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L'ancienneté de l'homme prouvée par la géologie
Charles Lyell, 1870 Histoire du livre et de la reliure : première partie Le mot livre vient du latin liber désignant le tissu végétal constitué des vaisseaux conducteur de la sève. Dans un arbre, ce tissu est situé entre le bois et l'écorce extérieure et fut, avec la pierre, le support des toutes premières écritures. Au cours de l'Antiquité, les textes étaient écrits sur des rouleaux (appelés volumen) de papyrus (fabriqué à partir de la plante du même nom) ou de parchemin (peau d'animal préparée spécialement pour l'écriture). Mais, au début de notre ère, le codex fait sont apparition : le support reste le même (papyrus ou parchemin) mais il est plié en forme de petits cahiers cousus ensemble avec des lacets solides appelés les nerfs. Par la suite, de minces planches de bois sont placées de part en part de ces cahiers afin d'en protéger les feuilles. Ainsi, la reliure au sens propre est née, servant à protéger le livre. Très vite, cette fonction initiale de protection va se doubler d'une fonction d'embellissement du livre. Dans un premier temps, une bande de cuir est placée sur le dos des livres pour en cacher les nerfs. Puis, cette bande de cuir va s'élargir peu à peu pour en couvrir totalement les plats devenant un espace disponible à l'ornementation. Après l'effondrement de l'Empire romain, ce sont les communautés religieuses qui se chargent de recopier les livres et de les relier. Six mois à un an étaient nécessaires aux moines copistes pour reproduire un livre, le peindre et l'orner. Des reliures très élaborées étaient alors confectionnées pour protéger ces objets rares et précieux. Les plats pouvaient être recouverts de soie, de velours, de plaques d'argents niellés, de plaques d'ivoire sculptées, ou encore de pierres précieuses. Une fois reliés, les livres étaient munis de fermoirs. Les écrits que transmettaient les moines relevaient alors de la littérature religieuse (Bible, textes liturgiques), mais aussi des textes juridiques, des uvres de l'Antiquité classique en latin, mais aussi des grammaires latines et des archives. A partir du XIIe siècle, avec l'essor des Universités, le besoin en livres devint considérable, les moines n'avaient plus le monopole de la copie des livres. Ainsi, pour un texte donné, une copie officielle était confiée à un libraire qui était autorisé à la louer à des scribes ou des étudiants qui eux-même la recopiait. Les sujets des ouvrages devinrent alors beaucoup plus vastes. La reliure atteint un stade de haute perfection au XVe siècle. L'usage de l'or fait son apparition ainsi que l'utilisation de cuirs teints en différentes couleurs (rouge, bleu, jaune et bruns) et gravés avec des motifs en reliefs (par l'utilisation de fers, sorte de poinçons en cuivre). Puis, au XVIe siècle, apparaît le motif doré : une feuille d'or est interposée entre le cuir et le fer à graver. Les ouvrages datant des origines de l'imprimerie antérieure à 1500 sont appelés des incunables. Au XVe siècle, Gutenberg invente le caractère mobile qui va permettre d'imprimer rapidement pour un coût minimal. Mais l'imprimerie n'aurait connu cet essor sans l'apparition du papier en France (invention chinoise traditionnellement datée du début du IIe siècle), support moins coûteux et plus souple que le parchemin. Toutefois, au milieu du XVe siècle, le livre reste encore un objet rare, même si la production des livres devenue production de masse, voit l'esthétique de la reliure se dégrader considérablement. Deux types de reliures vont alors coexister : la reliure de haute qualité des grands bibliophiles et la reliure courante, expéditive, pour les éditions de grande diffusion. A cette époque les livres étaient achetés en feuillets, c'était au possesseur du livre de faire exécuter la reliure, en fonction de ses moyens. Après le XVIe siècle, le livre s'affranchit de sa présentation médiévale et adopte de nouvelles formes. Une hiérarchisation des textes se construit, la ponctuation apparaît ainsi que les accents, trémas et apostrophes, la foliation se fait en chiffres arabes et la table des matières fait sont apparition. Les imprimeurs rassemblent un certain nombre 'informations sur l'état civil du livre, ainsi naît la page de titre des ouvrages. Vers la fin du XVIe siècle, un nouveau type de reliure fait son apparition. Elle consiste à passer une ficelle dans des rainures aménagées en creux par une scie. A cette même époque, la peau n'est plus collée directement sur le dos mais sur un support intermédiaire. Cette méthode dite du dos brisé permettait d'ouvrir plus facilement le livre. Les plats de bois ont étés progressivement remplacés par du cartonnage et, selon la qualité de ces cartonnages, deux types de reliures vont apparaître : la reliure traditionnelle et l'emboîtage. Dans la reliure traditionnelle les plats sont fixés au volume par l'extrémité des ficelles qui ont servi à la coudre et qui traverse les plats. Dans les emboîtages, les ficelles viennent simplement s'appliquer sur les plats où elles sont collées. A partir du XIXe siècle, on assiste à une nouvelle révolution dans l'art de la reliure. La production de masse banalise le livre : il sera désormais simplement broché et recouvert d'un papier ou d'un cartonnage qui par la suite sera recouvert d'une image imprimée. Deuxième partie sur l'histoire du livre |
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