![]() |
|||||||||||||||||||||||||||
|
DesDescription géologique du département de la Seine-Inférieure
Antoine François Passy, 1832 |
||||||||||||||||||||||||||
| En complément : Les ennemis des livres | |||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|||||||||||||||||||||||||||
| Les documents anciens sont à conserver avec rigueur car ils témoignent de notre histoire et sont souvent des exemples de savoir-faire en terme de reliure, d’impression et d’illustration. Ils doivent être conservés dans des conditions spécifiques car de multiples facteurs favorisent leur détérioration. Ces facteurs pouvant être regroupés en deux catégories : les facteurs physiques et chimiques et les facteurs biologiques. | |||||||||||||||||||||||||||
![]() |
Ouvrage abîmé par les UV. | ||||||||||||||||||||||||||
| La dégradation chimique des ouvrages anciens est due au milieu atmosphérique dans lequel ils sont conservés, mais également à la composition même de l’ouvrage (la composition du cuir de la reliure, celle de l’encre et du papier des pages). La dégradation physique est principalement due aux excès d’humidité, aux températures mal adaptées à la conservation, à la poussière, à l’exposition aux ultraviolets mais surtout aux manipulations répétées de l’homme. C’est une des raisons pour laquelle l’accès à ce type de documents est souvent difficile. |
|||||||||||||||||||||||||||
| Ouvrage abîmé par les manipulations de l’homme. | |||||||||||||||||||||||||||
| Le plus grand soucis est la dégradation biologique des fonds anciens, car une bibliothèque est le refuge idéal pour les organismes vivants. Elle abonde de nourriture (amidon, cellulose et protéines) et est particulièrement appréciée pour sa tranquillité lors des nidifications. On regroupe les acteurs biologiques en trois catégories : les « vers de livres », les rongeurs et les moisissures. - L’expression « ver de livre » s’emploie pour désigner tous les ravageurs qui s’attaquent aux livres, des poissons d’argents aux blattes mais également les vers ou les larves de coléoptères. Certaines insectes détériorent les livres par leur simple passage et d’autre, en s’en nourrissant, c’est le cas des larves, des blattes, des poissons d’argent, des différents coléoptères, des termites, des mites et des poux de livres. S’agissant des coléoptères, c’est essentiellement au stade larvaire qu’ils s’attaquent aux documents. Les larves creusent le livre, au voisinage de la couverture et du dos, avec leurs mandibules et ingèrent le matériau, laissant derrière elles une galerie remplie de poussière d’excréments. Lorsqu’elles ont achevé leur croissance, elles passent au stade de nymphes, puis l’adulte sort du livre en se frayant un passage avec ses mandibules d’où l’apparition de petits trous ronds à la surface du livre. - Les attaques directes les plus redoutables sont celles des rongeurs. Dans les bibliothèques, les souris et les rats déchiquettent les papiers et les livres pour faire leurs nids et les souillent d’urine et d’excréments. - Le dernier fléau des bibliothèques sont les moisissures car la présence de ces agents biologique est un problème qui se pose de manière répétée. Il apparaît lorsque des spores se déposent sur un substrat à une température favorable, dans une atmosphère suffisamment humide pour qu’elles amorcent leur germination. Les moisissures dissolvent le substrat (le papier) par la sécrétion d’enzymes liquides. Chaque mètre cube d’air contient des milliers de spores de moisissures qui se déposent tous les jours sur les surfaces et les objets. Les moisissures peuvent occasionner en très peu de temps des dommages très coûteux lorsqu’une rupture de canalisation entraîne une inondation, qu’un incendie s’assortit d’importants dégâts des eaux, qu’une panne du système de climatisation engendre une forte humidité ou qu’une inondation crée des conditions à leur prolifération. Si certains organismes nuisibles ne menacent que les collections des bibliothèques, d’autres peuvent être un risque pour la santé publique. Les infestations de rongeurs ou de blattes préoccupent en particulier les autorités parce que ces animaux peuvent transmettre des maladies à l’homme. Les moyens de lutte peuvent eux même être dangereux pour l’homme. Ainsi, lorsqu’un insecticide est pulvérisé sur une surface à l’intérieur d’un bâtiment, les solvants et les substances actives se volatilisent dans l’espace occupé par les collections et les êtres humains. De petites quantités de produit risquent d’être inhalées par des être humains pouvant provoquer des réactions pathologiques. |
|||||||||||||||||||||||||||
|
< Page précédente - Page suivante >
|
|||||||||||||||||||||||||||