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Souvenirs entomologiques
Jean-Henri Casimir Fabre |
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| L'auteur : Jean-Henri Casimir Fabre | ||||||||||||||||||||||||||||
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| Jean-Henri Casimir Fabre naît le 21 décembre 1823 à Saint-Léons-du-Levézou (Aveyron), d’une famille rurale d’origine très modeste. Ses premières années se passent à la campagne, où il est confié à sa grand-mère paternelle. Livré à lui-même, il y découvre déjà les joies de l’observation de la nature. A 7 ans, il est repris par ses parents, et reçoit ses premières leçons de l’instituteur du village, Pierre Ricard, un ami de la famille et son parrain. Il lui enseigne les rudiments de lecture, d’écriture, et de sciences. La vie chaotique de ses parents, souvent obligés de déménager pour trouver un emploi, les amène à Rodez, où son père tient un café. |
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| De 10 à 14 ans, admis au collège royal de la ville, il découvre, assoiffé de connaissances, la littérature, les auteurs grecs et latins et continue à se passionner pour la nature. Ses parents déménagent à Toulouse vers 1837. Faute de soutien financier familial pour poursuivre le collège, il doit subvenir à ses besoins, en occupant divers emplois. Il continue pourtant d’étudier, seul, et obtient à 18 ans une bourse de l’éducation nationale pour entrer à l’Ecole normale d’instituteurs d’Avignon. Il obtient son diplôme en 1842 et est nommé instituteur à Carpentras. Il se marie en 1844 à Marie Villard, institutrice également, dont il aura 5 enfants. Il continue inlassablement à étudier, en autodidacte, obtenant de nombreux diplômes : baccalauréats scientifique et littéraire, licences de physique et de mathématiques. Il l’écrit ainsi dans sa correspondance : "[…] j'étais parvenu sans secours, sans guide, sans recours, sans moyens à acquérir mes grades universitaires" (Lettre de Jean-Henri Fabre à Esprit Requien, Ajaccio, 17 juillet 1849) Il quitte l’enseignement primaire pour devenir professeur de physique à Ajaccio de 1849 à 1852. Il continue là-bas sa formation naturaliste, arpentant l’île, collectant les informations sur la faune et la flore locales. Il y rencontre deux hommes de sciences, déterminants pour lui : Alfred Moquin-Tendon et Esprit Requien, scientifique avignonnais. Alfred Moquin-Tendon l’encourage à délaisser les mathématiques pour se consacrer aux sciences naturelles, et surtout aux insectes et aux plantes. Grâce à lui, il devient professeur répétiteur de physique au lycée d’Avignon, en 1853. Il poursuit sa formation solitaire en décrochant sa licence de sciences naturelles (1854), et ses doctorats en zoologie et botanique (1855). Entre-temps, il s’intéresse à l’extraction des colorants naturels, déposant trois brevets en 1860 pour améliorer les procédés d’extraction de la garancine, colorant rouge sous forme de pâte ou de poudre séchée et broyée, des racines de la Garance (Rubia tinctoria). Dès les années 1860, il commence à publier des articles et des ouvrages scientifiques et scolaires. Ce sont quelque 201 titres imprimés, dont une centaine pédagogiques, qui sont à mettre à l’actif de cet auteur prolifique, dont le style, l’enthousiasme et le lyrisme ont forgé la vocation naturaliste de générations entières. Son don de l’observation en fait un passeur hors pair pour traduire la beauté de la vie animale. Ainsi Darwin, avec lequel il correspond, le qualifie d’ "observateur inimitable". En 1866, il devient Conservateur du musée Requien, à Avignon, poste qu’il occupera jusqu’en 1873. Il reçoit la légion d’honneur de la main de Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique, en 1867. Il lui confie alors la mission de développer les cours du soir pour adultes. Ces cours ont un succès phénoménal, y compris sur des lettrés comme Mallarmé ou Mistral. Mais une cabale des cléricaux l’oblige à quitter l’enseignement en 1870. Il se consacre dorénavant à ses activités d’auteurs de livres scientifiques scolaires et pédagogiques, sous contrat avec l’éditeur parisien Delagrave. Il s’installe pour quelque temps à Orange. Ses talents de vulgarisateur lui assurent un succès populaire important. |
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| En 1879, grâce à ses livres, il peut acheter une propriété "L’Harmas", à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse). Dans le jardin attenant à la maison, Fabre poursuit l’étude et la contemplation de ses chers insectes. Il s’attèle tout de suite à la rédaction de sa grande œuvre Souvenirs entomologiques, promenade littéraire en 15 tomes dans le monde fascinant des insectes, qu’il sait si bien observer. Il est l’un des premiers à s’intéresser aux mœurs des animaux, à les resituer dans leur milieu, se plaçant ainsi comme l’un des pionniers de l’éthologie. On doit également au savant les premières expériences sur les phéromones, et des travaux importants sur la reproduction du scarabée et des hyménoptères. | ||||||||||||||||||||||||||||
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| Un train de vie toujours modeste | ||||||||||||||||||||||||||||
| Fabre est paradoxalement plus apprécié des hommes de lettres et du grand public que d’un certain monde scientifique de son époque. Le principal grief que ses condisciples lui font, c’est d’être en divergence totale avec son époque, refusant obstinément la théorie de l’évolution de Darwin ou encore la découverte de la microbiologie de Pasteur. Artiste, Jean-Henri Fabre a d’autres cordes à son arc. Il ne néglige pas la poésie, la musique ou encore la peinture, qu’il exerce avec quelque talent (comme l’attestent ses planches aquarellées de champignons de toute beauté). Sa femme meurt en 1885. Il se remarie en 1887 et aura 3 autres enfants. Il devient correspondant de l’Institut en 1887, reçoit de nombreux prix pour ses travaux, est même pressenti pour le prix Nobel de littérature en 1911 (qu’il ne reçoit finalement pas). Il est nommé membre honoraire de la Société entomologique de France en 1894. Il meurt à 92 ans, le 11 octobre 1915, à Sérignan, couvert d’honneurs. Son domaine de l’Harmas est actuellement propriété du muséum national d’histoire naturelle. |
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