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Atlas pour servir à la relation du voyage à la recherche de La Pérouse
Jacques-Julien Houtou de la Billardière Les grands voyages d’exploration du XVIIIe siècle Sous l’influence des grandes explorations de Christophe Colomb ou de Vasco de Gama, les expéditions se développent. Mais c’est au cours du XVIIIe siècle, lorsque l’Europe entre réellement dans le mouvement colonial, qu’elles sont à leur apogée. Il s’agit bien sûr de découvrir de nouvelles terres et de rapporter de nouvelles richesses. Mais surtout, maintenant que le monde est relativement bien exploré, d’en tirer le maximum de profit. Il faut exploiter les ressources naturelles, notamment les plantes et les acclimater au mieux et avant les autres Etats. Epices, plantes tinctoriales, plantes vivrières sont envoyées par cargaisons entières afin d’alimenter les jardins botaniques et les cabinets de curiosités. Chaque expédition embarque avec une multitude d’érudits : géographes, astrologues, poètes, naturalistes, chargés de rendre compte des découverte du voyage. Mais le goût général pour les sciences naturelles incite les gouvernements à ordonner des expéditions dans un but scientifique, afin de découvrir la faune et la flore de ces pays lointains. Les naturalistes partent souvent accompagnés de dessinateurs, s’ils ne dessinent pas eux-même, afin de représenter toutes les espèces animales et végétales croisées durant le voyage. A leur retour, ils publient des ouvrages consacrés à la description des espèces, illustrés ou non. Ces recueils font connaître les nouvelles régions du monde. La curiosité se répand et déborde des cercles savants. Elle atteint le public des salons qui s’éloigne des conversations littéraires et théologiques, au profit de discussions sur les sciences. On s’émerveille, on veut savoir. L’engouement pour la botanique est telle, qu’on voit se développer des jardins de plantes exotiques. Les zoologistes tentent également d’acclimater les espèces rapportées par les expéditions et les ménageries conservent ces spécimens qui parviennent vivants. La Société royale de médecine est également désireuse de connaître la matière médicale d’autres horizons et ces voyages l’intéressent fortement. Le zèle des voyageurs naturalistes est stimulé et récompensé par le gouvernement qui encourage financièrement les expéditions. De plus, l’Académie des sciences, le Jardin royal des plantes et le Roi lui-même soutiennent largement ces périples exotiques. Certains savants se voient décerner le brevet et la pension de botaniste ou de naturaliste du Roi. Ainsi les voyages maritimes permettent d’étendre au monde entier, le champ des sciences naturelles. De nombreuses lacunes dans les classifications zoologiques et botaniques sont comblées. Et grâce aux écrits et illustrations des naturalistes-voyageurs, la zoologie et la botanique connaissent alors un succès sans précédent. Quelques botanistes voyageurs du XVIIIe : Buffon, Adanson, Poivre, Bougainville, Linné, Cuvier, Sonnerat, Jussieu. |
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