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Histoire naturelle des insectes
Jean Théodore Lacordaire, 1876
L'auteur : Jean Théodore Lacordaire
Jean Théodore Lacordaire est né à Recey-sur-Ource (Côte d'Or) le 1er février 1801. Il est l'aîné de quatre garçons dont Henri, son cadet, devient le célèbre dominicain, prédicateur et membre écouté de l'Académie française. Malgré son goût évident pour l’histoire naturelle, l’état de fortune de sa famille ne lui permet pas de se livrer uniquement à sa passion, et Lacordaire étudie le droit à Dijon, mais il ne deviendra jamais avocat. Ses études terminé, il va travailler au Havre, dans une maison de commerce. Là, il découvre le port, admire le débarquement des productions naturelles ramenées des tropiques. Se disait-il que, lui aussi, pouvait partir et découvrir ces insectes qui excitent tant son imagination ?
En tout cas, à l’âge de 23 ans, il décide de parcourir le monde. Il visite les pays d’Amérique du Sud : Argentine, Brésil, Pérou, Uruguay et Chili pendant 8 ans de 1824 à 1832. Il navigue ensuite, de 1832 à 1835, sur les côtes d'Afrique occidentale. Naturaliste de terrain, ses voyages lui permettent de réaliser de nombreuses observations sur la faune locale. Il a dépeint dans divers recueils ses impressions, ses découvertes, ses observations sur les mœurs des animaux qu’il a observés et principalement sur les habitudes des insectes.
Rappelé par Cuvier qui veut en faire son collaborateur, il arrive à Paris à la mort de celui-ci. Il retourne alors en Guyane pour récolter des spécimens d’histoire naturelle pendant deux ans.
A son retour il écrit sur les insectes d’Amérique du Sud.
 
De 1834 à 1835, il publie son Introduction à l'entomologie, comprenant les principes généraux de l'anatomie et de la physiologie des insectes en deux volumes et, en 1835, Faune entomologique des environs de Paris. Mais son œuvre capitale est Histoire naturelle des insectes. ″Genera″ des Coléoptères (1854-1876), immense travail de 13 volumes qui le place au premier rang des systématiciens de cet ordre d'insectes.
 
Vers l’année 1836, il fait de nouveau ses préparatifs pour revoir le "Nouveau Monde", mais les problèmes de santé de sa mère l’empêche de mettre ce projet à exécution. Sur ces entrefaites, il se marie et l'Université de Liège – à la recherche des meilleurs talents – l'appelle en 1835 à la chaire de Zoologie à laquelle on lui ajoute en 1837 celle d'Anatomie comparée.
Il s'occupe activement des collections de zoologie du muséum de l'université dès sa nomination et l'enrichit énormément. Ainsi à sa mort, le 18 juillet 1871 à Liège, le muséum possède une collection de 12 000 espèces.
 
Son activité scientifique en a fait un savant de réputation mondiale, outre membre de l'Académie royale de Belgique, il est membre de nombreuses sociétés savantes, non seulement en France mais à Londres, Berlin, Saint-Pétersbourg,... De 1842 à 1846, il est Secrétaire général de l'Emulation. En 1845, il devient Secrétaire général de la Société royale des Sciences de Liège, de 1857 à 1861, Recteur de l’Université.