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Recherche sur l'usage des feuilles dans les plantes et sur quelques autres sujets relatifs à l'histoire de la végétation
Charles Bonnet, 1754 |
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| L'auteur : Charles Bonnet (1720-1793) | |||||||||||||||||||||||||
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Charles Bonnet est né à Genève le 13 mars 1720 de parents français. Très jeune, il est fasciné par la nature et la décrit avec précision et intelligence. Si bien que ses professeurs, étonnés de ses d'observations sur les chenilles processionnaires, le mettent en relation avec le naturaliste Réaumur en 1737, Bonnet n’a alors que 17 ans. Un an après, il découvre que les pucerons sont féconds pendant plusieurs générations sans accouplement ; curieux phénomène qu’il nomme la parthénogenèse. Cette découverte lui vaut de devenir, sur proposition de Réaumur, le plus jeune correspondant de l'Académie des sciences de Paris. Cependant, à partir de 1739, son père le contraint à étudier le droit. Il se consacre à la jurisprudence et obtient son doctorat en 1743. Mais il ne tarde pas à renoncer à cette discipline pour se consacrer à nouveau à la nature. |
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| Séduit par la lecture du Spectacle de la nature de Noël-Antoine Pluche, la Bible de la nature de Jan Swammerdam et les Mémoires sur les insectes de Réaumur, il choisit plus particulièrement l’entomologie (étude des insectes). En 1741, il étudie les propriétés régénératrices des polypes d’eau douce (si un morceau de l’animal, est coupé, celui-ci se régénère systématiquement). Il étend ses expériences sur un grand nombre de vers et d'insectes. Un an après, il se consacre à la respiration des chenilles et papillons. Il admet que les organes respiratoires de ces insectes se terminent par des pores, répartis sur le corps et les nomment stigmates. Bonnet regroupe toutes ses observations sur les insectes dans un ouvrage publié en 1745 : Traité d'insectologie. Il aborde la capacité de régénération des vers dans les deux volumes de l’ouvrage et dans ses Oeuvres d'histoire naturelle et de philosophie (1779-1783). Il ne tarde pas à être reconnu pour ses travaux par l'Académie des sciences de Paris et la Royal society de Londres. De 1752 à 1768, il est membre du Grand Conseil des Deux-Cents et de plusieurs académies européennes et appartient également à l'école genevoise du XVIIIe siècle. Puis il se retire dans la propriété de ses beaux-parents à Genthod sur le lac de Genève. La survenue d'une cécité précoce, que l'usage intensif du microscope aggrave fortement, oblige le naturaliste à recentrer son intérêt sur de nouveaux sujets, il se tourne alors vers la psychologie, la philosophie des sciences et la métaphysique. "Les insectes m’ont occupé pendant quelques années. L’ardeur avec laquelle je me suis livré à cette étude, a fatigué mes yeux au point que j’ai été forcé de l’interrompre. Privé de ce qui avait fait jusque là mes plus chères délices, j’ai cherché à me consoler en changeant d’objet" confit-il dans la préface de Recherches sur l’usage des feuilles. Il élabore une théorie sur les origines de l’homme. Persuadé que la Bible a raison, il estime que tous les organismes (appelés ";germes") ont été créés simultanément à l’origine, garantissant l'originalité de chaque individu. Le développement de ces "germes", qu’il pense immortels, s’échelonnerait selon lui tout au long de l’histoire de la terre et se développerait à un moment prédéterminé. Il collabore avec Malebranche sur l’étude de ces germes, combat la théorie de la génération spontanée au profit de la théorie du préformationnisme et publie à ce sujet Considérations sur les corps organisés publié en 1762. Ses théories sont acceptées et appuyées par Spallanzani, lui-même adepte de la théorie du préformationnisme. Cet ouvrage est traduit dans de nombreuses langues et assure à son auteur une notoriété dépassant le milieu des savants de son temps. La Palingénésie philosophique, dernière grande oeuvre métaphysique et philosophique de Bonnet, publiée en 1769 traite des catastrophes naturelles ou cataclysmes frappant périodiquement la Terre, provoquant ainsi la disparition d’une "grande partie de la vie" et laissant les espèces survivantes monter dans l'échelle de l'évolution. Bien que fausse, cette vision est la première à considérer l’évolution sous un angle biologique. Bonnet se consacre également à l’étude des comportements humains comme en témoignent ses ouvrages Essai de psychologie (1754) et Essai analytique sur les facultés de l'âme (1760). Il décrit également un syndrome (portant aujourd'hui son nom) qu’il observe chez son grand-père en 1769 et caractérisé par des hallucinations qui touchent surtout les personnes âgées. Membre d'un grand nombre de sociétés savantes, il n’est admis que tardivement parmi les membres de l'Académie de Paris qui lui pardonnent difficilement certaines attaques contre les idées de Buffon. Charles Bonnet meurt à Genève le 20 juin 1793 à l’âge de 73 ans. |
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