![]() |
||||||||||||||||||||||||||
|
Cours élémentaire d’histoire naturelle : zoologie
Henri Milne Edwards, 1875 |
|||||||||||||||||||||||||
| L'auteur : Henri Milne Edwards | ||||||||||||||||||||||||||
| Né le 23 octobre 1800 à Bruges, du second mariage de l’anglais William Edwards, riche planteur de la Jamaïque qui a eu 27 enfants de sa première union. À l'origine, Milne était l'un des prénoms d'Henri. Mais afin d'éviter d'être confondu avec l'un des membres de son importante famille, il accole celui-ci à son nom sous la forme Milne Edwards (sans trait d'union). Il grandit en France dont il prendra la nationalité et fut élevé par son demi frère aîné, William, jusqu’à ce que son père vienne définitivement s’installer à Paris en 1814. Milne Edwards étudie la médecine, et reçoit son doctorat en 1823. La même année, il épouse Laure Trézel, qui lui donnera 9 enfants, dont quatre seulement survécurent. Il mène une vie de dilettante en compagnie de médecins et d’artistes, jusqu’à ce qu’un revers de fortune le contraigne à gagner sa vie. |
||||||||||||||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||||||||||||||
| Là, il publie des ouvrages de vulgarisation médicale, puis se lance dans l’enseignement et dans l’étude des sciences de la vie. En 1832, il participe, comme membre fondateur, à la création de la Société entomologique de France et devient professeur d’histoire naturelle à l’Ecole centrale des arts et manufactures et au lycée Henri IV. Docteur ès sciences en 1836, membre de l’Institut en 1838, Milne Edwards devient, la même année, aide naturaliste de la chaire d’histoire naturelle des crustacés, des arachnides et des insectes ou des animaux articulés au Muséum avant d’en devenir le professeur en 1841. Il sera transféré, à sa demande, à celle de zoologie en 1861. En 1844, il devient aussi professeur de zoologie et de physiologie comparées à la faculté des sciences de Paris. Pédagogue émérite, il offre un enseignement attractif, en s’appuyant sur des démonstrations pratiques. En 1876, il quitte le Muséum afin de se consacrer pleinement à ses responsabilités au sein de la faculté des sciences dont il est devenu le doyen trois ans plus tôt. Milne Edwards innove en alliant l’anatomie comparée de Georges Cuvier avec la physiologie. Dans son Introduction à la zoologie générale ou Considérations sur les tendances de la nature dans la constitution du règne animal (1851) il développe une théorie de la "division du travail physiologique ". Les animaux inférieurs, constitués d’un seul type de tissu, remplissant toutes les fonctions vitales, et dont un seul fragment peut régénérer l’individu entier. Tandis que les animaux supérieurs, dont chaque tissu est spécialisé (nutrition, respiration, …) ne peuvent pas se reconstituer. La plupart de ces travaux sont publiés dans les Annales des sciences naturelles, publication dont il dirige la partie consacrée à la zoologie à partir de 1834. Il faut aussi mentionner son Histoire naturelle des crustacés (3 volumes, 1834-1840), ou l’Histoire naturelle des coralliaires ou Polypes proprement dits, (1858-1860). Il faut ajouter une œuvre mammalogique non négligeable, dont témoignent les Recherches pour servir à l’histoire naturelle des mammifères (1868-1874) et surtout les importantes Leçons sur la physiologie et l'anatomie comparée de l'homme et des animaux (14 volumes, 1857-1881). Il s’éteint, à Paris, le 29 juillet 1885. |
||||||||||||||||||||||||||
|
< Page précédente - Page suivante >
|
||||||||||||||||||||||||||