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Le monde de la mer
Alfred Frédol, 1866


L'auteur :
Alfred Moquin-Tandon, dit Alfred Frédol (1801-1863)

Alfred Moquin-Tandon est né le 7 mai 1801 à Montpellier. Renommé pour son oeuvre scientifique, il est aussi poète. Mais, afin de ne pas « nuire » à sa carrière, il publie sous le pseudonyme d'Aldrel Frédol, ses écrits non scientifiques. Il s'agit, entre autre, de : «
Le Noyer de Maguelonne » et « Histoire d'une souris racontée par elle-même ». « Le monde de la mer » est un ouvrage scientifique, mais publié à titre posthume, ce qui explique peut être pourquoi le pseudonyme a été choisi.
Moquin-Tandon vit sa jeunesse à Montpellier, où il entreprend des études de médecine. Pour valider son travail, il présente une thèse en zoologie sur la systématique et l'organisation anatomo-physiologique des sangsues : « Monographie de la famille des Hirudinées ».
A peine a-t-il terminé cette thèse que, déjà, il se passionne pour d'autres domaines scientifiques. Par exemple, les oiseaux, pour lesquels il consacre un ouvrage publié en 1822 : «
Ornithologie du département de l'Hérault ».
Puis, à partir de 1834, il se consacre entièrement à la botanique. Ainsi, il présente une seconde thèse, en botanique : « Essai sur les dédoublements ou multiplications d'organes dans les végétaux ». Cette thèse est d'un tel intérêt pour la botanique qu'elle est publiée en intégralité, rare privilège à l'époque. Moquin-Tandon se spécialise alors dans la tératologie végétale (étude des malformations congénitales) travaillant en collaboration avec Geoffroy Saint Hilaire, spécialisé dans la tératologie animale.
Sa double activité en botanique et zoologie de renommée internationale, lui permet d'accéder rapidement à un poste d'enseignant. Il choisit la physiologie comparée à l'Académie de Marseille en 1829 où il exerce pendant un an.
Puis, il est appelé à Toulouse où la Chaire d'enseignement des sciences naturelles de la faculté lui est offerte en 1833. Le Jardin des plantes de Toulouse lui offre le poste de directeur en 1834 où il dispense également des cours de botanique.
Alfred Frédol - Petite gravure sur cuivre
Petite gravure sur cuivre.
La même année, les réputations de scientifique et d'enseignant amènent Moquin-Tandon à être élu membre de l'Académie des sciences, Inscription et Belles Lettres de Toulouse. Il en sera président de 1843 à 1844. En plus de ces responsabilités, Moquin-Tandon assure les fonctions de secrétaire à la Faculté des sciences de Toulouse, durant 12 ans, et celle de Doyen de l'Université pendant trois ans, jusqu'en 1853. Durant cette période, il pose sa candidature à l'Académie des Sciences de Paris pour une place de membre correspondant. En 1851, sa demande est acceptée.
Moquin-Tandon n'est pas un voyageur naturaliste. Cependant, en 1852 il part en Corse afin achever l'étude d'une flore de l'Ile de beauté, pour une commission gouvernementale.
En 1853, la Chaire d'Histoire Naturelle des matières médicales de la Faculté de médecine de Paris est proposée au naturaliste. Ne pouvant refuser un tel poste, il décide de s'installer à Paris jusqu'à la fin de ses jours. En, 1854 il est enfin élu à l'Académie des sciences, section botanique.
« Eléments de Zoologie médicale » (1860) et « Eléments de botanique médicale » (1861) sont rédigés à Paris. Ces deux ouvrages sont reçus par la communauté médicale comme « testament scientifique ».
Moquin-Tandon meurt à Paris le 15 avril 1863.