> Introduction
> L'auteur
> L'œuvre
> En complément...
> Sources
Atlas pour servir à la relation du voyage à la recherche de La Pérouse
Jacques-Julien Houtou de la Billardière
L'auteur : Jacques-Julien Houtou de la Billardière
Jacques-Julien Houtou de la Billardière est né le 28 octobre 1755 à Alençon. Ses parents sont des notables locaux sans origine noble qui ont attaché La Billardière à Houtou pour se donner plus d’importance. Plus tard, à la révolution, il abandonne le vrai nom de ses aïeux. La Billardière fait d’excellentes études au Collège royal d’Alençon. En 1772, il va étudier la médecine à l’Université de Montpellier et en 1780, reçoit le grade de docteur en médecine à Paris où il s’installe. Là, il fréquente le Jardin royal et rencontre Louis-Guillaume Lemonnier, premier médecin du roi et professeur de botanique qui encourage les jeunes médecins naturalistes à explorer des pays étrangers aux frais du gouvernement. Grâce à son intervention, La Billardière se rend en Syrie ottomane (Syrie et Liban actuels). Il revient avec des collections riches en espèces nouvelles qu’il décrit dans les Icônes illustrées par Pierre- Joseph Redouté.
Joseph-Alexandre Le Turquier de Longchamp
La parution est interrompue par un nouveau voyage. Cela fait trois ans que la France est sans nouvelle de La Pérouse - qui devait poursuivre l’œuvre de Cook et achever la carte du globe -, et l’Assemblée constituante décide d’envoyer deux frégates à sa recherche. En 1791, l’expédition, commandée par d’Entrecasteaux de Bruni, embarque à Brest en direction de l’Océanie. La Billardière y est l’un des trois naturalistes. Parmi les 219 hommes qui se trouvent à bord des deux bateaux (La Recherche et L’Espérance), on trouve des astronomes, des jardiniers, des géographes… Les voyages permettent aux scientifiques de l’époque d’agrandir leurs champs d’investigations et leurs découvertes. Ils visitent le sud-ouest de l’Australie, la Tasmanie, l’île du nord de la Nouvelle-Zélande et l’Inde de l’Est. Le voyage est semé d’embûches : scorbut, dysenterie… En octobre 1793, le nouveau commandant décide de demander l’hospitalité aux autorités hollandaises à Batavia (actuelle ville de Djakarta). Même si la France est en guerre contre la Hollande, l’expédition est d’abord bien accueillie. Cependant, les républicains dont fait partie La Billardière sont rapidement constitués prisonniers tandis que les royalistes sont laissés en liberté moyennant les deux frégates et toutes les collections qui sont à bord. La Billardière perd 4 000 plantes. Finalement, les républicains sont autorisés à rentrer en France. A son retour, en 1796, il est désespéré par la perte de son travail. Il souhaite retrouver ses collections qui sont passés dans les mains des anglais après une bataille avec les hollandais. La Billardière fait appel à un savant anglais qui lui renvoie ses collections. Il rédige ensuite la Relation du voyage à la recherche de La Pérouse mais ne commence à travailler sur ses collections qu’à partir de 1800, après son élection à l’Académie. Dans son Novae Hollandiae planturum specimen (1804-1807), il décrit 265 espèces de la flore australienne. Les planches sont effectuées par trois des meilleurs artistes de l’époque : Pierre-Antoine Poiteau, Pierre-Joseph Redouté et Pierre-Jean-François Turpin. Après 1805, il consacre l’essentiel de son temps à l’étude des plantes de Nouvelle-Calédonie. Dans le Serum austro-Caledonicum (1824-1825), il décrit 80 nouvelles espèces. Curieusement, La Billardière est plutôt un homme très indépendant et casanier alors que la vie à bord des bateaux l’oblige à beaucoup de cohabitation. Il décède à Paris le 8 janvier 1834.