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Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie
Jacques-Elie de Lamblardie, 1789 |
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| L'auteur : Jacques-Elie de Lamblardie | ||||||||||||||||||||||||
| Jacques-Elie de Lamblardie est né à Loches en 1747. Fils de médecin-chirurgien, il part au collège à Paris poursuivre ses études scientifiques, après quelques études en théologie bien vite abandonnées. Lors de ses études, il rencontre Jean Rodolphe Perronet, fondateur et directeur de l’Ecole des Ponts et Chaussées. Fonctionnant de façon originale, il n’est point besoin de concours pour rentrer dans l’Ecole à cette époque, mais nécessaire d’être parrainé par un professeur ou un ingénieur. Jean Rodolphe Perronet lui en ouvre les portes en 1767, jugeant l’élève digne d’étudier dans l’institution. Les cours sont également originaux, tenus principalement par des élèves plus expérimentés, tutorant les plus jeunes. Il en sort en 1772, avec le titre de sous-ingénieur. Commence alors sa première vie professionnelle, celle d’ingénieur hydrographe en Haute-Normandie. Il est nommé à Dieppe dès 1772, où il reste douze ans. Il est principalement attaché à la conduite des travaux du port et du chenal. Pour contrecarrer les problèmes causés par l’accumulation de vase et de galets, il construit alors des écluses de chasse. En 1784, il est nommé au Havre, où il s’occupe des travaux d’agrandissement du port, en y apportant de nouveaux bassins, de nouvelles écluses. Il réalise également un pont levant à bascule. En 1789, il publie son Mémoire sur les côtes de la Haute-Normandie, comprises entre l’embouchure de la Seine et celle de la Somme, considérées relativement au galet qui remplit les ports situés dans cette partie de la Manche, où il décrit le problème et les solutions qu’on peut y apporter. En 1792, il est nommé ingénieur en chef dans la Somme, poste qu’il n’occupe que quelques mois. En effet, Jean Rodolphe Perronnet, âgé mais toujours directeur de l’Ecole des Ponts et Chaussées, l’appelle fin 1793 pour le seconder en tant que directeur-adjoint. A sa mort en 1794, Jacques-Elie de Lamblardie le remplace à la direction de l’établissement. Là commence sa deuxième vie professionnelle - courte -, tournée vers l’éducation et l’enseignement. L’Ecole est désorganisée, manquant d’élèves-moniteurs expérimentés, partis aux armées. Lamblardie propose donc, avec le mathématicien Gaspard Monge, la création d’une nouvelle école, préparatoire aux écoles d’applications comme les Ponts et Chaussées ou les Mines, qui formerait tous les ingénieurs civils et militaires de la République. Le comité de salut public installe par décret le 15 Thermidor de l’an III (2/9/1794) cette nouvelle école, qui deviendra vite l’Ecole polytechnique (par décret du 1er septembre 1795). Lamblardie reste peu de temps directeur de l’Ecole Polytechnique, pour revenir à la direction de l’Ecole des Ponts et Chaussées. Il meurt épuisé le 27 décembre 1797. |
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