L'assainissement non collectif

Avril 2008

Décembre 2009


Nouveau dossier : Assainissement non collectif : quoi de neuf ?

On estime qu’environ 80 % des installations d’assainissement non collectif ne respectent pas les normes. La nouvelle loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 prévoit que ces installations soient contrôlées et réhabilitées au 1er janvier 2013. A cette date, tout vendeur de bien devra être en mesure de justifier du bon fonctionnement de son installation.
Des contrariétés pour certains, mais aussi un progrès dans la lutte contre les pollutions diffuses au bénéfice de tous.

Qu’est-ce que l’assainissement non collectif ?


Appelé aussi assainissement autonome, cela désigne tout dispositif individuel de traitement des eaux domestiques. Les habitations qui ne sont pas desservies par un réseau de collecte des eaux usées (égouts) doivent traiter sur place leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel.

Quels sont les effluents rejetés par une habitation ?


Il existe deux types d’eaux usées domestiques :
  • Les eaux grises : lavabos, cuisine, lave-linge, douche, etc.
  • Les eaux vannes : eaux des toilettes.

  • Pollution engendrée par une personne consommant 150 à 200 litres d’eau par jour

    Pourquoi traiter ces eaux usées ?


    Ces eaux usées sont très polluées et peuvent engendrer des nuisances environnementales et des risques sanitaires. Les eaux vannes sont à elles seules responsables de 60 % de la pollution à traiter. L’assainissement élimine ces risques et permet de sauvegarder la qualité du milieu naturel.

    A savoir


    Les eaux pluviales sont les eaux de toitures ou les eaux de ruissellement si le sol est imperméabilisé.
    Elles subissent de grandes variations de débit. C’est pourquoi leur raccordement à un dispositif d’assainissement autonome provoquerait le dysfonctionnement du système. Par conséquent, elles ne doivent jamais être rejetées dans la filière d’assainissement autonome. Elles seront donc collectées vers des réseaux d’eaux pluviales ou infiltrées directement dans le sol.

    Comment fonctionne ce système et quelles sont les techniques classiques ?


    Voir le Connaître pour Agir n°25 "L’assainissement non collectif"

    Quelles sont les distances à respecter lors de l’installation ?


  • Distance minimale de l’habitation ou future habitation : 5 m.
  • Distance aux limites de propriétés : 3 m.
  • Distance aux arbres ou arbustes : 3 m.
  • Distance aux sources, puits et captages destinés l’alimentation humaine : 35 m.

  • Distances à respecter lors de l’implantation d’un ANC

    Que dit la loi ?


    En France, l’assainissement non collectif représente 5,1 millions d’installations dont la fonction est de traiter les eaux usées de plus de 11 millions de français logeant en zone d’habitat dispersé. Mal conçues ou mal exploitées, ces installations peuvent être à l’origine de graves problèmes environnementaux et sanitaires. Pour pallier ces risques, la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 avait confié aux communes de nouvelles compétences dans le domaine de l’assainissement non collectif. Parmi celles-ci figurait la réalisation d’un zonage entre zones d’assainissement non collectif et, pour ce dernier cas, la mise en place avant le 1er janvier 2006, d’un Service public d’assainissement non collectif (SPANC) financé par une redevance et comprenant obligatoirement le contrôle des installations et, à titre facultatif leur entretien. Au 1er janvier 2007, le bilan était très médiocre puisque seulement 50 % des communes avaient mis en place un SPANC, laissant hors de tout contrôle de très nombreuses installations d’assainissement non collectif. Pour remédier à cette situation, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques votée le 30 décembre 2006 impose de nouvelles contraintes. Elle obligera les propriétaires d’habitations non raccordées à un réseau de collecte des eaux usées à entretenir leurs installations d’assainissement non collectif et à les mettre en conformité d’ici 2012. Elle maintient, au titre des compétences obligatoires des communes, le contrôle des installations, soit par une vérification de la conception et de l’exécution des installations récentes, soit par un diagnostic de bon fonctionnement et des entretiens pour les installations anciennes. Pour ceci, l’ensemble des installations devra avoir été contrôlé avant l’échéance fixée à la fin 2012. Enfin, la loi impose à compter du 1er janvier 2013 à tout vendeur de bien de justifier du bon fonctionnement de son installation.

    Le zonage qu’est-ce que c’est ?


    Le zonage est réalisé par les communes, il consiste à dresser une carte distinguant l’assainissement collectif et l’assainissement non collectif. Les communes doivent délimiter, après une enquête publique :
  • Les zones "assainissement collectif" : la commune est tenue d’assurer la collecte des eaux usées domestiques, leur stockage, leur épuration avant rejet ou réutilisation.
  • Les zones "assainissement non collectif" : la commune est tenue d’assurer le contrôle des installations.  L’entretien, les travaux de réalisation et de réhabilitation sont à la charge du propriétaire.
  • Les zones où des mesures doivent être prises pour limiter l’imperméabilisation des sols et pour assurer la maîtrise du débit et de l’écoulement des eaux pluviales et de ruissellement.

  • Ce zonage doit tenir compte de la concentration de la population et des activités économiques. Si la charge brute de pollution organique dépasse 120 kg par jour, les communes doivent alors s’équiper, pour la partie d’agglomération concernée, d’un système de collecte des eaux usées.

    Exemple de zonage

    Qu’est-ce qu’un SPANC ?


    Le Service public d’assainissement non collectif a été créé par les collectivités locales suite à la loi sur l’eau du 3 janvier 1992. Il est chargé de contrôler les installations d’assainissement non collectif des particuliers. Si vous faites construire, le SPANC émet un avis sur votre projet d’assainissement et réalise le contrôle avant le remblaiement. Pour une habitation existante, le SPANC réalise un contrôle et donne le diagnostic qui permet de savoir si votre installation est bien en accord avec la loi. A défaut, vous devrez faire les travaux et ceux-ci resteront à votre charge. Dans les deux cas, vous serez dans l’obligation de payer une redevance pour ces contrôles. Puis le SPANC vérifiera ensuite l’état et l’entretien de votre installation tous les 4 à 8 ans.

    Les SPANC en Seine-Maritime


  • L’Agglo de Rouen a été la première collectivité locale française à mettre en place un SPANC, le 1er janvier 1995.
  • Au 1er janvier 2006, on estimait que 97 % des communes de Seine-Maritime disposaient d’un SPANC. Sur plus de 41 000 installations d’ANC, 50 % avaient déjà été contrôlées à cette même date.


  • Résultats des contrôles en Seine-Maritime

    Votre rapport de visite est-il conforme ou pas conforme ? Trois solutions :
    R : conforme.
    NR : non conforme sans risque sanitaire et sans risques pour l’environnement.
    NC : non conforme avec des risques sanitaires et environnementaux.

    Quel est le coût de ces contrôles ?


    D’après le service de la Direction de l’assainissement de l’Agglo de Rouen, les montants de ces contrôles sont fixés comme suit :
    Contrôle pour une habitation en construction  : 150 € TTC.
    Contrôle d'une installation existante :
    Propriétaire-occupant : 121 € TTC
    Habitation en location : 42 € TTC pour le propriétaire de l’habitation et 79 € TTC pour le locataire.
    Ce contrôle est effectué tous les 4 ans dans le périmètre de l’Agglo de Rouen.
    Bien évidemment, ces chiffres sont donnés à titre indicatif et varient partout en France.

    Quelles sont les aides financières possibles ?


      L’Agence de l’eau Seine-Normandie ne subventionne pas les particuliers de notre région pour l’assainissement non collectif.
    Certaines communes peuvent participer au financement de ces installations mais il faut prendre contact avec votre mairie. L’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat propose des aides selon les revenus du foyer.

    Quels sont les paramètres à prendre en compte pour bien choisir son installation d’assainissement non collectif ?


    Toute installation d’assainissement non collectif doit être adaptée aux caractéristiques de l’habitation qu’elle dessert et au terrain sur lequel elle est implantée. C’est pourquoi une étude de conception est souvent nécessaire pour justifier du bon choix et du dimensionnement de la filière de traitement des eaux usées retenues et de son adaptation sur le terrain et à l’habitation qu’il supporte.

    L’étude de conception 


    Egalement appelée "étude de faisabilité", elle est effectuée par un bureau d’études spécialisé. Elle permet de déterminer les caractéristiques topographiques, hydrographiques et urbanistiques nécessaires pour apprécier la sensibilité milieu dans la zone du projet d’aménagement et les contraintes liées à la réalisation. Une étude pédologique détermine l’aptitude ou non du terrain à ce type d’installation. Les principaux documents à fournir sont : un plan de situation au 1/25 000, un relevé cadastral, un plan d’implantation de la maison sur le terrain et le plan des pièces de l’habitation. Le coût de cette étude varie de 350 à 400 € pour une maison individuelle (2007).

    Définitions


    Topographie : art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles sur le terrain, qu’ils soient naturels (relief) ou artificiels (bâtiments, routes, etc.).
    Hydrographie : désigne l’étude et la description de l’ensemble des cours d’eau d’une région donnée, organisés en bassins hydrographique (ou bassin versant).
    Urbanisme : étude des méthodes ou techniques permettant d’adapter l’habitat d’une ville ou d’un territoire.
    Pédologie : science qui étudie la formation et l’évolution des sols.

    Les bureaux d’études et sociétés en Haute-Normandie*

    Coordonnées des structures régionales

    Missions

    AES CONSEIL
    BP 5 – 27400 LA HAYE MALHERBE
    Tél. : 02 32 25 14 35
    Fax : 02 32 25 14 35
    E-mail : pascal.bordeau2@wanadoo.fr
    Compétences en matière d’aptitude des sols d’assainissement autonome.
    AQUA GEOL
    503, rue du Château - 76730 AUPPEGARD
    Tél. : 02 35 40 05 74 / 06 81 83 89 55
    Fax : 02 35 04 13 68
    Etudes de sol, détermination de filières d’assainissement individuel, hydrologie, ruissellement, érosion, étude de gestion des eaux pluviales à la parcelle et au lotissement, risque inondation lotissement (étude hydrologique).
    BACHELET-BONNEFOND
    12, rue de l’Ancienne Mare
    BP 45 – 76144 LE PETIT QUEVILLY Cedex
    Tél. Responsable commercial : 06 09 76 58 89
    Commercial (27) : 06 46 32 43 73
    Commercial (76) : 06 46 43 74 57
    Maintenance des réseaux d’assainissement et vidange des fosses septiques.
    CONCEPT ENVIRONNEMENT
    ZAC de la Forêt - Rue Henri Becquerel – BP 200
    27092 EVREUX Cedex 9
    Tél. : 02 32 28 78 90
    Fax : 02 32 28 78 91
    E-mail : concept.environnement@wanadoo.fr
    Site : http://www.perso.wanadoo.fr/concept.environnement
    Assainissement : schémas directeurs et zonage d’assainissement, études milieu naturel, assainissement non collectif (avant-projets détaillés, dossiers de consultation des entreprises, suivi et réception des travaux), assistance à maîtrise d’ouvrage pour la création de services publics d’assainissement non collectif.
    G2C ENVIRONNEMENT
    4, rue des Compagnons – 27100 VAL-DE-REUIL
    Tél. : 02 32 61 21 18
    Fax : 02 32 61 22 80
    E-mail : nord@g2c.fr
    Conseil et assistance technique aux collectivités locales pour la gestion durable de l’environnement et du patrimoine. Savoir-faire : ingénierie de l’environnement (eau potable, assainissement collectif et non collectif).
    GINGER ENVIRONNEMENT
    Parc d’activités de la Vatine – 21, rue Alfred Kastler – BP 314 – 76137 MONT-SAINT-AIGNAN Cedex
    Tél. : 02 35 12 36 45
    Fax : 02 35 12 32 09
    E-mail : rouen@ginger-env.com
    Site : http://www.gingergroupe.com
    Généraliste en environnement dont étude d’assainissement autonome.
    HIDRIK SARL
    Le Village aux Lucas – 8, rue de la Mairie – 27560 SAINT-JEAN-DE-LA-LEQUERAYE
    Tél. : 02 32 56 09 49
    E-mail : contact@hidrik.net
    Site : http://hidrik.net
    Spécialisé dans la gestion durable des eaux et proposant des solutions alternatives pour l’assainissement des effluents et la gestion des eaux pluviales. Etudes, conseils, formation et maîtrise d’œuvre dans les projets de phyto-épuration hydraulique douce, ruissellement, inondations et valorisation des eaux pluviales.
    SATER AGENCE DE NORMANDIE
    Rue du Vert Buisson – BP 87 – Saint-Léger-du-Bourg-Denis – 76162 DARNETAL Cedex
    Tél. : 02 35 08 06 17
    Fax : 02 32 12 03 55
    E-mail : sater76@freesurf.fr
    Site : http://www.sater.fr
    Assure toutes les missions contrôles liées à l’assainissement.
    SOCIETE D’ETUDES ET DE RECHERCHE POUR L’ASSAINISSEMENT (SERPA)
    Parc d’activités de la Forêt – Rue Henri Becquerel – BP 200 – 27092 EVREUX Cedex 9
    Tél. : 0810 107 208  (prix d'un appel local)
    Fax : 0820 200 449  (prix d'une communication normale)
    Site : http://www.serpa.fr
    Etudes de sol préalables à la définition de l’assainissement non collectif.
    VECTEUR SCAN ENVIRONNEMENT
    23 route de Louviers
    27930 NORMANVILLE
    Tél. : 02 32 62 21 20
    Fax : 02 32 62 21 21
    Site : http://www.v-scan.fr
    Savoir-faire reconnu dans le domaine d'études hydrauliques (bassin-versant, rivière, assainissement) et dossiers loi sur l'eau).
    * liste non exhaustive donnée à titre purement indicatif.

    Petit rappel des systèmes classiques


    Les systèmes de traitement des eaux usées domestiques sont constitués de trois éléments :
  • Un dispositif de collecte et de prétraitement : les eaux usées sont collectées dans une fosse toutes eaux ou fosse septique toutes eaux puis débarrassées des matières solides et graisses, ce qui permet d’éviter un éventuel colmatage du système. En sortie de cette fosse environ 30 % des éléments polluants ont disparu mais l’eau est encore polluée, c’est pourquoi elle doit encore être épurée.
  • Un dispositif d’épuration : un réseau de drains de 10 cm de diamètre au minimum est disposé près de la surface du sol (50 cm de profondeur) et assure la répartition des eaux dans le massif épurateur. L’ensemble couvre 100 à 200 m² de terrain, en fonction des caractéristiques du sol.
  • Un dispositif d’évacuation des eaux épurées, en général, le sol. Le sol grâce aux microorganismes qu’il héberge est un épurateur qui possède les capacités pour achever le traitement commencé. D’où l’importance de connaître la texture et la perméabilité de celui-ci. Les sols sur limon, très fréquents sur les plateaux de la Haute-Normandie, sont suffisamment perméables pour assurer une bonne infiltration des eaux épurées.

  • Quelques exemples de systèmes classiques


  • Epandage souterrain : permet aux eaux usées prétraitées de traverser un lit de graviers avant d’aboutir dans le sol. Ce système est le plus classique.
  • Lit filtrant vertical non drainé : permet aux eaux usées de s’infiltrer dans une couche de sable siliceux avant leur dispersion dans le sol. A mettre en place si le sol est insuffisamment ou trop perméable.
    Dimensionnement utile :
    - habitation jusqu’à 5 pièces : 25 m² ;
    - habitation de 6 pièces : 30 m² ;
    - pièce supplémentaire : + 5 m².
  • Lit filtrant vertical drainé : permet aux eaux usées prétraitées d’être épurées grâce à une couche de sable avant d’être dirigées vers un exutoire (cours d’eau, fossé). A mettre en place si le sol a une faible perméabilité, les eaux usées pourraient, dans ce cas, contaminer les eaux souterraines.
    Dimensionnement utile : idem que pour le lit filtrant vertical non drainé.
  • Tertre d’infiltration : permet aux eaux usées prétraitées de s’infiltrer dans une couche de sable surélevée qui assurera leur épuration avant dispersion dans le sous-sol. A mettre en place si il y a une nappe phréatique proche.
    Dimensionnement utile au sommet : idem que pour les 2 exemples précédents.
  • Lit filtrant horizontal drainé : permet aux eaux usées prétraitées d’être épurées grâce à une succession de couches de matériaux (sable et graviers) avant d’être dirigées vers un exutoire. A mettre en place si le sol a une faible perméabilité, les eaux usées pourraient dans ce cas contaminer les eaux souterraines.
    Dimensionnement utile de la largeur du front de répartition :
    - habitation jusqu’à 4 pièces : 6 m ;
    - habitation de 5 pièces : 8 m ;
    - pièce supplémentaire : + 1 m.

  • Comment se calcule le volume d’une fosse toutes eaux ?


      Ce volume se calcule en fonction du nombre de pièce de l’habitation avec un minimum de 3 m3, soit 3 000 l, pour un logement de 5 pièces principales. Puis on ajoute 1 m3 par pièce supplémentaire.
    Nombre de pièces principales = nombre de chambres + 2.

    Exemple :
  • Habitation de 5 pièces : 3 m3 ou 3 000 l
  • Habitation de 6 pièces : 4 m3 ou 4 000 l
  • Habitation de 7 pièces : 5 m3 ou 5 000 l.

  • Les systèmes alternatifs


    Il existe des systèmes alternatifs qui fonctionnent parfaitement mais ne sont pas encore agréés par la législation française. Même si ils ne sont pas agréés, ils ne sont pas interdits non plus ! Si vous faites ce choix, il est important de faire une demande de dérogation auprès du maire de votre commune qui est le seul responsable de l’assainissement.

    L’arrêté du 6 mai 1996 fixant les prescriptions techniques applicables aux systèmes d’assainissement non collectif
  • définit les modalités du contrôle des installations d’assainissement non collectif exercé par les communes ;
  • informe sur le champ d’application des ouvrages concernés ;
  • définit 3 niveaux de contrôle : conception, réalisation et fonctionnement ;
  • précise l’accès aux propriétés et les liens avec le particulier.

  • Cet arrêté a été modifié le 24 décembre 2003.
  • Il précise l’utilisation du traitement par lit à massif de zéolite en complément d’un prétraitement classique par fosse toutes eaux. Une dérogation ne sera plus utile, la technique étant validée par loi.

  • Il faut préciser néanmoins que, pour les techniques alternatives, la loi va forcément évoluer d’ici les prochaines années au vu des objectifs à atteindre d’ici 2012 spécifiés par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006.

    Les toilettes sèches


    Pour limiter les rejets d’eaux usées, il est possible de supprimer la production des eaux vannes. C’est le principe des toilettes sèches qui remplace l’eau par de la sciure de bois. Les eaux usées ne contiennent plus que des eaux grises qu’il faudra traiter simplement.
    Il existe deux principes de fonctionnement pour ce système :
  • Les toilettes sèches à litière biomaîtrisée qui se compose de 2 seaux en inox (15 l environ) pour collecter les urines et les matières fécales, d’un encadrement bois autour de la lunette des toilettes et d’une réserve de sciure de bois. Le tout sera vidé deux fois par semaine dans votre compost.
    Il est indispensable d’avoir de bonnes notions de compostage.
  • Les toilettes scandinaves permettent de limiter les volumes et de sécher les matières fécales grâce à un sac de collecte associé aux toilettes et qui sera ramassé comme un déchet ménager classique. Ce système s’adresse surtout aux personnes ne disposant pas de jardin pour composter.
  • Voir aussi : Connaître pour agir n°39 : "Recycler les déchets de jardin"

    La phytoépuration


    Ce système consiste à utiliser le pouvoir épurateur des plantes. Les eaux usées circulent sur plusieurs niveaux de "lits plantés" de joncs, roseaux, bambous, iris d’eau, etc. Ces plantes consomment les composés polluants dissous dans l’eau (azote et phosphore), qui constituent pour elles des éléments nutritifs. Par ailleurs elles servent de supports à de nombreux micro-organismes (algues et bactéries) qui font le plus gros du travail d’épuration.
    Même si ce système d’épuration des eaux n’est pas encore homologué pour les particuliers, il l’est pour les collectivités ou les petits collectifs. C’est pourquoi il peut être judicieux de se regrouper avec un voisin ou plusieurs car le système sera plus facile à faire accepter.
    Voir aussi : Connaître pour agir n°26 "L’épuration des eaux usées par les plantes"

    Exemples d’installations françaises


     
    A Sérignan-Plage, les arbres font partie intégrante du système d’assainissement
    Principes de fonctionnement : le procédé consiste à récupérer les eaux usées dans une fosse toutes eaux ou septique et à alimenter les arbres par des drains d’évacuation perforés latéralement. Aujourd’hui, le camping est planté de 5 000 arbres principalement des saules et des tamaris adaptés au climat méditerranéen qui épurent chaque jour, les eaux de 5 000 campeurs. Ce système ne supprime pas les eaux vannes mais permet d’économiser 20 % d’eau qui sont utilisée pour l’arrosage.
    Activité : camping.
    Réalisation : Monsieur AMAT, propriétaire du camping. Le procédé baptisé GEOASSEV a conduit l’association Reevanver à recevoir le soutien du programme européen LIFE en 2002.
    Type d’installation : fosses toutes eaux et micro-irrigation.
    Surface utile : sur 28 hectares, 15 km de drains ont été installés.
    Equivalent habitant (EH) : 5 000.
    Date de mise en fonctionnement : depuis 1986.
    Coût : 5 000 arbres, 10 km de haies, les fosses septiques, les drains représentent un total hors taxes de 1 098 850 €.

    Procédé GEOASSEV

    A Mens, une association parfaite entre toilettes sèches et filtre planté
    Principes de fonctionnement : installation d’une cuve de 3 000 l et création de deux bassins plantés. Les eaux grises arrivent dans la fosse toutes eaux et partent ensuite vers un premier bassin enterré puis vers une mare.
    Activité : maison d’habitation.
    Réalisation : la fosse septique existante a été remplacée par une cuve de 3 000 l et deux bassins plantés de végétaux ont été installés pour récupérer les eaux grises. Des toilettes sèches ont été créées pour éliminer les eaux vannes. Cette installation est suivie techniquement par l’association Eau Vivante qui travaille avec la DDASS pour que ce type de système soit homologué car les résultats d’analyse des eaux sont largement supérieurs aux normes requises.
    Type d’installation : fosse toutes eaux, toilettes sèches et filtre par bassin planté.
    Surface utile : pas d’informations sur la surface utile.
    Date de mise en fonctionnement : 2002.
    Coût : 860 € HT pour la fosse septique, 1102 € HT pour le bassin et la mare plantés et environ 80 € pour le seau en inox de 15 litres.

    Premier exemple haut normand


    La ferme du Val de Bures
    Cette ferme fait partie du réseau des fermes de l’agriculture durable mis en place par l’association des Défis Ruraux. Ainsi, depuis plusieurs années, ces agriculteurs "pionniers" mettent en œuvre des pratiques respectueuses de l’environnement, socialement équitables et économiquement viables. En mai 2006, ils ont concrétisé, dans le cadre de la mise aux normes de leurs bâtiments d’élevage, leur projet d’assainissement "filtre à roseaux" afin de faire visiter cet aménagement au public et aux élus des collectivités. Ils ont fait appel à une entreprise alsacienne spécialisée dans cette technique de phytoépuration. Une fois l’étude de faisabilité réalisée et concluante et les aides financières obtenues, les travaux ont été effectués. Quatre bâtiments convergent vers le collecteur. L’équipement est composé de trois bassins contigus alimentés par une vanne. L’un d’entre eux comporte un substrat composé de rhizomes de six variétés de plantes choisies pour leur pouvoir épurateur et bactéricide. Pour compléter le dispositif, une mare témoin a été creusée en aval pour montrer que la vie reprend une fois que les effluents ont été traités par le filtre à roseaux. Dans la zone d’épandage, les propriétaires ont planté une oseraie d’une soixantaine de variétés, l’osier pompant ainsi l’eau.
    Premier bassin.
    Second bassin.
    Mare témoin.

    Contacts
    Monsieur Georges BAZIN – Route des Longs Vallons – Ferme du Val de Bures – 76680 BELLENCOMBRE – Tél. : 02 35 93 90 15 – Fax : 02 35 94 19 87 – E-mail : georgesbazin@orange.fr

    Pour l’installation du filtre à roseaux
    Atelier REEB – 13 quai des Bateliers – 67000 STRASBOURG – Tél. : 03 88 36 07 54 – Fax : 03 88 37 31 36 – E-mail : atelier.reeb@wanadoo.fr – Site : http://www.atelier-reeb.fr
    Phytoépuration : principe de fonctionnement
    http://hidrik.krid.info/modules/phytoepuration/

    Quelques plantes aquatiques épuratrices


    Roseau - Phragmites australis
    Jonc – Juncus effusus
    Massette à feuilles étroites – Typha angustifolia
    Massettes à larges feuilles – Typha latifolia Iris d’eau – Iris pseudacorus Reine des prés – Filipendula ulmaria
    Prêle d’hiver – Equisetum hyemale Epilobe hirsute – Epilobium hirsutum
    Carex à épis pendants - Carex pendula
     
    Menthe aquatique – Mentha aquatica Bambou  - Bambusa  

    Adresses utiles



    AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE
    Délégation régionale de Haute-Normandie
    Immeuble Camaïeu
    4, rue Grand Feu
    BP 1174
    76176 ROUEN Cedex
    Tél. : 02 35 63 61 30
    Site : http://www.eau-seine-normandie.fr

    AGENCE NATIONALE POUR L’AMELIORATION DE L’HABITAT (ANAH 76)
    Espace Champlain
    72, rue de Lessard
    76100 ROUEN
    Tél. : 02 32 18 10 35
    Fax : 02 32 18 10 32

    AGENCE NATIONALE POUR L’AMELIORATION DE L’HABITAT (ANAH 27)
    1, avenue du Maréchal-Foch
    27022 EVREUX Cedex
    Tel. : 02 32 29 60 34
    Fax : 02 32 29 61 91

    AGGLO. DE ROUEN
    Norwich House
    14 bis, avenue Pasteur
    BP 589
    76006 ROUEN Cedex 1
    Tél. : 02 35 52 68 10
    Fax : 02 35 63 38 69
    Site : http://www.agglo-de-rouen.fr

    AQUATIRIS – Réseau de bureaux d’études et d’installateurs
    Percotte
    35190 QUEBRIAC
    Tél. : 09 62 23 94 27
    Site : http://www.aquatiris.fr

    CENTRE DEPARTEMENTAL D’AMELIORATION DE L’HABITAT (CDAH 76)
    44, rue du Champs des Oiseaux
    76000 ROUEN
    Tél. : 02 32 08 13 00
    Fax : 02 35 15 99 75

    CENTRE DEPARTEMENTAL D’AMELIORATION DE L’HABITAT (CDAH 27)
    13, avenue du Château
    27000 EVEUX
    Tél. : 02 32 38 10 80
    Fax : 02 32 38 10 80

    SYNDICAT NATIONAL DES BUREAUX D’ETUDES EN ASSAINISSEMENT
    91, avenue de la République
    75540 PARIS Cedex 11
    Tél. : 01 48 06 80 81
    Fax : 01 48 06 43 42
    Site : http://www.fnsa-vanid.org/sitesynaba/synaba.html