![]() |
||||||||||||||||||||||||||||
|
Manuscrit sur la génération spontanée présenté au concours Alhumbert de l'Académie des Sciences
Félix-Archimède Pouchet, 1859 |
|||||||||||||||||||||||||||
| L'auteur : Félix-Archimède Pouchet (1800-1872) | ||||||||||||||||||||||||||||
| Félix - Archimède Pouchet est né le 26 août 1800 à Rouen. En 1807, héritant de la bibliothèque de son défunt père, il se plonge dans la lecture des ouvrages de physique et puise dans les livres de Buffon un goût pour l'histoire naturelle. Il entreprend des études de médecine et obtient le titre de chirurgien interne à l'Hôtel - Dieu de Rouen. En 1827, il se rend à Paris pour passer, avec brio, sa thèse de doctorat sur « L'Histoire naturelle et médicale de la famille des solanées » (exemple la tomate et la pomme de terre). Durant son séjour, il suit les enseignements des professeurs du Jardin du Roi, alimentant ainsi sa passion pour les sciences naturelles. Il sera naturaliste et non médecin. Ses premiers écrits sont donc consacrés à la botanique. |
||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||
|
Félix Archimède Pouchet
|
||||||||||||||||||||||||||||
| Il publie successivement sa thèse, et quelques mémoires sur la physiologie végétale, insérés dans les journaux scientifiques ou présentés à l'Académie des sciences. Son « Traité de botanique appliquée » sera l'ouvrage le plus marquant, pour sciences naturelles. Par la suite, c'est en tant que zoologiste que Pouchet sera reconnu. Ses efforts sont rapidement récompensés. De retour à Rouen, en 1828, il est nommé professeur d'histoire naturelle au Muséum de la ville. Il est appelé ensuite à la direction du Muséum (officiellement fondé le 29 octobre 1828) et à la chaire d'histoire naturelle créée par M. de Martainville. A cette époque, les collections disponible au Muséum ne remplissent que huit armoires. Et c'est avec un zèle infatigable que Pouchet se consacre à l'enrichir. En s'inspirant des cours de zoologie du Muséum de Paris, Pouchet veut vulgariser les sciences en dispensant un cours « municipal » ouvert au grand public et, il s'emploie à développer les collections en tant que supports pédagogiques. Le 20 juillet 1834, il ouvre le Muséum au grand public, démarche totalement novatrice pour l'époque. Il expose pour la première fois avec détail la classification naturelle de M. de Blainville (son ancien professeur) dans son « Traité élémentaire de zoologie », elle est la base de sa présentation muséologique. L'administration souhaite regrouper à Paris plusieurs uvres d'art faisant partie du Musée. Mais Pouchet est un décentralisateur. Il les défend avec énergie, refusant que les uvres locales enrichissent les musées de la capitale. Peu de temps après son retour à Rouen, Pouchet se marie. Jusqu'en 1853, sa femme l'assiste dans tous ses travaux. Elle illustre des pages entières de « Zoologie classique » (rédaction des cours de zoologie dispensés par Pouchet au Muséum). En 1845, il présente à l'Académie sa « Théorie positive de l'ovulation spontanée et de la fécondation des mammifères ». Ses recherches sur l'ovulation spontanée amènent Pouchet à sa célèbre théorie sur les générations spontanées. Successivement, il publie : « Note sur les protoorganismes animaux et végétaux nés spontanément de l'air artificiel » « Remarques sur les objections relatives aux protoorganismes rencontrés » et enfin, en 1859, son « Hétérogénie, ou traité de la génération spontanée ». Ce dernier ouvrage soulève à l'Académie des sciences une discussion demeurée célèbre entre l'Hétérogéniste Pouchet et les menés par Pasteur. Cette lutte dura plus de dix ans. Elle se termina par le triomphe des idées de Pasteur et le discrédit de Pouchet. Pouchet n'en est pas pour autant un « charlatan » mais un scientifique reconnu qui a eu le tort de s'enfoncer dans une théorie archaïque et considérée comme stupide à la lueur des connaissances actuelles dont pasteur fut l'illustre précurseur. Fidèle à son idée de décentralisation, Pouchet imagine la création d'une Faculté des Sciences à Rouen. Il décèdera le 6 décembre 1872, sans assister à la concrétisation de son dernier projet. La Faculté des sciences de Rouen ne verra le jour qu'en 1965... |
||||||||||||||||||||||||||||
|
< Page précédente - Page suivante >
|
||||||||||||||||||||||||||||