![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Histoire naturelle des animaux (tomes 1 et 2)
Pline l’Ancien |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| L'uvre : Histoire naturelle des animaux (tomes 1 et 2) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| L’Histoire Naturelle de Pline est publiée pour la première fois en 1469 en latin*. La première traduction italienne, par Cristoforo Landino, paraît dès 1476 et connaît de nombreuses rééditions. L'une des dernières est celle publiée par Antonio Bruccioli en 1543 : le célèbre hétérodoxe (adj. XVIIe siècle. Emprunté du grec heterodoxos, « qui pense autrement, qui a une croyance autre...") devait revoir complètement cette traduction cinq ans plus tard pour produire une nouvelle version du texte. A cette deuxième version succéda une troisième, publiée par Lodovico Domenichi en 1561. Le texte de Pline a fait l'objet d'un certain nombre d'autres traductions : Antoine du Pinet en publie une version française en 1562. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Page de titre du tome 1 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| L’Arehn conserve dans son fonds précieux deux tomes regroupant les livres VII à X Histoire naturelle des animaux par Pline, mis en dépôt par le Muséum d’histoire naturelle de Rouen. C’est une traduction nouvelle de P.-C.-B. Gueroult, avec le texte latin en regard. |
![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Le troisième tome, qui décline le onzième livre de la série des animaux, n’est pas disponible à l’Arehn | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Texte latin en regard | Couverture et tranches | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| A ce jour, Histoire naturelle est la seule œuvre, de Pline, encore existante . Elle se découpe en trente-sept livres et elle reste aujourd’hui la première source écrite sur les connaissances des romains du premier siècle. C’est une véritable compilation de descriptions scientifiques, de quelques remarques morales ou philosophiques et de faits semi-légendaires. Elle reste considérée comme une véritable encyclopédie. - le premier livre : structure de l’univers, - le livre II : astronomie, météorologie et théorie de la Terre - les livres III, IV, V et VI : géographie, - les livres VII à XI : tous les êtres vivants : les hommes et les animaux, - les livres XII à XXII : botanique et une foule de points d'agriculture et d'industrie, - les livres XXIII à XXVII : matière médicale botanique - livres XXVII à XXX : matière médicale zoologique - les livres XXXIII à XXXVII : minéralogie, et accessoirement métallurgie des monnaies, sculpture, peinture et art du ciseleur. En 1831, L. de Jan, professeur à Schweinfurt en Allemagne, a découvert dans un manuscrit de Bamberg (Allemagne), un fragment inédit qu'il a identifié comme étant la fin du livre XXXVII. On sent combien un tel ouvrage doit contenir de faits précieux qui, sans lui, nous seraient restés inconnus ; mais il a aussi tous les défauts d'une compilation faite à la hâte : l'auteur se contredit, il ne puise pas toujours aux meilleures sources et manque souvent de sens critique. Le style en est quelquefois obscur et incorrect, mais il a de la vigueur et de l'originalité. Pline excelle surtout dans la description de la nature. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pour la partie sur les animaux, Pline ordonne son plan d’après les éléments de la nature : la terre, l’eau et l’air. Il parle ainsi successivement des animaux terrestres, des animaux aquatiques, des oiseaux. Les insectes, qu’ils vivent sur terre, dans l’air ou dans l’eau ne forment selon Pline qu’une seule classe et seront renvoyés sur le onzième livre (soit le troisième tome que l’Arehn ne possède pas). | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Table des matières des trois tomes >
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| > Le tome premier Il commence par un discours préliminaire de P.-C.-B. Gueroult, qui explique le contenu des trois tomes. Il traduit l’ensemble de l’ouvrage et explique la manière dont Pline l’a écrit. Les notes dans le texte sont insérées à la fin de chaque partie de livre. C’est une traduction du latin avec le texte français en regard. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Première page du discours préliminaire >
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| > Livre septième - De l’homme L’homme est décrit en premier parce que, selon Pline, il est le concepteur des autres animaux. Il expose d’abord les principaux groupes humains puis suit leur évolution de la naissance à la mort. Il dépeint ainsi la physiologie, la reproduction, les mœurs et comportements, les faiblesses morales, les pathologies et enfin le cycle de la vie, de la naissance à la mort. Il termine par des exemples de grands inventeurs et de grands artistes. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Dans cet ouvrage il n’hésite pas à utiliser comme références les fables de Ctésias (médecin et historien grec du Ve siècle av. J. -C. ) et Agatharchide (géographe de Cnide, né vers l'an 150 av. J. C.), citant ainsi l’existence d’ "hommes sans bouche", d’autres qui ont "des pieds d’autruche", d’autres enfin dont "les oreilles sont si volumineuses, que l’une d’elles leur sert de matelas, et l’autre de couverture". | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| < Première page du livre VII | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| > Livre huitième - Des animaux terrestres Introduit par "Passons aux autres animaux, et d’abord aux animaux terrestres", Pline s’attache dans le livre huitième à décrire les animaux terrestres sans utiliser la classification en ordres, classes et genres inconnue à l’époque. Il classe les animaux par ordre de grandeur ou de force. Il commence donc par l’éléphant, le lion, la panthère… en décrivant leur manière de vivre, leur répartition, leur reproduction, leur comportement, leurs mœurs, leur génération. Il décrit aussi tous les reptiles, les batraciens et les petits mammifères. Puis il parle des animaux domestiques - les animaux proches des hommes - : le chien, le chat, le cheval, du taureau… en s’attardant sur ceux qui lui sont les plus utiles (bétail, utilisation de la laine…). Sa description reste basée sur l’observation ou l’utilisation de fables peu sérieuses. Elle est souvent incomplète, proposant une description très floue des espèces. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Première page du livre VIII | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| > Le tome deux > Livre neuvième - Des animaux qui vivent dans l’eau Dans le neuvième livre "Des animaux qui vivent dans l’eau", Pline débute par : "J’ai décrit les animaux que nous avons appelés terrestres, et qui vivent dans une sorte de société avec l’homme. Parmi les autres, les plus petits, sans contredit, sont les volatiles. Je vais donc passer d’abord aux animaux qui peuplent les mers, les rivières et les étangs". Cet ouvrage est considéré comme le plus riche et le plus précieux. Il s’est inspiré de récits de voyageurs grecs ou romains et les erreurs sont moindres. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Il utilise la même démarche d’interprétation des animaux aquatiques que celle utilisée pour les animaux terrestres. Il décrit les poissons, les mammifères marins, les mollusques, les coquillages… Certaines espèces, tels que les dauphins ou les baleines sont désignés par Pline par le mot "monstres" (belluae). Il indique les utilisations que l’on peut trouver à la nature, comme les endroits où l’on pêche les perles, les différentes espèces de pourpre employées pour teindre la laine ainsi que le procédé utilisé. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Page de titre du tome 2 | Page de présentation du livre IX | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| > Livre dixième - Des oiseaux Dans le dixième volume, Pline décrit de nombreuses espèces d’oiseaux, principalement les rapaces. Certains de ses considérations sont fantaisistes. Ainsi sa description de l’autruche : "L’autruche est presque du genre des quadrupèdes. C’est le plus grand de tous les oiseaux. On la trouve en Afrique et dans l’Ethiopie. Elle surpasse en hauteur un homme à cheval, et le devance à la course . Ses ailes ne lui ont été données que pour l’aider à courir. Jamais elle ne vole et ne quitte la terre. (…) Mais ce qui n’est pas moins étonnant, c’est la stupidité avec laquelle cet animal, d’une si haute taille, croit n’être aperçu lorsqu’il a caché sa tête dans un feuillage.". Il parle longtemps de la migration des oiseaux. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| On y trouve aussi diverses anecdotes curieuses. Par exemple, Pline parle d’un oiseau appelé tragopa qui vit en Ethiopie : "plus grand que l’aigle, ayant deux cornes recourbées sur les tempes, au plumage de couleur rouille et la tête pourpre". Cet oiseau a été classé pendant très longtemps parmi les animaux fabuleux, mais aujourd'hui on sait que cet oiseau est le Penelope satyra de Gmelin, le faisan cornu de Buffon, résidant dans les montagnes du Nord de l’Inde (l’Inde et l’Ethiopie étaient souvent confondues). Parmi les invraisemblances de ce livre, Pline classe les hydres, les chauves-souris ou bien même le dragon dans les oiseaux. "De tous les oiseaux, la chauve-souris est le seul qui soit vivipare. C’est aussi le seul dont les ailes soient formées d’une membrane : le seul qui est des mamelles et qui allaite ses petits (…)" |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Page de présentation du livre IX | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
< Page précédente - Page suivante >
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||