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Dictionnaire des jardiniers
Philippe Miller, 1785
L'œuvre : Dictionnaire des jardiniers
Le dictionnaire des jardiniers, publié en 1724 sous le nom de Philippe Miller, fut en réalité écrit en collaboration avec 10 autres pépiniéristes de Londres.
Cet ouvrage, traduit en hollandais, français et allemand, surpassait tous les autres livres d'horticulture du 18e siècle quelque soit leur langue. Il fut le livre de référence pendant plus d'un siècle en Angleterre et en Amérique et inspira la construction de plusieurs jardins.
Miller fait œuvre de botaniste en s'attachant à décrire les plantes, non à partir d'autres écrits, mais en se basant sur des plantes cultivées dans des jardins ou séchées en herbier. L'histoire rapporte que les plantes mentionnées dans son dictionnaire furent toutes cultivées de sa propre main, gage de son expérience pratique.
Page de titre de l'ouvrage Frontispice précédant la page de titre.
Page de titre de l'ouvrage.
Frontispice précédant la page de titre.
Il y eut 8 éditions de l'ouvrage pendant la vie de l'auteur. La première édition date de 1724. Dès 1731, Miller publia une nouvelle édition revue et enrichie.
Le Dictionnaire fut montré à la Royal Society le 27 mai 1731 et présenté comme un ouvrage dont le public avait fortement besoin. Car, à cette époque, les jardiniers n'étaient pas lettrés et les hommes de lettre n'avaient pas le temps de jardiner.
En 1743, Miller produit deux volumes, in-octavo, abrégé du Dictionnaire pour ceux qui ne pouvaient pas s'offrir l'édition in-folio.
Pendant longtemps, Miller fut réticent à l'utilisation de la nomenclature binomiale de Linné. Mais, persuadé par des proches, il adopte cette classification dans sa 7e édition (1756-1759) puis il reconnu son intérêt dans la 8e édition de 1768.
Gravure en noir et blanc des " différentes parties des plantes ".
Gravure en noir et blanc des « différentes parties des plantes ».
Cependant, dans cette édition et les suivantes la nomenclature binomiale coexiste avec les noms anciens, prouvant ainsi que ces noms anciens peuvent être une aide dans la reconnaissance des végétaux.
La neuvième édition fut enrichie et éditée, en 1792, par Martyn, professeur de botanique à l'université de Cambridge. Miller y est cité pour avoir introduit environ 200 végétaux américains.
L'Arehn dispose de trois exemplaires du dictionnaire en français, issue de la traduction de la huitième édition anglaise. Ces exemplaires contiennent quelques gravures sans couleurs.
L'ouvrage est présenté comme un dictionnaire classique, par ordre alphabétique sur deux colonnes.
Anémones de mer
L'ouvrage est présenté comme un dictionnaire classique.
Reproduction et développement d'un infusoire
Les reliures des trois exemplaires semblent être d'origine, en cuir, avec quelques gravures dorées sur le dos.
Premiers volumes des trois exemplaires disponibles à l'Arehn.
Lima tenera
Le premier exemplaire, de 1785, vient du Muséum d'histoire naturelle de Rouen. De format 27 cm, il comporte 10 volumes dont deux volumes de suppléments. Un ex-libris en deuxième de couverture indique que l'ouvrage a été vendu par « Frère l'ainé Libraire à Rouen ».
Ex-libris : vendu par « Frère l'ainé Libraire à Rouen ».
Le deuxième exemplaire, de même format et de même date que le premier, vient de la Société Centrale d'Horticulture du Département de la Seine Inférieure. Il comporte également 10 volumes dont deux de suppléments.
Enfin, le troisième exemplaire, de format plus petit (21 cm) ne comporte que 8 volumes. Il vient de la Société Centrale d'Horticulture du Département de la Seine Inférieure. Le titre de cet exemplaire est modifié, « Dictionnaire des jardiniers et des cultivateurs ». Cette nouvelle édition, de 1786, contient un « grand nombre d'additions ».