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Histoire naturelle des animaux (tomes 1 et 2)
Pline l’Ancien |
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| L'auteur : Pline l’Ancien | |||||||||||||||||||||||||
| Gaius Plinius Secundus, dit Pline l’Ancien, est né en 23 après J.-C., à Côme dans le Nord de l’Italie. Il est considéré comme un homme de lettres, historien, militaire romain et un des grands esprits scientifiques de son époque. Avide de connaissances, Pline consacre toute sa vie à sa carrière militaire et à sa passion pour les sciences. Il est originaire d’une famille fortunée qui, très tôt, confie son éducation à un ami de son père, le poète et général Pomponius Secundus, à Rome. C’est à ce moment là que Pline découvre l’envie de se cultiver. Il suit les cours dans une école de rhéteurs puis entame une carrière équestre dans l’administration impériale. Il est nommé Préfet d’une aile de cavalerie et part combattre en Germanie entre 47 et 57 sous les ordres de son percepteur, le général Pomponius Secundus. |
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| A la suite de ses campagnes, il écrit un livre sur l’art de lancer le javelot à cheval De jaculatione equestri. A son retour à Rome, il devient avocat et il écrit trois ouvrages sur la vie de son défunt et ancien général Pomponius Secundus. En dépit de ses nombreuses occupations, Pline, écrit, lit ou dicte dès qu’il le peut, pendant la nuit, ses repas, ses déplacements… Assoiffé de connaissances, il publie de nombreux ouvrages. Dans Histoire des Guerres de Germanie, qui ne compte pas moins de vingt livres, il décrit les chroniques complètes des batailles et opérations militaires des Romains. Cet ouvrage reste probablement l’une des principales sources de renseignements sur la Germanie jusqu'aux écrits de Tacite. Il compose aussi un traité de trois volumes sur la rhétorique et huit sur l’art d’écrire correctement puis bien d’autres ouvrages biographiques ou historiques. Il compile également trente et un livres d’histoire de son temps, faisant suite à l’ouvrage d’Aufidius Bassus, où il raconte le règne de Néron - auquel il était résolument hostile - jusqu’à celui de Vespasien, devenu empereur et ami de Pline. On compte environ cent soixante recueils de commentaires, de résumés ou de notes qui constituent une somme monumentale de sources pour ses écrits. Malheureusement cette véritable "bibliothèque" n’existe plus aujourd’hui. Vers l'an 69, à quarante-quatre ans, il est nommé intendant de l'Empereur en Espagne, procurator Caesaris. En 73, à quarante-huit ans, il revient d'Espagne à Rome. Plus tard, il est nommé commandant de la flotte de Misène. C’est à la fin de sa vie qu’il synthèse la plus vaste composition que jamais aucun Romain ait exécutée : trente-sept livres sur l’Histoire naturelle qu’il publie en 77 et dédie à Titus, le fils de l’empereur Vespasien. Il a utilisé plus de deux mille ouvrages pour rassembler la matière de cette considérable enquête sur la nature. Le premier livre est un résumé du reste de la collection. il y expose la géographie et la cosmographie, puis il traite de la zoologie, de la botanique, de la pharmacologie, de la minéralogie, des beaux-arts et des pierres précieuses. Les cinq derniers ouvrages sont davantage consacrés à ses recherches qu’à l’histoire naturelle. Cette œuvre est considérée comme une compilation importante rassemblant toutes les connaissances et récits et même mythes des Anciens, scientifiques et artistiques, estimée avec respect dans l’Antiquité, et bien plus tard par des naturalistes comme Buffon. Les botanistes modernes se sont fortement intéressés aux volumes XII à XIX qui traitent des végétaux et les livres XX à XXXVII décrivant les médications par les plantes et les animaux. Le 24 août 79, Pline se trouve à Misène, au moment de l’éruption du Vésuve qui ensevelit Pompéi et Herculanum. Il décide de partir avec ses galères pour observer le phénomène de plus près et aider ses amis en difficulté sur les plages de la baie de Naples. Ne mesurant pas le danger de l’éruption, il traverse la baie jusqu’à Stabies où il périt asphyxié par les cendres. Il a alors cinquante-six ans. L’éruption volcanique du Vésuve est décrite plus tard par son neveu et héritier Pline le Jeune dans une lettre destinée à Tacite. C’est ainsi que le nom éruption plinienne est retenue en vulcanologie pour décrire une éruption violente d’un volcan avec projection en altitude des matériaux pulvérisés formant un panache en forme de pin parasol. |
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