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Systema Naturae
Carl Von Linné, 1796 En complément : Les règles de la nomenclature botanique |
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| A la différence des noms scientifiques (ou noms latins), les noms communs sont limités à une seule langue et n’ont souvent qu’un usage géographiquement limité. Le même nom (ex : coucou) peut être donné à plusieurs plantes et beaucoup d’espèces rares ou sans intérêt économique n’ont pas de nom vulgaire. Ces noms sont aussi une source de confusions à propos des relations phylogénétiques des plantes. Par exemple, le laurier-cerise (genre Prunus, famille des rosacées), le laurier-rose (genre Nerium, famille des apocynacées) n’ont aucune parenté ni entre eux ni avec le véritable laurier (genre Laurus, famille des lauracées). L’usage des noms scientifiques est par conséquent une nécessité si l’on veut communiquer de manière efficace des informations concernant les plantes à l’échelle mondiale. L’attribution des noms scientifiques aux plantes est l’objet de la nomenclature botanique. Linné en a établi les bases mais, aujourd’hui, les principes et les règles de cette nomenclature sont définis par des Congrès Internationaux de Botaniques et consignés dans le Code International de Nomenclature Botanique (ou CINB). L’objectif étant de fournir à chaque groupe taxonomique (appellation générale pour désigner une unité systématique) un nom à valeur internationale et intégré dans un système de nomenclature fixe. Le code CINB est basé sur la nomenclature binomiale, c’est-à-dire que chaque espèce est désignée par un binôme de mots. Le premier mot du binôme est un substantif singulier désignant le genre auquel appartient l’espèce. Le second mot est un adjectif qualificatif déterminant l’espèce (il peut-être aussi un complément déterminatif ou un nom de personne, mais il doit être du même genre grammatical que le premier mot) appelé épithète spécifique. La plupart des noms d’espèces fait allusion à une caractéristique morphologique, écologique chimique ou géographique de l’espèce. Par convention, le binôme est écrit en italique (ou souligné). Le nom de genre prend une majuscule contrairement au nom d’espèce (épithète spécifique) qui débute par une minuscule. Ex : Viola hispida (Violette de Rouen) Le binôme est suivi du nom de l’auteur ayant décrit l’espèce d’origine (il peut y avoir deux noms). Les noms d’auteur peuvent être abrégés, dans ce cas une liste des abréviations standard a été publiée. Ex : Viola hispida Lam. (découverte par Lamarck) De façon très exceptionnelle, il peut arriver que le nom d’une espèce soit changé. Dans ce cas le nom de l’auteur suivant le binôme doit également changer. Le nom de l’auteur du nom original est placé entre parenthèses et est suivi par le nom de l’auteur de la nouvelle combinaison. Les noms d’auteur sont parfois séparés par les prépositions ex ou in . Les noms séparés par ex signifient que le second auteur a publié valablement un nom proposé (mais non publié) par le premier, tandis que in signifie que le premier auteur a décrit l’espèce et publié le nom dans un ouvrage ou un article édité par le second. La CINB reconnaît sept rangs de taxons principaux (ou obligatoires). Il s’agit, dans l’ordre décroissant : règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre, espèce. Toutefois, il est possible d’intercaler d’autres taxons en ajoutant le préfixe super- ou sub- lorsque ces sept rangs ne sont pas suffisants. Les noms scientifiques des taxons de rangs supérieurs au genre ne sont composés que d’un seul mot et, contrairement aux noms de genres (substantifs au singulier), ce sont des substantifs au pluriel. Ils prennent une majuscule et ne sont pas écrits en italiques par les auteurs américains, mais bien par les auteurs européens, dans la plupart des cas. La nomenclature des groupes taxonomique est basée sur la priorité de leur publication. Un taxon ne peut avoir qu’un seul nom et le nom correct de ce taxon est le plus anciennement publié. Cependant, certains noms d’un usage fort répandu ne sont en fait pas les plus anciennement publié, mais pour éviter les changements de noms superflus, beaucoup d’entre eux ont été conservés. La nomenclature botanique est indépendante de la nomenclature zoologique. Pourtant, sur leurs principes de bases, les codes de nomenclature zoologique et botanique sont identiques. Mais il existe entre eux quelques détails qui diffèrent. Ainsi, il peut arriver qu’une « plante » et un « animal » aient le même nom scientifique. Par exemple, Cecropia est un papillon de nuit et un arbre des forêts tropicales, et Pieris un papillon du chou et un buisson de la famille des éricacées. |
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