L’agriculture biologique, une avancée pour la planète

Mai 2005
L'intérêt accru porté par les consommateurs aux questions de sécurité alimentaire et aux préoccupations environnementales a contribué au développement de l'agriculture biologique au cours de ces dernières années. Et aujourd’hui l’explosion du bio est bien là. Pour sa 6e édition, le printemps bio prend encore de l’ampleur. Au programme : portes ouvertes, animations, conférences, dégustations… dans toute la France, du 2 au 12 juin 2005. Les professionnels du bio se mettent en quatre pour faire partager leurs activités et faire goûter les saveurs naturelles de leurs produits, le tout dans une ambiance conviviale et authentique. Leurs message est clair : l’agriculture bio est une filière respectueuse de l'environnement, dynamique et contrôlée, et les produits sont diversifiés et de qualité.

L’agriculture biologique, c’est quoi ?



On a l’habitude de définir l’agriculture biologique par ce qu'elle n’utilise pas : engrais chimiques, pesticides de synthèse, désherbants, hormones, OGM... Il est évident que les producteurs "bio" respectent l'environnement, et évitent de polluer de quelque manière que ce soit. Mais cette approche demeure un raccourci rapide.
Avant tout, l’agriculture biologique se veut naturelle. Elle respecte les équilibres biologiques. Et en aucun cas ne veut troubler l’équilibre entre le sol, les plantes et les animaux.

L’incontournable : le sol

Compost (Photo : J.-P. Thorez / AREHN).


Le sol est considéré comme vivant, puisqu’il est peuplé de milliers d’organismes vivants (insectes, arthropodes, bactéries, champignons, etc.).
C’est l’activité biologique du sol qui permet avant tout la croissance de la végétation, entretenue par des apports de matière organique (fumiers, composts, engrais verts, etc). Les organismes du sol libèrent progressivement les éléments nutritifs nécessaires aux plantes. Cette fertilisation naturelle préserve la qualité et la fertilité du sol.
En agriculture conventionnelle, le sol est simplement considéré comme un support pour les plantes. D’ailleurs, les jusqu’au-boutistes vont jusqu’à pratiquer la culture hors-sol !

Qu’est ce qui explique l’avantage du bio sur l’agriculture conventionnelle ?



Humus : partie organique du sol. Elle se forme à partir de la transformation des déchets (résidus de récoltes, chaumes, engrais verts, feuilles, fumier, compost, etc.) sous l’action de l’air, de l’eau et des organismes vivant dans le sol. C’est un véritable garde-manger pour les plantes.
Ce type de culture enrichit le sol en augmentant sa teneur en matière organique. Cet humus fonctionne comme une éponge et retient l’eau qui s’infiltre sur un sol rendu poreux au lieu de ruisseler comme cela est le cas dans les cultures conventionnelles. En cas de sécheresse, l’eau est restituée et utilisée par les plantes. Les engrais chimiques fournissent directement de l’azote et autres éléments nutritifs aux plantes sans pour autant fournir de matières organiques au sol ce qui peut aboutir à la dégradation de ce dernier. Sans oublier que le surplus d’azote part directement dans le sous-sol, chargeant les nappes phréatiques en nitrates.


Les grands principes


Mélange céréalier. (Photo : J.-P. Thorez / AREHN)

Pour préserver la fertilité du sol, l’agriculture biologique diversifie au maximum les plantations (association de graminées et de légumineuses de préférence locales) et pratique la rotation des cultures. Elle utilise des moyens biologiques pour lutter contre les parasites et les maladies et limite aussi l’emploi d’intrants (engrais, pesticides, etc.).
C’est avant tout une agriculture fondée sur le recyclage : épandage du fumier, compost.
Pour un meilleur équilibre, les animaux font le plus souvent parti intégrante de l’exploitation. Ce sont principalement des races de terroir, mieux adaptées aux conditions climatiques et moins exigeantes. On veille tout particulièrement à leur bien-être : alimentation saine, élevage au grand air et, bien entendu, pas d’utilisation d’accélérateur de croissance.

L’agriculteur bio



Le "vrai" producteur bio est avant tout un paysan. Mais attention, ce n’est pas péjoratif ! Bien au contraire, innovations et recherches sont permanentes.
L’exploitation est de petite taille mais exige une main d’œuvre abondante. Elle intègre souvent des activités complémentaires : transformation à la ferme, vente directe… L’agriculteur bio s’inscrit véritablement dans un projet de société global : son engagement est politique au sens citoyen du terme et son action a une visée écologique et sociale. En fait, les pratiques de l’agriculture biologique sont en totale opposition avec la logique économique en recherche perpétuelle de bénéfice et de productivité. A compétition, elle répond coopération. Le producteur se veut proche du consommateur et favorise la vente directe au détriment de tous les intermédiaires. Il se veut autonome et indépendant et refuse de s’assujettir à une multinationale qui lui vendrait des pesticides et l’obligerait à produire tel ou tel céréales.

Une agriculture qui dérange



Pour l’industrie agroalimentaire, les fabricants d'engrais et de produits phytosanitaires, l’agriculture biologique n’a pas d’avenir puisque sa productivité est plus faible que son homologue conventionnel.
Plus subtil est l'aspect soi-disant non scientifique de sa démarche, qui serait un mélange de solutions dont l'efficacité n'est pas reconnue par la science. L'exemple le plus spectaculaire étant le respect des rythmes cosmiques pour les travaux agricoles.

Petit historique de l’agriculture biologique



Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’usage des engrais chimiques de synthèse se développe, augmentant considérablement les rendements. Cette innovation bouleverse les habitudes : plus besoin des rotations de cultures, ni de fumier dans les champs, ou encore d’animaux. Mieux, les exploitations se spécialisent - élevage ou agriculture - obtenant des rendements encore meilleurs.
Mais le revers de la médaille ne se fait pas longtemps attendre. Très rapidement, l’emploi non contrôlé des engrais entraîne des déséquilibres. Carences et maladies apparaissent, les terres se glacent, perdant leur perméabilité à l’air et à l’eau, le labour est de plus en plus profond diluant l’humus.

Les prémices de l’agriculture biologique


Dans les années 1920, trois principaux mouvements apparaissent en opposition à l’agriculture intensive. Ils se veulent éthiques et philosophiques (voire même spirituels) et contribuent largement à la naissance de l’agriculture biologique. Ils sont portés par des hommes de terrain, des agriculteurs ou des consommateurs remettant en question le matérialisme et l’industrialisation qui gagne l’agriculture. Prônant le maintien d’une agriculture paysanne, ils insistent sur l’importance du sol, l’observation et le respect des rythmes naturels.

Les 3 mouvements fondateurs



L’anthroposophie
A la veille de sa mort, en 1924, l’autrichien Rudolf Steiner jette les bases de l’agriculture biodynamique qui accorde une importance particulière aux forces telluriques et cosmiques. Il place l’agriculture à la base de toute société harmonieuse. Dans les années 30, ce mouvement fait des adeptes essentiellement dans les pays germanophones ou d’Europe du Nord. Par son approche novatrice de la nature, la biodynamie anticipe une perception de plus en plus répandue aujourd’hui : la Terre est un être vivant à part entière. L’avenir de la planète et celle de l’homme sont étroitement liés. Le mouvement est interdit par les nazis en 1940, sans doute sous la pression des firmes chimiques, ce qui ne l’empêche pas de se développer ultérieurement dans plusieurs pays, surtout en Europe du Nord.

L’agriculture organique
Né en Grande-Bretagne, après la Seconde Guerre mondiale, ce mouvement redonne à l’humus un rôle fondamental dans l’équilibre biologique et la fertilité des terres. Il se base sur les théories développés par Sir Albert Howard dans son Testament agricole écrit en 1940. Howard préconisait le retour à une agriculture paysanne autonome dont les protagonistes sont particulièrement attentifs aux phénomènes de la nature et vigilants à préserver l’humus des sols.

L’agriculture organo-biologique
Celui-ci s’inspire d’un courant apparu en Suisse dès 1930, sous l’impulsion d’un homme politique, H. Muller. Ses objectifs sont économiques et socio-politiques : autarcie des producteurs, circuits courts entre la production et la consommation… Les idées de ce mouvement se concrétisent vers les années 1960. C’est un médecin autrichien, Hans Peter Rusch, qui met au point cette méthode.

Les années 50/60 : les débuts en France


Les principes de l’agriculture biologique sont introduits en France, après la Seconde Guerre mondiale, par des consommateurs et des médecins inquiets des effets des aliments sur la santé humaine. Constatant l’augmentation de cancers et de maladies mentales, ils incriminent les produits chimiques utilisés en agriculture et la transformation industrielle des produits agricoles. Très rapidement, deux tendances se dessinent : un courant lié à des firmes commerciales qui approvisionnent les producteurs (la société Lemaire-Boucher) et un courant mettant l’accent sur le respect de la nature et l’équilibre entre l’alimentation et la santé qui s’étendra par la suite à tous les domaines d’action liés à l’écologie (l'association Nature et Progrès, fondée en 1964).

Les années 70 : structuration de l’agriculture biologique


A l'approche des années 70, le ton change. C'est l'émergence de nouveaux courants d'idées et de changements sociologiques importants, des mouvements contestataires et alternatifs. Le mouvement écologique moderne se développe, encouragé par le choc pétrolier de 1973 : c'est le "retour à la terre" et aux grandes idées communautaires. Les notions de cahier des charges, de garantie et de contrôle, afin d'assurer une qualité définie légalement pour le consommateur, se développent. En France, les agriculteurs biologiques se rassemblent au sein de syndicats professionnels, regroupés en fédérations telles que la FNAB (Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques). Les principales organisations nationales d'agriculture biologique dans le monde se regroupent au sein d'une fédération : l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements).c’est une étape décisive car elle favorise le rassemblement des différents mouvements au-delà des luttes idéologiques et des divergences techniques.

Les années 80/90 : reconnaissance de l’agriculture biologique par l’Etat


Un tournant majeur marque l’année 1980 : les pouvoirs publics français reconnaissent officiellement l’agriculture biologique. C’est le début de la structuration de la filière et de la mise en place d’une réglementation nationale.

Les années 90/2000 : reconnaissance du grand public


Déstabilisé part les scandales, comme celui de la vache folle, le consommateur des années 90/2000 est à la recherche de valeurs authentiques qui le rassurent. Il plébiscite les produits bio mais les agriculteurs bio français ne peuvent satisfaire la demande.

Le vrai et le faux du bio



"L'agriculture biologique ne peut pas exister au milieu de champs non bio"


Il faut bien commencer quelque part ! Et plus il y aura d’agriculteurs biologiques, plus les risques de retrouver des traces de pesticides dans les aliments bio par pollution passive diminueront.

De plus en plus de consom’acteurs


Les produits bio ont le vent en poupe. Mais manger bio, ne consiste pas simplement à remplacer les aliments habituels par des ingrédients issus de la culture biologique. Cela correspond à une démarche alimentaire de qualité. Elle n'a rien de triste et n'est pas nécessairement végétarienne. C'est toute une hygiène de vie et une recherche d'équilibre alimentaire qui privilégie la diversité, la fraîcheur, les aliments cuisinés "maison".

Manger bio : un réel bénéfice pour la santé ?


Ce point constitue un sujet très critiqué et très controversé notamment par les professionnels de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Après avoir analysé près de 300 publications scientifiques consacrées à des études comparatives entre les produits biologiques et les produits conventionnels, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) souligne, en juin 2003, la moindre teneur en nitrates et la quasi-absence de résidus de pesticides chimiques dans la première catégorie. Les produits bio contiennent en général plus de polyphénols et autres "microconstituants" protecteurs de la santé. La pomme de terre bio renferme davantage de vitamines C que son homologue conventionnelle, mais elle fait figure d’exception, aucune tendance générale se dessinant en la matière. Certains contaminants (métaux lourds, dioxines…) peuvent être présents dans les produits bio comme dans les autres, ce qui est logique car, circulant par la voie des airs, ils ne sélectionnent pas les endroits où ils se déposent.
En ce qui concerne la valeur nutritionnelle, "les nombreux facteurs de variation intervenant dans la composition chimique et la valeur nutritionnelle des aliments (variété, saison, climat, stade de maturité ou de développement, stockage, etc.) sont souvent plus important que l’impact des facteurs liés strictement au mode d’agriculture".
Ils sont plus nourrissant, notamment parce qu’ils n’ont pas été gonflé d’eau et concentrent aussi moins de nitrates ou de pesticides. La qualité de la chair animale est également meilleure car elle contient moins de graisse, l’animal n’étant pas gavé et ayant tout le loisirs de gambader au grand air.

Marché "bio". (Photo : J.-P. Thorez / AREHN)

Le bio c'est cher ?


On estime le prix moyen de vente des produits bio de 20 à 30 % au-dessus de la production courante. Pour le même volume produit, il faut davantage de surface qu’en agriculture conventionnelle. Les exploitations nécessitent plus de soins, d'attention, de temps et de main d'œuvre : la qualité a un coût. Par contre, si l’on prenait en compte dans le prix le coût de la dégradation de l’environnement, l’écart entre les tarifs se réduirait beaucoup.

L’assiette européenne : de plus en plus bio ?


La manière dont se fait le passage des produits de la ferme à l'assiette des consommateurs varie d'un pays européen à l'autre. En Allemagne, les magasins spécialisés ont contrôlé le marché pendant longtemps, avant de commencer à céder du terrain à la grande distribution. En Grande-Bretagne, au Danemark et en Suisse, la production s'est retrouvée très tôt concentrée dans les grandes surfaces. Et c'est dans les pays où les aliments biologiques sont vendus dans des supermarchés que le taux de croissance et la part du marché global de l'alimentation sont les plus élevés.

Et celle du français ?


La consommation des produits bio progresse en France mais reste encore freinée par des prix élevés. 44 % des Français ont consommé au moins un produits bio en 2004 (contre 37 % en 2003). Qu’est-ce qui motive nos achats ? La préservation de notre santé, suivie de la qualité et du goût. De plus en plus, la préservation de l’environnement est aussi mise en avant.
Les produits bio que l’on retrouve le plus fréquemment dans nos paniers : fruits et légumes, œufs, pain, suivis des produits laitiers et des volailles.

Distribution : des réseaux complémentaires


Inutile de traverser toute la ville pour trouver ses œufs ou son pain bio. Aujourd’hui, du marché au magasin spécialisé en passant par les grandes surfaces, on trouve des produits issus de l’agriculture biologiques un peu partout. Si les généralistes remportent la plus grosse part de marché en terme de volume, les spécialistes les devancent largement pour ce qui est de la largeur de gamme.
Aujourd’hui, on considère que la grande distribution représente environ 50 % des produits biologiques en France. Premier à prendre la vague bio, Monoprix lance dès 1993 la gamme Monoprix Bio, rapidement suivi par d’autres comme Auchan, devenu premier distributeur de viande bovine biologique en France. Carrefour bénéficie quant à lui de l’effet "boule bio". Lancé en 1991, ce pain devient rapidement la deuxième meilleure vente du rayon boulangerie pâtisserie de l’hypermarché. Fort de cette expérience, l’enseigne lance sa gamme Carrefour bio en 1997 avec 48 références. Huit ans plus tard, elle en compte environ 250.
L’Agence Bio a mis en ligne le premier annuaire national officiel de plus de 10 000 professionnels de l’agriculture biologique .

Logo AB.

Un logo pour aiguiller le consommateur



Le logo AB apposé sur les produits bio guide le consommateur et facilite son choix grâce à son identification rapide. AB signifie Agriculture biologique. Mis en place en 1985 par l’Etat, ce label garantit que l’article est composé de plus de 95 % d'ingrédients biologiques. L’appellation biologique peut être délivrée à des produits agricoles, des produits de l’élevage et des produits transformés. Depuis peu, il existe également des produits cosmétiques et des produits d’entretien biologiques.

Le logo bio Européen


Né en avril 2000, le logo européen peut être apposé sur les produits composés d'au moins 95 % d'ingrédients issus de l’agriculture biologique et provenant uniquement du territoire de l'Union Européenne.

Une réglementation draconienne


Pour renforcer la confiance du consommateur et éviter les fraudeurs, un premier règlement portant sur les végétaux est adopté en 1991. Il est là pour garantir l’authenticité des méthodes de l’agriculture biologique. N’y voyons pas une punition, mais la reconnaissance officielle de cette forme d’agriculture. En 1999, alors que nous sommes en pleine crise de la vache folle, un nouveau règlement est établi, portant sur les animaux, notamment sur leur alimentation et leurs méthodes d’élevage.
La réglementation régit le produit de la terre à l’assiette : production, transformation, commercialisation, étiquetage ou encore importation et exportation. Tout est consigné dans un cahier des charges. Rappelons que l’agriculture biologique est la seule qui doit respecter un cahier des charges.
Producteur ou transformateur sont contrôlés tous les ans par un organisme agrée par les pouvoirs publics qui vérifient l’application du cahier des charges et apporte le droit d’utiliser le logo AB.


Les 8 premiers pays producteurs en 2002 (article de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, septembre 2004).

Situation mondiale et régionale



L’agriculture biologique en Europe


L'agriculture biologique est devenue l'un des secteurs agricoles les plus dynamiques de l'Union européenne. Il a connu une croissance annuelle de près de 25 % entre 1993 et 1998 et d'environ 30 % depuis 1998. Mais sa production reste inégalement répartie en Europe.
En tête de liste, l’Italie. Elle possède près de la moitié des exploitations biologiques européennes et représente la troisième puissance mondiale en champs bio cultivés, après l’Australie et l’Argentine.
Peu de surprises pour la Suisse, le Danemark, l’Allemagne où la Suède qui ont intégré, depuis longtemps, la notion de bio dans leur tradition.

En France


Fin 2004, la France comptait près de 540 000 hectares de terres cultivées en bio, soit moins de 2 % de la surface agricole nationale. Sur ce total, les surfaces en bio progressent de plus de 18 % par rapport à 2003. Mais, moins d’exploitants se sont converties au bio. Après avoir connu une progression ininterrompue depuis 1995, le nombre d’exploitations bio s’élève à 11 025 en 2004, soit quasiment au même niveau qu’en 2003. En 10 ans, le nombre d’agriculteurs bio a triplé et les surfaces certifiées bio ont été multipliées par 5.

L'agriculture biologique en Haute-Normandie


La Haute-Normandie ne figure pas parmi les régions pilotes. Partie de très bas, avec 400 hectares en 1995, elle représente, en 2003, 3 636 hectares, soit 0,4 % des champs cultivés. (A titre comparatif : 2,2 % en Basse-Normandie ; 1,9 % au niveau national). Comme dans toutes les régions possédant de grosses exploitations largement mécanisées, la niche bio met plus de temps à s’implanter.
Après plusieurs années de forte progression, moins d’agriculteurs se convertissent à l’agriculture biologique. Et, pour la première fois, entre 2002 et 2003, le nombre d'exploitations régresse de 7 % sur la région (81 exploitations en 2003 contre 87 en 2002). Mais rassurons-nous, les fermes bio existantes s’agrandissent toujours, si bien que la surface des champs cultivés s’élargit aussi (+12%). La Seine-Maritime, au premier rang régional, affiche une augmentation de 22 % avec 40 exploitations et 2 062 hectares tandis que la progression dans l’Eure se limite à 1 % avec 1 574 hectares.
Les choix des agriculteurs bio restent le reflet des productions traditionnelles de la Normandie : élevage bovin avant tout puis céréales, maraîchage et fruits (pommes à cidre).



Répartition des exploitations selon leur orientation












Quelques actions en Haute-Normandie



La commune de Montmain (à proximité de Rouen) accueille tous les premiers samedis du mois, le premier et unique marché exclusivement bio de la région. Neuf producteurs y sont présents (fruits, légumes, produits laitiers, viande d'agneau).

Interbio Normandie et les groupements d'agriculteurs biologiques de Normandie poursuivent leurs opérations de promotion vers la restauration scolaire et explorent le champ médical (organisation de conférences).

L’association "Solidaire Val-de-Reuil" allie maraîchage biologique et insertion sociale.

Bibliographie



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Sites Internet



Europa, commission européenne - Agriculture biologique

Agrisalon

Agence bio

Chambre d’agriculture normande

Agriculture bio

Planète écologie

Tableau de bord de l’environnement de Haute-Normandie - Agriculture biologique

Ecopole - Agriculture

Terre-net - Agriculture biologique - Qu'est-ce que la bio ?

La ferme bio du manoir de Coatleau

Encyclopédie de l’Agora - Agriculture biologique

L’internaute - Dossier : manger sain