Le bois : un matériau "durable"

Mars 2008

Sommaire



Pourquoi utiliser du bois ?
Le bois, un matériau naturel et écologique
Le bois, un matériau renouvelable
Le bois, un matériau robuste et durable

Les utilisations du bois
Le bois d'ameublement
Les panneaux en bois
Le bois de construction

La production du bois en France
La filière bois-forêt
La production du bois

Le choix du bois
Le choix d’un bois local
Pour bien choisir son bois, comprendre les classes de bois
Le choix d’un bois exotique
Le choix d’un bois écocertifié
Attention au bois illégal

Un peu délaissé depuis plusieurs décennies, au profit de matériaux comme le béton, le plastique, le PVC, le métal ou l'acier, le bois revient en force et redevient incontestablement à la mode. Il est utilisé dans la construction (charpente, ossature, mur), dans l'aménagement intérieur (parquet, poutre, escalier) et extérieur (bardage, terrasse, clôture) ou dans l'ameublement, et ce en dépit de quelques préjugés dont il souffre : entretien contraignant, attaques d'insectes, instabilité face au climat et au feu... Alors pourquoi ce nouvel essor ?


Pourquoi utiliser du bois ?



Le bois, un matériau naturel et écologique


Le bois est un des rares matériaux 100 % naturel. En effet, c'est une matière ligneuse et compacte qui compose les branches, le tronc et les racines des arbres et des arbrisseaux. Ses principaux composants chimiques sont le carbone, l'oxygène et l'hydrogène. C'est également une matière organique principalement constituée de cellulose et de lignine renfermant un faible pourcentage d'éléments minéraux et d'une part d'humidité variable.
Le bois est aussi écologique car son utilisation permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre et, de ce fait, de lutter efficacement contre le changement climatique.
Le bois "puits de carbone" : La production d'une tonne de bois absorbe 1,5 tonne de gaz carbonique et rejette 1,1 tonne d'oxygène dans l'atmosphère. Chaque année, près de 100 millions de tonnes de carbone sont ainsi absorbées par les forêts européennes.
Pendant sa croissance, le jeune arbre absorbe du carbone, avec lequel il fabrique les cellules bois et rejette de l’oxygène dans l’atmosphère. Le bois est un véritable "puits de carbone". A la maturité de l'arbre, ce processus ralentit d'où la nécessité de replanter de jeunes arbres pour conserver cet équilibre. Enfin, le bois valorisé sous forme de meubles, parquets ou bâtiments est un stock de carbone !
A la différence d'autres produits comme le ciment, le plastique ou l'acier, le bois est un matériau qui nécessite très peu d'énergie pour sa mise en œuvre (production et fabrication). Le bois est également 100 % recyclable et biodégradable et sa durée de vie est supérieure à celle des autres matériaux.

Le bois, un matériau renouvelable


Le bois est le seul matériau issu d'une ressource naturelle renouvelable : la forêt. Contrairement aux idées reçues, l'exploitation du bois n'est pas néfaste à la forêt, bien au contraire ! La récolte du bois favorise le renouvellement régulier des forêts, à conditions qu'elles soient gérées durablement comme en France et les autres pays d'Europe : on prélève et on replante. Annuellement, les forestiers ne replantent pas moins de 80 millions d'arbres pour assurer une gestion durable des forêts françaises. Ainsi, le bois devient une ressource inépuisable et de proximité.

Le bois, un matériau robuste et durable


Le bois est un matériau durable et résistant quand il est utilisé dans de bonnes conditions. Ses qualités structurelles ne sont plus à prouver, comme le témoignent les centres historiques de certaines grande villes où l'on admire encore les constructions en colombages du XIIe siècles. De nombreux meubles prestigieux ont traversé plusieurs siècles et font encore la fierté de leurs propriétaires !
La résistance du bois est très élevée : il faudrait une charge de 10 tonnes pour écraser un cube en chêne de cinq centimètres de côté !


Les utilisations du bois



Le bois d'ameublement


L'utilisation du bois massif dans l'ameublement intérieur (parquets, meubles, lambris...) pâlit en raison de son coût élevé, conséquence d'un savoir-faire et de l'utilisation d'outils très particuliers. Des innovations ont permis de mettre à la disposition des constructeurs, des bois dérivés ou transformés : les panneaux de fibres, lamelles, contreplaqués ou particules. Ces matériaux offrent de nombreux avantages et des possibilités infinies :
- ils sont faciles à travailler ;
- ils sont économiques car fabriqués à partir de déchets de scierie ;
- ils sont esthétiques parce qu'ils se marient avec élégance avec d'autres matériaux (acier) et prennent toutes les couleurs ;
- ils sont performants et légers.
Ces nouveaux matériaux ont été pendant longtemps critiqués, mais ils répondent aux nouveaux besoins de la société permettant aux architectes et créateurs d’en faire des matériaux "tendance". 

Les panneaux en bois


Les panneaux en bois existent depuis presque un siècle, mais leur consommation ne cesse d'augmenter depuis une vingtaine d'années. L'Europe et l'Amérique du Nord en sont les premiers producteurs. L'industrie française de panneaux occupe le deuxième rang européen derrière l'Allemagne. En France, 40 % des panneaux en bois sont utilisés pour le bâtiment, 35 % dans l'ameublement, 15 % dans le bricolage et 10 % dans l'emballage. Quatre types de panneaux sont disponibles : les OSB et les contreplaqués (surtout produit aux Etats-Unis), les panneaux en fibres (surtout produits en Europe) et les panneaux de particules. Ces produits sont destinés principalement aux bâtiments, à l'ameublement, à l'emballage et à l'affichage.
- Les panneaux d'OSB (Oriented Strand Board) : en lamelles de bois issus des arbres résineux, longues et larges, ils ont été conçus dans le but de remplacer les contreplaqués. En Europe, il existe cinq classes selon le type d'utilisation : 1, 2, 3, 4 et 5, la 3 étant la classe la plus utilisée. Monocouches ou composées de trois couches ces panneaux ont la particularité d'avoir une bonne résistance mécanique (supérieure à celle des panneaux de particules) due à l'orientation des lamelles. Ils sont esthétiques et leur coût est modéré. Ils sont utilisés pour la stabilisation des charpentes de maisons en bois, les revêtements de sol, de mur, de sous-toiture, de l'emballage, certains mobiliers...
- Les panneaux en contreplaqué : ils sont constitués de plusieurs feuilles de placage déroulées issues des résineux, de l'okoumé, du peuplier, du hêtre, du teck... épaisses de 0,8 à 4 millimètres, collées les unes sur les autres en croisant le sens du fil du bois. Le contreplaqué a une grande résistance mécanique. Il est très souple et léger. Il s'utilise pour tous murs, planchers, supports de toiture, charpentes composites, poutres, pour les meubles, comptoirs, stands, habillages droits ou cintrés, décoration, mais aussi en emballage, en construction navale, coffrage, etc.
 - Les panneaux à fibres ou le MDF (Medium Density Fiberboard) : le MDF, appelé aussi médium, est fabriqué à partir de fibres de bois et d'un liant synthétique. Il est esthétique et polyvalent (ignifugé, hydrofuge, cintré, laqué ou mélaminé). Il est très résistant et facile à travailler, ce qui en fait un matériau trés utilisé et de plus en plus répandu. Il peut être utilisé aisément dans l'aménagement et la décoration intérieure.
- Les panneaux de particules : fabriqués soit à partir de particules ou de copeaux de bois ronds (petits bois, branches, grumes déclassées), soit par récupération de copeaux ou particules des industries travaillant le bois, à l'aide d'un liant organique ou minéral. Utilisés soit dans la construction ou dans l'ameublement, ils sont faciles à utiliser et économiques.
Bref, les panneaux de bois sont partout et présentent de multiples avantages, mais leur réputation a été très fortement compromise ces dernières années. Le problème, c'est que la fabrication d'un panneau à base de particules de bois ne peut se faire sans un agent liant, souvent synthétique. Or, les colles, à forte concentration, sont toxiques : elles émettent de fortes doses de composés organiques volatiles (COV), notamment le formaldehyde qui, en concentration importante, irrite gorge et yeux, provoquant des bronchites chroniques. Alertés par les associations de consommateurs et les autorités, les industriels ont fait de réels efforts : emploi de colles moins toxiques, utilisation de liants naturels, diminution des doses... Néanmoins, avant d'acheter un panneau en bois "non polluant", il est conseillé de bien se documenter. Les différentes marques dites "écologiques" ou "durables" ne sont pas toujours justifiées... 

Le bois de construction

Maison en bois.

En France, le marché potentiel des maisons à ossature bois est estimé à 20 000 constructions par an. Les maisons en bois sont donc en train de faire une percée, timide mais remarquée, dans le paysage français. Mais elles ne représentent qu'une faible part du marché (soit 4 %). Ailleurs, les maisons en bois connaissent un véritable engouement : 30 % en Allemagne, 60 % en Scandinavie et 90 % aux Etats-Unis et au Canada. Pourtant, depuis les années 90, les maisons en bois intéressent de plus en plus les Français. A la recherche d'originalité et de plus espace, ils aspirent à un mode de vie plus économique et, pourquoi pas, plus respectueux de l'environnement. Or, les maisons construites en bois répondent parfaitement à ces nouvelles exigences :
- souple et léger (5 fois plus que le béton), le bois est facile à transporter, ce qui va permettre une construction sur n'importe quel terrain (peu accessible ou instable)
- le bois est un matériau de proximité : il est possible de recourir à des essences locales
- la maison en bois est modulable, ce qui permet de faire évoluer les espaces au gré de ses envies et de ses besoins (aménagement, agrandissement, étalement de ses dépenses, etc.) ; de ce fait, elle est unique
- la production de bois de construction consomme largement moins d'énergie que le béton (4 fois moins), l'acier (60 fois moins) ou l'aluminium (130 fois moins)
- la transformation du bois engendre très peu de pollution de l'eau, de l'air et du sol
- habiter une maison en bois permets de bénéficier d'une très bonne isolation thermique (30 % d'économies de chauffage par rapport aux constructions en béton) et d'une bonne isolation phonique, malgré la faible épaisseur des murs
- le chantier de construction d'une maison en bois occasionne peut de nuisances sonores
- la construction en bois participe activement à la réduction des gaz à effet de serre (gestion durable des forêts, stockage de CO2 dans le bois)

Quelques idées reçues sur la construction en bois


- En cas d'incendie, une maison en bois brûle plus vite : Non. Le bois ne brûle pas plus vite que le béton ou l'acier. Bien au contraire, le bois conserve plus longtemps sa résistance mécanique et ne dégage pas de gaz toxiques.
- La construction en bois coûte plus chère : Oui et non. Cela dépend de l'essence choisie. En revanche, la construction d'une maison en bois permet de faire de grandes économies sur la durée du chantier (plus courte) et sur l'énergie plus tard.
- L'entretien du bois est contraignant : Non. Aujourd'hui, les maisons construites par des professionnels, avec des procédés adaptés conservent leur aspect durablement et ne nécessitent un nettoyage que tous les 10-15 ans.
- Le bois doit être traité contre les insectes xylophages et les champignons : Oui et non. Certaines essences (chêne, châtaigner) riches en principes actifs fongicides et insecticides naturels n’ont pas besoins de traitement. Les bois secs et protégés contre l'humidité n'ont nullement besoin de traitement puisque les insectes et, surtout, les champignons n'attaquent que les bois humides. Par contre, pour les bois exposés à l'humidité, un traitement sera nécessaire au préalable.


La production du bois en France



La filière bois-forêt


Outre la production du bois d'œuvre, les forêts assurent d’autres fonctions : écologiques (maintien de la biodiversité, protection des sols, amélioration de la qualité des eaux, lutte contre le réchauffement climatique, etc.) et sociales (loisirs, tourisme, détente, etc.). La grande diversité des forêts françaises a permis de mettre en place une importante filière bois et de bien se placer sur le marché mondial drainant ainsi un poids économique de plusieurs milliards d'euros (soit un chiffre d'affaires annuel de 60 milliards d'euros). La filière bois emploie 500 000 personnes en France (exploitation forestière, industrie du bois et commerce du bois). La France est un acteur important dans le commerce du bois : 9e consommateur mondial de bois, 6e pays importateur et le 7e exportateur de produits forestiers.

Source : Ministère de l'Agriculture et de la Pêche
 

Les différents métiers de la filière bois


- L'exploitation forestière est assurée par les ingénieurs ou les techniciens forestiers, les pépiniéristes, les exploitants forestiers, les bûcherons, les conducteurs d'engin... L'exploitation forestière assure la récolte des arbres, mais aussi l'entretien et le remplacement des vieux arbres
- La première transformation du bois (modification du bois sous forme de bois sciés, lamellés collés, panneaux, pièces aboutées) est assurée par les responsables à grumes, les conducteurs de scie, les techniciens de papetier, les négociants en bois de chauffage...
- La deuxième transformation du bois est assurée par les ébénistes, les sculpteurs, les charpentiers, les architectes, les menuisiers, les techniciens de bureau d'études...

La production du bois


L’essentiel du bois d’œuvre provient des forêts (soit 60 à 70 % du volume), le reste provenant d’arbres de haies ou d’alignements.

Les forêts françaises en chiffre


- Surface : 15,5 millions d’hectares de forêt, soit 28,2 % du territoire (le double depuis 1827, avec une croissance d’un million d’hectares pour ces vingt dernières années) (voir le site Internet de l'IFN (Institut forestier national : http://www.ifn.fr). La France se classe en quatrième position en terme de surface boisée (soit 10 % de la surface boisée européenne) derrière la Suède, la Finlande et l'Espagne.
- Les régions les plus boisées en France : L'Aquitaine avec 43 % de surface boisée, la Franche-Comté avec 42,4 %, Provence-Alpes Côte d'Azur avec 42,3 % et l'Alsace avec 38 %.
- La gestion des forêts : Les trois-quarts des forêts sont privées (soit 11 millions d'hectares de la surface totale gérées par 3,8 millions de propriétaires), 10 % sont des forêts domaniales, propriétés privées de l'Etat et 16 % appartiennent aux collectivités locales (principalement aux communes mais aussi aux départements et aux régions). Ces forêts publiques sont gérées par l'ONF (Office nationale des forêts : http://www.onf.fr). Mais dans tous les cas, privées ou publiques, les forêts sont soumises à une réglementation qui fixe des objectifs à atteindre : production du bois, protection des sols, de la faune et de la flore, respect des paysages, accueil du public, etc. C'est la gestion durable des forêts.
Les essences forestières : En raison de la diversité climatique, typographique et géologique, la France possède des forêts riches et variées : 136 espèces forestières, dont 24 sont les plus représentatives, classées en deux grands groupes : les feuillus (76 espèces) avec 63 % de la surface boisée et les résineux (60 espèces) avec 37 % de la surface boisée.

La France est la 2e puissance européenne, derrière l’Allemagne, en matière de volume de production de bois sur pied : 2,37 milliards de m3 (dont 3,4 milliards m3 pour l’Allemagne). Annuellement, ce volume s’accroît de 87 millions de m3. Pourtant, chaque année, la France ne prélève 53 millions de m3 de bois, la récolte, est donc largement inférieure à la production biologique de la forêt (au plus 60 %).
Sur le total de la récolte 12 millions de m3 sont destinés au bois d’œuvre (sciage), 10 à 12 millions m3 au bois d’industrie (copeaux) et 30 à 40 millions de m3 au bois énergie (chauffage).


Le choix du bois



Le choix d’un bois local


Le choix d’un bois produit localement permet :
  • de limiter les transports de longues distances réduisant ainsi le bilan énergétique et les rejets de gaz à effet de serre
  • de contribuer au développement local (emploi)
  • de favoriser la gestion durable des forêts françaises
  • de consommer le bois produit par les forêts françaises. Pour les feuillus, la France est le premier producteur européen de chêne, sessile ou pédonculé (30,3 % de surface productive), de hêtre (21,3 %) et de peuplier. Pourtant, malgré l’importance des feuillus, la récolte des résineux est beaucoup plus importante et notamment les pins sylvestre (8,3 %) et maritime (4,7 %), l’épicéa commun (5,0 %), le sapin (7,4 %) et le douglas.
  • Liste des essences locales


    Pour bien choisir son bois, comprendre les classes de bois


    Parce qu’il est composé de matières organiques, le bois constitue un aliment pour les insectes à larves xylophages, les champignons lignivores et les termites. On appelle « durabilité naturelle » (norme NF EN 350) la capacité d’un bois à résister aux agents de destruction biologiques (insectes et champignons). Cette durabilité varie selon les essences et l’humidité contenue dans le bois.
    Pour faire le lien entre la durabilité d’un bois et son utilisation, il existe cinq classes d’emploi (norme NF en 335-1) qui permettent d’évaluer les risques auxquels le bois va être exposé. Les risques d’attaque biologique sont en fonction de la localisation et de l’exposition du bois. Connaître la classe d’emploi permet de déterminer l’essence durable à utiliser ou le traitement à mettre en œuvre.
    - La classe de durabilité naturelle définit la durabilité naturelle d'une essence, sa résistance intrinsèque (dureté, capacité d'absorption de l'eau ...) aux divers agents extérieurs (champignons, insectes...).
    La norme NF EN 350 2 donne des indications sur la durabilité naturelle de 130 essences de bois résineux et feuillus tempérés et tropicaux commercialisés en europe. Echelle de 1 à 5 de très durable à non durable
    1 - Très durable
    2 - Durable
    3 - Moyennement durable
    4 - Faiblement durable
    5 - Non durable
    En cas de durabilité naturelle insuffisante d'une essence par rapport à l'emploi prévu (ex : bois épicea pour clôtures extérieures) le recours au traitement améliore la durabilité, on parle alors de durabilité conférée.

    Exemple de durabilité naturelle


    Le teck se positionne dans la classe de durabilité 1, 2 ou 3, soit de très durable à moyennement durable (selon son origine et son mode de culture). En revanche, le sapin est très faiblement durable (classe 4) à l’état naturel mais une fois traité il devient un bois "très durable" (classe 1)

    - La classe de risque définit l’exposition à laquelle sera soumis le bois dans son futur environnement. La norme NF EN 335-2 définit ces risques en 5 classes. Echelle de 1 à 5 de l’environnement le moins exposé vers le plus exposé.
    Classe 1 : Bois placé en intérieur, toujours à l’abri des intempéries (parquets, meubles). Humidité du bois toujours inférieure à 20 %.
    Classe 2 : Bois placé en intérieur ou en extérieur sous abri pouvant être exposé temporairement aux intempéries, notamment durant le chantier (charpentes, éléments de toiture). Humidité du bois occasionnellement supérieure à 20 %.
    Classe 3 : Bois placé en extérieur, soumis à des alternances rapides d’humidité et de séchage (menuiseries, revêtements extérieurs). Humidité du bois fréquemment supérieure à 20 %.
    Classe 4 : Bois placé en extérieur et soumis à l’humidité fréquente ou permanente, contact avec le sol, bois immergés dans l’eau douce (clôtures, poteaux). Humidité du bois toujours supérieure à 20 %
    Classe 5 : Bois en contact permanent avec l’eau de mer (jetées, pontons).

    D’une manière générale, les champignons appelés pourritures et échauffures se développent quand le bois contient plus de 20 % d’humidité : un bois sec sera alors protégé de ces attaques et de celles des insectes.

    Forêt primaire : une forêt primaire, est une forêt intacte, qui n’est pas exploitée, ni fragmentée et ni influencée par l’homme

    Le choix d’un bois exotique


    Si consommer du bois issu des forêts françaises semble plutôt positif, consommer du bois issu des forêts tropicales l’est beaucoup moins ! Parce que l’exploitation forestière en zone tropicale a souvent lieu dans des forêts primaires à la fois riches en biodiversité et fragiles. Les populations locales en dépendent fortement.
    Parquet en merbau.
    Mais ces forêts ne sont pas gérées et elles sont menacées d’extinction. On estime que toutes les douze heures, une superficie équivalente à celle de Paris disparaît.
    La France est l’un des premiers importateurs européens de bois tropical (merbau, teck, acajou, albachi…). Un quart de ce bois est utilisé par les marchés publics et notamment dans le secteur de la construction (menuiserie : fenêtres, parquets). Nombreux sont les consommateurs qui achètent du bois tropical transformé en parquets, meubles ou mobilier de jardin. Les bois tropicaux sont souvent utilisés en raison de leur durabilité naturelle pour des utilisations extérieures ou en milieu humide : plancher de piscine en ipé, fenêtre en moabi, bardage en azobé ou encore table de jardin en teck sont devenus de plus en plus courants.


    Le choix d’un bois écocertifié


    Attention, privilégier l’achat de bois produit localement ne veut pas dire pour autant boycotter les bois tropicaux, car certaines associations aident efficacement les populations locales dans la mise en place de forêts communautaires. Elles permettent ainsi aux populations de vivre du commerce du bois. Pour garantir au consommateur que le bois qu’il achète ne contribue pas à la déforestation, deux labels se sont développés ces dernières années : le FSC et le PEFC.
    Ils s’appuient sur une démarche volontaire du producteur forestier, sur la gestion durable et progressive des forêts avec un système de contrôle externe.

    Le label FSC
    Pour tenter d’enrayer la destruction des forêts tropicales, l’écocertification est née après le Sommet de la Terre de Rio, en 1992. Elle est soutenue par les principales organisations non gouvernementales (ONG) (WWF, Greenpeace, et certains membres des Amis de la Terre). Le FSC, pour Forest Stewardship Council ou, en français, « Conseil de bonne gestion forestière », offre aux consommateurs la garantie que le bois utilisé dans la fabrication du produit provient d’une forêt gérée durablement (au niveau environnemental, social et économique). Les principes et  les critères du FSC s’appliquent à toutes les forêts de la planète : tropicales, tempérées et boréales, qu’elles soient anciennes (primaires) ou de plantation (secondaires).

    Le label PEFC
    Créé en 1998, à l’initiative des propriétaires forestiers de six pays européens (Allemagne, Autriche, Finlande, France, Norvège et Suède), la marque PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) garantit que le matériau bois est issu de forêts gérées durablement selon les règles définies par les associations régionales. Le PEFC est beaucoup moins exigent et moins onéreux que le FSC.

    Attention au bois illégal


    En 2007, le WWF estimait qu’encore un quart de la consommation de bois exotique en France ne répondait pas aux exigences environnementales ou sociales. 39 % des bois vendus en France et issus des forêts africaines étaient d’origine illégale. Certaines enseignes vendaient des matériaux en bois (escalier, parquet…) avec un étiquetage très peu explicite sur la provenance des essences. L’année 2007 affichait un triste chiffre : seulement 13 % des produits en bois possédaient le label FSC. La disponibilité de bois certifié étant encore aujourd’hui très faible, la seule possibilité pour le consommateur de faire un bon choix est de consulter sur Internet les listes des différences enseignes revendeurs de mobilier ou autres produits en bois labellisés : www.wwf.be ou encore le site de la certification FSC : www.fsc.org.


    Sites Internet



    FSC
    www.fsc.org et http://fsc.wwf.be

    PEFC
    www.pefc.org et www.pefc.be

    Les Amis de la Terre – Le label FSC
    http://www.amisdelaterre.org/Le-label-FSC-la-necessite-d-une.html

    Le bois et ses usages en construction et aménagement
    http://www.bois.com/

    Office national des forêts – La filière bois
    http://www.onf.fr/filierebois/index.php

    Le site en bois
    http://www.site-en-bois.net/fr/accueil.phtml

    France bois forêt
    http://www.franceboisforet.fr/spip.php?rubrique1

    Ministère de l’agriculture et de la pêche : Forêt - Bois
    http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/foret-bois

    Le marché du bois en France : situation actuelle et perspectives d’avenir (Direction générale de la forêt et des affaires rurales. Sous-direction de la forêt et du bois, septembre 2006) (document PDF)
    http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/bois_marche_comite_0906.pdf

    Le bois en chiffre – Edition 2004 (Ministère de l’économie, des finances et des industries) (document PDF)
    http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/dossiers/sect/pdf/bois2004.pdf

    Inventaire forestier français (IFN)
    http://www.ifn.fr/spip/rubrique.php3?id_rubrique=149

    Le comité national pour le développement du bois
    http://www.cndb.org/ ou http://www.cndb.org/pdf/DP_Etude_Caron.pdf (pour le marché du bois en 2006)

    Construire en bois, naturellement !
    http://www.maisons-bois.org/