Les branches : une ressource à valoriser chez soi

Décembre 2009
Au jardin, la taille et l’entretien des arbres génèrent de plus en plus de branches. Qu’en faire ? Cela devient parfois un vrai casse-tête.
Le bois coupé finit la plupart du temps en déchets verts, collectés par les communes. Le réflexe est bien acquis : d’après l’Ademe, 60 % de l’apport de déchets en déchèterie se compose de déchets verts et de gravats. En 2005, les déchets verts représentaient 28 % du poids des produits collectés par les déchèteries.

Mais n’est-ce pas du gâchis ? Au lieu de les éliminer comme déchets verts, pourquoi ne pas revoir les modes de gestion des ces branches pour les valoriser directement à la source, c’est-à-dire chez soi : compost, paillis, bois raméal fragmenté (BRF), énergie-bois, en copeaux pour des toilettes sèches ou encore en litière animale…

Sommaire



Le bois est un matériau multi-usages
Les branches, une question de taille
La seconde vie des branches
  Oublier le brûlage !
Broyer, c’est gagné
Le compost, pour fertiliser
Le paillage, couvrir pour protéger et isoler
Le BRF, pour régénérer
Les plaquettes et les bûches, pour chauffer
Les branches en vrac, un logis pour les petites bêtes utiles
Produire moins de branches ?


Le bois est un matériau multi-usages

Le bois a un rôle dans la construction et le mobilier.


Le bois est un matériau naturel. Il a de multiples fonctions et qualités, grâce à sa teneur en carbone, à ses qualités structurelle et à son caractère renouvelable.
  • Rôle dans l’architecture, la construction, le mobilier.
  • Rôle dans le changement climatique : L’arbre est un puits de carbone. La croissance des arbres, donc la production de bois se fait grâce à la photosynthèse : l’arbre absorbe du gaz carbonique et rejette de l’oxygène. Même si le processus se ralentit avec l’âge de l’arbre, un arbre coupé stocke encore le carbone (sauf bien sûr s’il pourrit ou si… on le brûle !).
  • Rôle dans la production énergétique. Les bois peuvent tous être brûlés. Certains arbres ont néanmoins un pouvoir calorifique plus important que d’autres.
  • Rôle au jardin : production, ornement, valorisation des sous-produits.

  • Pour en savoir plus


  • Pourquoi utiliser le bois ? - Dossier d’actualité Le bois, un matériau durable (AREHN)
  • Le bois, un éco-matériau - Dossier La forêt qui produit (Institut pour la forêt PACA)

  •  

    Les branches, une question de taille



    La taille des arbres consiste à couper certaines branches. C’est une activité de jardinage, de gestion forestière et des espaces verts. Elle peut s’avérer nécessaire :
    L'art topiaire consiste à tailler les arbres et arbustes de jardin dans un but décoratif pour former des haies, des massifs ou des sujets de formes très variées, géométriques, personnages, animaux, etc.
  • Pour guider l’arbre ou le groupe d’arbre dans une forme souhaitée (cas des arbres fruitiers, des topiaires, des haies...) : taille de formation.
  • Pour assurer un renouvellement des organes fructifères quand il ne se fait pas de manière naturelle (comme, par exemple, pour les pêchers ou amandiers) : taille d’entretien.
  • Au jardin, pour permettre aération et ensoleillement suffisants à l’intérieur de la couronne des arbres.
  • En milieu rural, pour entretenir une haie.
  • En ville, il s’agit souvent d’assurer la sécurité des arbres urbains, d’harmoniser un port, de soigner les parties malades de l’arbre, éclaircir et alléger.
  • En forêt de production, il s’agit surtout d’éliminer les branches qui pourraient contrarier la formation d’un beau bois (élagage).

  • Quand tailler ?


    La taille douce des arbres d’ornement peut s’effectuer toute l’année. Néanmoins, au printemps, il faut être vigilant sur la perturbation engendrée sur la nidification des oiseaux. Pour une taille sévère, mieux vaut attendre le réveil de la végétation (en Normandie, en mars).
    La taille d’entretien des arbres fruitiers s’effectue en fin d’hiver sauf exceptions.

    Pour en savoir plus


  • Arbres fruitiers pourquoi tailler ? / PONTOPPIDAN, Alain. Quatre saisons du jardinage (les) , janvier-février 2006 , no 156, pp. 30-34
  • Arbres fruitiers et d'ornement. Manuel de taille douce / PONTOPPIDAN, Alain. Mens : Terre Vivante, 125 p.
  • Les arbres : les choisir, les soigner – Fiche Connaître pour agir Arehn, no 18, 2001 (pdf, 286 Ko)
  • Planter des haies champêtres, un geste écocitoyen - Fiche Connaître pour agir Arehn, no 11, 2004 (pdf, 364 Ko)
  • La haie : plantation et taille de formation – Les albums du CAUE, novembre 2001 (pdf,  1,3 Mo)


  • La seconde vie des branches



    Une fois la taille effectuée, le jardinier se retrouve avec un stock impressionnant de coupes et tailles de haies ou d'arbustes de différentes épaisseurs qui peuvent causer quelques soucis :
  • Le mode de collecte des déchets verts varie selon les communes : porte à porte ou dépôt en déchetterie. En porte à porte, les branches vont encombrer le trottoir. En apport volontaire, quel effort pour arriver à tout faire rentrer dans la voiture ou dans la remorque ! Et que dire du nettoyage du véhicule après…
  • Les plate-formes de compostage des déchets verts arrivent parfois à saturation. Mieux vaut limiter l’apport volontaire dans ces déchèteries spécialisées.
  • L’afflux en déchèterie est massif et saisonnier : branches en hiver et au printemps principalement, feuilles mortes en automne,  tontes au printemps et l’été…
  • Le coût de traitement des déchets verts n’est pas négligeable dans les finances des communes puisque,  en fonction du type de traitement,  il varie entre 30 et 150 € par tonne.
  • Face aux enjeux énergétiques, limiter les transports, fussent-ils de déchets valorisables, est primordial. Autant utiliser sa ressource… à la source.

  • Ainsi, on doit avoir un regard neuf sur ce stock : vieilles branches, jeunes branches, tout est bon à utiliser directement au jardin ou à la maison. Pour fertiliser, pour régénérer, pour chauffer, c’est économiquement intéressant pour soi et pour la collectivité (moins de coûts supportés).

    Petites recettes de branches


    En compost : on laisse en tas et on laisse fermenter (en aidant un peu).
    En paillis : on étale sur le sol pour faire une couche isolante toutes sortes de matériaux.

    Un peu d’histoire


    Le mot "déchet vert" n’est apparu que très récemment dans le vocabulaire. Il y a longtemps, branchages, feuilles mortes, fleurs fanées n’étaient pas considérées comme déchets mais bien comme ressources et utilisés comme tels. Ils servaient pour alimenter le feu, nourrir les animaux, améliorer le sol, en litière pour les animaux…
    Au fil de l’urbanisation de nos sociétés, ces pratiques se sont perdues. Avec le développement de la collecte des ordures ménagères, ces produits sont devenus "déchets" mis en décharge, ou en usine d’incinération, en même temps que les autres déchets ménagers. Mais, riches en eau, ils sont difficiles à incinérer. Dans la région, c’est au début des années 1990 que sont apparues les filières spécifiques de traitement des déchets verts, par compostage.
    (Voir Les déchets verts. Arehn infos, mai-juin 1997, no 2)

    Oublier le brûlage !


    Brûler les branches dans le jardin ? Non !
    Le décret 2002-540 du 18/01/2002 relatif à la classification des déchets, range les déchets de jardins et de parcs dans les déchets assimilés aux ordures ménagères.
    L’article 84, Titre IV, du Règlement départemental sanitaire, régie par le Préfet, interdit le brûlage à l’air libre des déchets ménagers. Certaines dérogations sont néanmoins accordées en fonction des pratiques locales.

    Un feu de bois, si anodin qu’il paraisse, n’en est pas moins peu écologique. La combustion du bois est polluante, surtout si le bois n’est pas parfaitement sec. La combustion produit des composés organiques volatils (COV), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), du CO2, du goudron, des suies, des particules fines, des micro-poussières. Un feu de jardin de 50 kg de déchets verts produit autant de particules que le chauffage d’un pavillon pendant 4 mois et demi.
    Au lieu de faire partir le bois en fumée, il vaut mieux penser à valoriser tout ce gisement en l’exploitant au mieux.

    Pour en savoir plus


    Alerte feux de jardin  (Jean-François Noblet)
    Feu de jardin (Services cantonaux suisses de l’énergie et de l’environnement)

    Broyer, c’est gagné


    Première étape indispensable : réduire le volume. En effet, les branches, c’est encombrant et difficile à réutiliser tel quel. Pour un usage rationnel, l’idéal est de les broyer. Le broyat obtenu pourra ensuite être utilisé de multiples façons.

    Pour cela, on utilise les engins à disposition : tondeuse à gazon, broyeur à végétaux ou déchiqueteuse à bois. On obtient des morceaux de bois de quelques centimètres de long sur 1 ou 2 de large.

    Tondeuse
    A réserver aux petites brindilles de moins de 1 cm de calibre. Après les avoir étalés sur la pelouse, la tondeuse est passée en ne travaillant que sur la moitié de sa largeur.

    Broyeur à végétaux.
    Broyeur à végétaux
    Pour les volumes un peu plus importants.
    Branches et branchages sont introduits manuellement dans une trémie d’alimentation. Le système de coupe (selon les modèles : rotor, disques porte couteaux, rabots) est placé au fond, permettant de déchiqueter et réduire les branchages. Les copeaux sont ensuite évacués directement vers l’extérieur.
    La gamme est très complète, des petits broyeurs peu puissants ou broyeurs semi-professionnels, à choisir selon son usage et son type de branchages. Un broyeur à végétaux est en général à moteur électrique, mais il existe aussi des moteurs thermiques. Selon les modèles, il réduit le volume de 6 à 15 fois.

    Pour sa sécurité, son confort et le confort des voisins, choisir un modèle "silencieux", à rotation lente mais terriblement efficace.
    Ne pas hésiter à acheter cet outil à plusieurs personnes, amis, voisins, famille, pour partager les frais et l’utilisation (environ 15 à 20 fois par an). Certaines collectivités envisagent un achat collectif, dont peuvent profiter les habitants.

    Déchiqueteuse à bois
    Rémanents : résidus qui restent de l’arbre coupé en forêt (petit bois, branches).
    Houppier : ensemble des branches formant la partie supérieure de l’arbre.
    Elles sont utilisées pour les produits forestiers issu de l’entretien de la forêt (rémanents, houppiers), des espaces boisés ruraux ou de haies. C’est un investissement coûteux, qui nécessite souvent de se regrouper, entre agriculteurs souvent. Il existe deux grands systèmes de coupe : à couteau et à tambour. Les déchiqueteuses sont attelées à un tracteur agricole.

    Il faut prévoir de stocker et sécher les plaquettes de bois ainsi obtenues. L’utilisation doit se faire, puisque le volume obtenu peut être important, dans des installations de chauffage de proximité pour que le coût reste compétitif.

    Le bois déchiqueté servira à alimenter la chaudière à bois (Lycée de Mesnière-en-Bray).

    Sans broyeur
    On peut toujours utiliser d’autres techniques :
  • Ecraser les branches sous une voiture, après les avoir étalées.
  • Hacher les petits branchages à la hache, sur un billot.

  • Pour en savoir plus


  • Compost et paillage au jardin : recycler, fertiliser / Denis Pepin. Mens : Terre vivante, 2003, 159 p.
  • Choisir son broyeur à végétaux. Les Quatre saisons du jardinage, novembre-décembre 2005, no 155, pp. 39-42
  • Choisir un broyeur à végétaux (Terre Vivante, la référence en matière de jardinage écologique)
  • Choisir un broyeur à végétaux (Gerbeaud.com, site éditorial centré sur l'univers du jardin)
  • Les branches broyées, un vrai trésor (Denis Pépin. Rennes Métropole)

  • Humus : substance organique issue de la transformation des matières vivantes incorporées au sol.
    Humiques : améliorant la richesse du sol en renouvelant l’humus.

    Le compost, pour fertiliser


    Afin de garder un sol fertile et vivant, le jardinier doit amender son sol pour conserver et augmenter l’humus. Différents amendements humiques, améliorant la richesse du sol en renouvelant l’humus, sont indispensables au jardin : compost,  terreau ou fumier.

    Le compostage est un procédé biologique naturel de décomposition des déchets, composés de matières végétales et animales, par les micro-organismes.
    Après quelques mois de "maturation", ces déchets deviennent de l’humus.
    Branches dans un bac à compost.


    Les branches et rameaux, matériaux ligneux riches en carbone (grâce à la lignine et à la cellulose) mais pauvres en azote, intégrés au compost, servent à élever la part stable de la matière organique, celle qui est utile à la structure des sols. Bien broyés, ils sont combinées avec un apport en matière organique fermentescible (épluchures de cuisine, tontes, déjections d’animaux). Ces déchets domestiques étant riches en azote, mais pauvres en carbone, le compost est équilibré.
    Finement coupés, verts et frais, les branchages font un très bon activateur de fermentation pour le compost.

    Attention, certaines espèces d’arbres doivent plutôt être utilisées en paillis qu’en compost. C’est le cas de certains arbustes persistants (comme le laurier-palme ou le photinia), qui mettent du temps à se décomposer. C’est le cas aussi des conifères.

    Pour en savoir plus


  • Recycler les déchets du jardin - Fiche Connaître pour agir Arehn, no 39, juillet 2005 (pdf, 252 Ko)
  • Les déchets verts In Les déchets en Haute-Normandie, dossier d’actualité de l’Arehn, avril 2006
  • Pour le particulier : déchets verts In Jardinier et écocitoyen, dossier d’actualité de l’Arehn, mai 2006
  • Compost et paillage au jardin : recycler, fertiliser / Denis Pepin. Mens : Terre vivante, 2003, 159 p.
  • Fertiliser son jardin In Le guide du jardin bio / Jean-Paul Thorez ; Brigitte Lapouge-Dejean. Mens : Terre Vivante, 2009, pp. 37-57

  • Le paillage, couvrir pour protéger et isoler

    Paillis de végétaux au potager.

    Le paillage (mulch en anglais) est une technique qui consiste à recouvrir le sol de matériaux végétaux récupérés au jardin (tontes, broyat de branches, feuilles mortes, herbes sèches, compost),  minéraux, ou autres (papier, carton, plastique) afin de maintenir l’humidité du sol et éviter la pousse des mauvaises herbes. Cette protection contribue également à lutter contre les températures extrêmes, l’insolation et les fortes précipitations. En se décomposant progressivement et naturellement, un bon paillis favorise aussi une bonne activité biologique du sol, en le nourrissant.
    Pour éviter de désherber et arroser moins souvent, pailler devient une solution pratique.

    Où pailler ?
    Le paillis de feuillus peut servir à de nombreux endroits : sous les arbres fruitiers, sous les vivaces d’ornement, au pied des rosiers, sous certaines plantes potagères (tomates, aubergines, courges), certains petits fruits (fraises), etc.
    Le paillis de résineux, acide, est à réserver aux allées, aux framboisiers, aux plantes de terre de bruyère (rhododendrons, azalées…).

    Un bon tuyau pour le thuya


    Le thuya est encore bien présent dans les jardins pavillonnaires, c’est le fameux "béton végétal". Alors, pour faire mauvaise fortune bon cœur, on peut arriver à trouver un avantage aux tailles de thuyas : un paillis herbicide. Sur un sol riche et sous une haie ou des arbustes déjà bien implantés (au moins 2 ou 3 ans), plus de mauvaises herbes si on étale les tailles de thuya (mais pas sur de jeunes plantations).

    Quand pailler ?
    Au potager, dès la fin du printemps (en juin en Normandie), sur la terre encore humide et désherbée, on paille quand le sol est réchauffé. On utilise directement le broyat frais, qui ne doit pas être stocké.
    Pour le jardin ornemental, le paillis peut être étalé dès mars-avril, à condition de l’avoir préalablement ameubli.
    Au jardin fruitier, en permanence, sauf au moment de la floraison (risque de gel).
    Chaque plante, légume ou fleur peut avoir un paillis spécifique. Ainsi, l’épaisseur de la couche de paillis peut aller de quelques millimètres à quelques centimètres.  Sa durée de vie varie donc aussi selon son épaisseur (de quelques mois à un an).

    Parfois, un paillage trop sec peut ralentir la pousse des plantes. Dans ce cas, on peut ajouter un peu d’azote au paillis avec un jus de compost ou du purin.

    Pour en savoir plus


  • Compost et paillage au jardin : recycler, fertiliser / Denis Pépin. Mens : Terre Vivante, 2003, 159 p.
  • L’entretien et la couverture du sol In Le guide du jardin bio / Jean-Paul Thorez ; Brigitte Lapouge-Dejean. Mens : Terre Vivante, 2009, pp. 32-34
  • Le paillage pour protéger la terre
  • Quel paillis choisir ? – Terre vivante
  • Les paillis et engrais verts : l’aide-mémoire de l’Arehn. Rouen : Agence régionale de l’environnement de Haute-Normandie, 2009, 4 p.

  • Le BRF, pour régénérer


    Technique encore expérimentale arrivée du Canada il y a quelques années, initiée par le Québécois Gilles Lémieux (Université de Laval), le BRF (bois raméal fragmenté) régénère le sol et conforte la création d’humus. Se calquant sur le fonctionnement naturel d’une forêt (les branches, les feuilles tombent et se mélangent au sol), cette technique est utilisée pour améliorer et régénérer les terres agricoles.

    Les branches vertes et fraîches broyées (de 1 à 7 cm de diamètre maximum) sont déposées au départ à la surface du sol, puis après plusieurs mois éventuellement incorporées dans les 5 premiers centimètres du sol. Ici, pas de conifères ni de bois mort. Ces copeaux, extrémités des branches ou branchages, sont extrêmement riches en matière nutritive, environ 80 % de tous les  nutriments de l’arbre. Et ils sont particulièrement riches en lignine et en azote. Les champignons décomposeurs présents dans le sol vont se charger de coloniser le broyat et dégrader la lignine. Ils stimulent alors l’activité du sol, améliorent la structure du sol, qui devient plus souple, plus aéré, et produira un humus stable de grande qualité.

    Où utiliser le BRF ?
    Partout : jardin potager, jardin ornemental, arbres, haies. Il est aussi, en collectivité et en agriculture, utilisé dans les espaces verts et sur toutes les terres agricoles.
    Il faut renouveler régulièrement ce BRF, puisqu’il se décompose assez rapidement.

    Compenser la "faim d’azote"
    La "faim d'azote" est un terme agronomique pour décrire le besoin en azote nécessaire à la décomposition de la matière organique. En effet, ce sont des bactéries nitrophiles (qui "aiment" l’azote) qui décomposent les copeaux de bois, utilisant pour cela l’azote du sol. A côté, l’arbre ou la plante ont un peu moins d’azote disponible pour se développer. Cette concurrence est surtout visible la première année du BRF et peut se freiner en épandant un engrais azoté.

    Pour en savoir plus


  • Bois raméal fragmenté (le) : la clé de la fertilité durable du sol / Lemieux, Gilles ; Germain, Diane. CA-Laval : Université de Laval, 2001. iii-23 p. - http://www.cheminfaisant2005.net/Upload/BRF%20bois%20rameal%20fragmente.pdf
  • BRF, vous connaissez (le) ? (Bois raméal fragmenté) / DUPETY, Jacky. Aspet : Terran, 2007. 128 p.. (Pour une (agri)culture du vivant)
  • De l'arbre au sol : les bois raméaux fragmentés / ASSELINEAU, Eléa ; DOMENECH, Gilles. Rodez : Editions du Rouergue, 2007. 190 p. - http://brfdelarbreausol.blogspot.com/
  • BRF mon amour... Contributions à un débat contradictoire sur les bienfaits du Bois Raméal Fragmenté / GUIRAL, Emile. Nature et progrès, 63, juin-juillet-août 2007, pp. 24-28
  • Bois raméaux fragmentés : jardinez branchés ! / BACHER, Rémy. Quatre saisons du jardinage (les), 164, mai-juin 2007, pp. 39-43
  • Jardiniers, raccrochez-vous aux branches ! / BACHER, Rémy. Quatre saisons du jardin bio (les), 170, mai-juin 2008, pp. 50-53

  • Les plaquettes et les bûches, pour chauffer


    Le bois peut bien sûr être utilisé également pour le chauffage. Mais pas vert ! Le taux d’humidité du bois est en effet important. Le bois de chauffage doit être sec (20 % d’humidité), ce qui implique une période de séchage de quelques mois (pour des bûches de 33 cm en quartiers) à deux ans (rondins de un mètre).

    Quels bois choisir ?
    Les feuillus, les bois les plus durs, dégagent plus de chaleur à volume équivalent et ont une combustion plus lente.
    Bois les plus intéressants : chêne, charme, orme, hêtre, érable, frêne, châtaignier, robinier (faux-acacia), arbres fruitiers.
    Bois moins intéressants : bouleau, peuplier, tremble, aulne, saule, tilleul, résineux (conifères).

    Pour en savoir plus


  • Le bois, une énergie d’avenir – Fiche Connaître pour agir  Arehn, no 21, 2004 (pdf, 233 Ko)
  • Bois de chauffage, ressources d’avenir – Fiche Connaître pour agir Arehn, no 51, 2008 (pdf, 1,84 Mo)
  • Les différents types de combustibles de bois. Mission régionale bois-énergie PACA

  • Les branches en vrac, un logis pour les petites bêtes utiles


    Créer un tas de branches, c’est créer un beau refuge accueillant pour les petites bêtes, souvent des auxiliaires participant activement à la lutte biologique au jardin.

    Des fagots disséminés sous les haies ou dans un coin isolé du jardin seront le refuge idéal pour les petits insectes et leurs larves (coccinelles, perce-oreilles), les lézards, les crapauds, les musaraignes, les hérissons. Les oiseaux nichant au sol (rouge-gorge, troglodyte) trouvent également un endroit propice dans ces branchages laissés en tas.

    Prévoir un tas assez grand pour attirer tout ce beau monde : 1,5 m de large, 2 m de long, 1,50 m de haut environ.

    Pour en savoir plus


  • Le tas de bois mort et branches In Le jardin idéal des bêtes : comment les accueillir / Heidi Rogner, Manfred Rogner. Terre Vivante, 1992, pp. 37-38
  • Petits biotopes. Fiche pratique 1 : tas de branches et vieilles souches/ Association Suisse pour la protection des oiseaux ; Birdlife Suisse, 2003, 2 p.


  • Produire moins de branches ?



    On peut concevoir le jardin de manière à avoir moins de branches à tailler.
    La haie à tailler peut être remplacée par des végétaux fleuris à forme libre. Le jardinier peut aussi choisir des essences à croissance lente ou version "naine", qui diminuera le nombre de tailles.

    Pour en savoir plus


  • Comment diminuer le volume des tailles de haies et d’arbustes ? In Compost et paillage au jardin : recycler, fertiliser / Denis Pépin. Mens : Terre Vivante, 2003, pp. 123-124