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Etudes sur la géographie botanique de l’Europe et en particulier sur la végétation du plateau central de la France
Henri Lecoq, 1854-1858 |
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| L'auteur : Henri Lecoq | |||||||||||||||||||||||||||
| Henri Lecoq est né à Avesnes, dans le département du Nord en avril 1802. Elève curieux, il se passionne très jeune pour les sciences naturelles quelles qu’elles soient, minéralogie, botanique, zoologie. Il est obligé d’interrompre ses études secondaires durant l’invasion des troupes alliées en janvier 1814. En 1816, il devient élève apprenti à la pharmacie d’Avesnes, puis s’inscrit une première fois en 1819 à l’Ecole de pharmacie de Paris. Il interrompt ses études une année, puis les reprend en 1821. Brillant élément, il y remporte quatre médailles d’or. En 1826, il est nommé professeur à la chaire municipale d’histoire naturelle de Clermont-Ferrand, succédant à l’abbé Lacoste. Il est chargé la même année de la direction du jardin botanique. Il occupera son poste à la chaire municipale jusqu’en 1854, et dirigera le jardin botanique jusqu’en 1855. Il découvre l’Auvergne, à laquelle il restera fidèle toute sa vie et où il prospectera toujours. |
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| En 1827, il passe sa thèse de pharmacien de première classe sur la fécondation des végétaux. Il s’intéresse à l’hybridation, aux fécondations artificielles. Il commence alors à se faire un nom dans le monde scientifique auvergnat, et devient membre titulaire de l’Académie de Clermont. Il fonde en 1828 les Annales scientifiques, littéraires et industrielles de l’Auvergne. Rédacteur en chef de cette revue jusqu’en 1856, il y publie de nombreux articles et y développe déjà ses idées sur la géographie botanique, les relations entre le sol et la végétation, … Il achète une pharmacie en 1830, qui lui rapportera de très confortables revenus. La même année, il devient veuf à peine marié et se consacre dès lors totalement aux sciences naturelles, arpentant souvent seul l’Auvergne, le nord de la France et plusieurs pays d’Europe, récoltant des milliers d’échantillons de plantes, de minéraux et roches. Il part quelquefois en excursion avec Martial Lamotte, et accueille aussi des savants comme Augustin-Pyramus de Candolle, qui lui dédiera le genre Lecokia. |
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| Il reste un excellent professeur toute sa vie, poursuivant sa carrière en donnant également des cours à l’école de pharmacie et de médecine de Clermont-Ferrand et, à partir de 1854, à la chaire d’histoire naturelle de la toute nouvelle faculté d’histoire naturelle de Clermont-Ferrand. Il amasse une connaissance parfaite de l’Auvergne, écrivant Le Mont Dore et ses environs (1835), dressant la carte géologique du département du Puy-de-Dôme au 1/40 000 (1863), publiant les Epoques géologiques de l’Auvergne (1867) entre autres. |
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| Rochers porphyriques de Thiers, Extrait de "Les époques géologiques de l’Auvergne", également consultable à l’Arehn | |||||||||||||||||||||||||||
| Naturaliste pluridisciplinaire, il écrit une vingtaine de livres, mais aussi des articles dans des revues savantes. Ses œuvres de vulgarisation sont marquées du double sceau du romanesque et de la vulgarisation. Il souhaite rendre accessible les beautés et les mystères de la nature, en utilisant un langage simple. Ainsi quelques uns de ses travaux portent-ils dans leur titre tout le programme que souhaite faire passer Henri Lecoq : Le monde des fleurs, Scènes du monde animé ou encore De la toilette et de la coquetterie des végétaux. En 1854, il soutient, à Lyon, sa thèse de docteur ès sciences sur la distribution géographique des plantes à fleurs colorées. Mais son œuvre majeure reste Etude de la géographie botanique de l’Europe et en particulier sur la végétation du plateau central de la France, parue en 9 volumes entre 1854 et 1858, où il expose les notions d’associations végétales et où il jette les prémices de la phytogéographie. Il introduit également "l’arithmétique botanique" pour représenter la végétation d’une contrée. Il met au point un système décimal pour décrire les notions de dominance des espèces. Graduée de 1 à 10, son échelle permet de classer les espèces selon leur degré de présence dans un espace donné : une espèce dominante est cotée 10, tandis qu’une espèce accidentelle est cotée 1. Il meurt le 4 août 1871, à Clermont-Ferrand. Ses dispositions testamentaires lèguent pour une somme modique son bel hôtel particulier sous la condition d’en faire un musée d’histoire naturelle : c’est l’actuel musée Henri Lecoq. Ses collections minéralogiques, zoologiques et son herbier de plus de 100 000 échantillons sont également légués à la ville de Clermont-Ferrand. |
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