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Iconographie d’oiseaux d’Europe et de leurs œufs
Johann Friedrich Naumann, 1910 En complément : La taxidermie |
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| Pour la majorité d’entre nous, le mot taxidermie évoque les animaux empaillés. Pour les professionnels, l'activité est appréhendée comme un art proche de la sculpture animalière qui doit rendre l’animal vivant. Celui-ci peut servir à la recherche ou, à défaut, à l’illustration pédagogique. La taxidermie est définie comme « l'art de conserver, par différentes techniques, les animaux morts en les maintenant sous un aspect semblable à celui de leur vivant ». |
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| Le terme apparaît en 1846, et provient du grec taxis (arrangement-ordre) et derme (peau). | ||||||||||||||||||||||||||
| Le taxidermiste dépouille l’animal en lui retirant la peau. Des incisions sont faites sur le ventre et à l’intérieur des pattes. La peau doit être décollée avec soin pour ne pas laisser de la chair qui favoriserait la propagation d’organismes nécrophages qui détruiraient le travail. On conserve généralement le crâne et les pattes. | ||||||||||||||||||||||||||
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Le tannage a ensuite pour objectif d’assouplir la peau pour faciliter le montage et de la protéger contre les champignons et les insectes qui pourraient s’en nourrir. Elle est trempée dans différents bains chimiques (dont la composition varie en fonction des méthodes) puis graissée. Au final, elle gardera son apparence intacte. Le taxidermiste réalise un « squelette ». Initialement en bois l’armature est aujourd’hui faite en métal. Le mannequin est habillé de résines ou de mousses, qui supplantent largement la paille. La peau est alors enfilée sur le mannequin moulé. Moment clé pour effectuer des petites retouches avant la couture finale, en séchant, brossant, peignant l’animal. C’est aussi à ce moment là que l’on monte les yeux. |
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| Effraie des clochers. | ||||||||||||||||||||||||||
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| Un peu d’histoire Dès l’antiquité, les hommes sont tentés par les essais de conservation du corps humain ou des animaux. La momification des Egyptiens semble bien avoir été le plus ancien procédé utilisé. Ces momifications ne prolongeaient que la mort, alors que les premières tentatives de taxidermie devaient s'efforcer de faire durer la vie. Peu a peu les perfectionnements vont apparaître se transmettant dans la discrétion des ateliers. Mais c’est seulement en 1773 que les premières tentatives de taxidermie moderne sont faites. Là, un pharmacien de Metz met au point le savon arsenical qui porte son nom « savon de Bécoeur » permettant la conservation des animaux naturalisés. Depuis, des améliorations ont été apportée mais les grandes lignes sont restées les mêmes. |
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| Le rôle de l’histoire naturelle Le développement de la taxidermie est aussi lié à l'intérêt pour l'histoire naturelle apparu au siècle des Lumières. Dans les cabinets de curiosités, la taxidermie permettait de montrer des animaux, pour l’étonnement d’un petit cercle d’initier. Mais c’est sous l’impulsion des Muséum d’histoire naturelle qu’elle prend véritablement son essor. Là, les voyageurs-naturalistes dépouillent sur place les spécimens capturés et les expédient sous forme de mise en peau (bourré de paille) ou dans des tonneaux remplis de sel. |
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| Rappelons que les muséum ont pour tâche de conserver les productions de la nature. Les animaux varient entre objet de curiosités et matériel de recherche pour les scientifiques. A partir du XIXe siècle, des dioramas d’animaux animent les muséum. Il s’agit de donner l’illusion de mouvement à l’aide de jeux de couleurs et de variations d’éclairage. Au fil des années, le terme de diorama va finalement désigner la mise en scène de l’animal dans son environnement naturel. | ![]() |
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