Observatoire est de montrer, à partir de travaux menés dans le projet CROC, le rôle et l’évolution des réseaux sociaux, en particulier des liens entre producteurs, dans le renouvellement ou le développement des circuits de commercialisation rapprochant agriculteurs et consommateurs.
Enjeux environnementaux
Cette relocalisation de l’économie répond aux préoccupations écologiques visant à diminuer les dépenses énergétiques. Les produits vendus en circuits courts parcourent peu de distances, nécessitent moins d’emballage et de conditionnement. Développer les circuits courts permettrait donc de réduire l’impact écologique du secteur agroalimentaire, responsable de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Le transport, grand producteur de CO
2, surtout par avion, est bien sûr en cause. Mais il n’est pas seul.
L’activité liée à l’agriculture intensive a largement sa part de responsabilité en matière de pollution. Les productions vendues en circuits courts semblent plus souvent issues de pratiques alternatives, qu’il s’agisse de l’agriculture raisonnée ou de l’agriculture biologique (gestion économe et équilibrée des ressources en eau, contribution de l’exploitation à la protection des paysages et de la diversité biologique, maîtrise des intrants agricoles ainsi que des effluents et des déchets produits par l’exploitation…).
En diversifiant leur production, les maraîchers s’opposent aussi à l’hyperspécialisation des territoires qui modifient les paysages et sont parfois responsables de catastrophes écologiques. En Bretagne, par exemple, la généralisation de l’élevage porcin industriel à contribué à la prolifération des algues vertes.
Le développement des maraîchers dans les zones péri urbaines limite l’étalement urbain et devient un enjeu majeur pour la protection des paysages.
Les difficultés rencontrées
Moins d'offre que de demande
L’offre est insuffisante, alors que la demande explose. D'ailleurs, les initiatives de développement viennent plus des consommateurs que du milieu agricole. En moyenne il faut attendre un an avant de pouvoir faire partie d’une Amap. Il est toutefois plus facile de s’approvisionner en fruits et légumes à la campagne, car les maraîchers sont plus nombreux que dans les grandes agglomérations. En Ile-de-France, on comptait 190 arboriculteurs dans les années 1990, contre 60 aujourd’hui.
Diversité et régularité
Le consommateur est habitué à une régularité des d’approvisionnement et un grand choix de produits. Pour le producteur, il est difficile de proposer une offre régulière et pérenne alors que sa production dépend des saisons et des aléas climatiques.
Une offre encore peu organisée
Les producteurs estiment ne pas disposer de formations ou d’informations sur les métiers de vente ou sur la réglementation sanitaire. Ils ne sont pas toujours en mesure de pouvoir répondre aux appels d’offre, notamment en restauration collective, en raison des volumes insuffisants. La solution envisagée est la collaboration avec d’autres producteurs. Or, certains d’entre eux ont peur de perdre l’indépendance qu’ils recherchaient en s’impliquant dans les circuits courts.
Charge de travail et coûts supplémentaires
Il faut produire, dégager du temps pour aller vendre les produits, voire parfois les transformer.
La transformation et la vente nécessitent l'investissement dans des équipements parfois coûteux, (chaîne du froid, locaux supplémentaires, etc.) et les petits producteurs peinent à accéder aux prêts bancaires…
Des terres peu disponibles
Il n’y a pas de terre disponible en particulier dans les zones péri urbaines. En 10 ans, l’équivalent d’un département français de taille moyenne a été soustrait à l’agriculture. Les anciens agriculteurs ont l’espoir de réaliser une plus-value financière considérable en vendant leur parcelle agricole en terrain constructible. Ils sont encouragés par les élus qui y voient des enjeux financiers importants, les parcelles agricoles sont remplacées par des zones d’habitations et des zones d’activités engendrant un étalement urbain.
Lancement de l’activité
,
Le lancement de l’activité est quelquefois difficile, les producteurs ayant des difficultés d’accès aux prêts bancaires et aux aides pour leur installation.
Le rôle des collectivités locales
Les collectivités locales peuvent intervenir dans plusieurs domaines :
Sensibiliser les consommateurs aux impacts de leurs choix alimentaires.
Soutenir l’installation des porteurs de projet. Ils contribuent à l’augmentation de l’offre tout en préservant des espaces ruraux et périurbains.
Favoriser le maintien ou la création d’équipements collectifs (abattoirs, ateliers de transformation, lieux de vente…). C’est une aide pour les producteurs qui consolident leur offre ou la diversifient. Et en même temps crée de l’emploi.
Utiliser la commande publique de produits locaux pour approvisionner la restauration collective (écoles, administrations…) et d’apporter un soutien logistique pour renforcer les filières locales.
Cependant, toutes les initiatives des collectivités doivent être intégrées dans un projet d’agglomération et réalisées avec l’aide de la chambre d’agriculture.
La restauration collective
La mise en place d'un repas bio par semaine, en restauration scolaire, est une des conclusions du Grenelle Environnement. Parallèlement, la montée d'une demande de repas locaux de qualité dans les cantines se fait sentir tant au niveau des parents d'élèves que des collectivités locales.
Depuis octobre 2004, l’association les
Défis Ruraux organise la distribution de repas intitulés les "
Bons repas de l'agriculture durable" dans les restaurants scolaires des collèges de Seine-Maritime et des lycées de Haute Normandie. Composés de produits issus de l’agriculture durable locale, cette opération a permis l'organisation de quelques 700 000 repas complets à partir de produits locaux durables dans une centaine d'établissements de la région. L’association sélectionne des fermes en agriculture durable et accompagne les producteurs et les établissements scolaires dans l’organisation de distribution des repas.
Des initiatives analogues sont proposées dans d’autres coins de France, dans des écoles, collèges et lycées.

Repas bio dans une cantine.
A lire
Quelques initiatives régionales
Où trouver ces circuits courts ?
Le consommateur peut profiter des étals de bord de routes et des tournées organisées par des producteurs (volailles, pommes de terre...), ou s'approvisionner dans les fermes, voire y récolter ce qu'il va manger.
La vente à la ferme ou sur les marchés traditionnels reste le circuit court le plus développé, mais semble montrer des limites face à des systèmes nouveaux qui permettent de réduire le temps passé à la vente et/ou à l’achat. C’est le cas des ventes par panier (avec ou sans engagement) ou des ventes aux distributeurs ou supérettes qui souhaitent promouvoir les produits locaux. Les magasins de producteurs associatifs ou coopératifs se sont aussi multipliés et la vente par Internet est en plein essor. Enfin, des marchés se sont spécialisés en produits locaux, en produits biologiques et pratiquent quelquefois des horaires plus souples qui permettent d’aller faire les courses le soir en sortant du travail.
Mais il serait bien difficile de faire un inventaire complet et exhaustif de ces modes de vente. Mal recensés, en évolution constante, ils sont souvent tributaires du dynamisme de leurs créateurs, des appuis des collectivités locales et des particularités régionales.
Les incontournables
Panier d'hiver de l'
Amap.
Paysans.net (Annuaire géographique des petites exploitations familiales, des Amap et des points de vente collectifs – Achat sur Internet et livraison à domicile)
Réseau rural (réseau aidant à l’installation et au fonctionnement d’exploitations produisant en circuits courts)
Manger bio en Haute-Normandie : les bonnes adresses de la bio (livret regroupant les bonnes adresses de ventes à la ferme, marchés, magasins spécialisés, Amap et paniers, visites de fermes)
Normandie fermes bio (groupement de producteurs bio)
Agence bio (groupement national de producteurs bio)
Bienvenue à la ferme (Marchés, portes ouvertes dans les exploitations.)
Fédération nationale des associations de producteurs fermiers
Groupement des agriculteurs biologiques de Haute-Normandie
Les Défis ruraux (distribution de repas locaux et biologiques en restauration collective, pain normand, poulet de Gournay, porc des Chaumières.)
Bio pour tous (repas biologiques en restauration collective en Basse-Normandie)
Institut régional de la qualité agroalimentaire de Normandie (Promotion des produits de Normandie.)
Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, Maison du Parc, 76940 Notre-Dame-de-Bliquetuit. Tél. : 02 35 37 23 16 (Opération "Saveurs en Seine" avec les producteurs et les restaurateurs.)
Association de promotion des produits fermiers du Parc : 02 35 37 28 97 (Organise des marchés.)
Guide de la consommation durable en Haute-Normandie (magasins bio, agriculteurs bio ou durable, fournisseur de matériaux écologiques)
Amap et Paniers
L'Association "l ’Arbre aux légumes".
Amap (site national de l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne)
Amap et paniers en Haute-Normandie (annuaire complet des Amap de Haute-Normandie)
Saveurs et savoirs (Groupement de consommateurs basé à Romilly-sur-Andelle)
Aneth (Association proposant des ateliers jardinage et des légumes bio du jardin dans sa boutique "L’Equitable")
Association 1001 légumes (potager conservatoire proposant aussi des paniers)
L’Arbre aux légumes, 499, cité Manuca, 27950 Saint-Marcel. Tél. : 02 32 51 28 34. (Panier de légumes bio de saison)
Magasins
Au panier fermier de la Perreuse – 4055 route des Roches – Oissel – 02 32 91 13 12 – panier-perreuse@free.fr
A la boutique des 4 fermières - 22bis, rue de l'Hôtel de Ville – Lyons-la-Forêt – 02 32 49 19 73
Ferme des sources – Fontaine-sous-Préaux – 02 35 59 04 58
Biocoop (rassemble plus de 300 magasins bio priorité aux approvisionnements locaux et de saison).
Vente par Internet
Quelques sites régionaux
Quelques sites hors Haute-Normandie
Livraison de repas au bureau
Elevage piscicoles
Organisations institutionnelles
Une expérience innovante : du lait cru au robinet
Deux distributeurs de lait cru ont fleuri à
Doudeville en plein cœur du pays de Caux puis à
Notre-Dame-de-Gravenchon, la cité pétrochimique. D’autres suivront certainement. Le principe est simple. Le lait trait le matin est placé par l’éleveur directement dans le distributeur. Garanti sans transformation, il est distribué selon les normes de la direction des services vétérinaires avec en prime une traçabilité à toute épreuve. Au consommateur, ensuite, de venir se servir d’un verre ou d’une bouteille. Il suffit d’introduire une pièce de 1 € pour obtenir un litre (bien moins cher qu’en supermarché).
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Distributeur de lait cru à Doudeville. |
Quatre importateurs de distributeurs de lait en France
Michel Besnard (Normandie). 1 rue de la Gare 76210 Gruchet-le-Valasse -
Tél. 06 09 61 59 27 - 02 35 39 88 98 - besnard.michel@wanadoo.fr
Didier Filbing Distribution (Alsace). Tél. 06 64 46 49 77- 03 88 02 08 57
Cozinox, société spécialisée en matériel de transformation laitière à la ferme (Bretagne). Tél. 02 96 79 07 15
Socodix, société spécialisée dans le matériel d’élevage et de traite, (Aisne). Tél. 03 23 50 80 08
Pour aller plus loin
Ouvrages
Les circuits courts alimentaires : Bien manger dans les territoires / Gilles Maréchal. – Ed. Educagri, 2008. - 216 p. - (Références n°12)
Les circuits courts de commercialisation en agriculture : diversité et enjeux pour le développement durable / Yuna Chiffoleau. in Les circuits courts alimentaires : bien manger dans les territoires / Gilles Maréchal, Ed. Educagri, 2008, pp. 21-30.
Les paniers et groupements d’achats / Pascal Aubrée. in Les circuits courts alimentaires : bien manger dans les territoires / Gilles Maréchal, Ed. Educagri, 2008, pp.65-70.
Guide de la consommation responsable et solidaire en Basse-Normandie / Association régionale pour le développement de l'économie solidaire (Caen) . Caen : ARDES, 2007, 96 p.
Dossiers
Brochures
Articles
Sites
Des fraises au printemps (sous ce slogan, la Fondation Nicolas Hulot milite pour faire préférer aux Français les produits locaux)
D’autres sites et articles sélectionnés par l’AREHN sur les
circuits courts
Adresses utiles
Fédération Nationale des Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu rural (FN-CIVAM)
Le réseau des Civam regroupe
170 groupes dans 15 régions.
71 Boulevard de Sébastopol
75 002 Paris
tél. : 01 44 88 98 58
Contact
Serge Villard
responsable du dossier Système alimentaire territorialisé
tél. : 09.71.25.34.66 / 06.08.06.48.77
www.civam.org
Fédération nationale des parcs naturels régionaux (FNPNR)
9 rue Christiani
75 018 Paris
Contact
Stéphane Adam
Coordinateur du pôle développement durable
tél. : 01 44 90 86 20
www.parcs-naturels-regionaux.fr
Réseau rural
Regroupe les différents acteurs impliqués dans le développement rural.
Contact
Yuna Chiffoleau
animatrice du sous-groupe agriculture et alimentation
www.reseaurural.fr
Terres en villes
Association paritaire réunissant élus et responsables agricoles de 21 aires urbaines.
40 av. Marcelin Berthelot
BP 2608
38 036 Grenoble Cedex 2
tél. 04 76 20 68 31
Contact
Serge Bonnefoy
secrétariat technique
tél. : 04 76 20 68 31
www.terresenvilles.org
Groupement de développement maraîcher de Haute-Normandie (GDMHN)
Chambre d’Agriculture de la Seine-Maritime
chemin de la Bretèque, BP 59
76232 Bois-Guillaume
02 35 59 47 50 ou 06 85 91 82 79
virginie.thiriaud@seine-maritime.chambagri.fr