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Recueil de coquilles
Benjamin Delessert, 1841 |
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| L'auteur : Benjamin Delessert | |||||||||||||||||||||||
| Benjamin Delessert est né à Lyon le 14 février 1773. Etienne Delessert, son père, s’est fait une place importante dans le milieu des finances et de l’industrie. La famille Delessert convie régulièrement sous son toit des hommes importants, dont Jean-Jacques Rousseau, qui contribuent à donner à Benjamin le goût pour les sciences et particulièrement la botanique. Grâce à l’aisance financière de ses parents, Benjamin, accompagné de son frère, a la possibilité de voyager à l’étranger. Il étudie à Edimbourg les mathématiques, la mécanique, la chimie et la botanique. En Angleterre, il est présenté à James Watt avec qui il liera une profonde amitié. A son retour en France, Benjamin étudie à l’Ecole de l’Artillerie de Meulan, d’où il sort avec le grade de capitaine et s’engage dans une carrière militaire. Mais son père, prisonnier pendant deux ans durant la Révolution française, le rappelle pour lui confier la direction de ses affaires. Encore jeune, mais prudent et ferme, il honore la confiance paternelle. Delessert n’a pas trente-deux ans lorsqu’il est nommé régent de la Banque de France et il gardera pendant près d’un demi-siècle cette fonction. Ses activités financières et commerciales sont jumelées à sa passion pour la botanique. Delessert fait une invention remarquable qui sera la source première de sa fortune personnelle. Il met au point un procédé permettant le raffinage du sucre à partir de la betterave jaune permettant de limiter les coûteuses importations de la canne à sucre des pays équatoriaux (Antilles, Saint-Dominique, etc.). C’est en 1801 que Delessert établit à Passy sa première raffinerie de sucre et, très vite, d’autres vont suivre. Napoléon en personne visite cette usine novatrice et révolutionnaire. Il décore Delessert pour cette remarquable invention de la croix d’Honneur et, en 1812, le nomme baron de l’Empire. Delessert se consacre ensuite, avec presque autant de succès, à mettre au point des filatures de coton en France. Cofondateur de la Société botanique de France, élu membre associé de l’Académie des Sciences en 1816, Delessert s’investit dans les sciences naturelles. Il finance la publication de plusieurs ouvrages comme, par exemple, la troisième édition de « La flore de France » de Lamarck et « Recueil de coquilles décrites par Lamarck dans son Histoire naturelle des Animaux sans vertèbre et non encore figurées » en 1842. L’étude de la botanique et des sciences naturelles est le délassement de Benjamin Delessert. Il enrichit considérablement l’herbier familial reçu en héritage, afin d’en faire une des plus riches collections comptant plus de 86 000 espèces. Parallèlement, il se constitue une bibliothèque de botanique de tous les ouvrages publiés sur le sujet en toutes les langues. A côté du musée des plantes, il établit un musée de conchyliologie où l’on compte plus de 150 000 coquillages parmi lesquels 1 200 coquilles pas encore décrites. Ces magnifiques collections scientifiques sont, à l’époque et selon la volonté de Delessert, ouvertes au public. Benjamin Delessert meurt à Paris le 1er mars 1847 à l’âge de 74 ans. |
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