![]() |
|||||||||||||||||||||||
|
Mycologia Europaea
Christian-Hendrik Persoon |
||||||||||||||||||||||
| L'auteur : Persoon Christian-Hendrik | |||||||||||||||||||||||
| Christian-Hendrik Persoon est né le 1er février 1761 au Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud, d’un père hollandais et d’une mère hottentote (population de pasteurs nomades de l’Afrique du Sud-Ouest). En 1775, son père lui fait quitter cette colonie afin d’étudier en Europe. Persoon séjourne d’abord en Hollande, à Leyde. Puis, il fréquente l’université allemande de Göttingen où il suit des cours de philosophie, de médecine et d’histoire naturelle. Il est reçu docteur en médecine mais s’attache plus spécialement à la botanique. Il consacre tout son temps libre aux plantes cryptogames et en particulier aux champignons auxquels il consacre ses premiers travaux dont : « Observationes mycologicae » édité en Allemagne en 1795. En 1801, Persoon décide de quitter l’Allemagne pour s’établir à Paris. Ses conditions de vie sociale et financière en France sont très difficiles. Persoon est certes un illustre botaniste et un éminent mycologue, mais il est jugé sévèrement par ses contemporains. Peu sociable, desservi par son physique et surtout par des difficultés majeures d’élocution, Persoon ne contribue pas à l’amélioration de son image auprès de ses confrères parisiens, en affichant un caractère exécrable. Rares sont les naturalistes qui le soutiennent. Cependant, le Professeur Fee de Strasbourg le prend sous son aile. Il lui conseille de s’adresser au souverain des Pays-Bas afin de trouver une solution à ses soucis financiers. Ainsi, en échange de son magnifique herbier riche en cryptogames, Persoon jouit d’une pension, versée par gouvernement hollandais, qui le met à l’abri du besoin. Il publie de nombreux ouvrages de mycologie, pour la plupart accompagnés d’illustrations comme « Icones Pictae » édité de 1803 à 1806, « Icones et descriptiones fungorum minus cognitorum » en 1799-1800, « Synopsis plantarum, seu Enchiridion botanicum » en 1805-1807 (manuel fort estimé). Sa dernière publication est « Mycologia europaea » publiée de 1822 à 1828. Malgré son caractère peu sociable nettement affiché, Persoon appartient à plusieurs sociétés savantes, dans les actes desquels il consigne divers mémoires. Il est aussi membre des sociétés linnéennes de Londres, de Philadelphie, de celle des naturalistes de Berlin, ainsi que correspondant de la société royale de Göttingen. Persoon meurt en novembre 1836 à Paris à l’âge de 75 ans. |
|||||||||||||||||||||||
|
< Page précédente - Page suivante >
|
|||||||||||||||||||||||